Billets tagués ‘Barack Obama’

2008/08/06 07:33

La belle et le vieux ridé aux cheveux blancs

Je sais que j’ai dis que je laissait les présidentielles de coté, mais je ne peux pas passer à-côté de celle-là sans vous en faire part.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, la semaine dernière a été dominée par les multiples controverses provoquées par cette pub de John McCain qui ridiculise la célébrité de Barack Obama en le comparant à Paris Hilton et Britney Spears:

Scandale!… Une homme noir subtilement associé à deux jeunes blanches!… Qu’essaie-t-on d’insinuer?… Une attaque raciale!? Etc… Etc… Tout le monde est hystérique… on commence même a y relever des symbole phalliques subliminaux. Comment osent-ils?!

Du côté du camp McCain, on se défend bien d’avoir voulu insinuer quoi que ce soit… on a, disent-ils, simplement voulu illustrer l’absence de contenu derrière la célébrité d’Obama en le comparant aux deux pires célébrités sans contenu de la culture ambiante. C’est la campagne Obama qui a la peau sensible et ne cesse à crier au racisme à la moindre attaque… Comment osent-ils?!

Le cirque reprend de plus belle… Cris et indignation… les accusation revolent de tous côtés… et moi, je bâille et je passe à autres choses.

Mais voilà qu’au beau milieu de toute cette cacophonie la petite Hilton se lève pour donner son avis:

Hé hé… You go, girl!

Cette jeune femme vient de monter d’un cran dans mon estime… ce qui ne la place toujours pas bien haut, mais quand-même.

c/c à Swampland

En terminant, je vous laisse sur un extrait de la chronique de ce matin de la toujours cinglante Maureen Dowd au sujet de l’aspect juvénile (voir aussi ici) de la campagne McCain ces derniers temps:

Even his own mother, the magical 96-year-old Roberta McCain, let slip that she thought the Paris Hilton-Britney Spears ad was “kinda stupid.”

McCain’s 2000 strategist, John Weaver, was equally blunt with Newsweek’s Jonathan Alter: “It’s hard to imagine America responding to ‘small ball’ when we have all these problems.”

Some of McCain’s old pals in the Senate are cringing at what they see as his soulless transformation into what he once scorned.

“John’s eaten up with envy,” said one. “His image of himself was always the handsome, celebrity flyboy.

“Now somebody else is the celebrity,” the colleague continued, while John looks in the mirror and sees his face marred by skin cancer and looks at the TV and sees his dashing self-image replaced by visions of William Frawley, with Letterman jokes about his membership in the ham radio club and adventures with wagon trains.

For McCain, being cool meant being a rogue, not a policy wonk; but Obama manages to be a cool College Bowl type, which must irk McCain, who liked to play up his bad-boy cool. Now the guy in the back of the class is shooting spitballs at the class pet and is coming off as more juvenile than daring.


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2008/08/03 23:59

Calme américain, anxiété québécoise et le retour du goût d’écrire

Je sais, je ne publie pas beaucoup ces temps-ci. Que voulez-vous… c’est l’été.

En fait, c’est aussi surtout que je n’ai pas grand chose à dire…

La campagne présidentielle américaine commence enfin à se dérouler telle que mon esprit me dicte qu’elle se doit depuis le début (mis à part quelques moments de panique où j’ai failli perdre la foi…)

Malgré l’illusion d’une course dramatique et serrée que l’intérêt des médias (qui vivent un moment sans précédent du côté des cotes d’écoute de la couverture politique) dicte qu’ils continuent de nous présenter, la vague démocrate provoquée par le grand besoin de répudier le cauchemar de l’ère Bush est maintenant bien en place et (sauf cataclysme) absolument inévitable. La réhabilitation des États-Unis d’Amérique comme force positive et symbole d’espoir sur la scène internationale que plusieurs (dont Sullivan) prévoyaient sous Obama s’est entamée plus rapidement que je n’osais l’espérer.

L’inquiétude féroce qui m’habitait à ce moment-ci de l’année il y a quatre ans (alors qu’il m’aparaissait de plus en plus clair que Kerry se dirigeait vers une défaite qui n’était selon moi pas du tout inévitable et que je criais “God damn war heroes who turn into foolish old men!” dans mon salon) est complètement absente cette fois-ci. Le dernier vestige en fut cette ridicule hystérie dont j’ai été victime lors de l’interminable lutte à deux qu’est devenue la course à la candidature démocrate. Je dis ridicule car je soupçonne fortement que les mêmes forces que je décrit plus haut se seraient tout autant alignées sous Clinton et qu’à part un vague sentiment de déception à l’évanouissement du “rêve Obama”, mon sentiment présent au sujet de la dynamique américaine ne serait pas très différent.

Et pendant ce temps, juste pour me rassurer davantage, la campagne McCain (alias McThusalem) semble faire de son mieux pour nous livrer la reprise de Dole 96 que j’avais moi-même pressentie (et prédite lors d’un tac au tac avec l’Antagoniste en février dernier)

God bless war heroes who turn into foolish old men!

Du coté du sujet dont ce blogue a la prétention de se préoccuper, (”l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens“) je dois vous avouer que, contrairement au paysage idéo-politique américain, mon silence sur ce front reflète plutôt un profond cafard.

Je suis complètement déprimé par l’état actuel du “nationalisme québécois”… reflété (entre autre) dans la petitesse et les mièvreries qui ont entourés les célébrations du 400e de Québec. Je suis presque autant déprimé par les réactions de vierges offensées (I’m shocked, shocked!) enfantines et totalement déplacées autour du choix d’un ex-Beatle comme clou de l’évènement que par le fait qu’il ne semble pas être venu à l’esprit du comité organisateur que le choix d’un chevalier britannique de sa très britannique Majesté que nos politiciens n’ont pas eu le courage d’inviter (ce qui me déprime encore plus, j’y viendrai) contrastait étrangement avec l’idée d’un évènement sensé célébrer 400 ans de présence francophone en Amérique… Céline n’était-elle pas disponible?

[Pour quelqu'un qui a commencé en disant n'avoir pas grand chose à dire, je m'aperçoit soudainement qu'en fait, j'en ai gros sur le coeur... mon silence à ce sujet reflète davantage un trop plein qu'un manque...]

Je pourrais encore continuer longtemps, mais je vais plutôt me retenir et éviter la montée le lait typique… J’essaierai plutôt d’encapsuler mes pensées de façon plus concise dans les jours qui viennent.

Je dois aussi me remettre à une lecture plus approfondie des évenements locaux (que je n’ai suivi que de très loin cet été) …maintenant que je peux dormir tranquille au sujet des présidentielles.

En plus que ça commence à sentir les élections à Ottawa…


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2008/07/25 23:57

Le pèlerinage de l’enfant béni

Le Times de Londres nous livre la version biblique du voyage d’Obama.

Quelques extraits:

And it came to pass, in the eighth year of the reign of the evil Bush the Younger (The Ignorant), when the whole land from the Arabian desert to the shores of the Great Lakes had been laid barren, that a Child appeared in the wilderness.

The Child was blessed in looks and intellect. Scion of a simple family, offspring of a miraculous union, grandson of a typical white person and an African peasant. And yea, as he grew, the Child walked in the path of righteousness, with only the occasional detour into the odd weed and a little blow.

Puis:

And so it was, in the fullness of time, before the harvest month of the appointed year, the Child ventured forth - for the first time - to bring the light unto all the world.

He travelled fleet of foot and light of camel, with a small retinue that consisted only of his loyal disciples from the tribe of the Media. He ventured first to the land of the Hindu Kush, where the

Taleban had harboured the viper of al-Qaeda in their bosom, raining terror on all the world.

And the Child spake and the tribes of Nato immediately loosed the Caveats that had previously bound them. And in the great battle that ensued the forces of the light were triumphant. For as long as the Child stood with his arms raised aloft, the enemy suffered great blows and the threat of terror was no more.

Ou encore:

The Great Prophet Algore of Nobel and Oscar, who many had believed was the anointed one, smiled and told his followers that the Child was the one generations had been waiting for.

And there were other wonderful signs. In the city of the Street at the Wall, spreads on interbank interest rates dropped like manna from Heaven and rates on credit default swaps fell to the ground as dead birds from the almond tree, and the people who had lived in foreclosure were able to borrow again.

Black gold gushed from the ground at prices well below $140 per barrel. In hospitals across the land the sick were cured even though they were uninsured. And all because the Child had pronounced it.

Vraiment, le texte est tout simplement délicieux et il est ici.


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2008/07/22 10:44

Qui a dit qu’Obama était le candidat de gauche? (suite)

En tout cas, selon Fareed Zakaria, en affaires étrangères, Obama est le conservateur réaliste et McCain-Bush sont les idéalistes radicaux.

Obama never uses the soaring language of Bush’s freedom agenda, preferring instead to talk about enhancing people’s economic prospects, civil society and—his key word—”dignity.” He rejects Bush’s obsession with elections and political rights, and argues that people’s aspirations are broader and more basic—including food, shelter, jobs. “Once these aspirations are met,” he told The New York Times’s James Traub, “it opens up space for the kind of democratic regimes we want.” This is a view of democratic development that is slow, organic and incremental, usually held by conservatives.

Obama talks admiringly of men like Dean Acheson, George Kennan and Reinhold Niebuhr, all of whom were imbued with a sense of the limits of idealism and American power to transform the world. “In his view of history, in his respect for tradition, in his skepticism that the world can be changed any way but very, very slowly, Obama is deeply conservative,” wrote Larissa MacFarquhar in her profile of him for The New Yorker. “There are moments when he sounds almost Burkean. He distrusts abstractions, generalizations, extrapolations, projections. It’s not just that he thinks revolutions are unlikely: he values continuity and stability for their own sake, sometimes even more than he values change for the good.”


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2008/05/16 12:57

Les apôtres de la peur

…ne savent plus sur quel pied danser.

Hier, j’ai eu un moment de pur schadenfreude en regardant Hardball avec Chris Matthews à MSNBC. Il est question du discours que Bush a donné hier matin en Israël, lors du 60e annivairsaire, où il compara l’idée [qui est aussi la politique du candidat démocrate] de “parler” à l’Iran à de l’appeasement, terme chargé qu’on applique généralement à tous ceux qui voulaient “pacifier” Hitler avant la seconde guerre mondiale et plus spécifiquement à ce qu’a fait Neville Chamberlain, le premier ministre de Grande Bretagne de l’époque.

Nous en somme à la partie “chearleaders” partisans de l’émission… les invités sont un bonze de marché régional dans l’univers de la “Talk-Radio” de droite et le président de Air-America Radio une radio de gauche qui a été créée en réponse à ce phénomène.

Pour quelqu’un qui désespère de voir à quel point l’hystérie du genre de celle que le gars de droite vomit ici semble avoir fonctionné et aidé à conserver Bush au pouvoir depuis depuis le 11 septembre… ça fait tellement du bien de voir leur ignorance exposée de cette façon.

“When you’re in a hole, stop digging”

Smells like desperation…

Le règne des apôtres de la peur tire à sa fin.


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2008/02/27 01:42

L’idéologie d’Obama?

Plutôt pragmatiste que gauchiste, selon The New Republic: The Audacity of Data


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2008/02/27 01:14

Citation du jour

“I fear conservatives have gotten intellectually lazy. It may be we need an Obama presidency to force the right to get serious again.”
- Andrew Sullivan

Traduction: “J’ai bien peur que le mouvement conservateur soit devenu paresseux de l’esprit. Il est fort probable que nous ayons besoin d’une présidence Obama pour forcer à la droite de reprendre du sérieux”


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2008/02/26 20:22

Pendant ce temps, de l’autre coté de l’étang…

Il y a peu de temps, je vous pointais en direction de ce qui m’apparaissait une manifestation assez étrange et insolite de l’Obamamania… La vidéo d’Obama Baby.

Il semble que les Français s’en sont entichées. Depuis quelques jours, Le Petit Émerillon reçois un nombre étonnant de requête Google en provenance de la France avec les mots “obama baby”.

J’ai fais quelques recherches pour trouver la source du clip… mais le mieux que je peut me figurer, c’est qu’il a été créé par les gens qui ont produit ce film. Outre le YouTube original … et les centaines de blogues qui l’affichent, je n’ai pu trouver d’autres sources.

Mais tout de même, pour vous, cousins:

Les politiciens, c’est comme les couches. Quand ils sont plein de m%&*, il faut les changer.

Ils sont fou ces Français.


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2008/02/24 10:57

It’s On

Hillary la gracieuse…

Puis, quelques jours plus tard, Hillary l’indigné:

Smells like desperation…

La réponse d’Obama.


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2008/02/24 10:28

Ted (El Mariachi) Kennedey

Qu’est-ce qu’on ferait pas pour des votes…


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2008/02/23 15:24

La prime virale

La politique ne se joue plus comme avant. Internet change la donne. On en a eu un apperçu en 2004 avec le phénomène Howard Dean… des levées de fonds sans précédent… composées de petites contributions spontanées venant de gens de toutes les strates qui viennent visiter le site du candidat et y faire un contribution de leur propre gré, parce qu’ils y croient… un enthousiasme communicateur que l’on qualifie aujourd’hui de viral. À l’époque de Dean, la pénétration de la culture Internet dans la société était encore telle que le phénomène était réservé à une poignée de “early adopters”… encore à ses premiers pas, il n’avait pas encore la masse critique nécéssaire pour soutenir une longue campagne. Le journaliste Tim Russert à son émission d’aujoud’hui: “En 2004, quand je suis allé en Iowa et que j’ai vu tous ces jeunes deaniacs avec leurs tuques oranges, très peu d’entre eux était de l’Iowa. Ces jeunes avaient été expédiés à partir d’autres états [pour venir travailler sur sa campagne]. Cette année, je suis retourné en Iowa et les jeunes qui faisaient tourner la campagne Obama étaient tous des jeunes du terroir.”

Je postule aujourd’hui qu’Internet cré un nouveau phénomène puissant et incontournable en politique électorale, la prime à l’enthousiasme… ou la prime virale. (Il y a surement un meilleur nom, mais ça ne me viens pas. Je suis ouvert aux suggestions… n’importe quoi qui ne contient pas “2.0″ dedans, c’est trop facile et ça sera dépassé d’ici deux ans.)

Cette prime ne se gagne pas à coups de politiques compréhensives dans son programme ou à la façon de l’ère des grands médias, en parlant la langue de clip et en tapant à répétion sur les même sept où huit mots clés qui définissent l’essentiel de son message tel que distillé par la firme de marketing. Ces éléments demeurent tout de même essentiels à la victoire, nous sommes encore dans un monde de grands médias… et ça va prendre encore un renouvellement de génération avant que la culture webisée pénètre complètement et qu’on commence à en saisir l’ampleur des effets et des possibilités. Mais au matin du 21e siècle, si un candidat veut arriver à profiter de l’énorme avantage que procure cette prime, il doit arriver à conjuguer ces techniques avec l’ingrédient essentiel qui permet d’y acceder: Capturer l’imaginaire de l’électeur… faire appel à la partie de son âme qui le poussera à vouloir participer… à vouloir contribuer… ne serait-ce qu’en cliquant sur un lien de plus.

Cela donne un certain avantage aux campagnes idéalistes (de tout accabit) qu’elles n’avaient pas avant. Autrefois, cet idéalisme, cet appel à l’élan de l’âme finissait toujours par s’écraser contre la redoutable efficacité de l’inévitable machinerie cynique d’un système de diffision d’information de masse hyper concentré. Mais aujourd’hui, grâce à la puissance et la facilité d’accès d’un simple clic, grâce à cette toute nouvelle façon de diffuser l’information qui laisse tout passer et qui permet la coalescence de toutes les sensibilitées, cet élan de l’âme trouve un exutoir, un endroit pour s’organiser… se définir… un endroit pour prendre forme lui donnant une masse critique telle qu’il est ignoré par “la machine” à ses propres risques. Le candidat qui réussit à faire appel à cet élan détient un avantage redoutable sur celui qui ne l’a pas… tout machiné soit-il.

Ceci dit, la prime virale à elle seule ne suffit pas. Le problème des républicains cette année est que de leur coté, elle a été entièrement capturée par Ron Paul qui ne possède ni programme compréhensif (responsable) ni la capacité de jouer le jeu encore nécéssaire des grands médias, mais qui a réussi à toucher la corde sensible de la valeur qui conjugue le plus noble élan de l’âme des sympathisans républicains: La liberté. Tant que le parti républicain d’aujourd’hui ne se réconcilie pas avec cette valeur et ce qu’elle signifie au 21e siecle, sa part possible de la prime demeurera orpheline. 

Mais si l’on réussit, comme l’a fait Barack Obama, à conjuguer programme et habileté à faire la clip avec la capacité de faire vibrer les cordes sensibles de l’âme de ”la frange branchée” de la population, on devient très difficile à battre.

Comment saisir qu’un candidat n’a pas capturé la prime? Je vous laisse sur une réflexion de la journaliste Norah O’Donnell que j’ai entendue à la télé aujourd’hui:

“Ça m’a frappé que dans ses discours, Hillary Clinton répètait encore: “…et visitez mon site web à www.hillaryclinton.com…” et je me suis dit: Ça fait vraiment an 2000, ça. Qui aujourd’hui, s’il veut obtenir plus d’information sur le candidat, a encore besoin de se faire dire comment faire?”

Cette réflexion fut inspirée par ceci:


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2008/02/22 12:48

Qui est l’oiseau qui chante des saloperies sur McCain au New York Times?

David Brooks n’en est pas certain… mais il peut vous dire pourquoi.

Ça l’air que son cercle intime de conseillers est composé depuis très longtemps de deux camps qui se haïssent à mourrir. C’est à dire… jusqu’à l’expulsion d’un des deux camps l’été dernier, alors que la campagne était mourante et que les analystes disaient tous que c’en était terminé pour John McCain.

Mais la fissure est si vieille… si pourrie… qu’elle continue de sous-tendre toutes les intrigues d’arrière scène.

Dixit Brooks:

But the rift is like some primal sore. It affected every conversation I had Thursday, as it has infected McCain efforts again and again over the past many years.

Pendant ce temps, Obama gère une des campagnes les mieux organisées qu’on ait vu de notre vivant. (Whatever you say about his experience, the man’s been running a tight ship… and steering it to port)

Pauvres républicains.


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2008/02/21 21:58

“Change you can xerox”

C’est la phrase qui a soutiré les houlements de la foule.

Du changement qu’on peut photocopier. Une allusion autant à la rhétorique vide qu’aux allusions récentes de plagiat dans ses discours. (Obama venait pourtant de parier la question en indiquant que la personne à qui il est accusé d’avoir piqué des passages est un de ses présidents nationaux de campagne (national campaign chair) qui lui avait suggéré de les utiliser. En quoi y a-t-il plagiat?)

Obama n’a pas brillé plus que ça, mais Clinton avait besoin d’une bien meilleure performance si elle veut renverser la vapeur…

Ça n’est pas arrivé.


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2008/02/21 21:21

La gaffe?

Comme je vous disais dans mon dernier billet, Clinton a cité l’évenement du politicien texan qui ne pouvait énumérer les accomplissements législatifs d’Obama… j’écoutais d’une oreille distraite, mais pour les 10 ou 20 minutes suivantes, Obama a soutiré des applaudissements qui ont mulitplié par au moins cinq le niveau de décibels auquel on était jusque là habitués…

Puis, Clinton s’est fait hué quand elle a à nouveau voulu attaquer Obama…

Elle s’est fait hué.

Je ne crois pas que ce soit encore arrivé en 19 (!) débats.


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2008/02/21 21:10

Obama et les accomplissements législatifs

J’avoue que comme tous les partisans d’Obama j’ai pas mal grincé des dents quand j’ai été témoin de ceci quelques minutes avant la fin de la soirée d’élection mardi soir dernier à MSNBC. Le pauvre gars a été complètement happé par Chris Matthews. C’était pathétique… et ça n’a rien fait pour le meme (unité d’information culturelle sans égard à la vérité) qui dit qu’Obama n’est qu’enthousiasme et jolie prose… et qu’il n’a rien accompli qui puisse démontrer sa capacité à diriger le pays. Que nous sommes face à une “bulle” comme dit l’Antagoniste.

Mais Bon. C’est pas parce qu’un politicien local (il s’agit d’un sénateur d’état qui siège à la chambre du Texas, pas d’un sénateur national comme David le sous-entend par omission dans son billet) frappe un blanc à minuit moins cinq sur une chaîne cablée nationale que ça règle la question.

Je ne vous en aurais pas parlé… (comme tout partisan d’Obama, c’est un moment que je préfèrerais oublier) mais puisque l’Antagoniste le relève pour soutenir sa thèse, je me sens obligé de corriger le tir.

Tout d’abbord, voici ce que le sénateur texan en question a écrit sur son blogue le lendemain matin:

So . . . That really happened.

On Tuesday night, after an important and historic victory in the Wisconsin Presidential Primary by Senator Barack Obama, I appeared on the MSNBC post-election program. “Hardball” host Chris Matthews (who is, it turns out, as ferocious as they say), began grilling me on Senator Obama’s legislative record.

And my mind went blank. I expected to be asked about the primary that night, or the big one coming up in Texas on March 4, or just about anything else in the news. When the subject changed so emphatically, I reached for information that millions of my fellow Obama supporters could recite by heart, and I couldn’t summon it.

My most unfortunate gaffe is not, in any way, a comment on Senator Obama, his substantial record, or the great opportunity we all share to elect him President of the United States.

Il poursuit ensuite avec la litanie habituelle des accomplissements politiques et législatifs d’Obama.

Ensuite, voici ce qui s’est passé le lendemain, à l’émission de Chris Matthews où il a donné l’opportunité à une sénatrice nationale, Claire McCaskill du Missouri, partisane d’Obama, de venir défendre ses accomplissments au sénat américain. (La distinction est importante car cela en fait une collègue d’Obama. C’eut été grave si c’était le cas du texan, mais ce n’était pas le cas.)  

On ne parle ici que de ce qu’il a accompli dans le peu de temps qu’il a été au sénat américain, sans mentionner ce qu’il a fait en Illinois.

Note: Au moment où je vous écrit, Mme Clinton vient de citer l’évenement pour attaquer Obama au débat de ce soir.

Mais sans même parler de ses accomplissements, je vous invite à visionner ceci où un interviewer sceptique de droite déterminé à pieger de la même façon un jeune partisan d’Obama se fait avoir…. puis à lire le commentraire de Sullivan sur l’évenement. (J’ai publié avant lui, nia nia nia!)

En terminant, je vous invite à lire ce papier de Sullivan publié avant les fêtes qui explique très bien le potentiel réel représenté par sa candidature.

Nous ne sommes pas devant “une bulle”.

He’s a gamechanger.


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2008/02/19 23:20

« A fading Hillary Clinton » - AP

C’est dans le topo du fil de l’Associated Press ce soir.

Sa neuvième victoire en ligne. Et il gruge et surprend dans toutes les strates qui sont supposé être sa force à elle.

Je ne suis pas encore prêt a déclarer victoire… les Clinton ont le don de surprendre. Mais il devient de plus en plus difficile de voir comment il vont faire. Le Texas et l’Ohio sont supposé être le coupe-feu qui arretera la vague Obama. Mais au Texas, où Obama a donné son discours ce soir, il en est déjà à une marge d’erreur de la dépasser. Dernier espoir, les débats. Il y en aura deux d’ici là. C’est sa force à elle… sauf qu’il s’en tire beaucoup mieux à deux.

Sullivan avait raison au début du mois:

Two words come to mind when assessing Clinton’s apparent strategy to wait the primaries out till bigger, more fertile states: Rudy. Giuliani.

Comme j’ai dit, je ne suis pas encore prêt à célébrer la victoire mais…

Yess!!!


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2008/02/12 22:20

« Bush-McCain »

C’est la nouvelle formule d’Obama dans son discours de victoire ce soir… il l’a répété plusieurs fois à des endroits où l’on se serait attendu à entendre “Bush-Cheney”.

Ce n’est pas si ingénieux, mais le fait qu’il l’ait dit avant Clinton est un bon indicateur de qui est le plus confiant à ce stade-ci.

Je vous en parlerais plus en détail… mais je me tape encore la migration vers Wordpress.


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2008/02/12 20:51

Citation du jour

“He’s proven that white men can jump… to a black canditdate”
- Andrea Mitchel. Journaliste à NBC (et épouse d’Alan Greenspan) commentant les majorités d’Obama chez les hommes blancs dans les votes d’aujourd’hui.


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2008/02/11 02:16

La gogauche d’Obama

…et la mauvaise foi de la droite.

Notre ami le Dissident porte notre attention sur cet exercice du National Journal qui consiste à comparer les votes des différents sénateurs afin de les placer sur une échèle idéologique allant de libérale à conservatrice. Il se régale que le choix du sénateur le plus libéral tombe cette année sur nul autre que la coqueluche de l’heure, Barack Obama.

Et il se targue de noter, comme le font tous les faiseurs d’echo de la droite qui aime à le citer, que le National Journal est une publication “non-partisane”.

Personellement, je ne peux m’empêcher de trouver ça quand-même drôle qu’il y a quatre ans, cette publication “non-partisane” avait comme par hasard remis le même prix à nul autre que… John Kerry.

Avouez que ça adonnait bien, non?

Ah oui, et devinez qui arrive deuxième cette année… Eh oui, Hillary Clinton. Facile, hein? [Erratum: Oups, j'ai lu en diagonale, elle arrive 16e.]

Moi, si j’étais Bernie Sanders, le sénateur socialiste (non, je ne vous niaise pas) du Vermont, je les poursuivrais pour vol de réputation.

Quand-même, c’est pas sérieux leur truc.


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2008/02/10 22:37

Obama prends le Maine

Un concours de plus aujourd’hui. Le Maine (24 délégués)

Obama 59%
Clinton 41%

Comme d’habitude, impossible de connaître la division exacte des délégués pour l’instant. l’AP nous estimes ça à 13 pour Obama et 8 pour Clinton, avec 3 encore à décider.

Les victoires d’hier étaient attendues par tout le monde et n’ont pas changé le script des médias. (Celui qui dit qu’ils sont nez à nez et que ça va continuer comme ça.) Celle d’aujourd’hui aussi était attendue sauf que la marge surprend, on croyait (et les courses précédentes ont démontré) que Clinton était plus forte que cela dans le Nord-Est. Voilà qui suggère des modifs au script; le buzz va recommencer en faveur d’Obama.

Y a-t-il momentum?


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