Billets tagués ‘Mario Dumont’

2008/08/08 20:48

Dumont se met à dos les éconocentrophiles*

Mario Dumont et Milton Freedman

Hé hé hé! C’était déjà bien entamé, mais là, la droite éconocentriste militante est vraiment orpheline, n’est-ce pas? Mais qui donc saura à nouveau l’apprivoiser? Ahem… Monsieur Charest?… Êtes-vous là?

*L’expression “éconocentrophile”, que je trouve fort jolie, a été piquée à Renart.


Billets similaires

2008/05/27 18:49

Coudonc, c’est quoi le problème avec la droite politique québécoise?

Maxime Bernier et son ami, Jos Louis, en Afghanistan

Comment ça se fait qu’elle n’arrive qu’à attirer des deux de pique not ready for prime time

La faiblesse gênante de l’équipe de Dumont… La faiblesse (et là, l’incompétence abjecte) de l’équipe québécoise de Harper…

Où est la droite réfléchie et responsable de ma nation? Existe-t-elle? Est-elle même possible?

Je commence à en douter.


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2007/11/05 18:30

La minute et quart à Gérard

Comment l’ADQ bâtit son programme:

YouTube - Gérard D. Laflaque: Comment l’ADQ bâtit son programme

Le pire, c’est que des fois je me dis que ça doit pas être loin de la réalité.


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2007/10/18 19:33

Les blogues… un potentiel encore embryonnaire

Le plus intègre de nos blogueurs partisans, David Chrétien, nous a livré, il y a peu de temps, sur son blogue « personnel, » (je ne savais pas qu’il en avait un) un papier d’une grande qualité sur la force et l’importance des blogues.

Citation de choix:

En plus, le blogue sert de lieu d’échanges et de discussions politiques qui se font maintenant plus rare dans la société. Il ne se fait plus, depuis longtemps, des échanges en lien avec la politique sur les balcons d’églises, des assemblées de cuisines. Celles-ci se déroulent donc ailleurs, dont pour la plupart, sur les blogues et sur les forums de discussions.

J’espère que le chef de son parti l’a lu. M. Dumont a raison de dire que la vrai politique se joue encore « sur le terrain. » Mais la chose à comprendre est qu’Internet est une nouvelle composante (réelle) du terrain qui est appelé à prendre de plus en plus d’importance… et que le changement se fait à un rythme tel en rapport aux échéances électorales que de ne pas y porter une attention particulière à ce stade-ci de son évolution est assez suicidaire pour toute organisation politique qui veut durer.


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2007/08/31 13:17

C’est pas parceque c’est légitime d’en parler qu’il faut nécéssairement aller de l’avant et l’implanter

Je note la chronique de Christian Rioux dans Le Devoir d’aujourd’hui (version Web disponnible qu’aux abonnés… abonnez-vous.) portant sur l’obsession actuelle qu’ont les Québécois, celle de l’ouverture.

Il pose d’abbord une très bonne question: «Mais d’où vient donc cette peur maladive qui tenaille les Québécois de passer pour de pauvres épais pas assez ouverts?» En effet.

Et bien que le ton de la chronique heurte quelque peu mes sensibilités bien-pensantes de gauche, je suis, en gros, d’accord avec l’ensemble de son propos.

Surtout ici:

Ce qui agace le plus, c’est que nos prêcheurs dissimulent mal leur intention de se dédouaner en ce qui a trait aux prétendues fautes de leurs ancêtres. Dans leur bouche, le mot «ouverture» — qui, en latin, signifie «trou, espace béant» — résonne le plus souvent comme un acte d’accusation contre tout ce qui a précédé Expo 67. Comme si, avant cette date, tout n’était qu’ignorance et préjugés au pays du Québec.Mais qui furent donc ces êtres «fermés» qui nous ont enfantés? Veut-on parler de ces anciens Canadiens qui accueillirent les Irlandais fuyant la famine? Veut-on désigner ces Canadiens français qui ont vu passer à Montréal plus d’immigrants que n’en verront jamais ceux qu’on désigne comme les «enfants de la loi 101»? S’agit-il de ceux qui ont fondé une nation métisse au Manitoba ou qui ont accueilli les réfugiés juifs après la guerre? Ou de ce million de Québécois partis vivre et fonder des familles aux États-Unis? À moins qu’on ne désigne ces coureurs des bois dont les jésuites se méfiaient comme la peste tant ils s’ensauvageaient auprès des autochtones? Comme si les Québécois avaient des leçons de multiethnisme à recevoir de quelqu’un!

Bien dit. Il est plus que temps qu’on éclaire le mythe de notre prétendu «ferméture» et «ignorance» d’avant la révolution tranquille, mythe souvent entretenu autant par les tenants du nationalisme souverainiste québécois que par ceux du nationalisme canadien trudeauiste, et qu’on se réapproprie cette part de notre identité que ces deux mouvements opposés mais jumeaux et enfants renégats d’une même mère, le nationalisme canadien-français, contribuent à dénigrer.

J’ai aussi bien aimé ceci:
(les italiques sont de moi)

On peut aussi, sans être un arriéré, ne pas vouloir vivre dans une société où chaque communauté culturelle cultive sa propre identité. D’ailleurs, ce multiethnisme est le plus souvent un miroir aux alouettes, pour ne pas dire une idéologie qui s’est développée dans le monde anglo-saxon, là où la pression de l’intégration est un rouleau compresseur si puissant que la sacralisation des identités n’y change rien.

Voilà aussi une vérité qui mériterait d’être répétée plus souvent.

M. Rioux, dans sa chronique, défend le droit des sociétés à déterminer ou freiner leur niveaux d’immigration sans pour autant que cela en fasse des «repères de racistes et de xénophobes.» Il parle des «réactions de vierges offensées aux récents propos de Mario Dumont au sujet de l’immigration.»

Soit. Je suis bien d’accord que toute société doit être en mesure de déterminer le nombre d’immigrants qu’elle veut recevoir «sans devoir subir l’opprobre des donneurs de leçons multiethniques.» Et c’est bien vrai que tout ce que M. Dumont a dit (et il a bien raison de le dire) est que l’impératif économique ne peut pas être le seul élément qui détermine cette question.

Mais quand-même, l’impératif économique ne peut pas non-plus être évacué de l’équation. Il me semble qu’il soit tout aussi essentiel à l’essor d’une nation francophone en Amérique que l’impératif de la langue. Et il me semble évident qu’une diminution de l’immigration qui ne serait pas accompagnée d’une augmentation correspondante dans la natalité (chez les francophones) ne ferait que semer les germes sinon d’un désastre, du moins d’un grand risque d’affaiblissement économique pour l’état québécois.

C’est pourquoi je continue de croire que l’accent devrait plutôt être mis sur les critères d’admissibilité et que le débat devrait surtout porter sur les effort que nous mettons à intégrer les nouveaux adhérants à notre société…

Je veux bien qu’il ne soit pas illégitime de discuter de «diminuer» ou «geler» les niveaux d’immigration, mais tant que je n’entend personne me parler de la nécéssité d’augmenter la natalité francophone (en proposant des pistes de solutions), je ne marche pas.

J’ai beau chercher, mais je n’entends pas (encore) assez ce discours au sein de la collectivité francophone pour me sentir confortable à même discuter d’une baisse dans les niveaux d’immigration au Québec.


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2007/08/31 10:53

L’ADQ veut passer au vert

Je l’ai dit et le redit: Pendant que la gauche s’accroche aux réalisations du passé et s’affaire à dresser des épouvantails pour nous garder dans son enclos, la droite met résolument le cap sur l’avenir et s’affaire à planifier et bâtir le Québec de demain.

«Nous n’avons pas gagné les élections. On fait maintenant amende honorable: le programme de l’ADQ, la prochaine fois, va être plus fort, plus approfondi. Il va couvrir encore mieux l’ensemble des sphères de la société. Et l’environnement, c’est le domaine qui a été choisi par les militants pour être celui sur lequel nous allons nous concentrer.» Sans admettre de retard en la matière, M. Dumont estime qu’il est temps pour sa formation «de consolider sa pensée» dans le domaine environnemental et de la rendre «plus cohérente», a-t-il indiqué. «La société québécoise et tout le monde ont un bon bout de chemin à faire [sur ce terrain]. On est tous actuellement en apprentissage et en transformation de nos modes de vie», et l’ADQ ne ferait pas exception à cette règle.

Je cherche dans les nouvelles et sur la blogosphère des signes que la gauche québécoise est prête à se défaire de son dogmatisme rigide et à s’injecter du pragmatisme et de la créativité nécessaire à son renouvellement. Mais ce que je trouve à la place, ce sont surtout les gardiens féroces d’une orthodoxie à prendre dans sa totalité sous peine d’excommunication du mouvement.

À vrai dire, chaque coté a toujours possédé son élément puriste ou radical (la droite québécoise d’aujourd’hui n’y fait pas exception) mais lorsque cet élément devient dominant au sein d’un mouvement, il se voue à l’échec. Une idéologie, si elle veut durer, doit s’adapter aux nouvelles réalités (incluant, et c’est le plus difficile, celles qui ont été engendrées par son application) les puristes, bien que nécessaire à l’âme d’un mouvement, sont toujours le pire ennemi de ce changement nécessaire. Bien d’entres eux, dans l’histoire ont causé la mort du mouvement qu’ils défendaient de cette façon.

Pour quelqu’un comme moi, qui souhaite voir une gauche moderne et renouvelée émerger du nouveau paysage politique, l’état actuel du mouvement est plutôt déprimant.


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