Billets tagués ‘Barack Obama’

2008/02/10 19:18

Le mystérieux système de primaires démocrate (ou la maison qui rend fou)

Ce matin, j’ai voulu vous offrir, cher lecteurs, l’information de la meilleure qualité possible, alors j’ai cherché à trouver le décompte de délégués le plus précis et compréhensif qui soit, afin de vous faire part de l’état réel de la course à l’investiture démocrate à la suite des concours d’hier.

Au bout de deux heures de recherches et vérifications assidues, non seulement je n’étais guerre plus avancé, mais j’avais complètement perdu confiance en la validité des chiffres que je vous ai déjà cité.

Mes amis, si vous cherchez à comprendre pourquoi il n’y a pas deux organismes médiatiques qui vous présentent les mêmes chiffres quand au décompte de délégués accumulés après toutes ces élections, de grâce… oubliez ça! Vous vous y penchez à vos risques et périls… croyez-moi, j’en reviens… quiconque s’aventure à essayer de comprendre dans le détail le système d’attribution des délégués du parti Démocrate met en péril sa santé mentale… Vous connaissez la maison qui rend fou dans Les 12 travaux d’Astérix? Même effet:

Non, sérieusement les amis, si vous tenez vraiment à vous exercer l’esprit, prenez un crayon et un papier et essayer de calculer la 32 512e décimale du chiffre pi. C’est plus facile… et plus éclairant.

Et surtout qu’intrépide blogueur que je suis, j’ai fait le travail pour vous. Les parts de santé mentale que j’y ai laissé sont non négligeables, mais j’ai l’habitude.

La raison principale pour laquelle personne ne peut donner de chiffres précis est que cinq jours plus tard, il est encore impossible de savoir à qui une bonne portion des délégués en jeu dans les 24 concours de mardi dernier ont été attribués!!! Par exemple, au Colorado (55 délégués) nous savons qu’Obama en a 19 contre 9 pour Clinton, mais il en reste encore 27 qui ne sont pas encore attribué. C’est comme ça dans une demi-douzaine d’états. Les explications sont aussi diverses et uniques que les états en question… Chaque état a ses propres règles à l’intérieur de paramètres nationaux aussi flexibles qu’il sont compliqués. Le tout étant le résultat d’un système dans lequel on a tellement pris l’habitude d’identifier le gagnant dans les premières étapes et qui à été tellement modifié en fonction du fait qu’il ne se rend jamais au bout depuis 40 ans qu’il n’est tout simplement pas équipé pour une lutte sérrée et dynamique comme celle-ci. Soudainement, les organisations de différents états se retrouvent à dépoussierer et appliquer des règles qui, au fil du temps, était devenues complètement académiques à ce stade-ci de la course. Le résultat n’est pas toujours clair, même pour ceux qui l’applique.

L’autre confusion viens du fait que presque tous les médias n’isolent pas les délégués commis acquis à chaque candidat et incluent dans leurs totaux une estrimation de l’appui du candidat parmi les superdélégués… Selon moi, c’est tout à fait irresponsable… j’élaborerai davantage la-dessus dans ma série de billets intitulés: Le cauchemar de Howard Dean qui commence ici. La chose à reteneir pour l’instant est que, quoiqu’on vous dise, la seule donnée qui compte dans la dymamique actuelle est le nombre de délégués commis (pledged delegates) acquis par chaque candidat. Ce que le médias nous présente sont des informations qui seraient utiles si nous étions, comme c’est le cas depuis 40 ans, devant une course déterminé par le momentum… Mais cette fois, ça semble ne pas être le cas et là, plus personne se sait comment lire une vrai chasse aux délégués.

Pour ce qui est de savoir qui est en tête, voici les chiffres bruts au moment où je vous écrit: Parmi les 34 courses qui ont déjà eu lieu, Obama a récolté 936 délégués et Clinton en a obtenu 896. Il reste encore 128 délégués qui n’ont pas été attribués. Tout le monde s’entend pour dire qu’une fois qu’il le seront, Obama aura une avance se situant entre 50 et 60 délégués sur sa rivale. Ensuite, il reste encore 1 257 délégués à aller chercher répartis sur 22 courses d’ici le début juin.

Ça en prend 2 025 pour décrocher la victoire.

Avantage: Obama (mais on est vraiment pas sorti du bois)


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2008/02/09 23:46

Tour du chapeau

Il y avait trois états en jeu aujourd’hui. Le Washington (78 délégués), le Nebraska (24 délégués) et cet echo d’un ancien pôle de la nation fracophone d’Amérique, la Louisiane (56 délégués).

Obama a tout raflé, un tour du du chapeau! En fait, si on veut être précis, on doit ajouter les U.S. Virgin Islands (3 délégués) qui a aussi été gagné par Obama.

Il y avait donc 161 délégués en jeu aujourd’hui. Comme d’habitude, nous ne connaitrons pas de décompte final des délégués avant demain, mais voici les résultats généraux:


Je n’ai pas de chiffres pour les Virgin Islands mais les médias l’ont déclaré pour Obama, la question est de savoir s’il obtiendra les trois délégués ou seulement deux. [Ajout: Il les a eu les trois! Est-ce que ça fait deux tours du chapeau?]

Quoi qu’on vous dise, il n’y a qu’un chiffre qui compte en ce moment dans toute cette histoire: Le décompte des délégués commis. Le reste n’est que spectacle. (Et quel spectacle!)

Ce matin le décompte en était à 861 pour Obama et 855 pour Clinton.

Chuck Todd, qui est pas pire dans ce genre de truc, nous dis que le décompte final ce soir fera passer l’avance d’obama de 6 à environs 60.

Avantage: Obama

Je reviendrai sur les républicains. Huck a planté McCain au Kansas, et à presque minuit, le Washington et la Louisiane sont encore trop serrés… pauvre McCain.


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2008/02/09 20:02

Obamaphilie

Le chroniqueur du Los Angeles Times (et guidoune médiatique) Joel Stein nous fait part, dans un papier délicieux, de sa gêne profonde à ressentir ce qu’il ressent pour Obama. Après avoir longuement élaboré sur le fait qu’il est tombé sous le charme (“I want the man to hope all over me.”), il nous explique:

Still, I can’t help but feel incredibly embarrassed about my feelings. In the “Yes We Can” music video that will.i.am made of Obama’s Jan. 8 speech, I spotted Eric Christian Olsen, a very smart actor I know. (His line is “Yes we can.”) I called to see if he had gone all bobby-soxer for Obama, or if he was just shrewdly taking a part in a project that upped his Q rating.

Turns out Olsen not only contributed money, he volunteered in Iowa and California and made hundreds of calls. He also sent out a mass e-mail to his friends that contained these lines: “Nothing is more fundamentally powerful than how I felt when I met him. I stood, my hand embraced in his, and … I felt something … something that I can only describe as an overpowering sense of Hope.” That’s the gayest e-mail I’ve ever read, and I get notes from guys who’ve seen me on E!

Heh.


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2008/02/09 13:32

Nez à nez… mais quel nez!

Pour ceux qui s’inquiète de l’effet d’une longue guerre de tranchée entre Clinton et Obama sur l’unité du parti Démocrate cet automne (et j’en suis), voici une statistique qui devrait rassurer:


Mais ça montre aussi à quel point le choix est déchirant pour l’âme d’un Démocrate.

Contrairement à la règle générale (et à la situation actuelle du Grand Ole Party), les Démocrates se retrouvent devant un choix qui n’arrive pas souvent en démocratie: Un choix entre deux candidats qu’on aime.

Avantage: Euh… les Démocrates?


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2008/02/07 11:08

Match nul?

Pas si on regarde les finances.

 

En janvier, Obama a ramassé 36 millions en contributions à sa campagne. Battant non seulement tous les records de volume pour une telle période, mais aussi de nombre de petites contributions. On parle vraiment d’un mouvement de la base.

En comparaison, Clinton n’a ramassé que 13 millions dans la même période. Hier on apprenait que Mme Clinton en fut même réduite à “prêter” 5 millions de sa fortune personnelle à sa campagne pour demeurer compétitive dans la lancée vers ce supermégamardi qui, dans son plan de match original, était supposé être la victoire définitive qui mettait fin à la campagne (oups).

Hier matin, la campagne Clinton envoyait un courriel à ses supporters avec le défi de ramasser 3 millions en 3 jours.

Hier soir, on apprenait que la campagne Obama venait de récolter plus de 5.1 millions (la majorité venant de contributions spontanées via le Web) depuis la fermeture des bureaux de vote le soir d’avant. (Au moment où j’écris, on m’annonce qu’Obama en est déjà à 7.2 millons.)

Avantage Obama


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2008/02/07 00:28

Quand c’est l’interviewer qui se fait piéger

Un interviewer (présumément conservateur ou à tout le moins cynique) accoste un jeune partisan d’Obama avec l’intention de démontrer que le support du candidat est basé sur de l’éphémère… il est tombé sur le mauvais partisan. (où plutôt, sur le bon)

Plus de détails ici.

Ajout: Repris par Sullivan ici.


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2008/02/07 00:08

L’argent d’Obama II

Ironie du sort. Le candidat appuyé par l’aile aisée du parti démocrate (Obama est fort chez les riches et les gens éduqués) est 27 fois moins riche que la candidate de l’aile des travailleurs. (Clinton va chercher ses appuis davantage chez les working poor)

c/c au Daily Dish


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2008/02/06 22:00

L’argent d’Obama

Andrew Sullivan:

A first term senator - a black urban liberal - raised more money, and continues to raise much more money, than Senator Clinton. More to the point, the money he has raised has not come from the well-connected fat-cats who do things like donate to the Clinton library. His base is much wider, broader and internet-based than hers. It has many more small donors.


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2008/02/06 20:52

Match nul?

24 heures plus tard et on ne connait toujours pas le décompte officiel des délégués. Tout le monde est d’accord pour dire que la différence sera de moins de 10 et probablement en faveur d’Obama. Ça va, en effet, ressembler à ce que Chuck Todd nous donnait hier.

Ce que l’on sait, c’est le résultat du vote populaire. Purement symbolique dans ce concours, mais la symbolique compte.

Avantage: Clinton.


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2008/02/06 19:30

L’art de dire n’importe quoi

…et notre champion national en la matière.

M. Martineau se fie aux clichés de son esprit plutôt que de regarder les résultats. (Et cela de quelqu’un qui commença sa carrière en dénonçant l’anti-américanisme)

Les plus fortes majorités d’Obama sont justement dans les états du Sud et du Mid-West.

Mark Ambinder:

Obama won supermajorites in Alaska (75%), Kansas (74%), Colorado (68%), Minnesota (68%) and in the primary state of Georgia (68%). Obama’s margin of victory in Illinois was proportionately larger than Clinton’s margin in New York — more than enough to give him some extra delegates.

Bon. D’accord, les plus fortes majorité démocrates au monde ne donneront pas grand chose dans le “Vieux Sud” qui est maintenant un chateau-fort républicain (loyal à Huckabee et hostile à McCain), mais le Mid-West sera très compétitif et même favorable à Obama s’il est le candidat. Et surtout contre McCain, qui n’arrive qu’à se faire aimer des Républicains habitant dans les chateaux-forts démocrates.

Quand à savoir si l’Amérique “est prète”… plus personne ne se pose la question….

Quand un candidat noir obtient trois quart des Démocrates au Kansas, c’est une réponse en soit.


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2008/02/06 14:16

CNN vs MSNBC

Hier, je vous recommandais de suivre la soirée des primaires sur MSNBC plutôt que CNN. Après avoir lu ce billet de Stéphane W, où il nous rapelle à quel point CNN dedmeure LA référence pour tous les autres services de télé dans le monde, j’ai cru bon d’approfondir les raisons de ma préférence pour la petite chaîne rivale.

Outre le fait que CNN demeure le leader en ce qui a trait au rodage technique et à la capacité d’en mettre plein la vue au téléspectateur avec tous les effets spéciaux, les studios tapissés d’écran hyper-géants et le sérieux du contenu, la différence principale entre les deux chaînes tient à le teneur de l’équipe.

CNN est une chaîne journalistique qui tente de réunir les plus grands talents dans le monde de l’information. Le verni de sérieux et de neutralité journalistique (à la Bernard Derome) de ses chefs d’antenne fait parti de sa marque de commerce et elle y tient (une exception: Lou Dobbs).

Comme j’ai déjà expliqué, MSNBC est le fruit d’une alliance visant à mettre en commun les ressources télé de NBC News avec le savoir et les ressources Internet de MSN en se donnant le défi de brouiller la frontière entre la télé et Internet. Je qualifierais le résultat comme ceci:
L’info continue à l’heure de la blogosphère.

MSNBC, tout comme FOX News, le troisième joueur principal dans l’univers américain de l’info continue, brouille davantage la distinction entre l’information et l’opinion à laquelle CNN tient mordicus. Sauf que contrairement à FOX qui fait exclusivement dans la droite réactionnaire et la propagande Bush-Cheneyenne, MSNBC réunit des voix de tous les coins du spectre dans des discussions plus franches qu’à CNN mais plus honnêtes qu’à Fox, où tout le monde a sa place… un ton plus en ligne avec celui de l’Internet.

Comment ont-ils réussi? En formant une équipe qui mélange des journalistes à la CNN avec des anciens insiders mordus de politique… des passionnés qui aiment vraiment ça… (comme moi) et ça parrait.

Quelques exemples:

Chris Matthews: Une des deux têtes d’affiches principales du réseau. Matthews sort tout droit de l’ère Kennedy, ancien membre du Peace Corps, il fut un speechwriter pour Jimmy Carter puis le chef de cabinet de Tip O’Neill, le Speaker (Démocrate) de la chambre des représentant sous l’ère Reagan. Aujourd’hui, Il est l’animateur de Hardball, l’émission référence (souvent parodié à Saturday Night Live) de l’univers politique où la langue de bois est interdite. Son amour du franc-parler n’a d’égal que son amour du grand jeu de la politique et de ceux et celles qui ont le courage de s’y mouiller… son style agressif fonctionne parce que le plaisir visible qu’il prend à faire son travail est contagieux et que le profond respect qu’il porte aux politiciens des deux cotés est si visiblement sincère qu’il se fait tout pardonner. (Quoi que recemment la blogosphère de gauche s’est prise d’une sérieuse dent contre lui parcequ’il aurait fait des commentaires sexistes au sujet d’Hillary Clinton. À tel point qu’il fut forcé de “s’excuser”. En ce qui me concerne, il demeure le meilleur.)

Joe Scarborough: Un autre sympa qui ne fait pas dans la langue de bois. Ancien journaliste de Floride, Joe s’est lancé en politique (du coté Républicain) dans les années 90 et qui a été porté au congrès par la Gingrich Revolution qui redonna la chambre à son parti et escalada l’hystérie partisane de l’époque Clinton. Trop intègre (et grande gueule) pour une longue carrière en politique, Joe a gagné mon estime en 2004 alors que ses analyses et prédictions “sans illusions” n’avaient cesse de s’averer plus vraies que toutes les autres.

Keith Olbermann: L’autre tête d’affiche du réseau, Olbermann n’est pas un ancien politicien, mais est tout de même une sorte de transfuge dans le monde de l’information. Keith Olbermann s’est fait un nom comme journaliste sportif au style érudit, acerbe et incisif… avec tout un sens du punch! MSNBC l’a engagé en faisant le pari que son style était idéal pour le ton que la chaîne voulait donner à l’actualité. Ça fonctionne parce que le mec n’est clairement pas un deux de pique… et quand il fait dans le puéril, il y donne une dimension second et troisième degré qui fait sourir le téléspéctateur averti. Il s’est imposé autant comme la réponse de l’inteligentia de gauche à Bill O’Reilly, sa tête de turc préféré, que comme la version “real news” de Jon Stewart. Avec Countdown, sa revue quotidienne de l’acualité, il s’est gagné, depuis 2004, une estime sans pareille dans la blogosphère gauchiste (à la Daily Kos) en reprennant plusieurs de leurs causes à son émission alors que personne d’autre dans les grands médias ne voulaient en parler (comme les controverses électorales de 2004 en Ohio) et en ne lachant pas prise contre l’administration Bush. Aujourd’hui, il est un des “intouchables” du panthéon de la blogogauche. (Ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre face à ses patrons.)

Le choix entre CNN et MSNBC se résume, selon moi, comme suit:
Si vous voulez votre actualité politique livré par des professionnels de l’info s’adressant à M. et Mme. Tout-le-monde, allez chez CNN. Si, par contre, vous préférez votre actualité politique livré par des mordus de politique s’adressant aux mordus de politique, MSNBC est pour vous.

Demandez aux autres mordus et insiders de la politique américaine comme Michel C. Auger ou John Parisella quelle chaîne ils regardent.

Avant de terminer je veux vous livrer un exemple du style souvent plus informel qui fait le charme de la chaîne.

Au printemps dernier, baucoup d’encre coulait dans l’univers des classes bavardes pour reprocher aux chaînes d’info continues de consacrer tant de temps d’antenne aux histoires à la Britney Spears/Paris Hilton… la blague du moment était qu’il n’y avait plus de différence entre E!, le réseau dédié au vedettes, et CNN. À l’époque, MSNBC n’était pas tellement mieux que son compétiteur. La situation s’est résorbé depuis… en partie à cause de l’importance des élections, mais aussi en réaction à un certain ras-le-bol du public. Mais si on peut identifier un évennement qui a commencé à faire renverser la vapeur, il s’est produit à MSNBC alors que Mika Brzezinski la co-animatrice (que j’avoue trouver très hot) de Joe Scarborough se révolte un matin:

Oooooh… My kind of woman!


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2008/02/06 11:13

BHO et JFK

Comme toujours, l’ami Renart fais des liens intéressants.


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2008/02/06 01:59

« We are the ones we have been waiting for »

Un autre discours mémorable:

YouTube - Super Tuesday Victory Speech


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2008/02/06 01:13

Match nul?

Selon la projection “bord de table” de Chuck Todd de MSNBC, le décompte final des délégués pour la journée ressemblera à ceci:

Obama: 841
Clinton: 837

And the band played on.


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2008/02/06 00:01

Citation du jour

“We are the ones we have been waiting for.”
- Barack Obama


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2008/02/05 17:36

I’m An Obama Baby

L’enthousiasme atteint des proportions… étranges.


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2008/02/05 11:07

Mon obsession américaine

Je suis pas mal hors-sujet ces temps-ci, par rapport à la “mission” avouée de ce blogue. Je vous avoue que depuis environs 6 semaines, j’ai complètement décroché de l’actualité francophone pour me consacrer entièrement au spectacle politique le plus axtraordinaire et excitant auquel il m’a été donné d’assister depuis le début des années 80, époque où commence ma passion pour ce jeu. Oui, j’étais un tit-cul de 12 ans qui se passionnait de politique. C’est loin d’être le coté le plus excentrique de ma personalité… mais ça c’est un tout autre billet.

Il se passe quelque chose chez nos voisins du sud ces temps-ci… quelque chose de profond… un changement d’axe dans la culture… Et c’est complètement fascinant à observer.

Une fois de temps en temps tout au long de leur histoire, nos amis les américains ont le don de simplement se redéfinir comme culture afin d’entreprendre les défis qui semblaient précédemment insurmontables. Roosevelt en 1932, Kennedy en 1960, Reagan en 1980… Tous des moments charnières où on tourne la page et où la conversation politique se réorganise autour de nouveaux axes.

J’ai vraiment l’impression (l’espoir) qu’avec Barack Obama nous en somme à nouveau à un de ces “moments”. (j’ai avalé le kool-aid, comme on dit)

Nous vivons nous aussi, à notre façon, un de ces moments depuis quelques temps… ce n’est pas fini et c’est difficile de voir où ça s’en va… c’est ce qui m’a inspiré à démarrer ce blogue… mais aujourd’hui, les projecteurs sont sur les United States of America.

Et en tant qu’amateur d’histoire des Amériques françaises, britaniques et états-uniennes, j’espère que vous me pardonnerez si mon focus est présentement captivé par ce qui se passe au centre de l’Empire.

Il est fort probable que la journée d’aujourd’hui, ce superméga-mardi sans précédent, ne règle rien entre Hillary Clinton et Barack Obama et que la campagne se poursuive… (prochain arrêt, quatres états le 9 février) ça ne s’est pas produit depuis 1984! …et ça va encore continuer. Le reste du calendrier des primaires est ici.

Je n’ai donc pas fini de vous casser les oreilles avec ça.


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2008/02/04 23:55

C’est trop cute

Et c’est chez Sullivan


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2008/02/03 01:57

Quand le politique inspire…

Je suis la politique de près depuis plus de 30 ans et j’ai beau réfléchir et essayer de trouver d’autres exemples de politiciens ayant la capacité d’inspirer à ce point… je n’ai jamais rien vu de tel.

Les seuls exemples qui me viennent à l’esprit sont des géants d’avant mon temps: Churchill… Kennedy… Lévesque…

Enfin j’ai la chance d’en voir un évoluer de mon vivant.

YouTube - Yes We Can Obama Song by Will.I.Am


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2008/01/08 22:44

Il y aura une course

Les électeurs du New Hampshire n’aiment pas les couronnements.

Go Barack!

Le détail des résultats, ici.


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