Billets tagués ‘racisme’

2008/08/12 02:36

Ah, pis une autre affaire, à part de d’ça…

L’autre aspect qui me révolte dans toute la discussion entourant cette tragédie, c’est cette notion que tout ceci relève d’un problème “d’intégration” des “immigrants”. Et que la solution passe par de meilleures “politiques d’intégration”.

C’est l’idée qui m’a tant révolté dans le second billet que j’ai cité ce matin [J'en traite dans un billet plus posé que je ne cesse de promettre (et qui avance)] qui vient d’un blogue “de droite”… Mais voilà que j’apprend, via son commentaire chez l’ami Renart, que notre dangereux pyromane polémique “de gauche” favori soutiens la même thèse dans un billet ou il semble s’être surpassé dans l’ampleur de l’incendie qu’il allume… Si on s’en fie aux dires de Renart, car pour ma part, je suis tombé sur les premières lignes plus tôt, chez Opinions Canada, et j’ai décidé que c’était mieux pour ma santé de ne pas y aller… But apparently, the little mofo did it again, didn’t he?

Donc à gauche comme à droite, on se rabbat sur cette notion stupide.

[Soupir]

Eh, oh, les amis, çe qui se passe à Montréal-Nord n’a rien à voir avec les questions identitaires ou avec la foutue question nationale! C’est d’abord un problème urbain de gouvernance urbaine qui doît relever d’une administration et d’une solution urbaine. [À la limite, ça ne regarde que les montréalais. (Mais tous les montréalais.) Les régions et les banlieusards n'ont pas vraiment à s'en mêler.]

Et cela n’a surtout rien à voir avec un problême d’intégration culturelle d’une population en particulier ou d’une autre. Comme si une absorbtion plus rapide de notre culture nationale mettait qui que ce soit à l’abri de phénomènes comme dimanche dernier.

Parce qu’évidemment, on a pas ça, nous, dans notre belle culture à nous, de la misère et de la pauvreté… on a pas ça, nous, des populations de jeunes sans perspectives et désabusés de l’avenir… et surtout, surtout, nous, on a pas de ça.

Comme si c’était “une meilleure intégration des immigrants” (comme l’entendent ceux qui le clame) qui allait influencer quoi que soit là dedans.

Faites moi rire.


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2008/08/11 22:45

Coup de gueule d’un ancien petit “bum” montréalais issu de la majorité invisible

Ce billet n’est pas la “réflexion plus nuancée” que je vous promettais quant à ma réaction aux réactions des évennements d’hier soir. Le billet en question est encore en cours de rédaction.

Ceci est ma réaction chaude au billet d’AntiPollution de ce matin qui mettait tout ça sur le dos de quelques “petits bums qui parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois” et qui est le premier (mais non le seul) à m’avoir causé tant d’émoi. Je viens de décider de la couper du billet principal que je veux plus posé et mieux structuré (et moins long).

Mais puisque je vous l’avait promise, la voici:

Je me permet de commencer par un petit dérapage bien senti:

M’sieur AntiPollution, avec tout le respect pour l’ensemble de vos opinions ainsi que l’admiration pour votre entreprise blogosphérique et l’effet bénéfique que vous avez sur notre sphère, sur ce point en particulier, l’ancien bum des rues et des parcs d’un cartier de la ville de Montréal composé surtout de “minorités visibles” qui a eu l’arbitraire chance d’être issue de la culture dominante que je suis te fixe et te fait un sérieux doigt d’honneur aux nom de ces “minorités” (drôle de concept où j’ai grandi) pour ensuite te dire que tu ne sais pas de quoi tu parles et tu tiens des propos outranciers.

Fin du dérapage.

La différence avec laquelle moi et mes copains délinquants “de souche” étions traités par les autorités comparé à nos comparses de minorités (surtout les noirs anglophones) était palpable, grossière et tout simplement abhérente, même à nos yeux.

Moi et mes complices pouvions nous installer dans le parc NDG, avec nos occasionnels six-packs, à fumer des joint, la nuit, entre 21h et 23h, sans que personne du cartier ne bronche… à 23h, la police venait gentiment nous dire de quitter les lieux (ou à tous le moins, d’aller s’installer derrière les arbustre là-bas, où les résidents ne nous verraient pas, et de “juste pas faire de trouble”).

Laissez-moi vous dire que si un groupe de noirs s’avérait montrer quelque signe de posséder de l’alcool dans le parc, les flics se présentaient en moins de dix, suite à “une plainte” d’un résident. Même chose après la noirceur… Un groupe de noirs était garanti une conversation avec les flics. Cela allait même jusqu’à créer des divisions sociales… avoir un copain noir parmi nous, ça passe… deux c’est risqué… trois, ou dès que le groupe commence à approcher 50% noir ou 60% “minorités”, c’est des plan pour avoir les flics au cul no matter what. Ce qui donne: Sorry dudes, mais nous on va aller s’éclater de not’ bord. (Sous entendu: entre nous, où on a la paix) Veux, veux pas, ça fini par créer du ressentiment.

Je n’accuse pas un racisme volontaire… personne n’en veut explicitement aux minorités. Mais il y a un phénomène inconscient et instinctif d’identification culturelle qui entre en jeux. Lorsque le flic interagissait avec nous, il se voyait à notre âge, il s’imaginait nos parents comme les siens, lorsqu’on lui “racontait” nos circonstances pour s’en sortir, il était plus réceptif. Mais dès qu’on a un accent, ou une peau et des traits indiquant une origine “autre”, c’est comme si ce processus inconscient d’identification cesse graduellemment de s’enclencher plus les différences augmentent.

C’est sûr qu’on était docile avec les flics, mais c’est surtoût parce que les flics étaient cool avec nous… on avait aucune raison de se rebeller. Ils étaient pas cool avec les “autres”.

Les choses ont certes bien changée de puis ce temps… La diversité encore plus grande et, j’ose espérer, la police plus sensible à ces questions qu’à mon époque, mais le phénomène est inhérent à notre société et est vécu par toutes les minorités visibles.

Alors, lorsque je lis des trucs comme tout ceci n’est dû qu’à des petits bums qui “parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois.

Je ne peux m’empêcher de vouloir remettre les pendules à l’heure.

Le réalité est que ces jeunes en côtoient d’autres de la culture dominante, comme moi et mes copains de l’époque, qui, comparativement à leur réalité, sont à l’abri des lois.

Et vous, vous exacerbez les tensions en sortant cette analyse ridicule de votre chapeau qui, habituellement, en produit de plus pertinentes.


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2008/08/11 12:30

Je ne veux pas en dire du mal, mais…

Selon moi, quelqu’un qui tente de démontrer qu’il n’est pas raciste en commençant par dire: “je ne suis pas raciste, mais…” viens déjà de se tirer dans le pied.

Et ce qui est dit ici est encore plus débile.

J’y reviendrai.

Pour l’instant je suis un peu trop révolté par ce que je lis… et les accusations de racisme sont trop simples… on va laisser mijoter.

Ajout 19h15: Suite aux ajouts d’AntiPolution à son billet que je cite plus haut, je tiens à préciser que lorsque j’écrit: “les accusations de racisme sont trop simples”, je veux dire que je souhaite à tout prix éviter de tomber dans les accusations de racisme… c’est trop facile et grossier… et ça n’éclaire rien.

Est-ce que je crois vraiment qu’AntiPollution est raciste? Non.

Mais (et ici je fais abstraction du reste de son “oeuvre”, que j’apprécis énormément) dans cette sortie en particulier, le propos (entier) m’offense et me semble découler d’une logique qui s’apparente dangereusement au “racisme” (Ce mot est trop chargé, mais je n’en trouve de meilleur. Et puisqu’il a été mis sur la table…) et ce, malgré la “fin de la dernière phrase” que j’ai bel et bien lu.

Je suis à rédiger un billet où je m’expliquerai plus précisément …et plus calmement. (Sauf pour un bref moment ou je serai très méchant avec AntiPollution en espérant que l’intéressé (et le lecteur) comprenne d’où ça vient et ne le prenne pas trop personnel.

Je retourne rédiger. (Processus lent, dans le cas de votre humble serviteur)


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2008/08/06 07:33

La belle et le vieux ridé aux cheveux blancs

Je sais que j’ai dis que je laissait les présidentielles de coté, mais je ne peux pas passer à-côté de celle-là sans vous en faire part.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, la semaine dernière a été dominée par les multiples controverses provoquées par cette pub de John McCain qui ridiculise la célébrité de Barack Obama en le comparant à Paris Hilton et Britney Spears:

Scandale!… Une homme noir subtilement associé à deux jeunes blanches!… Qu’essaie-t-on d’insinuer?… Une attaque raciale!? Etc… Etc… Tout le monde est hystérique… on commence même a y relever des symbole phalliques subliminaux. Comment osent-ils?!

Du côté du camp McCain, on se défend bien d’avoir voulu insinuer quoi que ce soit… on a, disent-ils, simplement voulu illustrer l’absence de contenu derrière la célébrité d’Obama en le comparant aux deux pires célébrités sans contenu de la culture ambiante. C’est la campagne Obama qui a la peau sensible et ne cesse à crier au racisme à la moindre attaque… Comment osent-ils?!

Le cirque reprend de plus belle… Cris et indignation… les accusation revolent de tous côtés… et moi, je bâille et je passe à autres choses.

Mais voilà qu’au beau milieu de toute cette cacophonie la petite Hilton se lève pour donner son avis:

Hé hé… You go, girl!

Cette jeune femme vient de monter d’un cran dans mon estime… ce qui ne la place toujours pas bien haut, mais quand-même.

c/c à Swampland

En terminant, je vous laisse sur un extrait de la chronique de ce matin de la toujours cinglante Maureen Dowd au sujet de l’aspect juvénile (voir aussi ici) de la campagne McCain ces derniers temps:

Even his own mother, the magical 96-year-old Roberta McCain, let slip that she thought the Paris Hilton-Britney Spears ad was “kinda stupid.”

McCain’s 2000 strategist, John Weaver, was equally blunt with Newsweek’s Jonathan Alter: “It’s hard to imagine America responding to ‘small ball’ when we have all these problems.”

Some of McCain’s old pals in the Senate are cringing at what they see as his soulless transformation into what he once scorned.

“John’s eaten up with envy,” said one. “His image of himself was always the handsome, celebrity flyboy.

“Now somebody else is the celebrity,” the colleague continued, while John looks in the mirror and sees his face marred by skin cancer and looks at the TV and sees his dashing self-image replaced by visions of William Frawley, with Letterman jokes about his membership in the ham radio club and adventures with wagon trains.

For McCain, being cool meant being a rogue, not a policy wonk; but Obama manages to be a cool College Bowl type, which must irk McCain, who liked to play up his bad-boy cool. Now the guy in the back of the class is shooting spitballs at the class pet and is coming off as more juvenile than daring.


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2008/02/06 19:30

L’art de dire n’importe quoi

…et notre champion national en la matière.

M. Martineau se fie aux clichés de son esprit plutôt que de regarder les résultats. (Et cela de quelqu’un qui commença sa carrière en dénonçant l’anti-américanisme)

Les plus fortes majorités d’Obama sont justement dans les états du Sud et du Mid-West.

Mark Ambinder:

Obama won supermajorites in Alaska (75%), Kansas (74%), Colorado (68%), Minnesota (68%) and in the primary state of Georgia (68%). Obama’s margin of victory in Illinois was proportionately larger than Clinton’s margin in New York — more than enough to give him some extra delegates.

Bon. D’accord, les plus fortes majorité démocrates au monde ne donneront pas grand chose dans le “Vieux Sud” qui est maintenant un chateau-fort républicain (loyal à Huckabee et hostile à McCain), mais le Mid-West sera très compétitif et même favorable à Obama s’il est le candidat. Et surtout contre McCain, qui n’arrive qu’à se faire aimer des Républicains habitant dans les chateaux-forts démocrates.

Quand à savoir si l’Amérique “est prète”… plus personne ne se pose la question….

Quand un candidat noir obtient trois quart des Démocrates au Kansas, c’est une réponse en soit.


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