Billets tagués ‘parti démocrate’

2008/02/24 10:28

Ted (El Mariachi) Kennedy

Qu’est-ce qu’on ferait pas pour des votes…


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2008/02/23 22:04

Jacques Brassard est un néo-con!?

Ah ben… je l’avais pas vu évoluer, celle là… Ça l’air que l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard qui n’a jamais eu la langue dans sa poche s’est donné comme mission ces dernières années de combattre le réflexe anti-Bush primaire des québécois.

Son plus récent effort est en étalage chez l’Antagoniste.

Bon. Moi, je n’ai pas de problème à l’idée de combattre l’anti-américanisme primaire de mes concitoyens, il m’horripile aussi. Je n’ai pas de problème non-plus à mettre toutes les bémoles du monde en parlant des républicains (et même, parfois, de l’administration Bush) et à combattre leur démonisation systématique et grossière qui coule si facilement chez nous et qui, si elle était dirigée envers un groupe ethnique, releverait du plus pur racisme. J’ai moi-même déjà eu des sympathie républicaines… j’aurais voté systématiquement pour le parti de Reagan… j’appuyais Bush père en 88, j’aurais probablement voté Perrot en 92… mais j’appuie sytématiquement les démocrates depuis 96*. Bill Clinton m’a convaincu que les démocrates étaient réconciliés avec le libre-marché, mais surtout, j’ai été trop effrayé par la montée de la droite religieuse chez les républicains. Comme plusieurs ex-républicains je pourrais dire que ce n’est pas moi qui a quitté les républicains, ce sont les républicains qui m’ont quitté.

J’aime profondément les États-Unis d’Amérique. Je ne suis pas gêné de le dire, l’amour que je porte pour cette culture n’a d’égal que celui que je porte pour la mienne qui lui ressemble plus qu’elle ne l’admet. Et j’affirme sans ambages que la déclaration d’índépendance et le préambule à la constitution forment le plus important document politique de l’histoire de l’humanité à ce jour.

C’est de cet amour et cette conviction qu’est puisé ma profonde colère envers l’administration Bush… et l’intense anxiété que je ressens pour chaque minute de pouvoir qui lui reste. L’administration Bush est un concentré des pires éléments et factions des administartions Nixon, Ford, Reagan et Bush père… (a kind of perfect storm) et ils ont transfiguré la constitution et l’esprit qui animait ceux qui l’ont écrite en créant une présidence impériale ayant l’autorité de suspendre les droits d’habeas corpus pour quiconque elle soupçonne “d’intentions terroristes”… Ils ont, en somme, créé un “crime de la pensée” sans recours judiciaire!

“Freedom is the freedom to say that two plus two make four. If that is granted, all else follows”
- George Orwell, 1984

Ajoutez à ça l’autorisation explicite d’actes de torture et une guerre étrangère non-existentielle et on s’approche dangereusement de tout ce contre quoi cette nation fut fondée.

“The means of defense against foreign danger historically have become the instruments of tyranny at home.”
-James Madison

C’est vrai qu’on a l’anti-américanisme et le réflexe go-gauchisant facile, ici au Québec. Pas mal trop à mon goût à moi aussi. Mais en reprenant aveuglément chez-nous, les thèses d’une idéologie dont les huit dernières années racontent l’histoire de son tragique chant du cygne et de son discrédit le plus abjecte, M. Brassard continue le tort irréparable qu’elle a fait, toute bien intentionnées et nobles soit ses intentions, à la réputation (et surtout à l’âme) de ce pays…

Je continue à ne pas comprendre que notre droite naissante semble incapable d’assimiler les leçons des échecs de ses modèles américains.

Au début, quand j’ai démarré ce blogue et que je me familiarisait avec le coté droit de notre sphère, j’ai assez gratuitement comparé Antagoniste.net à du Cato Insttute réchauffé et Kwebek au très conservateur Heritage Foundation. C’était avant de mieux les connaître… j’avais aussi ajouté à la blague que je m’attendais à tout moment de voir un néo-con apparaître pour me servir du AEI.

Je ne pensais juste pas que ce serait Jacques Brassard!

-

*J’ai flirté avec l’idée de reconsidérer les républicains de George W. Bush au début de la campagne de 2000… pendant 0,023 secondes.


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2008/02/19 23:20

« A fading Hillary Clinton » - AP

C’est dans le topo du fil de l’Associated Press ce soir.

Sa neuvième victoire en ligne. Et il gruge et surprend dans toutes les strates qui sont supposé être sa force à elle.

Je ne suis pas encore prêt a déclarer victoire… les Clinton ont le don de surprendre. Mais il devient de plus en plus difficile de voir comment il vont faire. Le Texas et l’Ohio sont supposé être le coupe-feu qui arretera la vague Obama. Mais au Texas, où Obama a donné son discours ce soir, il en est déjà à une marge d’erreur de la dépasser. Dernier espoir, les débats. Il y en aura deux d’ici là. C’est sa force à elle… sauf qu’il s’en tire beaucoup mieux à deux.

Sullivan avait raison au début du mois:

Two words come to mind when assessing Clinton’s apparent strategy to wait the primaries out till bigger, more fertile states: Rudy. Giuliani.

Comme j’ai dit, je ne suis pas encore prêt à célébrer la victoire mais…

Yess!!!


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2008/02/12 14:44

Le superdélégué

Pas exactement l’image qu’on a en tête.


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2008/02/11 15:15

Une course signé George W. Bush

Sullivan nous livre un papier dans lequel il explore à quel point George W. Bush est le principal auteur du succès de McCain, de l’émergence d’Obama et du déraillement graduel du scénario Clinton.

And Bush is also the reason, I would argue, that Hillary Clinton’s meticulously planned coronation as the next Democratic nominee came unstuck.

It came unstuck because the depth of the Democrats’ disgust with Bush required more than just partisan revenge. And in the glare of the campaign, the Clintons began to represent for many Democrats the kind of politics that Bush himself had mastered. They remembered that before Karl Rove there had been Dick Morris: political consultants skilled at dividing and polarising electorates to get their candidate a 51% victory. Would reelecting the Clintons be in some way an endorsement of continuing Bush-style politics?

If Bush had not so enraged and dispirited liberals, Clinton would have been fine as the next career politician running their machine. But Bush had become for this generation of Democrats what Nixon had become for a previous generation. And they wanted a revolution against him and all he represented. They wanted someone who had clearly opposed the Iraq war in the first place and would not foment a new one against Iran. They wanted someone who wouldn’t require translation by Washington professionals – but could instead inspire and rally the broader public.

En autres mots, Bush a réussi à tellement décourager et dégouter les américains que cela a éveillé quelque chose en eux qui a rendu possible (qui demandait) une candidature transformative comme celle d’Obama.

C’est croire qu’il faudrait presque le remercier.


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2008/02/10 22:37

Obama prends le Maine

Un concours de plus aujourd’hui. Le Maine (24 délégués)

Obama 59%
Clinton 41%

Comme d’habitude, impossible de connaître la division exacte des délégués pour l’instant. l’AP nous estimes ça à 13 pour Obama et 8 pour Clinton, avec 3 encore à décider.

Les victoires d’hier étaient attendues par tout le monde et n’ont pas changé le script des médias. (Celui qui dit qu’ils sont nez à nez et que ça va continuer comme ça.) Celle d’aujourd’hui aussi était attendue sauf que la marge surprend, on croyait (et les courses précédentes ont démontré) que Clinton était plus forte que cela dans le Nord-Est. Voilà qui suggère des modifs au script; le buzz va recommencer en faveur d’Obama.

Y a-t-il momentum?


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2008/02/10 19:18

Le mystérieux système de primaires démocrate (ou la maison qui rend fou)

Ce matin, j’ai voulu vous offrir, cher lecteurs, l’information de la meilleure qualité possible, alors j’ai cherché à trouver le décompte de délégués le plus précis et compréhensif qui soit, afin de vous faire part de l’état réel de la course à l’investiture démocrate à la suite des concours d’hier.

Au bout de deux heures de recherches et vérifications assidues, non seulement je n’étais guerre plus avancé, mais j’avais complètement perdu confiance en la validité des chiffres que je vous ai déjà cité.

Mes amis, si vous cherchez à comprendre pourquoi il n’y a pas deux organismes médiatiques qui vous présentent les mêmes chiffres quand au décompte de délégués accumulés après toutes ces élections, de grâce… oubliez ça! Vous vous y penchez à vos risques et périls… croyez-moi, j’en reviens… quiconque s’aventure à essayer de comprendre dans le détail le système d’attribution des délégués du parti Démocrate met en péril sa santé mentale… Vous connaissez la maison qui rend fou dans Les 12 travaux d’Astérix? Même effet:

Non, sérieusement les amis, si vous tenez vraiment à vous exercer l’esprit, prenez un crayon et un papier et essayer de calculer la 32 512e décimale du chiffre pi. C’est plus facile… et plus éclairant.

Et surtout qu’intrépide blogueur que je suis, j’ai fait le travail pour vous. Les parts de santé mentale que j’y ai laissé sont non négligeables, mais j’ai l’habitude.

La raison principale pour laquelle personne ne peut donner de chiffres précis est que cinq jours plus tard, il est encore impossible de savoir à qui une bonne portion des délégués en jeu dans les 24 concours de mardi dernier ont été attribués!!! Par exemple, au Colorado (55 délégués) nous savons qu’Obama en a 19 contre 9 pour Clinton, mais il en reste encore 27 qui ne sont pas encore attribué. C’est comme ça dans une demi-douzaine d’états. Les explications sont aussi diverses et uniques que les états en question… Chaque état a ses propres règles à l’intérieur de paramètres nationaux aussi flexibles qu’il sont compliqués. Le tout étant le résultat d’un système dans lequel on a tellement pris l’habitude d’identifier le gagnant dans les premières étapes et qui à été tellement modifié en fonction du fait qu’il ne se rend jamais au bout depuis 40 ans qu’il n’est tout simplement pas équipé pour une lutte sérrée et dynamique comme celle-ci. Soudainement, les organisations de différents états se retrouvent à dépoussierer et appliquer des règles qui, au fil du temps, était devenues complètement académiques à ce stade-ci de la course. Le résultat n’est pas toujours clair, même pour ceux qui l’applique.

L’autre confusion viens du fait que presque tous les médias n’isolent pas les délégués commis acquis à chaque candidat et incluent dans leurs totaux une estrimation de l’appui du candidat parmi les superdélégués… Selon moi, c’est tout à fait irresponsable… j’élaborerai davantage la-dessus dans ma série de billets intitulés: Le cauchemar de Howard Dean qui commence ici. La chose à reteneir pour l’instant est que, quoiqu’on vous dise, la seule donnée qui compte dans la dymamique actuelle est le nombre de délégués commis (pledged delegates) acquis par chaque candidat. Ce que le médias nous présente sont des informations qui seraient utiles si nous étions, comme c’est le cas depuis 40 ans, devant une course déterminé par le momentum… Mais cette fois, ça semble ne pas être le cas et là, plus personne se sait comment lire une vrai chasse aux délégués.

Pour ce qui est de savoir qui est en tête, voici les chiffres bruts au moment où je vous écrit: Parmi les 34 courses qui ont déjà eu lieu, Obama a récolté 936 délégués et Clinton en a obtenu 896. Il reste encore 128 délégués qui n’ont pas été attribués. Tout le monde s’entend pour dire qu’une fois qu’il le seront, Obama aura une avance se situant entre 50 et 60 délégués sur sa rivale. Ensuite, il reste encore 1 257 délégués à aller chercher répartis sur 22 courses d’ici le début juin.

Ça en prend 2 025 pour décrocher la victoire.

Avantage: Obama (mais on est vraiment pas sorti du bois)


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2008/02/09 23:46

Tour du chapeau

Il y avait trois états en jeu aujourd’hui. Le Washington (78 délégués), le Nebraska (24 délégués) et cet echo d’un ancien pôle de la nation fracophone d’Amérique, la Louisiane (56 délégués).

Obama a tout raflé, un tour du du chapeau! En fait, si on veut être précis, on doit ajouter les U.S. Virgin Islands (3 délégués) qui a aussi été gagné par Obama.

Il y avait donc 161 délégués en jeu aujourd’hui. Comme d’habitude, nous ne connaitrons pas de décompte final des délégués avant demain, mais voici les résultats généraux:


Je n’ai pas de chiffres pour les Virgin Islands mais les médias l’ont déclaré pour Obama, la question est de savoir s’il obtiendra les trois délégués ou seulement deux. [Ajout: Il les a eu les trois! Est-ce que ça fait deux tours du chapeau?]

Quoi qu’on vous dise, il n’y a qu’un chiffre qui compte en ce moment dans toute cette histoire: Le décompte des délégués commis. Le reste n’est que spectacle. (Et quel spectacle!)

Ce matin le décompte en était à 861 pour Obama et 855 pour Clinton.

Chuck Todd, qui est pas pire dans ce genre de truc, nous dis que le décompte final ce soir fera passer l’avance d’obama de 6 à environs 60.

Avantage: Obama

Je reviendrai sur les républicains. Huck a planté McCain au Kansas, et à presque minuit, le Washington et la Louisiane sont encore trop serrés… pauvre McCain.


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2008/02/09 13:32

Nez à nez… mais quel nez!

Pour ceux qui s’inquiète de l’effet d’une longue guerre de tranchée entre Clinton et Obama sur l’unité du parti Démocrate cet automne (et j’en suis), voici une statistique qui devrait rassurer:


Mais ça montre aussi à quel point le choix est déchirant pour l’âme d’un Démocrate.

Contrairement à la règle générale (et à la situation actuelle du Grand Ole Party), les Démocrates se retrouvent devant un choix qui n’arrive pas souvent en démocratie: Un choix entre deux candidats qu’on aime.

Avantage: Euh… les Démocrates?


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2008/02/07 20:19

Le cauchemar de Howard Dean: Prologue

Ceux qui connaissent l’ancien gouverneur du Vermont, Howard Dean, le connaissent surtout parce qu’il était le candidat démocrate anti-guerre qui semblait avoir le vent dans les voiles au début des primaires de 2004. Sa flambée instantanée (surtout causée par une enflure médiatique complètement injuste autour d’un cri de travers) fait maintenant partie du folklore politique américain.

Aujourd’hui, Dean est le chairman du Demotratic National Commitee ou DNC, la plus haute instance parmi les officiers du parti. (Chez nous, on dirait quelque chose du genre, président du conseil executif du parti.) Cela fait aussi de lui le responsable et président du congrès national démocrate qui se tiendra à Denver à la fin août. C’est là que se réuniront les délégués de chaque état afin de nommer le candidat démocrate à la présidence.

Pauvre Howard. Il ne doit pas très bien dormir ces jours-ci… un scénario commence à se dessiner autour de la course démocrate… un scénario d’une telle complexité que je ne pourrai vous l’exposer qu’en le le disséquant sur plusieurs billets… un scénario dont l’issue est si incertaine et si remplie d’embûches à chaque détour, si potentiellement explosif… qu’il fera tout en son pouvoir pour l’éviter.

Que craint Howard Dean plus que tout au monde? (Sauf une victoire républicaine…) Il craint que le congrès national démocrate s’ouvre, le 25 août prochain, sans qu’aucun des deux candidats n’ait réussi à obtenir le 50% plus un du total requis parmi les délégués commis.

Explications techniques: Le congrès qui nomme le candidat est constitué d’un total de 4 049 délégués. (Un candidat doit obtenir au moins 50% plus un des délégués, soit 2 025, pour décrocher la nomination.) De ce total, 3 253 sont des délégués commis, c’est à dire les délégués qui auront été sélectionnés dans chaque état tout au long du processus des primaires et des caucus et qui doivent se prononcer en faveur du candidat pour lequel ils ont été sélectionnés. Les autres 796 sont des délégués non-commis, communément appelés superdélégués. Les superdélégués sont composés des élus et officiers du parti et bien que plusieurs se déclarent publiquement en faveur d’un candidat ou un autre en l’endossant ou en faisant campagne pour lui, rien dans les règles ne lie leur vote à l’avance lors du congrès.

Il est donc possible et même probable, si la lutte continue à être aussi serrée, que la nomination se joue sur le plancher du congrès. (Comme ce fut le cas chez-nous, lors de la dernière course à la cheferie Libérale.)

En théorie, c’est ce qui est supposé arriver, le système fut pensé de cette façon…

Sauf que voilà, depuis que ce système fut pensé (dans sa forme actuelle), ça n’est jamais arrivé comme ça! un candidat a toujours réussi à obtenir la majorité absolue parmi les délégués commis avant de se rendre au congrès… Ce qui fait du congrès un géant pep rally où l’on couronne le candidat.

Pas cette fois-ci.

Mais pour vraiment comprendre ce qui fait perdre du sommeil à notre pauvre ami Howard, il faut commencer par remonter aux origines… aux évenements qui donnèrent naissance au système de primaires moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui… à un temps et à des évenements que les démocrates préféreraient oublier…

Il faut remonter à 1968.

(à suivre)


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2008/02/07 11:08

Match nul?

Pas si on regarde les finances.

 

En janvier, Obama a ramassé 36 millions en contributions à sa campagne. Battant non seulement tous les records de volume pour une telle période, mais aussi de nombre de petites contributions. On parle vraiment d’un mouvement de la base.

En comparaison, Clinton n’a ramassé que 13 millions dans la même période. Hier on apprenait que Mme Clinton en fut même réduite à “prêter” 5 millions de sa fortune personnelle à sa campagne pour demeurer compétitive dans la lancée vers ce supermégamardi qui, dans son plan de match original, était supposé être la victoire définitive qui mettait fin à la campagne (oups).

Hier matin, la campagne Clinton envoyait un courriel à ses supporters avec le défi de ramasser 3 millions en 3 jours.

Hier soir, on apprenait que la campagne Obama venait de récolter plus de 5.1 millions (la majorité venant de contributions spontanées via le Web) depuis la fermeture des bureaux de vote le soir d’avant. (Au moment où j’écris, on m’annonce qu’Obama en est déjà à 7.2 millons.)

Avantage Obama


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2008/02/07 00:28

Quand c’est l’interviewer qui se fait piéger

Un interviewer (présumément conservateur ou à tout le moins cynique) accoste un jeune partisan d’Obama avec l’intention de démontrer que le support du candidat est basé sur de l’éphémère… il est tombé sur le mauvais partisan. (où plutôt, sur le bon)

Plus de détails ici.

Ajout: Repris par Sullivan ici.


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2008/02/06 22:00

L’argent d’Obama

Andrew Sullivan:

A first term senator - a black urban liberal - raised more money, and continues to raise much more money, than Senator Clinton. More to the point, the money he has raised has not come from the well-connected fat-cats who do things like donate to the Clinton library. His base is much wider, broader and internet-based than hers. It has many more small donors.


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2008/02/06 20:52

Match nul?

24 heures plus tard et on ne connait toujours pas le décompte officiel des délégués. Tout le monde est d’accord pour dire que la différence sera de moins de 10 et probablement en faveur d’Obama. Ça va, en effet, ressembler à ce que Chuck Todd nous donnait hier.

Ce que l’on sait, c’est le résultat du vote populaire. Purement symbolique dans ce concours, mais la symbolique compte.

Avantage: Clinton.


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2008/02/06 14:16

CNN vs MSNBC

Hier, je vous recommandais de suivre la soirée des primaires sur MSNBC plutôt que CNN. Après avoir lu ce billet de Stéphane W, où il nous rapelle à quel point CNN dedmeure LA référence pour tous les autres services de télé dans le monde, j’ai cru bon d’approfondir les raisons de ma préférence pour la petite chaîne rivale.

Outre le fait que CNN demeure le leader en ce qui a trait au rodage technique et à la capacité d’en mettre plein la vue au téléspectateur avec tous les effets spéciaux, les studios tapissés d’écran hyper-géants et le sérieux du contenu, la différence principale entre les deux chaînes tient à le teneur de l’équipe.

CNN est une chaîne journalistique qui tente de réunir les plus grands talents dans le monde de l’information. Le verni de sérieux et de neutralité journalistique (à la Bernard Derome) de ses chefs d’antenne fait parti de sa marque de commerce et elle y tient (une exception: Lou Dobbs).

Comme j’ai déjà expliqué, MSNBC est le fruit d’une alliance visant à mettre en commun les ressources télé de NBC News avec le savoir et les ressources Internet de MSN en se donnant le défi de brouiller la frontière entre la télé et Internet. Je qualifierais le résultat comme ceci:
L’info continue à l’heure de la blogosphère.

MSNBC, tout comme FOX News, le troisième joueur principal dans l’univers américain de l’info continue, brouille davantage la distinction entre l’information et l’opinion à laquelle CNN tient mordicus. Sauf que contrairement à FOX qui fait exclusivement dans la droite réactionnaire et la propagande Bush-Cheneyenne, MSNBC réunit des voix de tous les coins du spectre dans des discussions plus franches qu’à CNN mais plus honnêtes qu’à Fox, où tout le monde a sa place… un ton plus en ligne avec celui de l’Internet.

Comment ont-ils réussi? En formant une équipe qui mélange des journalistes à la CNN avec des anciens insiders mordus de politique… des passionnés qui aiment vraiment ça… (comme moi) et ça parrait.

Quelques exemples:

Chris Matthews: Une des deux têtes d’affiches principales du réseau. Matthews sort tout droit de l’ère Kennedy, ancien membre du Peace Corps, il fut un speechwriter pour Jimmy Carter puis le chef de cabinet de Tip O’Neill, le Speaker (Démocrate) de la chambre des représentant sous l’ère Reagan. Aujourd’hui, Il est l’animateur de Hardball, l’émission référence (souvent parodié à Saturday Night Live) de l’univers politique où la langue de bois est interdite. Son amour du franc-parler n’a d’égal que son amour du grand jeu de la politique et de ceux et celles qui ont le courage de s’y mouiller… son style agressif fonctionne parce que le plaisir visible qu’il prend à faire son travail est contagieux et que le profond respect qu’il porte aux politiciens des deux cotés est si visiblement sincère qu’il se fait tout pardonner. (Quoi que recemment la blogosphère de gauche s’est prise d’une sérieuse dent contre lui parcequ’il aurait fait des commentaires sexistes au sujet d’Hillary Clinton. À tel point qu’il fut forcé de “s’excuser”. En ce qui me concerne, il demeure le meilleur.)

Joe Scarborough: Un autre sympa qui ne fait pas dans la langue de bois. Ancien journaliste de Floride, Joe s’est lancé en politique (du coté Républicain) dans les années 90 et qui a été porté au congrès par la Gingrich Revolution qui redonna la chambre à son parti et escalada l’hystérie partisane de l’époque Clinton. Trop intègre (et grande gueule) pour une longue carrière en politique, Joe a gagné mon estime en 2004 alors que ses analyses et prédictions “sans illusions” n’avaient cesse de s’averer plus vraies que toutes les autres.

Keith Olbermann: L’autre tête d’affiche du réseau, Olbermann n’est pas un ancien politicien, mais est tout de même une sorte de transfuge dans le monde de l’information. Keith Olbermann s’est fait un nom comme journaliste sportif au style érudit, acerbe et incisif… avec tout un sens du punch! MSNBC l’a engagé en faisant le pari que son style était idéal pour le ton que la chaîne voulait donner à l’actualité. Ça fonctionne parce que le mec n’est clairement pas un deux de pique… et quand il fait dans le puéril, il y donne une dimension second et troisième degré qui fait sourir le téléspéctateur averti. Il s’est imposé autant comme la réponse de l’inteligentia de gauche à Bill O’Reilly, sa tête de turc préféré, que comme la version “real news” de Jon Stewart. Avec Countdown, sa revue quotidienne de l’acualité, il s’est gagné, depuis 2004, une estime sans pareille dans la blogosphère gauchiste (à la Daily Kos) en reprennant plusieurs de leurs causes à son émission alors que personne d’autre dans les grands médias ne voulaient en parler (comme les controverses électorales de 2004 en Ohio) et en ne lachant pas prise contre l’administration Bush. Aujourd’hui, il est un des “intouchables” du panthéon de la blogogauche. (Ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre face à ses patrons.)

Le choix entre CNN et MSNBC se résume, selon moi, comme suit:
Si vous voulez votre actualité politique livré par des professionnels de l’info s’adressant à M. et Mme. Tout-le-monde, allez chez CNN. Si, par contre, vous préférez votre actualité politique livré par des mordus de politique s’adressant aux mordus de politique, MSNBC est pour vous.

Demandez aux autres mordus et insiders de la politique américaine comme Michel C. Auger ou John Parisella quelle chaîne ils regardent.

Avant de terminer je veux vous livrer un exemple du style souvent plus informel qui fait le charme de la chaîne.

Au printemps dernier, baucoup d’encre coulait dans l’univers des classes bavardes pour reprocher aux chaînes d’info continues de consacrer tant de temps d’antenne aux histoires à la Britney Spears/Paris Hilton… la blague du moment était qu’il n’y avait plus de différence entre E!, le réseau dédié au vedettes, et CNN. À l’époque, MSNBC n’était pas tellement mieux que son compétiteur. La situation s’est résorbé depuis… en partie à cause de l’importance des élections, mais aussi en réaction à un certain ras-le-bol du public. Mais si on peut identifier un évennement qui a commencé à faire renverser la vapeur, il s’est produit à MSNBC alors que Mika Brzezinski la co-animatrice (que j’avoue trouver très hot) de Joe Scarborough se révolte un matin:

Oooooh… My kind of woman!


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2008/02/06 01:59

« We are the ones we have been waiting for »

Un autre discours mémorable:

YouTube - Super Tuesday Victory Speech


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2008/02/06 01:13

Match nul?

Selon la projection “bord de table” de Chuck Todd de MSNBC, le décompte final des délégués pour la journée ressemblera à ceci:

Obama: 841
Clinton: 837

And the band played on.


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2008/02/06 00:15

La Californie pour Clinton

Zut.

Mais il faut voir le décompte des délégués… c’est encore trop tôt.


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2008/02/06 00:01

Citation du jour

“We are the ones we have been waiting for.”
- Barack Obama


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2008/01/08 12:31

Si la tendance se maintient…

Le New Hampshire vote aujourd’hui. Je vous laisse faire vos propres prédictions.

Les Démocrates:

Les Républicains:

La course démocrate devient de plus en plus prévisible… le méga-train Obama ne peut plus être arreté, les démocrates commence tous à comprendre que le moment est venu d’embarquer à bord du train ou de se faire écraser.

La course républicaine est beaucoup plus intéressante et volatile… McCain est réssucité des morts… Romney refuse de mourrir… et Huckabee (qui a récemment pris la tête à l’échelle nationale) les attend tous les deux au détour de la Caroline du Sud. Ma grande joie à date? La chute libre de Giuliani. Dieu soit béni, quoi qu’il arrive ce sera la fin de l’ère Bush et du règne des néocons.

Au départ, en théorie, la candidature de Giuliani était supposé être faite sur mesure pour le New Hampshire, un état plutôt républicain, mais à saveur plus libertarienne que la base du heartland (leur devise est Live Free or Die). Ils lui ont préféré McCain le franc-tireur. Giuliani est en chute libre partout. C’est fini pour lui, il est un mort-vivant.

Mon plus grand souhait pour ce soir? Voir Giuliani arriver 5e, derrière Ron Paul (un autre candidat phénomène important, même s’il n’a aucune chance). Ce sera symbolique, ils ont eu plusieurs prises de becs lors des débats et ce sera une victoire morale pour Paul.

Go Ron Paul!


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