Billets tagués ‘Vincent Geloso’

2008/08/10 12:12

Une masse critique à droite?

Vincent Geloso répond à mon billet où je mettais en doute son idée de conjuguer discours identitaire et discours de droite libérale:

il existe une masse critique de gens en faveur de réformes assez radicales comme le privé en santé, la privatisation de la Société des Alcools, l’élimination du corporate welfare etc. Il suffit d’avoir une infrastructure qui est capable d’activer cette masse critique.

Son billet soulève quelques bon points dont certains avec lesquels je suis d’accord et d’autres, moins. Je vous invite à le lire.

Je tenterai d’y répondre plus en détail dans le courant de la semaine.

Aujourd’hui, c’est dimanche et il fait beau.


Billets similaires

2008/08/06 21:10

Le nationalisme québécois cache-t-il un complexe de colonisé?

marche québec français

Il y a quelques jours, Vincent Geloso touchait à un des nombreux aspects qui m’exaspèrent au sujet de l’orthodoxie nationaliste québécoise ces temps-ci dans un billet intitulé Idées de droite et identité:

Un ami m’a dit que les jeunes libéraux ont été traités de «néolibéraux et d’antinationalistes». Cette idée qu’être libéral (dans le sens classique)implique une haine de l’identité Québécoise est vastement répandu. Néanmoins, je ne vois pas nécessairement d’opposition entre les deux.

Après tout, l’ADQ a obtenu 41 siéges en 2007 en associant liberté économique et affirmation identitaire. Comme si une société confiante passait par moins d’État et plus d’entrepreneurs laissés libres.

Il poursuit en proposant que la droite économique infuse son discours de notions identitaires à la manière du “capitalisme populaire” de Thatcher dans les années 80. Hmmm… Je me souviens des années 80… on peut certainement se plaindre d’une certaine sclérose institutionnelle québécoise aujourd’hui, mais nous sommes tout de même très loin de l’économie britannique hyper-planifiée d’avant l’époque Thatcher. Si Vincent souhaite qu’un tel discours résonne ici, il ferait mieux de rejoindre les rangs des gauchistes qu’il oppose. L’étatisme québécois a encore beaucoup de chemin à faire avant d’écoeurer le peuple autant que celui de la Grande Bretagne des années 70 qui a produit Thatcher.

Mais là n’est pas mon propos.

Je me suis moi aussi souvent demandé d’où peut bien venir cette étrange notion adoptée des gardiens de l’orthodoxie identitaire québécoise qui dicte que le libéralisme économique serait corrosif à notre fibre nationale et qu’il faut donc faire intervenir l’état à chaque étape pour la protéger.

Contrairement à mes amis militants de la “droite économique”, je suis quand-même ouvert à l’idée que l’état a un rôle important à jouer sur plusieurs plans, dont celui de nourrir (et non protéger) notre fibre identitaire collective, sauf que l’opposition au désir individuel d’améliorer son sort sur le plan matériel n’a rien à y voir, bien au contraire!

D’ailleurs, je commence plutôt à me poser la question de la façon suivante:

Entre le bonze nationaliste d’aujourd’hui qui prétend que le Québecois francophone n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à un État maternel omniprésent qui seul peut le protéger des sinistres néolibéraux mondialisants et le chanoine catholique des années trente qui prétend que le Canadien-français n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à une Église paternelle omniprésente qui seule peut le protéger des sinistres négociants anglais…

Quelle différence?

Et entre ces deux premiers (qui pourtant ne cessent de nous casser les oreilles en parsemant leurs discours d’éloges à la grandeur et la noblesse du peuple francophone) et l’individu francophone (comme Vincent, par exemple) qui croit que le peuple dont lui et ses compatriotes sont issus lui a fourni les outils, la capacité et les avantages nécessaire pour compétitionner dans l’arène des grands et soutirer plus que sa juste part du butin…

Qui est le plus fier de son identité?

Et qui souffre encore d’un complexe de colonisé?


La photo est d’ici


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2008/08/04 16:01

Coup de chapeau libertarien (ou introduction à Hayek)

Ces dernières semaines, pendant que la sphère (du moins celle qui passe par mon agrégateur) tournait au rythme des vacances, il y avait au moins quelques blogueurs qui ne chômaient pas. La section de mon iGoogle dédié à la “sphère d’ici” s’est vu envahie par les billets de Vincent Geloso (qui a tout retiré depuis pour mieux se reconcentrer) et par l’excellent travail de Philippe de Réalité Virtuelle qui nous livre depuis peu une série de textes et documents visant à exposer les fondements de la pensée libertarienne. Le plus récent étant cet entrevue avec l’économiste Milton Friedman.

Je tiens à lever mon chapeau à Philippe pour la qualité de ce récent travail… et je me permet d’y ajouter à ma façon en proposant cet entretien entre Will Wilkinson, un de ces jeunes penseurs libertariens qui m’impressionne (l’autre est Megan McArdle) et l’universitaire Bruce Caldwell, auteur d’une “biographie intellectuelle” de la pensée de Friedrich Hayek, un théoricien économique et social du 20e siècle très important dans le courant libertarien… En opposition à la pensée Keynsienne et donc longtemps conspué par les “bien pensants”, il vit une certaine réhabilitation dans les milieux académiques depuis une décennie.

Un incontournable qu’on soit “à gauche” ou “à droite”.

Un extrait:

Je vous recommande fortement la suite (34 minutes) qui est ici.

L’entretien intégral (de 62 minutes) est ici.


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2008/03/04 16:18

Péage sur les routes ou taxe d’essence?

C’est la question qui préoccupe les libertariens d’ici:

Vincent Geloso: 100% libéralisé: Sur le péage

La taxe sur l’essence semble être le moyen privilégié.

Quand les libertariens préferent une taxe à une solution de marché comme le péage… On ne parle plus des libertariens de mon enfance.

Ça m’encourage.


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