Billets tagués ‘droite religieuse’

2008/07/18 07:11

Dans les bas-fonds de l’Amérique rouge

Le pamphlet d’un politicien de comté. Non, ce n’est pas une blague; il l’a écrit lui-même.


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2008/02/23 22:04

Jacques Brassard est un néo-con!?

Ah ben… je l’avais pas vu évoluer, celle là… Ça l’air que l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard qui n’a jamais eu la langue dans sa poche s’est donné comme mission ces dernières années de combattre le réflexe anti-Bush primaire des québécois.

Son plus récent effort est en étalage chez l’Antagoniste.

Bon. Moi, je n’ai pas de problème à l’idée de combattre l’anti-américanisme primaire de mes concitoyens, il m’horripile aussi. Je n’ai pas de problème non-plus à mettre toutes les bémoles du monde en parlant des républicains (et même, parfois, de l’administration Bush) et à combattre leur démonisation systématique et grossière qui coule si facilement chez nous et qui, si elle était dirigée envers un groupe ethnique, releverait du plus pur racisme. J’ai moi-même déjà eu des sympathie républicaines… j’aurais voté systématiquement pour le parti de Reagan… j’appuyais Bush père en 88, j’aurais probablement voté Perrot en 92… mais j’appuie sytématiquement les démocrates depuis 96*. Bill Clinton m’a convaincu que les démocrates étaient réconciliés avec le libre-marché, mais surtout, j’ai été trop effrayé par la montée de la droite religieuse chez les républicains. Comme plusieurs ex-républicains je pourrais dire que ce n’est pas moi qui a quitté les républicains, ce sont les républicains qui m’ont quitté.

J’aime profondément les États-Unis d’Amérique. Je ne suis pas gêné de le dire, l’amour que je porte pour cette culture n’a d’égal que celui que je porte pour la mienne qui lui ressemble plus qu’elle ne l’admet. Et j’affirme sans ambages que la déclaration d’índépendance et le préambule à la constitution forment le plus important document politique de l’histoire de l’humanité à ce jour.

C’est de cet amour et cette conviction qu’est puisé ma profonde colère envers l’administration Bush… et l’intense anxiété que je ressens pour chaque minute de pouvoir qui lui reste. L’administration Bush est un concentré des pires éléments et factions des administartions Nixon, Ford, Reagan et Bush père… (a kind of perfect storm) et ils ont transfiguré la constitution et l’esprit qui animait ceux qui l’ont écrite en créant une présidence impériale ayant l’autorité de suspendre les droits d’habeas corpus pour quiconque elle soupçonne “d’intentions terroristes”… Ils ont, en somme, créé un “crime de la pensée” sans recours judiciaire!

“Freedom is the freedom to say that two plus two make four. If that is granted, all else follows”
- George Orwell, 1984

Ajoutez à ça l’autorisation explicite d’actes de torture et une guerre étrangère non-existentielle et on s’approche dangereusement de tout ce contre quoi cette nation fut fondée.

“The means of defense against foreign danger historically have become the instruments of tyranny at home.”
-James Madison

C’est vrai qu’on a l’anti-américanisme et le réflexe go-gauchisant facile, ici au Québec. Pas mal trop à mon goût à moi aussi. Mais en reprenant aveuglément chez-nous, les thèses d’une idéologie dont les huit dernières années racontent l’histoire de son tragique chant du cygne et de son discrédit le plus abjecte, M. Brassard continue le tort irréparable qu’elle a fait, toute bien intentionnées et nobles soit ses intentions, à la réputation (et surtout à l’âme) de ce pays…

Je continue à ne pas comprendre que notre droite naissante semble incapable d’assimiler les leçons des échecs de ses modèles américains.

Au début, quand j’ai démarré ce blogue et que je me familiarisait avec le coté droit de notre sphère, j’ai assez gratuitement comparé Antagoniste.net à du Cato Insttute réchauffé et Kwebek au très conservateur Heritage Foundation. C’était avant de mieux les connaître… j’avais aussi ajouté à la blague que je m’attendais à tout moment de voir un néo-con apparaître pour me servir du AEI.

Je ne pensais juste pas que ce serait Jacques Brassard!

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*J’ai flirté avec l’idée de reconsidérer les républicains de George W. Bush au début de la campagne de 2000… pendant 0,023 secondes.


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2008/02/07 15:33

CPAC

Non, il ne s’agit pas ici de la “chaîne parlementaire” (la réponse canadienne à C-SPAN)…

S’il existe un coeur à la droite conservatrice américaine, s’il existe un endroit où la “vast right-wing conspiracy” (qui, selon certains de gauche, est derrière tous les maux du monde) se rencontre et coordonne ses activités, c’est à la Conservative Political Action Conference. Le rassemblement des gardiens de l’orthodoxie du conservative movement qui tient le parti Républicain d’une main de fer depuis 1980.

Cet organisme/évenement fondé en 1973 par une petite bande de purs et dûrs (dont l’histoire remonte encore à plus loin) non content de la direction du parti (quelqu’un a t-il dit SPQ Libre?) a, au fil du temps, réussi à s’imposer et à devenir un des pôles les plus importants de l’univers politique américain.

Ce sont les bonzes de ce même groupe qui, aujourd’hui, livre une guerre sans merci à McCain qui a une longue histoire d’apostasie sur plusieurs de leurs dogmes. Certains sont même allé jusqu’à dire que si McCain est leur candidat ils supporterons Clinton!

Une des raisons de leur véhémence est que c’est la première fois depuis Reagan qu’ils ne réussissent pas imposer leur candidat au parti. (à l’époque, Nixon n’était pas leur candidat, trop libéral… même chose pour Ford)

Plusieurs disent que le “mouvement” préférera la protection de l’orthodoxie à une victoire. Si McCain ne s’agenouille pas devant eux en promettant de ne jamais dévier des dogmes, ils le rejetterons. Ils ne voterons jamais pour les Dems (un bluff transparent), mais ce mouvement a une longue tradition d’abstention.

Sauf que si McCain se prosterne trop devant eux, il perdra les modérés qui l’ont élu.

Cet après-midi, McCain s’adresse à la CPAC …sur la même tribune sur laquelle Romney a concédé plus top aujourd’hui. Devant le même public!

15:23

Le discours commence à l’instant.

Nous sauront bientôt si la greffe prendra.

Les parallèles avec le PQ sont ahurissants.


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2008/01/06 17:50

Jésus Christ: Le bon candidat pour les républicains?

Un message important de la part des “Conservative Christians Against the Teachings of Christ“:


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2008/01/04 19:19

Espoir

Hier soir, en Iowa, un état rural (et blanc) du midwest, les premiers citoyens américains ont pu se prononcer sur le choix d’un candidat présidentiel pour l’élection de novembre prochain. Les membres des deux partis politiques américains ont clairement rejeté le cynisme et le calcul politique des 30 dernières années et ont plutôt choisi l’espoir.

LE RÉPUBLICAIN:

La victoire de Mike Huckabee est à la fois surprenante (d’un point de vue sagesse conventionnelle) et symbolique de ce qui se passe dans ce qu’on appelle de plus en plus souvent la “Republican coalition“. Cet homme a commencé la course loin dans le peloton arrière. Inconnu, sans argent, n’armé que d’une personalité redoutablemant attachante et d’un message qui, malgré sa confortmité absolue au laïus des “valeurs” conservatrices (pro-gun, pro-life, pro-God) avec lequel les éminences de son parti manipulent la base depuis des années, se différencie du discours habituel par une plus grande préoccupation pour les pauvres, l’éducation et les problèmes d’insécurité financière et économique de la classe moyenne, par une plus grande méfiance envers les méga-riches qui dirigent le parti et le “système”, ainsi que par une absence totale de la hargne et la méfiance envers la culture libérale dominante à laquelle nous avons été habitués ces dernièreres décénies de ce coté du spectre, cet ancien preacher Baptiste et gouverneur de l’Arkensas a réussi à capturer la base du parti et à gagner malgré une campagne acharnée des “moneymen” républicains contre lui. Les éminences de l’establishment du parti républicain sont complètement paniquées, elles ne contrôlent pas Huckabee qui semble avoir la base avec lui… elles ne contrôlent donc plus leur parti.

Il se passe quelque chose avec ce que je crois qu’on aura de plus en plus de difficulté à appeller la “droite” religieuse aux États-Unis… une nouvelle génération se lève et veut parler davantage de pauvreté et de solitarité que de ce qui se passe dans les chambres à coucher des américains. Mike Huckabee, je crois, est en phase avec ce nouveau courant.

J’y vois une cause d’inquiétude pour l’aspect éminament religieux de la chose, mais aussi (et surtout) une cause d’espoir de par le fait que c’est au moins l’aspect positif de la religion qui est mis de l’avant.

Mais par dessus tout, j’y vois un pied de nez de la base envers une élite qui les manipulent cyniquement depuis des années et ça, ça me donne de l’espoir.

Go Mike!

LE DÉMOCRATE:

Wow. Avez-vous regardé le clip? Non? Prenez le temps de le faire. J’attendrai.

Wow! Je n’hésite pas à le dire, c’est le Kennedy de ma génération. Cet homme au parcours improbable a affronté la machine électorale la plus redoutable de l’histoire récente, celle des Clinton, et a gagné en défiant les instincts des meilleurs analystes (et les miens) qui l’empressaient de “passer à l’attaque” alors qu’il trainait loin derrière Hillary dans les sondages. M. Obama a préféré continuer à se concentrer sur son message d’espoir et d’unité et a laissé les Clintons se pendre avec leur propre corde. Il y a quelque chose chez Obama, au delà de la stratégie, qui semble le rendre invincible aux coups-bas de ses adversaires. Barack Obama nous prommettait une nouvelle façon de faire de la politique… contre les attentes des “vieux pros” qui se sont déjà brulés à ce genre d’exercice idéaliste et des cyniques qui les ont battu par le passé, il a livré la livré la marchandise.

Ce genre de mouvement, idéaliste, appelant au changement et s’appuyant sur les jeunes tend à s’écraser parce que le moment du vote venu, les jeunes ne sortent pas.

Cette fois, pour Obama, ils sont sorti comme jamais.

Pourquoi? Car il représente réellement la meilleure chance qu’a l’Amérique de tourner la page sur les “guerres culturelles” qui polarisent et empoisonnent l’arène politique depuis les années soixante et de finalement passer à autre chose.

La “Republican attack machine” est prète et tournera à plein gaz (provenant probablement de pétrole alaskais) contre Hillary Clinton… Il est beaucoup moins clair qu’elle sache quoi faire contre Obama. Il semble que dans son cas, l’enthousiasme n’y est tout simplement pas. (Voir la chronique de David Brooks dans le New York Times d’aujourd’hui)

Le cynique en moi continue de douter et de craindre, mais mon idéaliste intérieur est en amour.

Go Barack!


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