Billets tagués ‘Internet’

2008/08/11 08:52

Narcissiques, prenez-garde!

L’AntiPollution vous a à l’oeil… croyez-en ses orteils!

Sérieusement, gros coup de chapeau pour le travail d’archivage de notre sphère, je suis jaloux. …et j’espère qu’il n’en supprimera pas trop, c’est un excellent outil de référence!

Mais il me semble qu’il s’énerve un peu avec son logiciel d’analyse de statistiques… je ne connais pas (encore) Google Analytics, mais suivre ses lecteurs comme ça, sur une longue période, et les récompenser pour leur comportement, ça favorise les abonnés de Vidéotron (comme moi) dont l’adresse IP ne change presque jamais. Mais pour ceux qui sont avec Bell ou d’autres dont l’adresse change constamment, ou pour ceux dont les habitudes font en sorte qu’ils accèdent de points variés… ça ne fonctionne plus.

Et puis, M. AntiPollution, C’est pas gentil de faire des menaces comme ça. Les véritables narcissiques comme moi (et 85% des autres blogueurs) se sentent visés… surtout s’ils ne visitent votre site qu’à l’occasion.


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2008/05/13 18:57

Difficultés techniques

Difficutés techniques

Certains m’ont alerté que le site tend à “disparaître” (page not found) de temps à autres depuis quelques jours. Habituellement ça ne dure que quelques minutes, mais pour certains dont le fournisseur Internet n’est pas un des deux “majors” ça dure plus longtemps… des heures durant parfois.

Je suis désolé des inconvénients.

Jeudi passé, mon hébergeur a du transférer le site sur un autre serveur, ce qui implique des changement dans les configurations DNS, le systeme qui fait le lien entre un nom de domaine (comme niala.net), et l’addresse IP (du genre 123.456.789.012) du serveur qui contient le site. Il semble qu’il y ait peut-être eu un problème avec cette procédure. Nous ne somme pas certain d’avoir trouvé le bobo, mais nous venons de faire une modification qui, nous espérons, réglera le problème.

Un changement aux configs DNS peut prendre plusieurs heures (jusqu’à 48) avant de se répercuter dans tout Internet alors nous ne le sauront pas tout de suite.

Si vous le pouvez, laissez-moi savoir s’il y a encore des problèmes.

Et encore une fois, désolé. 


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2008/02/23 15:24

La prime virale

La politique ne se joue plus comme avant. Internet change la donne. On en a eu un apperçu en 2004 avec le phénomène Howard Dean… des levées de fonds sans précédent… composées de petites contributions spontanées venant de gens de toutes les strates qui viennent visiter le site du candidat et y faire un contribution de leur propre gré, parce qu’ils y croient… un enthousiasme communicateur que l’on qualifie aujourd’hui de viral. À l’époque de Dean, la pénétration de la culture Internet dans la société était encore telle que le phénomène était réservé à une poignée de “early adopters”… encore à ses premiers pas, il n’avait pas encore la masse critique nécéssaire pour soutenir une longue campagne. Le journaliste Tim Russert à son émission d’aujoud’hui: “En 2004, quand je suis allé en Iowa et que j’ai vu tous ces jeunes deaniacs avec leurs tuques oranges, très peu d’entre eux était de l’Iowa. Ces jeunes avaient été expédiés à partir d’autres états [pour venir travailler sur sa campagne]. Cette année, je suis retourné en Iowa et les jeunes qui faisaient tourner la campagne Obama étaient tous des jeunes du terroir.”

Je postule aujourd’hui qu’Internet cré un nouveau phénomène puissant et incontournable en politique électorale, la prime à l’enthousiasme… ou la prime virale. (Il y a surement un meilleur nom, mais ça ne me viens pas. Je suis ouvert aux suggestions… n’importe quoi qui ne contient pas “2.0″ dedans, c’est trop facile et ça sera dépassé d’ici deux ans.)

Cette prime ne se gagne pas à coups de politiques compréhensives dans son programme ou à la façon de l’ère des grands médias, en parlant la langue de clip et en tapant à répétion sur les même sept où huit mots clés qui définissent l’essentiel de son message tel que distillé par la firme de marketing. Ces éléments demeurent tout de même essentiels à la victoire, nous sommes encore dans un monde de grands médias… et ça va prendre encore un renouvellement de génération avant que la culture webisée pénètre complètement et qu’on commence à en saisir l’ampleur des effets et des possibilités. Mais au matin du 21e siècle, si un candidat veut arriver à profiter de l’énorme avantage que procure cette prime, il doit arriver à conjuguer ces techniques avec l’ingrédient essentiel qui permet d’y acceder: Capturer l’imaginaire de l’électeur… faire appel à la partie de son âme qui le poussera à vouloir participer… à vouloir contribuer… ne serait-ce qu’en cliquant sur un lien de plus.

Cela donne un certain avantage aux campagnes idéalistes (de tout accabit) qu’elles n’avaient pas avant. Autrefois, cet idéalisme, cet appel à l’élan de l’âme finissait toujours par s’écraser contre la redoutable efficacité de l’inévitable machinerie cynique d’un système de diffision d’information de masse hyper concentré. Mais aujourd’hui, grâce à la puissance et la facilité d’accès d’un simple clic, grâce à cette toute nouvelle façon de diffuser l’information qui laisse tout passer et qui permet la coalescence de toutes les sensibilitées, cet élan de l’âme trouve un exutoir, un endroit pour s’organiser… se définir… un endroit pour prendre forme lui donnant une masse critique telle qu’il est ignoré par “la machine” à ses propres risques. Le candidat qui réussit à faire appel à cet élan détient un avantage redoutable sur celui qui ne l’a pas… tout machiné soit-il.

Ceci dit, la prime virale à elle seule ne suffit pas. Le problème des républicains cette année est que de leur coté, elle a été entièrement capturée par Ron Paul qui ne possède ni programme compréhensif (responsable) ni la capacité de jouer le jeu encore nécéssaire des grands médias, mais qui a réussi à toucher la corde sensible de la valeur qui conjugue le plus noble élan de l’âme des sympathisans républicains: La liberté. Tant que le parti républicain d’aujourd’hui ne se réconcilie pas avec cette valeur et ce qu’elle signifie au 21e siecle, sa part possible de la prime demeurera orpheline. 

Mais si l’on réussit, comme l’a fait Barack Obama, à conjuguer programme et habileté à faire la clip avec la capacité de faire vibrer les cordes sensibles de l’âme de ”la frange branchée” de la population, on devient très difficile à battre.

Comment saisir qu’un candidat n’a pas capturé la prime? Je vous laisse sur une réflexion de la journaliste Norah O’Donnell que j’ai entendue à la télé aujourd’hui:

“Ça m’a frappé que dans ses discours, Hillary Clinton répètait encore: “…et visitez mon site web à www.hillaryclinton.com…” et je me suis dit: Ça fait vraiment an 2000, ça. Qui aujourd’hui, s’il veut obtenir plus d’information sur le candidat, a encore besoin de se faire dire comment faire?”

Cette réflexion fut inspirée par ceci:


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2008/02/21 14:06

Coudonc, c’est tu Radio-Can ou bedon Guy A.?

? Guy_Lepage.jpg?

Je vous parlais recemment de ma consternation de me retrouver, après avoir pris un mois de vancances d’Internet, devant la suspension de mon compte YouTube suite à une plainte de “La Société Radio-Canada” pour atteinte aux droits d’auteurs. Il s’agissait d’extraits d’entrevues à Tout le monde en parle que j’avais mis en ligne. (comme celui de l’Imam Koné, qui eut un certain succès de l’autre coté de l’étang, ou celui de Denis Bolduc qui faisait jaser la blogosphère militante d’ici) 

Aujourd’hui, alors que je me pose la question à savoir si je devrais me rebatir un compte et qu’est-ce qui est “légal” d’y mettre sans à nouveau perdre tout mon travail… et surtout si je devrais y remettre les extraits de la commission Bouchard-Taylor que j’ai pris sur RDI… je décide de m’y pencher plus en profondeur.

Ce ne sont surement pas ces extraits qui font offense, me dis-je… C’est du domaine public, non? Personne n’en profite… Par contre, du contenu comme mes petits bouts de Gérard D. Laflaque… et comme le truc de Super-Sarko qui a fait un mini-tabac en France… ça, ça doit être off-limits, comme disait Shakespeare.

Mais soyons plus précis. Je constate que peu de temps avant les avis pour TLMEP qui ont menés à la fermeture de mon compte, j’ai aussi reçu un avis du même genre concernant un extrait du Bye Bye d’il y a deux ans que j’avais mis en ligne après avoir été inspiré par ceci. J’ai aussi constaté, en faisant du ménage dans mes vieux billets (transition à WordPress oblige) qu’un extrait d’une revue de l’année de RBO de 1988 mis en ligne par un autre internaute mais vers lequel je pointais avait aussi disparu. Cette revue avait été diffusé sur un des deux résaux privés à l’époque (je ne me rapelle plus lequel, mais je me rapelle l’avoir trouvée bien meillieure que le Bye Bye à Dodo et L’écuyer de cette année là) et donc n’est pas, à ce que je sache, une propriété de “La Société Radio-Canada”

Une certaine partie de mon cerveau, à laquelle je ne porte généralement pas attention parce que trop paranoïaque, commence à s’activer.

Je décide de faire une recherche pour “Gérard D. Laflaque”… Putain! Tout y est! (sauf les miens, bien sûr)… Hmmm… Radio-Canada protège le Bye Bye et TLMEP mais pas Gérard? Faisons une recherche sur “RBO”: Rien qui n’ait de rapport à nos irrévérencieux larrons. “Rock et Belles Oreilles”, alors? Ah! Quelques résultats… mais tous ont été mis en ligne dans les trois dernieres semaines… et il y en avait bien plus que ça, avant.

Bon. Là, la partie parano de mon cerveau se met à crier et je commence à lui porter attention.

Coudonc, j’m'en prends-tu à la mauvaise cible, moi là?

C’est-tu Radio-Canisse ou Guy A. qui veut veut pas qu’on mette son stock sur le net?


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2008/02/19 22:34

Les deux solitudes, side by side.

  

Opinion Canada

  

J’applaudis tout de même l’initiative.


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2008/02/19 00:40

Le phénomène Ron Paul

Je reproduis ici un commentaire que j’ai laissé en réponse au toujours cinglant Antagoniste dans mon billet précédent et qui s’est avéré plus long que prévu (comme c’est souvent le cas). Il représente bien mon opinion de cet amusant petit candidat qui surfe sur une vague qu’il a aidé à déclencher, mais qui le dépasse de loin:

Ron PaulJ’aime bien Ron Paul… je le trouve sympa, il rappelle aux républicains ce qu’étaient autrefois leurs “valeurs fonadamentales” …ce même esprit qui m’a séduit dans les années 80… avant qu’ils ne deviennent le parti de la bible et la présidence impériale.

Mais quand-même, j’ai toujours dit qu’il n’était pas à prendre au sérieux. (gold standard… pff… why not go back to the stone age?) Et une présidence Ron Paul serait, concrètement, un pur désastre. (Quoi que si on y pense bien… sa vision minimaliste du rôle du président donnerait une présidence tellement faible qu’il ne parviendrait pas à accomplir la moindre portion de son plan pour démanteler le gouvernement fédéral. Nous aurions, à toute fins pratiques, quatre années de rule by congress, tout le pouvoir retomberait entre les mains des deux cahmbres législatives… C’est ce que les pères fondateurs avaient originalement en tête, mais serait-ce une bonne chose?

Je pose sincèrement la question.

Mais tout ça est académique. Dieu merci, il n’a aucune chance (he’s just too weird).

Sauf que le phénomène qu’il représente n’est pas rien. Toute l’énergie de droite libertarienne latente qui subrebtissement s’accumule (et continue à évoluer) sur Internet (et dont tu fais nettement partie, à ta façon) s’est soudainement canalisé autour de ce drôle de petit bonhomme qui crie liberté sur toute les tribunes…

Ron Paul, n’est qu’un phénomène passager… mais ce qui s’est passé autour de sa candidature est, selon moi, le début de quelque chose qui est appelé à évoluer… je trouve cela fascinant.

C’est ironique… à l’époque où je me considérais libertarien, le mot était encore rarement prononcé en dehors des cercles de sciences politiques américains et même là, il évoquait des images de conférences de moonbats amateurs et marginaux (ce qui n’est pas entièrement faux) et n’était pas très pris au sérieux. Moi-même, il m’arrivait rarement de m’y référer pour décrire ma philosophie politique qui pourtant, à l’époque, y correspondait presqu’en tout point.

Je ne suis plus un pur “anarcho-capitaliste”, comme j’aimais le dire à l’époque… et ce, depuis longtemps (on ne peut pas faire abstraction de l’importance du capital social et ça, c’est une toute autre paire de manches) sauf que je suis vraiment émereveillé de voir le chemin qu’ont fait les idées et …la sensibilité libertariennes dans les 30 à 40 dernières années… et à quel point Internet s’est révélé central à cette expansion.

…Même si ce n’est pas encore completement réglé au niveau de l’image (voir Ron Paul et ses partisans).

Je ne sais pas où tout ça s’en va, mais je crois que ça ne fait que commencer.

Et en attendant, cet amusant petit bonhomme qui réussit à amasser des fonds digne d’un frontrunner est vraiment amusant à voir aller et réchauffe le coeur de cet ancien incondionnel de la liberté individuelle et de la magie des marchés.

Alors je dis:

Go Ron Paul!

…et vive la liberté!


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2008/02/06 14:16

CNN vs MSNBC

Hier, je vous recommandais de suivre la soirée des primaires sur MSNBC plutôt que CNN. Après avoir lu ce billet de Stéphane W, où il nous rapelle à quel point CNN dedmeure LA référence pour tous les autres services de télé dans le monde, j’ai cru bon d’approfondir les raisons de ma préférence pour la petite chaîne rivale.

Outre le fait que CNN demeure le leader en ce qui a trait au rodage technique et à la capacité d’en mettre plein la vue au téléspectateur avec tous les effets spéciaux, les studios tapissés d’écran hyper-géants et le sérieux du contenu, la différence principale entre les deux chaînes tient à le teneur de l’équipe.

CNN est une chaîne journalistique qui tente de réunir les plus grands talents dans le monde de l’information. Le verni de sérieux et de neutralité journalistique (à la Bernard Derome) de ses chefs d’antenne fait parti de sa marque de commerce et elle y tient (une exception: Lou Dobbs).

Comme j’ai déjà expliqué, MSNBC est le fruit d’une alliance visant à mettre en commun les ressources télé de NBC News avec le savoir et les ressources Internet de MSN en se donnant le défi de brouiller la frontière entre la télé et Internet. Je qualifierais le résultat comme ceci:
L’info continue à l’heure de la blogosphère.

MSNBC, tout comme FOX News, le troisième joueur principal dans l’univers américain de l’info continue, brouille davantage la distinction entre l’information et l’opinion à laquelle CNN tient mordicus. Sauf que contrairement à FOX qui fait exclusivement dans la droite réactionnaire et la propagande Bush-Cheneyenne, MSNBC réunit des voix de tous les coins du spectre dans des discussions plus franches qu’à CNN mais plus honnêtes qu’à Fox, où tout le monde a sa place… un ton plus en ligne avec celui de l’Internet.

Comment ont-ils réussi? En formant une équipe qui mélange des journalistes à la CNN avec des anciens insiders mordus de politique… des passionnés qui aiment vraiment ça… (comme moi) et ça parrait.

Quelques exemples:

Chris Matthews: Une des deux têtes d’affiches principales du réseau. Matthews sort tout droit de l’ère Kennedy, ancien membre du Peace Corps, il fut un speechwriter pour Jimmy Carter puis le chef de cabinet de Tip O’Neill, le Speaker (Démocrate) de la chambre des représentant sous l’ère Reagan. Aujourd’hui, Il est l’animateur de Hardball, l’émission référence (souvent parodié à Saturday Night Live) de l’univers politique où la langue de bois est interdite. Son amour du franc-parler n’a d’égal que son amour du grand jeu de la politique et de ceux et celles qui ont le courage de s’y mouiller… son style agressif fonctionne parce que le plaisir visible qu’il prend à faire son travail est contagieux et que le profond respect qu’il porte aux politiciens des deux cotés est si visiblement sincère qu’il se fait tout pardonner. (Quoi que recemment la blogosphère de gauche s’est prise d’une sérieuse dent contre lui parcequ’il aurait fait des commentaires sexistes au sujet d’Hillary Clinton. À tel point qu’il fut forcé de “s’excuser”. En ce qui me concerne, il demeure le meilleur.)

Joe Scarborough: Un autre sympa qui ne fait pas dans la langue de bois. Ancien journaliste de Floride, Joe s’est lancé en politique (du coté Républicain) dans les années 90 et qui a été porté au congrès par la Gingrich Revolution qui redonna la chambre à son parti et escalada l’hystérie partisane de l’époque Clinton. Trop intègre (et grande gueule) pour une longue carrière en politique, Joe a gagné mon estime en 2004 alors que ses analyses et prédictions “sans illusions” n’avaient cesse de s’averer plus vraies que toutes les autres.

Keith Olbermann: L’autre tête d’affiche du réseau, Olbermann n’est pas un ancien politicien, mais est tout de même une sorte de transfuge dans le monde de l’information. Keith Olbermann s’est fait un nom comme journaliste sportif au style érudit, acerbe et incisif… avec tout un sens du punch! MSNBC l’a engagé en faisant le pari que son style était idéal pour le ton que la chaîne voulait donner à l’actualité. Ça fonctionne parce que le mec n’est clairement pas un deux de pique… et quand il fait dans le puéril, il y donne une dimension second et troisième degré qui fait sourir le téléspéctateur averti. Il s’est imposé autant comme la réponse de l’inteligentia de gauche à Bill O’Reilly, sa tête de turc préféré, que comme la version “real news” de Jon Stewart. Avec Countdown, sa revue quotidienne de l’acualité, il s’est gagné, depuis 2004, une estime sans pareille dans la blogosphère gauchiste (à la Daily Kos) en reprennant plusieurs de leurs causes à son émission alors que personne d’autre dans les grands médias ne voulaient en parler (comme les controverses électorales de 2004 en Ohio) et en ne lachant pas prise contre l’administration Bush. Aujourd’hui, il est un des “intouchables” du panthéon de la blogogauche. (Ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre face à ses patrons.)

Le choix entre CNN et MSNBC se résume, selon moi, comme suit:
Si vous voulez votre actualité politique livré par des professionnels de l’info s’adressant à M. et Mme. Tout-le-monde, allez chez CNN. Si, par contre, vous préférez votre actualité politique livré par des mordus de politique s’adressant aux mordus de politique, MSNBC est pour vous.

Demandez aux autres mordus et insiders de la politique américaine comme Michel C. Auger ou John Parisella quelle chaîne ils regardent.

Avant de terminer je veux vous livrer un exemple du style souvent plus informel qui fait le charme de la chaîne.

Au printemps dernier, baucoup d’encre coulait dans l’univers des classes bavardes pour reprocher aux chaînes d’info continues de consacrer tant de temps d’antenne aux histoires à la Britney Spears/Paris Hilton… la blague du moment était qu’il n’y avait plus de différence entre E!, le réseau dédié au vedettes, et CNN. À l’époque, MSNBC n’était pas tellement mieux que son compétiteur. La situation s’est résorbé depuis… en partie à cause de l’importance des élections, mais aussi en réaction à un certain ras-le-bol du public. Mais si on peut identifier un évennement qui a commencé à faire renverser la vapeur, il s’est produit à MSNBC alors que Mika Brzezinski la co-animatrice (que j’avoue trouver très hot) de Joe Scarborough se révolte un matin:

Oooooh… My kind of woman!


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2008/02/05 23:07

Les merveilles de la technologie

Le signal internet de MSNBC m’arrive une seconde et demi avant mon signal télé.

Go figure.


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2008/02/04 18:25

Tout le monde en parle et YouTube

Comme mes lecteurs (s’il m’en reste) ainsi que mes amis Facebook s’en sont apperçus, j’avais plus ou moins disparu du cyberespace ces dernières semaines… Ça m’arrive à l’occasion. Et ce ne sera pas la dernière fois. Quoi qu’il soit rare que je m’absente aussi longtemps.

Mais voilà. Je reviens de mes “vacances” pour reprendre mes activités et lorsque j’essaie d’accéder à ma page YouTube je rencontre ceci.

Argh! (Comme disait Shakespeare) Tous mes vidéos… tous mes extraits de la commission Bouchard-Taylor!… les heures et les heures que j’ai mis à éditer, réencoder et mettre en ligne tous ces extraits… les “relations” que j’avais développé avec d’autres utilisateurs qui appréciais mon contenu…

Tout ça… Pfuit! Envolé.

Je me répète: Argh!

Je fouille dans mes courriels et je m’apperçois que la dernière chose que j’aie reçu de YouTube sont trois messages quasi-identiques… je vous donne le premier:

YouTube | Broadcast Yourself™

Dear Member:

This is to notify you that we have removed or disabled access to the following material as a result of a third-party notification by Société Radio-Canada claiming that this material is infringing:

Tout le monde en parle: Imam Omar Koné (1 de 3): http://www.youtube.com/watch?v=4WcL393hIAA

Please Note: Repeat incidents of copyright infringement will result in the deletion of your account and all videos uploaded to that account. In order to prevent this from happening, please delete any videos to which you do not own the rights, and refrain from uploading additional videos that infringe on the copyrights of others. For more information about YouTube’s copyright policy, please read the Copyright Tips guide.

If you elect to send us a counter notice, please go to our Help Center to access the instructions.

Be aware that there may be adverse legal consequences in your country if you make a false or bad faith allegation of copyright infringement by using this process.

Sincerely,
YouTube, Inc.

Copyright © 2007 YouTube, Inc.

Les autres messages sont identiques mais concerne les deux autres extraits de l’entrevue.

Je note que je n’ai rien reçu m’avisant de la “suspension” de mon compte

Une recherche sur le site avec les mots “tout le monde en parle” donne ceci.

Tout plein d’extraits de l’émission originale française, mais plus aucun extrait de notre version “grand messe” bien à nous, animé par notre sainte bitche nationale.

Merde!

Bon. Moi, je n’ai rien contre le concept de droits d’auteur. Mais dans ce cas çi, je ne comprends tout simplement pas le problème.

En quoi est-ce que la publication de ces extraits sur Internet peut elle faire un tort quelconque au propriétaite des droits d’auteurs? Il ne s’agit pas ici d’une oeuvre écrite, mais plutôt de contenu d’actualité et d’intérêt publique qui devrait tomber sous le l’égide de la politique du fair use. Mais même sans ça, je ne vois pas en quoi le propriétaire des droits d’auteurs est lésé. S’il a l’intention de vendre des DVD de son émission, je prétends que l’enthousiasme des internautes à en publier des extraits intéressants ne fera que générer de l’intrêt et mousser ses recettes. (N’ont-ils pas encore compris?)

Je comprendrais si, comme le font maintenant les américains (Viacom, qui avait intenté la fameuse poursuite d’un milliard contre YouTube, a beau être agressive en ce qui concerne la défense des ses droits d’auteurs, elle a le mérite d’avoir rendu son contenu populaire, comme le Daily Show et South Park, disponnible via ses propres sites web) Je disais donc que je comprendrais si l’émission était disponnible sur le web, je serais alors entrain de lui piquer du traffic qui, dans son cas, lui rapporte des bidous. Et ça, je respecte! Moi, je veux que les créateurs tirent le maximum de leur travail.

Mais ce n’est pas le cas. L’émission n’est pas disponnible sur le web (à ce que je sache) et personne n’en tire de revenu une fois sa diffusion. Alors je pose sincèrement la question: En quoi est-ce que la publication d’extraits d’émission comme Tout le monde en parle sur YouTube pose t-il préjudice au propriétaire des droits d’auteurs?

Ajout: Après avoir longuement navigué les méandres de la section d’aide de YouTube, (Il veulent vraiment s’assurer que le problème n’est pas couvert par une de leur pages avant de nous laisser communiquer avec eux), j’ai finalement trouvé un endroit ou on peut plaider notre cause lors d’une “suspension” de compte… le hic, c’est qu’on a que 350 caractères pour le faire.

Voici le message que je leur ai envoyé:

I am back from a 6 week vacation of online activity to find my account has been suspended. I am an honest user concerned only with newsworthy public domain content. Any copyright violation on my part was unintentional. I always try to play by the rules. Having put lots of work into this account, I am hoping it can be reactivated. Thank you.

On verra bien.


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2008/02/03 01:57

Quand le politique inspire…

Je suis la politique de près depuis plus de 30 ans et j’ai beau réfléchir et essayer de trouver d’autres exemples de politiciens ayant la capacité d’inspirer à ce point… je n’ai jamais rien vu de tel.

Les seuls exemples qui me viennent à l’esprit sont des géants d’avant mon temps: Churchill… Kennedy… Lévesque…

Enfin j’ai la chance d’en voir un évoluer de mon vivant.

YouTube - Yes We Can Obama Song by Will.I.Am


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2007/12/07 14:31

Changement de cap… ou note concernant la présence de l’anglais dans ce blogue

Je m’apperçois que je commence à publier de plus en plus de liens vers des trucs anglophones… Et cela trahit quelque peu la « mission » originale que j’ai voulu donner à ce blogue. Je suis surtout sensible au fait que cela cadre mal aux yeux de certains avec l’image de promotion et de valorisation du français en Amérique que se donne Le Petit Émerillon.

Il faut comprendre que je suis 100% francophone, mais je suis aussi 99,7% anglophone.

J’ai ouvert ce blogue, il y a plus de trois mois, en grande partie parce qu’après m’être amusé à exposer sur Internet la partie anglophone de mon esprit pendant un bon moment, mon coté francophone commencait à s’agiter de plus en plus… Il avait lui aussi plein de choses à dire (surtout avec les récents changements de paradygmes au niveau de la politique canadienne et québécoise) et il n’avait pas envie de les dire en anglais… surtout que la minuscule quantité de lecteurs qui visitait mon site (surtout des filles, rencontrées sur MySpace, du Canada, des U.S.A. et d’ailleurs qui aimaient ce que j’avais à dire sur les femmes… et moi de répondre à la demande) n’avait ni le contexte pour comprendre ce que j’avais à dire là-dessus, ni l’intérêt.

J’ai donc démarré ce blogue au départ avec l’intention de le réserver exclusivement à mes “réflexions sur l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens” tout en continuant à déverser le reste de mon esprit dans mon blogue anglophone… Mais, vous savez, moi et la discipline personnelle… Pfff.

Trois mois plus tard, je me retrouve à administer un blogue francophone qui est lu et où participent une variété de gens aux idées diverses qui provoquent et stimulent ma réflexion et je suis complètement accro. (Je dois d’ailleurs me questionner sur le montant croissant de temps que cette activité est en train de me bouffer… A guy’s also gotta have a life at some point!)

Pendant ce temps, mon site anglophone amasse la poussière et le coté anglophone de mon esprit cherche des échapatoirs.

J’ai donc décidé d’officialiser un léger changement de cap pour Le Petit Émerillon. Disons qu’en plus de sa mission principale de promouvoir une identité francophone nord-américaine forte et de se pencher sur les débats de la société francophone, il se donne une sous-mission… Celle d’ouvrir aussi une fenêtre donnant dans l’univers anglophone qui nous entoure… un univers qu’il faut aussi apprendre à apprivoiser si nous voulons y tailler notre place habilement.

Je ne me gênerai donc plus pour vous parler de politique américaine et mettre des liens vers du matériel anglophone portant sur les aspects qui m’intéressent de la pensée anglo-saxonne mondiale (lire, surtout américaine) et son évolution.

[Note: Plus de profondeur sur ce "changement de cap" dans le prochain billet: Pourquoi "Le Petit Émerillon". J'ai décidé de morceller... ]


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2007/11/22 13:15

Réseau WiFi à Montréal

Pas encore assez loin à mon goût, mais c’est un bon début. À quand le métro?


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2007/11/09 19:00

En direct du congrès

19:06 : Je n’ai pas vraiment le temps de vous parler… on se demande où je suis. J’ai trouvé une connection gratuite (à condition de passer par une pub initiale) mais je dois aller à l’autre bout de l’édifice pour y accéder. [soupir] À quand le jour où l’idée d’installer une connection internet sans-fil spécialement pour les congressistes ira de soit? Enfin…

Si j’ai le temps je vous livrerai mes impressions…

Je retourne… c’est silencieux tout d’un coup… je crois que ça commence.


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2007/11/07 14:10

Fin des difficultés techniques

Désolé les amis, cela fait plus de 48 heures que tout le temps que j’aurais pu mettre à bloguer a plutôt été passé à essayer de comprendre et résoudre une série de problèmes techniques (trop longs à expliquer ici) qui rendait presque impossible la publication de nouveaux billets…

Mais voilà, tout est maintenant rentré dans l’ordre et je pourrai à nouveau me concentrer sur le contenu plutôt que le contenant.


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2007/10/28 18:52

Imam Omar Koné: A Star is Born (ajout)

Autre fait intéressant que je n’ai pas réussi à inclure dans mon billet d’hier. L’Imam possède, depuis le jour de l’enregistrement (et non de la diffusion) de son entrevue, sa propre entrée dans Wikipédia franco.

À date, toutes les modifs ont été faites par un dénommé CharityBernhard. Un compatriote blogueur que je ne connais que parce qu’AntiPollution semble déjà avoir eu maille à partir avec lui.


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2007/10/18 19:33

Les blogues… un potentiel encore embryonnaire

Le plus intègre de nos blogueurs partisans, David Chrétien, nous a livré, il y a peu de temps, sur son blogue « personnel, » (je ne savais pas qu’il en avait un) un papier d’une grande qualité sur la force et l’importance des blogues.

Citation de choix:

En plus, le blogue sert de lieu d’échanges et de discussions politiques qui se font maintenant plus rare dans la société. Il ne se fait plus, depuis longtemps, des échanges en lien avec la politique sur les balcons d’églises, des assemblées de cuisines. Celles-ci se déroulent donc ailleurs, dont pour la plupart, sur les blogues et sur les forums de discussions.

J’espère que le chef de son parti l’a lu. M. Dumont a raison de dire que la vrai politique se joue encore « sur le terrain. » Mais la chose à comprendre est qu’Internet est une nouvelle composante (réelle) du terrain qui est appelé à prendre de plus en plus d’importance… et que le changement se fait à un rythme tel en rapport aux échéances électorales que de ne pas y porter une attention particulière à ce stade-ci de son évolution est assez suicidaire pour toute organisation politique qui veut durer.


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2007/10/15 20:45

G.W. Bush: All Mashed-Up

Après Patrick Lagacé, voilà que Radio-Canisse nous parle du clip de W chantant Sunday Bloody Sunday de U2. Au moins, eux retracent et mentionent son créateur, contrairement à M. Lagacé qui a simplement posté le clip sur son blogue.

Mais j’aime toujours me vanter que j’ai moi-même mis ce clip sur mon (ancien) blogue (anglophone) il y a plus d’un an.

Oui les amis! Vous l’avez vu ici
avant tout le monde!!!

…genre.

Et surtout j’aime parler du premier truc du genre (à ce que je sache): W chantant Imagine de John Lennon que je préfère, et de loin. …même si le clip lui même fait un peu plus amateur.

Petite histoire de ce clip:

D’abord, il s’agit d’une track audio, produite par ces gens

puis, ce gars-ci, qui trippe en masse, prend la bande audio et, à partir d’images qu’il tire de partout, produit le clip suivant:

Je n’ai aucune idée si le gars qui a fait le clip de U2 était au courant quand il a produit le sien. Mais le sien est aussi un maudit bon clip.

BONUS
Pour mes amis de gauche (et anti-bushiens de tout genre) voici une toune qui faisait fureur sur le net lors de la campagne électorale américaine de 2004… le moment où mon obsession de comprendre ce qui ce passait chez eux était à son paroxysme. Son créateur l’a écrite et mise en ligne lors de la convention de « nomination » Républicaine qui se tenait évidemment à …New York.

Ça traduit assez bien mon sentiment à l’époque… malgré mes anciennes sympathies Républicaines.


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2007/09/30 22:59

Les dessous …du Web 2.0 (suite)

Appelez-moi naïf mais moi, je me plaisais à croire qu’Élodie G.-Martin était vraiment une « fille de droite » pro-adéquiste et anti-péquiste engagée… Bon, il est vrai que je n’avais pas encore eu le temps de faire autre chose que de « fureter » son blogue… J’en suis encore à mes premiers pas dans la blogosphère québécoise et donc n’avais aucune idée des soupçons qui couraient autour de la nature réelle de son identité. …Mais j’avais tout de même hâte de m’attaquer plus sérieusement à son blogue. (Ce pourquoi je déplore sa disparition)

En tant qu’(ex)adepte de la blogosphère politique américaine et anglo-saxonne qui essayait de s’immiscer dans celle de mon coin et d’en identifier les joueurs principaux, j’avais tout de suite noté le blogue d’ÉGM comme étant un des « bons. » Comprenez-moi, je suis loin de dire que ce type de blogue représente un idéal à suivre (comme j’espère que le mien le démontre) mais dans le grand espace de la libre-expression qu’est ce phénomène que l’on nomme « blogosphère, » il avait certainement sa place. Il faut tout de même admettre que le type de moyen d’expression qu’est le blogue se porte plutôt bien au discours du type « franc-tireur, » …comme en témoigne le succès des blogues les plus populaires.

Et un(e) auteur(e) qui peut, du même souffle, me faire rire aux éclats et me faire enrager est une denrée rare… que j’apprécie énormément. Même s’il (elle) dépasse parfois des bornes que je considère personnellement infranchissables.

Il faut aussi admettre que la capacité de M. Morin à mobiliser la rage de toute l’hémisphère gauche de l’agora virtuel contre lui n’est pas à négliger… voilà un autre signe d’un blogueur de talent (dans cette niche particulière.)

Bon. Fin des fleurs.

Le pot maintenant:

Comme j’ai dit plus tôt, je n’avais aucune raison, lorsque je jetais un coup d’oeil à son blogue, de croire que la blogueuse en question était autre chose que comme elle se présentait: Une travailleure autonome de Montréal ultra-militante (au point d’en être incohérente) qui adorait talonner et vilipender ses ennemis péquistes et gauchistes avec un verbe acerbe et méchant qui frôlait (et parfois défonçait franchement) les limites de l’acceptable. Et en tant que tel, je l’appréciais.

Je l’avoue, au début, lorsque j’ai eu vent de toute cette histoire, (c’est d’abord le blogue d’ÉGM lui-même qui m’a pointé l’article du Devoir, vendredi matin) je trépignais comme un enfant le matin de noël. J’avais vraiment hâte de voir la blogueuse à la langue qui pique gérer cette controverse…

Mais plus j’ai lu les billets, (qui se succédaient plus vite que ma capacité à les absorber) plus j’ai appris sur le fond de l’histoire et sur la réelle identité de cette « blogueuse » qui me divertissait tant, (en bonne partie parce que j’aimais l’idée qu’une fille se cachait derrière un blog aussi combatif) plus je me suis senti trahi.

(Je dois aussi avouer qu’une bonne part de ce que j’ai lu depuis que la controverse a éclatée, me porte à croire que si j’avais eu la chance de lire ce blogue plus en détail, depuis plus longtemps, je serais peut-être parmi ceux qui célèbrent aujourd’hui son départ)

Mais bon. Le pseudo est de bonne guerre depuis longtemps, en publication. Et j’en était, à la fin de la journée, à commencer à écrire un billet à saveur satirique où je pleurais la perte de mes illusions tout en enjoignant M. Morin à s’assumer en tant que « blogueuse. »

sauf que le retrait total du blogue, en soirée, m’a complètement fait perdre mon sens de l’humour.

J’ai soudainement compris (ce que plusieurs savaient déjà) que j’avais vraiment affaire à quelqu’un qui se cachait derrière une fausse identité pour dire des bêtise que l’auteur réel n’avais pas le courage d’assumer.

Pire, j’en ai tiré la même conclusion que Claude Villeneuve: Ce blogue n’était pas que l’affaire personnelle de M. Morin, mais avait l’approbation de son parti qui a « tiré la plogue » dès que les « vrai » médias ont commencé à fouiner de trop près.

J’ai instantanément perdu tout le respect que j’avais pour ce blogueur.

C’est une chose de se donner un pseudo ou une identité (ou même une personnalité) Web qui facilite ou complémente ce que l’on a à dire, surtout si c’est piquant. C’en est une toute autre que de se cacher derrière un écran d’ordi pour insulter les gens avec la certitude qu’on ne peut pas nous retracer et avec l’intention de fuir avant que ça nous rattrape. La première est un signe d’esprit, la seconde… les seuls mots qui me viennent à l’esprit sont: lâcheté abjecte et ver de terre.

Cela m’a lancé dans une longue réflexion sur tout ce phénomène du Web 2.0, dont l’expression ultime est la tenue d’un blogue personnel mais qui inclut aussi tout le phénomène du réseautage et du communautaire virtuel du genre Lavalife, MySpace, YouTube, etc… Et surtout sur le rôle qu’y joue l’anonymat.

Réflexion que j’avais l’intention de vous livrer ici… maintenant. Mais ceci est un blogue, pas un bouquin. Et j’ai l’impression de m’être déjà assez éternisé comme ça.

Je devrai donc vous tenir en haleine un peu plus longtemps au sujet de mes « grandes » réflexions blogologiques.

Avant de terminer, je vous laisse sur ceci:

Je me suis amusé, cet après-midi, à faire le tour des 30 ou 40 blogues politiques québécois les plus lus, pour voir combien était tenu par des gens qui affichaient clairement leur identité. Voici les résultats:

55% des blogueurs politiques s’identifient clairement ou démontre une volonté claire de faire ce qu’il font au grand jour, même s’ils n’affichent pas leur nom complet.

L’autre 45% se cachent derrière des identités opaques ou démontre un réel désir à cacher qui ils sont.

Ces « anonymes » se retrouvent partout le long de la courbe idéologique… droite, gauche, souverainistes et autres en possèdent chacun leur lot.

Non, la principale distinction entre les « publiques » et les « anonymes » est que les premiers font le plus souvent dans la réflexion sérieuse, et les seconds dans l’insulte, la menace et/ou la puérilité.

C’est à ces seconds que je m’adresse:

Le fait que votre réelle identité se sache vous empêcherait-il de continuer à bloguer comme vous le faites? Si la réponse est non, vous avez mon respect et je défendrai toujours votre droit d’expression même si ce que vous dîtes me pue au nez.
Mais si la réponse est oui, vous n’avez pas d’affaires dans le débat, vous êtes de simples « trolls » qui se font passer pour des blogueurs.

Et ici je pense particulièrement à Anti-Souverainiste. Plusieurs croient que tu es aussi Pierre Morin, si c’est le cas, tu as déjà perdu mon respect et je perds mon temps… Mais sinon je te défie de continuer tes activités au grand jour. Je continue à dire que la blogosphère a de la place pour des gens comme toi qui font ce que tu fais sans se cacher… Mais derrière ton masque, tu n’est qu’un vulgaire graffiteur de gros mots.

Mais je ne peut faire la leçon au pire anonyme de la droite sans aussi faire des remontrances aux pires « agents masqués » de la gauche: La gang de Reactionism Watch.

Hey, les boys! Je sais que le discours radical fait parti du « trip » révolutionnaire pis tout l’bataclan… Mais, en tant que personne modérée que les gens de gauche ont tendance à considérer comme de centre-droite (même si les gens de droite me considèrent plutôt à gauche) je me sens très concerné lorsque je lis un slogan comme celui-ci:

Centre-droite jusqu’à l’extrême-droite, nous vous surveillerons jusqu’à votre pulvérisation totale de la province de Québec

J’aurais moins de misère avec la violence sous-jacente de cette phrase si j’avais l’impression, même virtuelle, de voir le visage de ceux qui la scandent.

Oui, oui, je sais, vous êtes paranos et avez peur d’être fichés par la police et/ou les services secrets… Mais ce que je dis pour la blogosphère s’applique pour la vraie vie aussi. Quand on a le courage de ses convictions, on agit à visage découvert… et si ça veut dire être harcelé ou arrêté injustement par les autorités, ben c’est comme ça qu’on dénonce l’injustice de l’oppresseur, en faisant éclater son oppression au grand jour. En le faisant dans l’ombre, derrière un masque, avec la fuite dans l’âme, on se réduit à être perçus comme de simples casseurs criminels qui font peur à ceux qu’ils prétendent vouloir libérer.

Bon ça l’air que je me suis un peu laissé aller… et que je vous ai livré (sous-forme de montée de lait) une bonne part de l’analyse que je vous promettais pour plus tard…

Je sais, je viens de faire justement ce que je reproche aux autres… je me suis laissé aller à lancer des noms et des insultes…

Sauf que moi, je n’ai rien dit à qui que ce soit que je ne leur répéterais pas en personne.

Et je m’appelle Alain Berger.


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2007/09/29 21:05

Pub de la semaine

Contrairement à mes amis de gauche, je n’ai pas vraiment de problème avec cet univers marchand dans lequel nous sommes « contraints » d’évoluer. Enfin… je ressens comme eux ce certain malaise déshumanisant qui découle de ce système, mais je n’arrive pas à les rejoindre dans leurs conclusions en ce qui a trait aux causes… et encore moins aux solutions.

Ce blogue ne se gênera donc pas pour souligner toute pub que l’auteur a envi de mettre en valeur …pour quelque raison que ce soit.

Pour commencer, ça tombe bien, c’est un produit que j’endosse volontiers: