Billets tagués ‘droitisme’

2008/02/24 16:45

Mea Culpa: (Antagoniste != Cato) && (Kwebek != Heritage)

Il y a quelques mois, alors que je me familiarisait encore avec la sphère d’ici, j’ai écrit un billet intitullé Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? » dans lequel j’ai plutôt gratuitement affirmé ceci:

Car entre Antagoniste.net qui me sert du CATO Institute réchauffé et Kuebek qui me sert du Heritage Foundation de mauvais aloi (…) Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir quitté la blogosphère américaine.

Aujourd’hui, je me sens dans l’obligation de réviser ce jugement plutôt sommaire qui n’était pas sans sa propre dose de mauvais aloi de ma part.

Bien que son raisonnement semble plutôt ancré dans une variante d’objectivisme randien primaire, David l’Antagoniste est un ultra-partisan dont la cohérence idéologique est constament sacrifiée sur l’autel du combat rhétorique. Je l’admire quand-même beaucoup, dans son genre, il est le meilleur des environs. Pour chaque trahison opportuniste à la pureté idéologique de son coté du spectre, David sera prêt, statistiques et références au bout des doigts, à nous démontrer l’imminente sagesse de la chose. Eussé-je cette initiative… [soupir]

Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le courant idéologique représenté par le très non-partisan et plutôt pacifiste Cato Institute. Il y a huit ans, il était encore souvent associé aux parti républicain mais les politiques néo-conservatrices de l’administration Bush et l’affaissement de la direction du parti en chambre aux impératifs de la droite chrétienne en ont fait le premier des grands courants idéologiques de la droite américaine à dire bastà à la coalition. Déjà en 2004, la fissure était claire.

En fait, c’est surtout là que la comparaison perd sa validité. La démarche du Cato Institute s’inscrit en complète opposition aux politiques néo-conservatrices qui prône la légitimité de la coercition et de la force au nom de la liberté et du pluralisme (la vérité et son contraire) et au “conservatisme de la grandeur nationale” (National Greatness conservatism) représenté par John McCain. (Je dois d’ailleurs dire que je commence à être plutôt séduit par une nouvelle génération d’intellectuels au sein de ce mouvement qui semble enfin pousser la réfexion plus loin… dans une direction plus responsable et mature que l’utopie libertarienne simpliste qu’on me présentait il y a 15 ans… et ça me plait).

Et maintenant (et surtout) Kuebek. J’ignore qui est derrière ce blogue… je ne sais pas si c’est le type au cigare qui se présentait dans sa première incarnation ou s’il s’agit d’un jeune boutonneux à la plume agile… mais là aussi, on est, en fait, loin du Heritage Foundation (quoi que pas aussi loin que l’exemple précédent). Le Heritage Foundation est un think-tank paléo-conservateur à la Pat Buchanan, honorable, travaillant, attaché à un schème de valeurs traditionnelles cohérent et sage… mais ne brillant pas particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre ses thèse dans les sphères platoniciennes de l’académie.

L’auteur derrière Kuebek, par contre, est à mon avis, un authentique intellectuel conservateur. Un intellectuel se doit de toujours questionner et remmettre en question la “sagesse conventionnelle” qui semble tous nous guider… et de le faire à l’aide d’arguments rhétoriques cohérents et bien ficelés en ramenant les concepts à leur essence. C’est sombre… c’est parfois hautain… mais c’est fondé sur un regard lucide… et il y a là une façon d’éclairer les choses… autrement… qu’il est toujours bon de considérer lorsqu’on tente de contempler la vérité (activité autant louable qu’impossible).

Je le lis et j’ai une autre comparaison qui me reviens constament à l’esprit quand je pense aux écrits anglo-saxons que j’apprécie, une qui, cette fois-ci, fait acte de sincère compliment.

J’ai trouvé mon WFB.


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2008/02/23 22:04

Jacques Brassard est un néo-con!?

Ah ben… je l’avais pas vu évoluer, celle là… Ça l’air que l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard qui n’a jamais eu la langue dans sa poche s’est donné comme mission ces dernières années de combattre le réflexe anti-Bush primaire des québécois.

Son plus récent effort est en étalage chez l’Antagoniste.

Bon. Moi, je n’ai pas de problème à l’idée de combattre l’anti-américanisme primaire de mes concitoyens, il m’horripile aussi. Je n’ai pas de problème non-plus à mettre toutes les bémoles du monde en parlant des républicains (et même, parfois, de l’administration Bush) et à combattre leur démonisation systématique et grossière qui coule si facilement chez nous et qui, si elle était dirigée envers un groupe ethnique, releverait du plus pur racisme. J’ai moi-même déjà eu des sympathie républicaines… j’aurais voté systématiquement pour le parti de Reagan… j’appuyais Bush père en 88, j’aurais probablement voté Perrot en 92… mais j’appuie sytématiquement les démocrates depuis 96*. Bill Clinton m’a convaincu que les démocrates étaient réconciliés avec le libre-marché, mais surtout, j’ai été trop effrayé par la montée de la droite religieuse chez les républicains. Comme plusieurs ex-républicains je pourrais dire que ce n’est pas moi qui a quitté les républicains, ce sont les républicains qui m’ont quitté.

J’aime profondément les États-Unis d’Amérique. Je ne suis pas gêné de le dire, l’amour que je porte pour cette culture n’a d’égal que celui que je porte pour la mienne qui lui ressemble plus qu’elle ne l’admet. Et j’affirme sans ambages que la déclaration d’índépendance et le préambule à la constitution forment le plus important document politique de l’histoire de l’humanité à ce jour.

C’est de cet amour et cette conviction qu’est puisé ma profonde colère envers l’administration Bush… et l’intense anxiété que je ressens pour chaque minute de pouvoir qui lui reste. L’administration Bush est un concentré des pires éléments et factions des administartions Nixon, Ford, Reagan et Bush père… (a kind of perfect storm) et ils ont transfiguré la constitution et l’esprit qui animait ceux qui l’ont écrite en créant une présidence impériale ayant l’autorité de suspendre les droits d’habeas corpus pour quiconque elle soupçonne “d’intentions terroristes”… Ils ont, en somme, créé un “crime de la pensée” sans recours judiciaire!

“Freedom is the freedom to say that two plus two make four. If that is granted, all else follows”
- George Orwell, 1984

Ajoutez à ça l’autorisation explicite d’actes de torture et une guerre étrangère non-existentielle et on s’approche dangereusement de tout ce contre quoi cette nation fut fondée.

“The means of defense against foreign danger historically have become the instruments of tyranny at home.”
-James Madison

C’est vrai qu’on a l’anti-américanisme et le réflexe go-gauchisant facile, ici au Québec. Pas mal trop à mon goût à moi aussi. Mais en reprenant aveuglément chez-nous, les thèses d’une idéologie dont les huit dernières années racontent l’histoire de son tragique chant du cygne et de son discrédit le plus abjecte, M. Brassard continue le tort irréparable qu’elle a fait, toute bien intentionnées et nobles soit ses intentions, à la réputation (et surtout à l’âme) de ce pays…

Je continue à ne pas comprendre que notre droite naissante semble incapable d’assimiler les leçons des échecs de ses modèles américains.

Au début, quand j’ai démarré ce blogue et que je me familiarisait avec le coté droit de notre sphère, j’ai assez gratuitement comparé Antagoniste.net à du Cato Insttute réchauffé et Kwebek au très conservateur Heritage Foundation. C’était avant de mieux les connaître… j’avais aussi ajouté à la blague que je m’attendais à tout moment de voir un néo-con apparaître pour me servir du AEI.

Je ne pensais juste pas que ce serait Jacques Brassard!

-

*J’ai flirté avec l’idée de reconsidérer les républicains de George W. Bush au début de la campagne de 2000… pendant 0,023 secondes.


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2008/02/22 19:38

Gauche floue

J’en suis encore à me replonger dans la sphère d’ici après mon séjour américain et je viens d’avoir un petit coup de coeur pour ce blogue. (Désolé Yvan, je n’y suis pas allé avant. My loss.)

Me qualifiant moi-même d’une certaine “droite floue”, c’est difficile de ne pas être séduit.

Il ne publie pas souvent, mais c’est de la qualité.

Et surtout, c’est très difficile pour moi de ne pas tomber pour des slogans comme:

Bien des erreurs sont nées d’une vérité dont on abuse. (Voltaire)

Et sur le site jumeau anglophone:

Doubt is not a pleasant condition, but certainty is an absurd one. (Voltaire)

C’est l’essence de ce que j’appelerais mon conservatisme du doute.


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2008/02/11 20:26

La droite de chez nous

Un très estimé lecteur a fait un commentaire aujourd’hui qui a finalement mis en mots une réflexion qui me ronrone dans le fond du crâne depuis que j’observe (non sans espoir) la montée de cette nouvelle droite conservatrice de chez nous que d’aucuns ne soupçonnaient l’existence il n’y a de ça que cinq ans dans le paradis social-démocrate que l’on croyait (à tord) faire notre distinction.

Il s’agit de M. Bergeron, un américain résident de la Californie qui répond au Dissident, ce (nouveau?) blogueur de chez nous qui tire nettement à droite.

Ronald Reagan est mort, [le] conservatisme a échoué, le parti républicain est divisé. Les gens les boudent, parce qu’ils n’ont pas d’idées nouvelles à répondre à nos besoins et nos problèmes c’est toujours la même chanson: moins de gouvernement (sauf dans le bodoir), moins de taxes pour les riches (alors que le fardeau remue aux travailleurs de la classe moyenne), plus de dépenses militaires pour les guerres glorieuses, plus de moralisation à faire Jésus vouloir vomir, pour le reste vous êtes seuls, “you’re on your own!”

Puis en terminant, il fait référence au fait que notre ami Dissident semble s’être approprié certains des symboles de Batman:

Mathieu, je crois pas que vous ne trouverez pas un plus grand libéral (au sens américain) que Bruce Wayne, c’est l’exemplar sans pareil du “Limousine Liberal.” I’m sure the irony is not lost on you, since you call yourself the “Dissident”, even though your side is currently in power, both in Canada and here in the US. Bush isn’t gone yet.

Ce n’est pas sans un certain plaisir et soulagement que j’ai constaté que nous avions une droite (plus ou moins) cohérente dans ma nation. Qu’une certaine alliance était possible de ce coté du paysage entre le pôle de Calgary et celui de Québec (qui se découvre à peine) afin de contrer l’hégemonie étatiste et centralisatrice du parti qui prétend définir l’âme même du pays depuis 1967. C’est vrai qu’aujourd’hui, la droite vit une certaine heure de gloire ici… et on a nettement l’impression qu’on en est encore qu’au début.

It’s Morning in the Great White North.

Pour ma part, je suis loin de m’en désoler. J’ai passé ma vie dans une société qui penchait universellement à gauche, pendant qu’on se divisait entre souverainistes et fédéralistes… Ce n’est pas sain. Les éléments bénéfiques des courants de droite (il y en a) n’ont pas encore assez eu la chance de faire effet à mon goût sur ma société. Pour quelqu’un qui se targuait d’anarcho-capitaliste en 1987 (j’étais jeune, j’ai beaucoup évolué depuis, mais quand-même), je regarde la montée de la droite politique et je dis: Y était temps!

Sauf qu’en tant qu’amateur de la politique américaine, je partage entièrement l’analyse de mon lecteur. La droite conservatrice américaine est épuisée… dogmatique… finie.

Elle est dûe pour une bonne traversée du désert.

Je regarde notre droite à nous se péter les bretelles… ces gens semblent encore tout à fait inconscients des nombreux endroits où le projet américain sur lequel ils fondent leur démarche a complètement échoué. Je les voit partout répéter les mêmes erreurs et semer le même poison corrosif qui a fini, à force de contact, par s’introduire jusque dans l’âme du mouvement américain qui s’en servait. Jusqu’a ce qu’il devienne la caricature grossière et tristement réelle que nous décrit M. Bergeron.

Les conservateurs (petit c) d’ici se sentirons bien seuls dans le monde ante Bush… et ils ne dureront pas longtemps s’ils persistent à émuler un mouvement moribond plutôt que d’adapter leur idéologie (et surtout leur approche) au 21e siécle et à un monde qui s’apprête à s’axer nettement sur le progressisme.


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2008/02/11 02:16

La gogauche d’Obama

…et la mauvaise foi de la droite.

Notre ami le Dissident porte notre attention sur cet exercice du National Journal qui consiste à comparer les votes des différents sénateurs afin de les placer sur une échèle idéologique allant de libérale à conservatrice. Il se régale que le choix du sénateur le plus libéral tombe cette année sur nul autre que la coqueluche de l’heure, Barack Obama.

Et il se targue de noter, comme le font tous les faiseurs d’echo de la droite qui aime à le citer, que le National Journal est une publication “non-partisane”.

Personellement, je ne peux m’empêcher de trouver ça quand-même drôle qu’il y a quatre ans, cette publication “non-partisane” avait comme par hasard remis le même prix à nul autre que… John Kerry.

Avouez que ça adonnait bien, non?

Ah oui, et devinez qui arrive deuxième cette année… Eh oui, Hillary Clinton. Facile, hein? [Erratum: Oups, j'ai lu en diagonale, elle arrive 16e.]

Moi, si j’étais Bernie Sanders, le sénateur socialiste (non, je ne vous niaise pas) du Vermont, je les poursuivrais pour vol de réputation.

Quand-même, c’est pas sérieux leur truc.


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2008/02/07 15:33

CPAC

Non, il ne s’agit pas ici de la “chaîne parlementaire” (la réponse canadienne à C-SPAN)…

S’il existe un coeur à la droite conservatrice américaine, s’il existe un endroit où la “vast right-wing conspiracy” (qui, selon certains de gauche, est derrière tous les maux du monde) se rencontre et coordonne ses activités, c’est à la Conservative Political Action Conference. Le rassemblement des gardiens de l’orthodoxie du conservative movement qui tient le parti Républicain d’une main de fer depuis 1980.

Cet organisme/évenement fondé en 1973 par une petite bande de purs et dûrs (dont l’histoire remonte encore à plus loin) non content de la direction du parti (quelqu’un a t-il dit SPQ Libre?) a, au fil du temps, réussi à s’imposer et à devenir un des pôles les plus importants de l’univers politique américain.

Ce sont les bonzes de ce même groupe qui, aujourd’hui, livre une guerre sans merci à McCain qui a une longue histoire d’apostasie sur plusieurs de leurs dogmes. Certains sont même allé jusqu’à dire que si McCain est leur candidat ils supporterons Clinton!

Une des raisons de leur véhémence est que c’est la première fois depuis Reagan qu’ils ne réussissent pas imposer leur candidat au parti. (à l’époque, Nixon n’était pas leur candidat, trop libéral… même chose pour Ford)

Plusieurs disent que le “mouvement” préférera la protection de l’orthodoxie à une victoire. Si McCain ne s’agenouille pas devant eux en promettant de ne jamais dévier des dogmes, ils le rejetterons. Ils ne voterons jamais pour les Dems (un bluff transparent), mais ce mouvement a une longue tradition d’abstention.

Sauf que si McCain se prosterne trop devant eux, il perdra les modérés qui l’ont élu.

Cet après-midi, McCain s’adresse à la CPAC …sur la même tribune sur laquelle Romney a concédé plus top aujourd’hui. Devant le même public!

15:23

Le discours commence à l’instant.

Nous sauront bientôt si la greffe prendra.

Les parallèles avec le PQ sont ahurissants.


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2008/02/06 14:16

CNN vs MSNBC

Hier, je vous recommandais de suivre la soirée des primaires sur MSNBC plutôt que CNN. Après avoir lu ce billet de Stéphane W, où il nous rapelle à quel point CNN dedmeure LA référence pour tous les autres services de télé dans le monde, j’ai cru bon d’approfondir les raisons de ma préférence pour la petite chaîne rivale.

Outre le fait que CNN demeure le leader en ce qui a trait au rodage technique et à la capacité d’en mettre plein la vue au téléspectateur avec tous les effets spéciaux, les studios tapissés d’écran hyper-géants et le sérieux du contenu, la différence principale entre les deux chaînes tient à le teneur de l’équipe.

CNN est une chaîne journalistique qui tente de réunir les plus grands talents dans le monde de l’information. Le verni de sérieux et de neutralité journalistique (à la Bernard Derome) de ses chefs d’antenne fait parti de sa marque de commerce et elle y tient (une exception: Lou Dobbs).

Comme j’ai déjà expliqué, MSNBC est le fruit d’une alliance visant à mettre en commun les ressources télé de NBC News avec le savoir et les ressources Internet de MSN en se donnant le défi de brouiller la frontière entre la télé et Internet. Je qualifierais le résultat comme ceci:
L’info continue à l’heure de la blogosphère.

MSNBC, tout comme FOX News, le troisième joueur principal dans l’univers américain de l’info continue, brouille davantage la distinction entre l’information et l’opinion à laquelle CNN tient mordicus. Sauf que contrairement à FOX qui fait exclusivement dans la droite réactionnaire et la propagande Bush-Cheneyenne, MSNBC réunit des voix de tous les coins du spectre dans des discussions plus franches qu’à CNN mais plus honnêtes qu’à Fox, où tout le monde a sa place… un ton plus en ligne avec celui de l’Internet.

Comment ont-ils réussi? En formant une équipe qui mélange des journalistes à la CNN avec des anciens insiders mordus de politique… des passionnés qui aiment vraiment ça… (comme moi) et ça parrait.

Quelques exemples:

Chris Matthews: Une des deux têtes d’affiches principales du réseau. Matthews sort tout droit de l’ère Kennedy, ancien membre du Peace Corps, il fut un speechwriter pour Jimmy Carter puis le chef de cabinet de Tip O’Neill, le Speaker (Démocrate) de la chambre des représentant sous l’ère Reagan. Aujourd’hui, Il est l’animateur de Hardball, l’émission référence (souvent parodié à Saturday Night Live) de l’univers politique où la langue de bois est interdite. Son amour du franc-parler n’a d’égal que son amour du grand jeu de la politique et de ceux et celles qui ont le courage de s’y mouiller… son style agressif fonctionne parce que le plaisir visible qu’il prend à faire son travail est contagieux et que le profond respect qu’il porte aux politiciens des deux cotés est si visiblement sincère qu’il se fait tout pardonner. (Quoi que recemment la blogosphère de gauche s’est prise d’une sérieuse dent contre lui parcequ’il aurait fait des commentaires sexistes au sujet d’Hillary Clinton. À tel point qu’il fut forcé de “s’excuser”. En ce qui me concerne, il demeure le meilleur.)

Joe Scarborough: Un autre sympa qui ne fait pas dans la langue de bois. Ancien journaliste de Floride, Joe s’est lancé en politique (du coté Républicain) dans les années 90 et qui a été porté au congrès par la Gingrich Revolution qui redonna la chambre à son parti et escalada l’hystérie partisane de l’époque Clinton. Trop intègre (et grande gueule) pour une longue carrière en politique, Joe a gagné mon estime en 2004 alors que ses analyses et prédictions “sans illusions” n’avaient cesse de s’averer plus vraies que toutes les autres.

Keith Olbermann: L’autre tête d’affiche du réseau, Olbermann n’est pas un ancien politicien, mais est tout de même une sorte de transfuge dans le monde de l’information. Keith Olbermann s’est fait un nom comme journaliste sportif au style érudit, acerbe et incisif… avec tout un sens du punch! MSNBC l’a engagé en faisant le pari que son style était idéal pour le ton que la chaîne voulait donner à l’actualité. Ça fonctionne parce que le mec n’est clairement pas un deux de pique… et quand il fait dans le puéril, il y donne une dimension second et troisième degré qui fait sourir le téléspéctateur averti. Il s’est imposé autant comme la réponse de l’inteligentia de gauche à Bill O’Reilly, sa tête de turc préféré, que comme la version “real news” de Jon Stewart. Avec Countdown, sa revue quotidienne de l’acualité, il s’est gagné, depuis 2004, une estime sans pareille dans la blogosphère gauchiste (à la Daily Kos) en reprennant plusieurs de leurs causes à son émission alors que personne d’autre dans les grands médias ne voulaient en parler (comme les controverses électorales de 2004 en Ohio) et en ne lachant pas prise contre l’administration Bush. Aujourd’hui, il est un des “intouchables” du panthéon de la blogogauche. (Ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre face à ses patrons.)

Le choix entre CNN et MSNBC se résume, selon moi, comme suit:
Si vous voulez votre actualité politique livré par des professionnels de l’info s’adressant à M. et Mme. Tout-le-monde, allez chez CNN. Si, par contre, vous préférez votre actualité politique livré par des mordus de politique s’adressant aux mordus de politique, MSNBC est pour vous.

Demandez aux autres mordus et insiders de la politique américaine comme Michel C. Auger ou John Parisella quelle chaîne ils regardent.

Avant de terminer je veux vous livrer un exemple du style souvent plus informel qui fait le charme de la chaîne.

Au printemps dernier, baucoup d’encre coulait dans l’univers des classes bavardes pour reprocher aux chaînes d’info continues de consacrer tant de temps d’antenne aux histoires à la Britney Spears/Paris Hilton… la blague du moment était qu’il n’y avait plus de différence entre E!, le réseau dédié au vedettes, et CNN. À l’époque, MSNBC n’était pas tellement mieux que son compétiteur. La situation s’est résorbé depuis… en partie à cause de l’importance des élections, mais aussi en réaction à un certain ras-le-bol du public. Mais si on peut identifier un évennement qui a commencé à faire renverser la vapeur, il s’est produit à MSNBC alors que Mika Brzezinski la co-animatrice (que j’avoue trouver très hot) de Joe Scarborough se révolte un matin:

Oooooh… My kind of woman!


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2007/12/13 10:21

Mon intellectuelle américaine préférée

Trop à droite pour la gauche, trop à gauche pour la droite, trop radicale pour le centre (My kind of thinker!), Camille Paglia, nous livre son survol mensuel de l’actualité politique et culturelle américaine. Délicieux, comme toujours.

Si vous ne lisez qu’une chronique américaine par mois, je vous conseille Paglia.

Intro:

Is there a lamer duck than George W. Bush? Bumbling and fumbling even more than usual in his inability to finesse the embarrassing release of an intelligence report on Iran’s stand-down of its nuclear program four years ago, Bush has seemed moody and unnerved by his marginalization in the news, which is swamped by sharp primary skirmishes in both parties.

With Vice President Dick Cheney, our Styrofoam iron chancellor, having been rushed to the hospital the prior week for yet another heart scare, the U.S. government seemed to have an ominous vacuum at the top. But America’s enemies shouldn’t relax: Nothing is more dangerous than the reflexive lashing out of a regime in decline. Iran is still a mighty big target for an inept administration desperate for a legacy. Never mind the innocent Iranian civilians who will be slaughtered in a “surgical” aerial bombardment. Nameless, faceless, they don’t matter in the White House craps game of high-stakes Mideast strategy.

Continuez la lecture.


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2007/10/27 16:26

Kuebek… un retour?

Wouhou! Mon blogue archi-conservateur préféré, Kuebek, a remis ses archives en ligne… après les avoir enlevées il y a peu de temps en nous disant qu’il terminait ses activités.

Le blogueur serait-il sur le point d’effectuer un retour?


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2007/10/20 20:31

Le discours poubelle

Décidément ce ne sont pas toujours les billets qu’on pense qui font écho…

Il y a peu de temps, je posais la question de façon un peu cavalière et sans penser qu’elle aurait d’echo : Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? »

Dans ce billet je reprochais à certains blogues de droite de nous livrer du réchauffé d’idéologie états-unienne et aux blogues proprement partisans adéquistes de faire dans le populisme aveugle.

le défunt Kwebek, que j’avais comparé au Heritage Foundation le think tank « paleo-conservateur » états-unien, avait repris mon billet en citant la partie où je parlais de lui sans vraiment s’en défendre dans un billet intitulé : « Kwebek = Heritage Foundation. » Puis, il ferma son site peu de temps après. (Je ne fais pas de lien)

Du côté gauche de la sphère, Capitaine Virgil fut inspiré à livrer sa pensée sur le manque de volonté de réflexion et d’échanges qui semble être plus prévalent du côté droit en posant la question : « Y a-t-il une droite intellectuellement rigoureuse dans la blogosphère québécoise ? »

Mais voilà que du côté droit de la sphère se pointe justement un blogueur sérieux, intéressé au dialogue et qui, déplorant lui aussi la qualité du discours qui existe des deux côtés de notre sphère, mais qui semble prédominer à droite, en appel à un discours d’une plus grande qualité.

Il s’agit de l’excellent blogueur affilié à la droite (mais qui vient de faire son « coming out » radio-canadien) Jonathan Hamel, auteur du blogue La Sphère des Idées J.H. qui nous livre cette réflexion dans un billet intitulé : De la réflexion svp…

Citation de choix:

…plus que jamais, je deviens farouchement hostile à tout ce qui ressemble à du blogue trash, le genre qui se complait dans les insultes, qui reproduit ad vitam eternam des photos de leur adversaire politique et qui livre tout leur blogue à de la critique ponctuelle et continuelle. Ces blogues réactionnaires autant à gauche qu’à droite deviennent des instruments de propagande haineuse qui minent nécessairement les fondements d’une réflexion honnête sur les enjeux politiques et sociaux.

J’en profite pour reproduire une partie de la réponse que je lui ai laissé (moins les horribles fautes)

Je ne crois pas qu’il soit possible de se débarrasser du « discours poubelle » dans la blogosphère (ou même dans la société) … Il a d’ailleurs son utilité en tant que baromètre des bas instincts qui grouillent au fond de chaque tendance. (et donc au fond de nous tous) L’idée, que je crois qui fait défaut dans notre région de la sphère, est de faire une distinction plus marquée entre ceux qui font systématiquement et gratuitement dans ce type de discours et ceux qui sont plus intéressés à un débat évolutif où même à promouvoir une idée ou une idéologie spécifique. Même si ces deux derniers peuvent aussi tomber dans ce premier type de discours à l’occasion. Le blogue n’est pas qu’un espace de réflexion sérieuse (même si c’en est un excellent) C’est aussi un espace de réaction instantanée… de « montées de lait » …où il arrive que des vérités plus profondes soient exprimées côte à côte avec des propos regrettables (et souvent regrettés) … C’est de bonne guerre comme on dit, et c’est en partie ce qui distingue le blogue du discours d’opinion journalistique …et qui en fait son intérêt.Pour ma part, je ne consulte à peu près pas les blogues qui ne rencontrent pas mes critères personnels de niveau de discours (Qui a le temps? Il y en a tant de bons!) donc je n’en parle pas sur mon blogue. Je suis convaincu que l’apparente popularité de certains « blogues poubelles » serait grandement réduite si certains blogues (surtout à gauche) supposés plus raisonnables pouvait arrêter de tomber dans le piège en les dénonçant incessamment. …ainsi moussant leur popularité et encourageants leurs auteurs à escalader leurs pitreries.

C’est bien quand même de voir qu’il y en a à droite qui sont ouverts à la réflexion sérieuse et à défendre leurs idées avec autre chose qu’un jeu enfantin de tac au tac. Ça en prend, si on veut éviter le discours qui ne prêche qu’aux convaincus dont a peur Cap. Virgil.

Jonathan, en plus de me faire des compliments qui courent le risque de m’enfler dangereusement la tête, non mais c’est gentil quand même, semble aussi avoir presque deviné la réelle inspiration derrière le choix du Nom : « Le Petit Émerillon » et ce, de façon intuitive. Ça mérite un coup de chapeau.


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2007/10/17 22:59

Suis-je « de droite? »

J’avoue que depuis que l’intrépide Capitaine Virgil a dit qu’il ne me croyais pas lorsque je dis que je suis « de droite, » (en fait, je ne crois pas que j’aie déjà dis ça comme ça, j’essaie toujours de nuancer) cela m’a un peu piqué et me pousse à vouloir polir mes « épaulettes » de droite afin qu’elles paraissent mieux.

Comme cela transparait dans le commentaire que je lui ai laissé.

Citation: [Est-ce prétentieux de se citer soi-même?]

Bien qu’élevé par des hippies granos [et] pionniers du genre, moi, à la fin des années 80, j’étais partisan et admirateur (je suis toujours admirateur) de Reagan, Bush (père), Thatcher, Mulroney et Bourassa… et j’étais branché sur un certain courant idéologique américain libertarien[, capitaliste] et vaguement anticlérical dont le meilleur représentant auquel je peux penser est l’économiste Milton Friedman. J’ai beaucoup cheminé depuis, je suis aujourd’hui plus partisan d’une certaine approche conservatrice que j’entends définir plus en détail au fil du temps, mais ces idéologies de droite demeurent mon point de départ.

Je parle souvent d’un cheminement conservateur… où d’une approche conservatrice… mais je n’explique pas souvent ce que je veux dire par là.

Avant de commencer à en parler plus en détail… chose que je ferai très, très sporadiquement au fil du temps, je vous livre deux des références principales qui sous-tendent ma pensée à ce niveau. (Ce sont loin d’êtres les seules)

Tout d’abord, si je me réclame d’une tendance conservatrice, c’est celle du conservatisme burkeien. Edmund Burke (entrée beaucoup plus détaillée en Anglais) est un homme politique et philosophe irlandais du 18e siècle, à l’époque des révolutions américaines et française et est souvent considéré comme le père du conservatisme anglo-américain.

Voici une citation de lui que j’ai trouvée sur wikipé français:

Les bonnes manières sont plus importantes que les lois et c’est d’elles que les lois dépendent en grande partie

…Je ne peux m’empêcher de penser à une petite conversation que j’ai eue récemment sur UHEC.

Voici aussi deux billets d’Andrew Sullivan (encore une fois en Anglais, désolé) qui donnent une idée de la saveur de sa pensée, ici et ici.

Parlant de M. Sullivan, il est justement la deuxième (mais surtout la plus importante) source de ma pensée conservatrice.

Voici comment il est décrit (au moment où j’écris) dans wikipé anglais:

Sullivan is known for his unusual personal-political identity (HIV-positive, gay, self-described conservative often at odds with other conservatives, practising Roman Catholic, and a non-U.S. citizen who focuses on American political life).

Son livre The Conservative Soul: How We Lost It and How to Get It Back est autant une élaboration de sa philosophie conservatrice qu’une attaque dévastatrice contre l’administration Bush qu’il accuse d’avoir trahi les principes même du conservatisme et d’en avoir sali le nom. Je le recommande fortement pour quiconque veut comprendre autant la critique de droite de l’administration présente que la sagesse qui sous-tend certains aspects de la pensée conservatrice nord-américaine incluant celle sur laquelle est fondée le parti de Stephen Harper.

Il est justement sorti en format poche hier dans les librairies anglophones, (pure coïncidence, je viens de m’en apercevoir en visitant son site pour les fins de ce billet) c’est pas cher les livre anglais en format poche.

Je vous recommande aussi son blogue.

En plus d’être un (parmi plusieurs) de mes maîtres-à-penser, M. Sullivan est, comme je l’ai déjà dit, mon principal maître-à-bloguer.


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2007/10/16 12:34

Kuebek… une perte.

Kuebek vient de nous quitter.

Zut… mon blogue de droite préféré.

Je commencais à le découvrir et à l’apprécier de plus en plus… c’est sûr, certaines de ses tendances paléo-conservatrices étaient, pour le moins dire, farfelues… mais ça faisait un contraste agréable avec l’objectivisme enragé de David l’antagoniste.


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2007/10/15 23:37

On gage-tu sur la planète?

Je sais, je suis en retard. Mais ma philosophie personelle dit que la journée courante est en cours jusqu’a six heures du matin et ce n’est qu’à ce moment que la nouvelle journée commence. …Vieille règle d’oiseau de nuit. Donc en ce qui me concerne, le Blog Action Day dont nous parlait Renart il y a peu de temps (son billet à lui est ici) et auquel, [mea culpa. mea culpa. mea maxima culpa.] je le confesse, je n’ai pas vraiment porté attention, [Tant de billets... ça va vite, vite, vite!] est toujours en cours.

Alors en l’honneur de cette journée dont je m’en voudrais veux d’avoir manquée (c’est quand même une cause qui me tient à coeur) et pour me faire pardonner de ne pas avoir le temps de vous livrer quelque chose de mon crû, je vous livre un texte (en Anglais, désolé) qui, depuis que je suis tombé dessus il y a 5 ou 6 ans, a été fondamental dans l’évolution de ma pensée concernant l’écologie, l’environnement, la technologie, la planète …et l’avenir de l’humanité.

Il s’agit d’un texte écrit en 1990 pour le New York Times Magazine par le journaliste scientifique du NYT, John Tierney, intitulé: Betting on the Planet.

On aurait aussi pu appeler ce texte Malthus contre Pangloss. (ce dernier a une entrée à lui dans Wiki Anglais) on y trouve les deux visions… les deux façons d’aborder la question de l’environnement, des ressources etc. Disons celle du colérique Louis qui sonne l’alarme, et celle de David l’antagoniste qui veut nous convaincre que tout va bien. Et ici, elles y sont confrontées d’une manière… inusitée. Moi, je continue à croire que chacun ne possède qu’une moitié de la vérité, (mais une moitié essentielle) qui, sans l’autre, ne mène nulle part. Et que ce n’est qu’en trouvant moyen d’absorber ces deux visions à la fois dans notre approche que nous réussirons à nous en tirer.

Attention, l’auteur (un libertarien notoire de longue date) a lui-même un penchant en faveur des panglossiens (et moi aussi, à un certain niveau) mais fait un bon effort, je crois, de neutralité dans cet article.

Et n’oubliez pas, nous sommes en 1990!

Je suis un abonné du NYT et il se peut que vous n’ayez pas accès à l’article. Dans ce cas, il est aussi disponnible ici.


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2007/10/14 22:20

Ébauches…

Quelques pensées…

Gauche. Droite. Je commence à penser que la différence n’est pas qu’idéologique mais qu’il y a peut-être quelque chose de nettement psychologique dans la différence d’approche de ceux qui se disent clairement d’une mouvance ou l’autre. L’idée n’est pas encore claire pour moi… Mais on dirait qu’il y a quelque chose de différent dans la façon qu’ont l’un et l’autre d’être en relation au monde… d’aborder les idées… Quelque chose de plus fondamental que la simple idéologie.

Une réaction de Renart… et ce qui suit.
Un billet bien intentionné de la gauche qui me fait peur.
Une réaction excessive mais intéressante de la droite.
Une discussion sur « le statut de l’homme » où on a peine à comprendre que les dynamiques sexuelles sont le point de départ de la question.

Tout cela m’interpelle… j’y vois un lien… un fil…

J’y pense…

Ça mijote.
Ça bouillonne.

Parlant du billet de Radicarl. C’est croire que la « nouvelle Élodie, » c’est lui, tellement il s’acharne à vouloir la garder en vie.

Hé, les amis! Vous avez pas encore compris que la seule raison que ce blogue existe encore est que vous continuez sans cesse d’en parler? Vous voulez faire disparaître les blogues anonymes de mauvaise foi? Ignorez les! Arretez d’en parler! Arretez de pointer vers leurs billets! Et surtoût, arretez de les visiter!

N’avez vous pas compris les mécaniques de la blogosphère?

If only you guys knew how hard I work not to let the english side of my soul seep through too much in this place… It’s been fun, though. Good discipline. But more and more I’m realizing I can’t keep any of my two sides bottled up for too long.

I need balance.

J’ai posé la question il y a quelques jours à savoir où sont les penseurs de droite?

Quelqu’un que je connais « dans la vrai vie, » en lisant cela, m’a répondu:

Ils sont trop occupés à faire du cash.

J’ai bien ri.

Il y a une vérité profonde quelque part là-dedans.

M’a mettre un homme là-dessus.

Parlant de d’ça, ça l’air que que ma petite pinne à l’endroit de de nos blogueurs de la droite pure a eu leur attention.

Kuebek n’a pas trop l’air de s’en défendre… et je sens qu’il me fera bientôt manger mes mots sur le manque de réflexion proprement québécoise de son point de vue idéologique. Enfin, je l’espère.

Deux coups de chapeaux pour deux initiatives intéressantes sur notre blogosphère sympathique:

Le Québec en Blogues. Une très bonne idée de Renart. Un blogue sur l’actualité regroupant des blogueurs de toutes tendances.

AntiPollution qui a décidé de transformer son blogue et de le relancer sous le nom Bon blogue bad blog pour publier des billets choisis de partout la blogosphère pour faire évaluer leur utilité dans l’avancement du Québec.

Intéressant…

J’ai aussi ma p’tite idée d’un site qui pourrait réunir les blogueurs et augmenter l’intérêt de notre petite sphère…

Je vous en parlerai, un jour. ;)

…et c’est une idée qui aurait aussi pour effet de diminuer la valeur de l’anonymat dans l’agora virtuel… libre.

Pas besoin de réglementation! Bordel.

Scuzez, je me répète mais je continue à ne pas en revevenir que certains d’entre nous souhaitent vraiment « une loi formelle pour réglementer la blogosphère politique au Québec »

Vous me faites peur, les amis! Vous avez pas idée.

Mes activités vont diminuer pendant un temps, ici.

Je dois me concentrer davantage à gagner ma vie pendant quelques jours… C’est beau les idées mais la logique marchande m’appelle.

Je ne manquerai pas de vous lire …et surement d’en lacher plusieurs p’tites vites. (On va avoir des élections!)

Mais les longue réflexions doivent mijoter pour l’instant.

D’ici là.
C’est quand-même agréable de disctuter avec vous tous qui avez stimulé mes méninges.

Cheers!


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2007/10/13 19:33

Entre deux chaises

Je dis souvent que je suis ni à gauche ni à droite. Eh bien, voici un test qui le prouve.

Suite à une discussion stimulante avec Renart Léveillé provoqué par ce billet qui s’est poursuivie sur son blogue, puis dans les commentaires de ma réponse, Il exprime la curiosité de voir où je me situe sur le graphique de political compass.

Alors voici. Lorsque je réponds au test alors que ma tête est encore dans la dynamique d’expliquer mes positions à Renart (et à Sgt Scott), qui sont, comme presque tous les blogueurs que je respecte, des gens nettement à gauche de moi, j’obtient ceci:

Economic Left/Right: 0.50
Social Libertarian/Authoritarian: -3.49

Mais si je me « calme le pompon » un peu et que je respire… quelques heures plus tard, j’obtiens ceci:

Economic Left/Right: -0.25
Social Libertarian/Authoritarian: -2.87

Chose interessante, mon coté gauche est plus autoritaire que mon coté droit… ce qui cadre assez bien avec ma conception des choses.


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2007/10/09 00:35

Bonne question…

Le mystérieux David d’Antagoniste.net souligne (comme il aime à le faire) un fait intéressant et …embarrassant pour la gauche:

-Nombre de manifestants contre la guerre en Irak en 2003: plus de 150 000 dont des politiciens.

-Nombre de manifestants contre Israël en 2006: Plus de 15 000 dont des politiciens.

-Nombre de manifestants pour la “Journée de la Terre” en 2007: Plusieurs milliers dont des politiciens.

-Nombre de manifestant pour la Birmanie ce dimanche: Pas assez pour les compter et pas l’ombre d’un politicien…

Pourquoi ?

Il répond ensuite à sa question en y allant d’une de ses attaques en règle contre « l’hypocrisie » de la gauche dans laquelle il utilise les mêmes formules creuses que j’ai tellement entendues chez les Américains qu’elles m’endorment.

Sauf que c’est quand même une bonne question.

Non?


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2007/08/25 15:45

L’illusion tranquille

Bien que lui-même victime de ses propres dogmes et ornières idéologiques et truffé de sophismes, ce docu-propagande a eu le mérite de faire une critique complète, concentrée et très juste de la sclérose qui paralyse aujourd’hui l’état québécois.

Visionnez le film en entier

Première partie
Deuxième partie

Mon cœur est résolument progressiste, mais j’ai entendu dans ce film plusieurs éléments d’un discours que je tiens moi-même depuis plusieurs années dans l’espoir de voir la “gauche” dominante se réveiller et tenter de se réformer de l’intérieur de peur que la paralysie du système ne fasse passer le flambeau du progrès à une “droite” qui n’a que du mépris pour les objectifs de justice sociale.

Maintenant, c’est fait. La droite s’est réveillée et c’est elle aujourd’hui qui tient un discours dynamique, optimiste et tourné vers l’avenir… C’est avec elle qu’on a maintenant l’impression que les choses peuvent bouger.

Tandis qu’un tour rapide de la blogosphère québécoise dite “gauchiste” (à l’exception de quelques écolos) nous révèle un discours sombre, pessimiste et renfermé sur lui-même… convaincu que leurs concitoyens sont entrain de se faire endoctriner par les bonzes hypocrites d’une idéologie trompeuse ayant pour dessein d’assouvir les bas instincts de la population pendant qu’elle enrichit et protège les intérêts que d’une petite clique.

Il fut un temps où c’était la droite qui tenait un discours semblable, face aux dangereux comunnisses qui allait mener le peuple vers le malheur et la misère… Mais à cette époque, c’était la gauche qui était occupé à planifier et à bâtir le Québec de demain (celui qui aujourd’hui croule sous son propre poids par son incapacité à s’adapter à l’époque actuelle) et qui tenait un discours tourné vers l’avenir et empli d’espoir … Et la population n’a pas plus acheté la crainte des méchants communistes de cette époque qu’elle ne tremble devant l’épouventail des forces obscures du néo-libéralisme brandit par les gardiens d’un ordre autrefois révolutionnaire mais maintenant trop bien établi.

La droite au Québec a passé plus de 30 40 ans dans le désert… forcée de se débarrasser de son héritage clérical (anciennement nécéssaire mais devenu alors toxique) avant de pouvoir renaître dans sa forme actuelle: moderne, laïque et branchée sur le pouls de la classe moyenne.

J’espère que la gauche se grouillera un peu plus le c** à se débarrasser de son héritage syndicalo-marxiste (autrefois nécéssaire mais maintenent devenu toxique) si elle espère de nouveau un jour remettre la social-démocratie à l’ordre du jour.

Parce qu’un régime social-démocrate qui a trop duré et qui est à cours d’idées, ça s’endure toujours… (pour un certain temps du moins) mais quand ça arrive à droite, les résultats sont souvent bien plus inquiétants.

Regardez nos voisins du sud.


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