C’est la phrase qui a soutiré les houlements de la foule.
Du changement qu’on peut photocopier. Une allusion autant à la rhétorique vide qu’aux allusions récentes de plagiat dans ses discours. (Obama venait pourtant de parier la question en indiquant que la personne à qui il est accusé d’avoir piqué des passages est un de ses présidents nationaux de campagne (national campaign chair) qui lui avait suggéré de les utiliser. En quoi y a-t-il plagiat?)
Obama n’a pas brillé plus que ça, mais Clinton avait besoin d’une bien meilleure performance si elle veut renverser la vapeur…
Comme je vous disais dans mon dernier billet, Clinton a cité l’évenement du politicien texan qui ne pouvait énumérer les accomplissements législatifs d’Obama… j’écoutais d’une oreille distraite, mais pour les 10 ou 20 minutes suivantes, Obama a soutiré des applaudissements qui ont mulitplié par au moins cinq le niveau de décibels auquel on était jusque là habitués…
Puis, Clinton s’est fait hué quand elle a à nouveau voulu attaquer Obama…
Elle s’est fait hué.
Je ne crois pas que ce soit encore arrivé en 19 (!) débats.
J’aime beaucoup Barack Obama. Mais je dois avouer que depuis le début de cette course, il ne m’impressionnnait pas souvent. Il nous promettait “une autre façon de faire de la politique”, une façon moins négative. Sauf qu’en tant qu’amateur de longue date du jeu politique, je me demandais si cet homme était capable de “go for the jugular” (viser la gorge de ses adversaires). C’est bien beau de dire qu’on veut mettre l’accent sur l’espoir, mais malgré tout, la politique est aussi un sport de contact. Il faut savoir quand “fesser” sur l’adversaire. (Jean Chrétien est un bon exemple d’un politicien qui avait ce “killer instinct” et savait s’en servir)
Hier, lors du dernier débat avant les “caucuses” de l’Iowa, il a finalement sauté sur une opportunité et nous a livré un moment qui entrera certainement dans les annales des grand moments de débats télévisés. Attendez vous à le revoir, avec les extraits du genre Reagan qui dit à Carter: “There you go again Mr President” …ou encore Lloyd Bensen qui dit à Dan Quayle après qu’il se soit comparé à un jeune JFK: “I knew Jack Kennedy, I worked closely with Jack Kennedy. Mr Vice-President, you’re no Jack Kennedy”
Lors du débat d’hier, la modératrice demande à Obama comment il peut représenter le changement alors que son organisation compte tant d’anciens conseillers de Bill Clinton en affaires étrangères.
Regardez la suite:
Beautiful! En fait, c’est Hillary qui lui a tendu la perche… mais je suis si content qu’il l’ait saisie.
Étant donné l'inutilité de cette élection, l'absence abjecte de contenu de la campagne et l'épuisement évident des grands partis, Le Petit Émerillon appuie les candidats suivants dans leurs circonscriptions respectives...