Billets tagués ‘Hillary Clinton’

2008/08/03 23:59

Calme américain, anxiété québécoise et le retour du goût d’écrire

Je sais, je ne publie pas beaucoup ces temps-ci. Que voulez-vous… c’est l’été.

En fait, c’est aussi surtout que je n’ai pas grand chose à dire…

La campagne présidentielle américaine commence enfin à se dérouler telle que mon esprit me dicte qu’elle se doit depuis le début (mis à part quelques moments de panique où j’ai failli perdre la foi…)

Malgré l’illusion d’une course dramatique et serrée que l’intérêt des médias (qui vivent un moment sans précédent du côté des cotes d’écoute de la couverture politique) dicte qu’ils continuent de nous présenter, la vague démocrate provoquée par le grand besoin de répudier le cauchemar de l’ère Bush est maintenant bien en place et (sauf cataclysme) absolument inévitable. La réhabilitation des États-Unis d’Amérique comme force positive et symbole d’espoir sur la scène internationale que plusieurs (dont Sullivan) prévoyaient sous Obama s’est entamée plus rapidement que je n’osais l’espérer.

L’inquiétude féroce qui m’habitait à ce moment-ci de l’année il y a quatre ans (alors qu’il m’aparaissait de plus en plus clair que Kerry se dirigeait vers une défaite qui n’était selon moi pas du tout inévitable et que je criais “God damn war heroes who turn into foolish old men!” dans mon salon) est complètement absente cette fois-ci. Le dernier vestige en fut cette ridicule hystérie dont j’ai été victime lors de l’interminable lutte à deux qu’est devenue la course à la candidature démocrate. Je dis ridicule car je soupçonne fortement que les mêmes forces que je décrit plus haut se seraient tout autant alignées sous Clinton et qu’à part un vague sentiment de déception à l’évanouissement du “rêve Obama”, mon sentiment présent au sujet de la dynamique américaine ne serait pas très différent.

Et pendant ce temps, juste pour me rassurer davantage, la campagne McCain (alias McThusalem) semble faire de son mieux pour nous livrer la reprise de Dole 96 que j’avais moi-même pressentie (et prédite lors d’un tac au tac avec l’Antagoniste en février dernier)

God bless war heroes who turn into foolish old men!

Du coté du sujet dont ce blogue a la prétention de se préoccuper, (”l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens“) je dois vous avouer que, contrairement au paysage idéo-politique américain, mon silence sur ce front reflète plutôt un profond cafard.

Je suis complètement déprimé par l’état actuel du “nationalisme québécois”… reflété (entre autre) dans la petitesse et les mièvreries qui ont entourés les célébrations du 400e de Québec. Je suis presque autant déprimé par les réactions de vierges offensées (I’m shocked, shocked!) enfantines et totalement déplacées autour du choix d’un ex-Beatle comme clou de l’évènement que par le fait qu’il ne semble pas être venu à l’esprit du comité organisateur que le choix d’un chevalier britannique de sa très britannique Majesté que nos politiciens n’ont pas eu le courage d’inviter (ce qui me déprime encore plus, j’y viendrai) contrastait étrangement avec l’idée d’un évènement sensé célébrer 400 ans de présence francophone en Amérique… Céline n’était-elle pas disponible?

[Pour quelqu'un qui a commencé en disant n'avoir pas grand chose à dire, je m'aperçoit soudainement qu'en fait, j'en ai gros sur le coeur... mon silence à ce sujet reflète davantage un trop plein qu'un manque...]

Je pourrais encore continuer longtemps, mais je vais plutôt me retenir et éviter la montée le lait typique… J’essaierai plutôt d’encapsuler mes pensées de façon plus concise dans les jours qui viennent.

Je dois aussi me remettre à une lecture plus approfondie des évenements locaux (que je n’ai suivi que de très loin cet été) …maintenant que je peux dormir tranquille au sujet des présidentielles.

En plus que ça commence à sentir les élections à Ottawa…


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2008/02/24 10:57

It’s On

Hillary la gracieuse…

Puis, quelques jours plus tard, Hillary l’indigné:

Smells like desperation…

La réponse d’Obama.


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2008/02/23 15:24

La prime virale

La politique ne se joue plus comme avant. Internet change la donne. On en a eu un apperçu en 2004 avec le phénomène Howard Dean… des levées de fonds sans précédent… composées de petites contributions spontanées venant de gens de toutes les strates qui viennent visiter le site du candidat et y faire un contribution de leur propre gré, parce qu’ils y croient… un enthousiasme communicateur que l’on qualifie aujourd’hui de viral. À l’époque de Dean, la pénétration de la culture Internet dans la société était encore telle que le phénomène était réservé à une poignée de “early adopters”… encore à ses premiers pas, il n’avait pas encore la masse critique nécéssaire pour soutenir une longue campagne. Le journaliste Tim Russert à son émission d’aujoud’hui: “En 2004, quand je suis allé en Iowa et que j’ai vu tous ces jeunes deaniacs avec leurs tuques oranges, très peu d’entre eux était de l’Iowa. Ces jeunes avaient été expédiés à partir d’autres états [pour venir travailler sur sa campagne]. Cette année, je suis retourné en Iowa et les jeunes qui faisaient tourner la campagne Obama étaient tous des jeunes du terroir.”

Je postule aujourd’hui qu’Internet cré un nouveau phénomène puissant et incontournable en politique électorale, la prime à l’enthousiasme… ou la prime virale. (Il y a surement un meilleur nom, mais ça ne me viens pas. Je suis ouvert aux suggestions… n’importe quoi qui ne contient pas “2.0″ dedans, c’est trop facile et ça sera dépassé d’ici deux ans.)

Cette prime ne se gagne pas à coups de politiques compréhensives dans son programme ou à la façon de l’ère des grands médias, en parlant la langue de clip et en tapant à répétion sur les même sept où huit mots clés qui définissent l’essentiel de son message tel que distillé par la firme de marketing. Ces éléments demeurent tout de même essentiels à la victoire, nous sommes encore dans un monde de grands médias… et ça va prendre encore un renouvellement de génération avant que la culture webisée pénètre complètement et qu’on commence à en saisir l’ampleur des effets et des possibilités. Mais au matin du 21e siècle, si un candidat veut arriver à profiter de l’énorme avantage que procure cette prime, il doit arriver à conjuguer ces techniques avec l’ingrédient essentiel qui permet d’y acceder: Capturer l’imaginaire de l’électeur… faire appel à la partie de son âme qui le poussera à vouloir participer… à vouloir contribuer… ne serait-ce qu’en cliquant sur un lien de plus.

Cela donne un certain avantage aux campagnes idéalistes (de tout accabit) qu’elles n’avaient pas avant. Autrefois, cet idéalisme, cet appel à l’élan de l’âme finissait toujours par s’écraser contre la redoutable efficacité de l’inévitable machinerie cynique d’un système de diffision d’information de masse hyper concentré. Mais aujourd’hui, grâce à la puissance et la facilité d’accès d’un simple clic, grâce à cette toute nouvelle façon de diffuser l’information qui laisse tout passer et qui permet la coalescence de toutes les sensibilitées, cet élan de l’âme trouve un exutoir, un endroit pour s’organiser… se définir… un endroit pour prendre forme lui donnant une masse critique telle qu’il est ignoré par “la machine” à ses propres risques. Le candidat qui réussit à faire appel à cet élan détient un avantage redoutable sur celui qui ne l’a pas… tout machiné soit-il.

Ceci dit, la prime virale à elle seule ne suffit pas. Le problème des républicains cette année est que de leur coté, elle a été entièrement capturée par Ron Paul qui ne possède ni programme compréhensif (responsable) ni la capacité de jouer le jeu encore nécéssaire des grands médias, mais qui a réussi à toucher la corde sensible de la valeur qui conjugue le plus noble élan de l’âme des sympathisans républicains: La liberté. Tant que le parti républicain d’aujourd’hui ne se réconcilie pas avec cette valeur et ce qu’elle signifie au 21e siecle, sa part possible de la prime demeurera orpheline. 

Mais si l’on réussit, comme l’a fait Barack Obama, à conjuguer programme et habileté à faire la clip avec la capacité de faire vibrer les cordes sensibles de l’âme de ”la frange branchée” de la population, on devient très difficile à battre.

Comment saisir qu’un candidat n’a pas capturé la prime? Je vous laisse sur une réflexion de la journaliste Norah O’Donnell que j’ai entendue à la télé aujourd’hui:

“Ça m’a frappé que dans ses discours, Hillary Clinton répètait encore: “…et visitez mon site web à www.hillaryclinton.com…” et je me suis dit: Ça fait vraiment an 2000, ça. Qui aujourd’hui, s’il veut obtenir plus d’information sur le candidat, a encore besoin de se faire dire comment faire?”

Cette réflexion fut inspirée par ceci:


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2008/02/23 12:56

Citation du jour

“You don’t count out a Clinton until the last of the final credits rolls up the screen.”
- Eugene Robinson du Washinton Post, à l’émission Tim Russert, expliquant pourquoi les médias n’ont pas encore déclarés que Clinton était finie.

C’est vrai. On en est au générique, n’est-ce pas?


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2008/02/21 21:58

“Change you can xerox”

C’est la phrase qui a soutiré les houlements de la foule.

Du changement qu’on peut photocopier. Une allusion autant à la rhétorique vide qu’aux allusions récentes de plagiat dans ses discours. (Obama venait pourtant de parier la question en indiquant que la personne à qui il est accusé d’avoir piqué des passages est un de ses présidents nationaux de campagne (national campaign chair) qui lui avait suggéré de les utiliser. En quoi y a-t-il plagiat?)

Obama n’a pas brillé plus que ça, mais Clinton avait besoin d’une bien meilleure performance si elle veut renverser la vapeur…

Ça n’est pas arrivé.


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2008/02/21 21:21

La gaffe?

Comme je vous disais dans mon dernier billet, Clinton a cité l’évenement du politicien texan qui ne pouvait énumérer les accomplissements législatifs d’Obama… j’écoutais d’une oreille distraite, mais pour les 10 ou 20 minutes suivantes, Obama a soutiré des applaudissements qui ont mulitplié par au moins cinq le niveau de décibels auquel on était jusque là habitués…

Puis, Clinton s’est fait hué quand elle a à nouveau voulu attaquer Obama…

Elle s’est fait hué.

Je ne crois pas que ce soit encore arrivé en 19 (!) débats.


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2008/02/21 21:10

Obama et les accomplissements législatifs

J’avoue que comme tous les partisans d’Obama j’ai pas mal grincé des dents quand j’ai été témoin de ceci quelques minutes avant la fin de la soirée d’élection mardi soir dernier à MSNBC. Le pauvre gars a été complètement happé par Chris Matthews. C’était pathétique… et ça n’a rien fait pour le meme (unité d’information culturelle sans égard à la vérité) qui dit qu’Obama n’est qu’enthousiasme et jolie prose… et qu’il n’a rien accompli qui puisse démontrer sa capacité à diriger le pays. Que nous sommes face à une “bulle” comme dit l’Antagoniste.

Mais Bon. C’est pas parce qu’un politicien local (il s’agit d’un sénateur d’état qui siège à la chambre du Texas, pas d’un sénateur national comme David le sous-entend par omission dans son billet) frappe un blanc à minuit moins cinq sur une chaîne cablée nationale que ça règle la question.

Je ne vous en aurais pas parlé… (comme tout partisan d’Obama, c’est un moment que je préfèrerais oublier) mais puisque l’Antagoniste le relève pour soutenir sa thèse, je me sens obligé de corriger le tir.

Tout d’abbord, voici ce que le sénateur texan en question a écrit sur son blogue le lendemain matin:

So . . . That really happened.

On Tuesday night, after an important and historic victory in the Wisconsin Presidential Primary by Senator Barack Obama, I appeared on the MSNBC post-election program. “Hardball” host Chris Matthews (who is, it turns out, as ferocious as they say), began grilling me on Senator Obama’s legislative record.

And my mind went blank. I expected to be asked about the primary that night, or the big one coming up in Texas on March 4, or just about anything else in the news. When the subject changed so emphatically, I reached for information that millions of my fellow Obama supporters could recite by heart, and I couldn’t summon it.

My most unfortunate gaffe is not, in any way, a comment on Senator Obama, his substantial record, or the great opportunity we all share to elect him President of the United States.

Il poursuit ensuite avec la litanie habituelle des accomplissements politiques et législatifs d’Obama.

Ensuite, voici ce qui s’est passé le lendemain, à l’émission de Chris Matthews où il a donné l’opportunité à une sénatrice nationale, Claire McCaskill du Missouri, partisane d’Obama, de venir défendre ses accomplissments au sénat américain. (La distinction est importante car cela en fait une collègue d’Obama. C’eut été grave si c’était le cas du texan, mais ce n’était pas le cas.)  

On ne parle ici que de ce qu’il a accompli dans le peu de temps qu’il a été au sénat américain, sans mentionner ce qu’il a fait en Illinois.

Note: Au moment où je vous écrit, Mme Clinton vient de citer l’évenement pour attaquer Obama au débat de ce soir.

Mais sans même parler de ses accomplissements, je vous invite à visionner ceci où un interviewer sceptique de droite déterminé à pieger de la même façon un jeune partisan d’Obama se fait avoir…. puis à lire le commentraire de Sullivan sur l’évenement. (J’ai publié avant lui, nia nia nia!)

En terminant, je vous invite à lire ce papier de Sullivan publié avant les fêtes qui explique très bien le potentiel réel représenté par sa candidature.

Nous ne sommes pas devant “une bulle”.

He’s a gamechanger.


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2008/02/19 23:20

« A fading Hillary Clinton » - AP

C’est dans le topo du fil de l’Associated Press ce soir.

Sa neuvième victoire en ligne. Et il gruge et surprend dans toutes les strates qui sont supposé être sa force à elle.

Je ne suis pas encore prêt a déclarer victoire… les Clinton ont le don de surprendre. Mais il devient de plus en plus difficile de voir comment il vont faire. Le Texas et l’Ohio sont supposé être le coupe-feu qui arretera la vague Obama. Mais au Texas, où Obama a donné son discours ce soir, il en est déjà à une marge d’erreur de la dépasser. Dernier espoir, les débats. Il y en aura deux d’ici là. C’est sa force à elle… sauf qu’il s’en tire beaucoup mieux à deux.

Sullivan avait raison au début du mois:

Two words come to mind when assessing Clinton’s apparent strategy to wait the primaries out till bigger, more fertile states: Rudy. Giuliani.

Comme j’ai dit, je ne suis pas encore prêt à célébrer la victoire mais…

Yess!!!


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2008/02/12 22:20

« Bush-McCain »

C’est la nouvelle formule d’Obama dans son discours de victoire ce soir… il l’a répété plusieurs fois à des endroits où l’on se serait attendu à entendre “Bush-Cheney”.

Ce n’est pas si ingénieux, mais le fait qu’il l’ait dit avant Clinton est un bon indicateur de qui est le plus confiant à ce stade-ci.

Je vous en parlerais plus en détail… mais je me tape encore la migration vers Wordpress.


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2008/02/11 16:02

« Hillary and the Band »

Tsé des fois quand le vieux mononc’ essaie d’adopter les modes d’expression de la jeune génération mais que ça marche pas pantoute?…

Voici la dernière tentative d’Hillary pour aller chercher les jeunes.


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2008/02/11 15:15

Une course signé George W. Bush

Sullivan nous livre un papier dans lequel il explore à quel point George W. Bush est le principal auteur du succès de McCain, de l’émergence d’Obama et du déraillement graduel du scénario Clinton.

And Bush is also the reason, I would argue, that Hillary Clinton’s meticulously planned coronation as the next Democratic nominee came unstuck.

It came unstuck because the depth of the Democrats’ disgust with Bush required more than just partisan revenge. And in the glare of the campaign, the Clintons began to represent for many Democrats the kind of politics that Bush himself had mastered. They remembered that before Karl Rove there had been Dick Morris: political consultants skilled at dividing and polarising electorates to get their candidate a 51% victory. Would reelecting the Clintons be in some way an endorsement of continuing Bush-style politics?

If Bush had not so enraged and dispirited liberals, Clinton would have been fine as the next career politician running their machine. But Bush had become for this generation of Democrats what Nixon had become for a previous generation. And they wanted a revolution against him and all he represented. They wanted someone who had clearly opposed the Iraq war in the first place and would not foment a new one against Iran. They wanted someone who wouldn’t require translation by Washington professionals – but could instead inspire and rally the broader public.

En autres mots, Bush a réussi à tellement décourager et dégouter les américains que cela a éveillé quelque chose en eux qui a rendu possible (qui demandait) une candidature transformative comme celle d’Obama.

C’est croire qu’il faudrait presque le remercier.


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2008/02/11 02:16

La gogauche d’Obama

…et la mauvaise foi de la droite.

Notre ami le Dissident porte notre attention sur cet exercice du National Journal qui consiste à comparer les votes des différents sénateurs afin de les placer sur une échèle idéologique allant de libérale à conservatrice. Il se régale que le choix du sénateur le plus libéral tombe cette année sur nul autre que la coqueluche de l’heure, Barack Obama.

Et il se targue de noter, comme le font tous les faiseurs d’echo de la droite qui aime à le citer, que le National Journal est une publication “non-partisane”.

Personellement, je ne peux m’empêcher de trouver ça quand-même drôle qu’il y a quatre ans, cette publication “non-partisane” avait comme par hasard remis le même prix à nul autre que… John Kerry.

Avouez que ça adonnait bien, non?

Ah oui, et devinez qui arrive deuxième cette année… Eh oui, Hillary Clinton. Facile, hein? [Erratum: Oups, j'ai lu en diagonale, elle arrive 16e.]

Moi, si j’étais Bernie Sanders, le sénateur socialiste (non, je ne vous niaise pas) du Vermont, je les poursuivrais pour vol de réputation.

Quand-même, c’est pas sérieux leur truc.


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2008/02/10 22:37

Obama prends le Maine

Un concours de plus aujourd’hui. Le Maine (24 délégués)

Obama 59%
Clinton 41%

Comme d’habitude, impossible de connaître la division exacte des délégués pour l’instant. l’AP nous estimes ça à 13 pour Obama et 8 pour Clinton, avec 3 encore à décider.

Les victoires d’hier étaient attendues par tout le monde et n’ont pas changé le script des médias. (Celui qui dit qu’ils sont nez à nez et que ça va continuer comme ça.) Celle d’aujourd’hui aussi était attendue sauf que la marge surprend, on croyait (et les courses précédentes ont démontré) que Clinton était plus forte que cela dans le Nord-Est. Voilà qui suggère des modifs au script; le buzz va recommencer en faveur d’Obama.

Y a-t-il momentum?


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2008/02/10 19:18

Le mystérieux système de primaires démocrate (ou la maison qui rend fou)

Ce matin, j’ai voulu vous offrir, cher lecteurs, l’information de la meilleure qualité possible, alors j’ai cherché à trouver le décompte de délégués le plus précis et compréhensif qui soit, afin de vous faire part de l’état réel de la course à l’investiture démocrate à la suite des concours d’hier.

Au bout de deux heures de recherches et vérifications assidues, non seulement je n’étais guerre plus avancé, mais j’avais complètement perdu confiance en la validité des chiffres que je vous ai déjà cité.

Mes amis, si vous cherchez à comprendre pourquoi il n’y a pas deux organismes médiatiques qui vous présentent les mêmes chiffres quand au décompte de délégués accumulés après toutes ces élections, de grâce… oubliez ça! Vous vous y penchez à vos risques et périls… croyez-moi, j’en reviens… quiconque s’aventure à essayer de comprendre dans le détail le système d’attribution des délégués du parti Démocrate met en péril sa santé mentale… Vous connaissez la maison qui rend fou dans Les 12 travaux d’Astérix? Même effet:

Non, sérieusement les amis, si vous tenez vraiment à vous exercer l’esprit, prenez un crayon et un papier et essayer de calculer la 32 512e décimale du chiffre pi. C’est plus facile… et plus éclairant.

Et surtout qu’intrépide blogueur que je suis, j’ai fait le travail pour vous. Les parts de santé mentale que j’y ai laissé sont non négligeables, mais j’ai l’habitude.

La raison principale pour laquelle personne ne peut donner de chiffres précis est que cinq jours plus tard, il est encore impossible de savoir à qui une bonne portion des délégués en jeu dans les 24 concours de mardi dernier ont été attribués!!! Par exemple, au Colorado (55 délégués) nous savons qu’Obama en a 19 contre 9 pour Clinton, mais il en reste encore 27 qui ne sont pas encore attribué. C’est comme ça dans une demi-douzaine d’états. Les explications sont aussi diverses et uniques que les états en question… Chaque état a ses propres règles à l’intérieur de paramètres nationaux aussi flexibles qu’il sont compliqués. Le tout étant le résultat d’un système dans lequel on a tellement pris l’habitude d’identifier le gagnant dans les premières étapes et qui à été tellement modifié en fonction du fait qu’il ne se rend jamais au bout depuis 40 ans qu’il n’est tout simplement pas équipé pour une lutte sérrée et dynamique comme celle-ci. Soudainement, les organisations de différents états se retrouvent à dépoussierer et appliquer des règles qui, au fil du temps, était devenues complètement académiques à ce stade-ci de la course. Le résultat n’est pas toujours clair, même pour ceux qui l’applique.

L’autre confusion viens du fait que presque tous les médias n’isolent pas les délégués commis acquis à chaque candidat et incluent dans leurs totaux une estrimation de l’appui du candidat parmi les superdélégués… Selon moi, c’est tout à fait irresponsable… j’élaborerai davantage la-dessus dans ma série de billets intitulés: Le cauchemar de Howard Dean qui commence ici. La chose à reteneir pour l’instant est que, quoiqu’on vous dise, la seule donnée qui compte dans la dymamique actuelle est le nombre de délégués commis (pledged delegates) acquis par chaque candidat. Ce que le médias nous présente sont des informations qui seraient utiles si nous étions, comme c’est le cas depuis 40 ans, devant une course déterminé par le momentum… Mais cette fois, ça semble ne pas être le cas et là, plus personne se sait comment lire une vrai chasse aux délégués.

Pour ce qui est de savoir qui est en tête, voici les chiffres bruts au moment où je vous écrit: Parmi les 34 courses qui ont déjà eu lieu, Obama a récolté 936 délégués et Clinton en a obtenu 896. Il reste encore 128 délégués qui n’ont pas été attribués. Tout le monde s’entend pour dire qu’une fois qu’il le seront, Obama aura une avance se situant entre 50 et 60 délégués sur sa rivale. Ensuite, il reste encore 1 257 délégués à aller chercher répartis sur 22 courses d’ici le début juin.

Ça en prend 2 025 pour décrocher la victoire.

Avantage: Obama (mais on est vraiment pas sorti du bois)


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2008/02/09 23:46

Tour du chapeau

Il y avait trois états en jeu aujourd’hui. Le Washington (78 délégués), le Nebraska (24 délégués) et cet echo d’un ancien pôle de la nation fracophone d’Amérique, la Louisiane (56 délégués).

Obama a tout raflé, un tour du du chapeau! En fait, si on veut être précis, on doit ajouter les U.S. Virgin Islands (3 délégués) qui a aussi été gagné par Obama.

Il y avait donc 161 délégués en jeu aujourd’hui. Comme d’habitude, nous ne connaitrons pas de décompte final des délégués avant demain, mais voici les résultats généraux:


Je n’ai pas de chiffres pour les Virgin Islands mais les médias l’ont déclaré pour Obama, la question est de savoir s’il obtiendra les trois délégués ou seulement deux. [Ajout: Il les a eu les trois! Est-ce que ça fait deux tours du chapeau?]

Quoi qu’on vous dise, il n’y a qu’un chiffre qui compte en ce moment dans toute cette histoire: Le décompte des délégués commis. Le reste n’est que spectacle. (Et quel spectacle!)

Ce matin le décompte en était à 861 pour Obama et 855 pour Clinton.

Chuck Todd, qui est pas pire dans ce genre de truc, nous dis que le décompte final ce soir fera passer l’avance d’obama de 6 à environs 60.

Avantage: Obama

Je reviendrai sur les républicains. Huck a planté McCain au Kansas, et à presque minuit, le Washington et la Louisiane sont encore trop serrés… pauvre McCain.


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2008/02/09 13:32

Nez à nez… mais quel nez!

Pour ceux qui s’inquiète de l’effet d’une longue guerre de tranchée entre Clinton et Obama sur l’unité du parti Démocrate cet automne (et j’en suis), voici une statistique qui devrait rassurer:


Mais ça montre aussi à quel point le choix est déchirant pour l’âme d’un Démocrate.

Contrairement à la règle générale (et à la situation actuelle du Grand Ole Party), les Démocrates se retrouvent devant un choix qui n’arrive pas souvent en démocratie: Un choix entre deux candidats qu’on aime.

Avantage: Euh… les Démocrates?


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2008/02/07 11:08

Match nul?

Pas si on regarde les finances.

 

En janvier, Obama a ramassé 36 millions en contributions à sa campagne. Battant non seulement tous les records de volume pour une telle période, mais aussi de nombre de petites contributions. On parle vraiment d’un mouvement de la base.

En comparaison, Clinton n’a ramassé que 13 millions dans la même période. Hier on apprenait que Mme Clinton en fut même réduite à “prêter” 5 millions de sa fortune personnelle à sa campagne pour demeurer compétitive dans la lancée vers ce supermégamardi qui, dans son plan de match original, était supposé être la victoire définitive qui mettait fin à la campagne (oups).

Hier matin, la campagne Clinton envoyait un courriel à ses supporters avec le défi de ramasser 3 millions en 3 jours.

Hier soir, on apprenait que la campagne Obama venait de récolter plus de 5.1 millions (la majorité venant de contributions spontanées via le Web) depuis la fermeture des bureaux de vote le soir d’avant. (Au moment où j’écris, on m’annonce qu’Obama en est déjà à 7.2 millons.)

Avantage Obama


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2008/02/07 00:08

L’argent d’Obama II

Ironie du sort. Le candidat appuyé par l’aile aisée du parti démocrate (Obama est fort chez les riches et les gens éduqués) est 27 fois moins riche que la candidate de l’aile des travailleurs. (Clinton va chercher ses appuis davantage chez les working poor)

c/c au Daily Dish


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2008/02/06 20:52

Match nul?

24 heures plus tard et on ne connait toujours pas le décompte officiel des délégués. Tout le monde est d’accord pour dire que la différence sera de moins de 10 et probablement en faveur d’Obama. Ça va, en effet, ressembler à ce que Chuck Todd nous donnait hier.

Ce que l’on sait, c’est le résultat du vote populaire. Purement symbolique dans ce concours, mais la symbolique compte.

Avantage: Clinton.


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2008/02/06 19:30

L’art de dire n’importe quoi

…et notre champion national en la matière.

M. Martineau se fie aux clichés de son esprit plutôt que de regarder les résultats. (Et cela de quelqu’un qui commença sa carrière en dénonçant l’anti-américanisme)

Les plus fortes majorités d’Obama sont justement dans les états du Sud et du Mid-West.

Mark Ambinder:

Obama won supermajorites in Alaska (75%), Kansas (74%), Colorado (68%), Minnesota (68%) and in the primary state of Georgia (68%). Obama’s margin of victory in Illinois was proportionately larger than Clinton’s margin in New York — more than enough to give him some extra delegates.

Bon. D’accord, les plus fortes majorité démocrates au monde ne donneront pas grand chose dans le “Vieux Sud” qui est maintenant un chateau-fort républicain (loyal à Huckabee et hostile à McCain), mais le Mid-West sera très compétitif et même favorable à Obama s’il est le candidat. Et surtout contre McCain, qui n’arrive qu’à se faire aimer des Républicains habitant dans les chateaux-forts démocrates.

Quand à savoir si l’Amérique “est prète”… plus personne ne se pose la question….

Quand un candidat noir obtient trois quart des Démocrates au Kansas, c’est une réponse en soit.


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