Billets tagués ‘anglais’

2008/05/23 03:28

“Québécois d’origine canadienne-française”

Je n’ai pas encore lu le rapport. Mais je me suis tapé la couverture (le cirque?) médiatique pas mal toute la journée et ma première impression est qu’en tout point les commissaires semblent avoir tranché à peu près exactement là où je l’aurais fait… chapeau!

Il y a beaucoup à dire sur plusieurs points et j’y viendrai éventuellement, mais la chose principale que je retiens aujourd’hui, et je crois que c’est un changement assez majeur dans les paramètres qui définissent la discussion identitaire québécoise (du moins, c’en est un qui me plait), c’est la soudaine légitimité de l’expression “d’origine canadienne-française“. Il semble que le rapport propose cette formulation pour remplacer l’expression “de souche“…

M. Bouchard explique:

Personnellement, je n’avais pas vraiment de problème avec l’expression “de souche”… il faut bien que les choses aient des noms, sinon on ne s’en sort plus. Mais j’achète. Et même, je dois confesser que l’idée de rendre légitime l’expression “d’origine canadienne-française” pour remplacer de l’expression “de souche” lorsqu’il s’agit de nommer qui nous sommes, vient justement libérer/nourrir une des charges émotives identitaires principales derrière Le Petit Émerillon.

Vous aurez compris que votre humble serviteur souffre de la dichotomie entre la fierté (et le sens du devoir) qu’il ressent envers des ancêtres qui se sont littéralement battus pour qu’une “nation canadienne” de langue française fière et debout puisse exister en Amérique et un projet d’actualisation, la “nation québécoise”, fondé sur le dénigrement de leurs valeurs et le rejet même du nom et des symboles qu’ils se sont donnés depuis l’aube de leur existence collective.

En tant que descendant d’un clan franco-ontarien “tissé serré” de la paroisse Saint-Charles d’Ottawa qui m’a transmit de fortes valeurs de survivance et de fierté francophone canadienne, je me sentais moi-même souvent exclus de cette “nation québécoise” qui ne m’acceptait que si je taisais le nom de mes ancêtres et acceptais cette fiction qu’ils étaient “québécois” et que l’Histoire de leur combat et leurs sacrifices était celle de la “nation québécoise”.

Il m’était permis de discuter de ces choses, mais seulement en faisant très, très attention au contexte dans lequel je me permettais d’attacher les mots “canadien” et “canadien-français” à ma propre personne, sous peine de remise en question de ma légitimité en tant que bon “québécois” ou pire de me faire taxer de colonisé arriéré. (j’en connais dans ma famille que ce tabou a irrité au point d’en faire des fédéralistes enragés)

Aujourd’hui, je me sens comme un homosexuel qui s’apperçoit que, tout à coup, le monde a enfin assez évolué pour qu’il se permette de faire son coming out.

Donc… ahem…

Je suis canadien-français (et j’en suis fier)!

Je ne suis pas moins québécois

Je suis un Québécois d’origine canadienne-française.

Dans mon cas particulier, d’origine très canadienne-française.

Fiou… je me sens déjà plus libre.

Mais voilà, je comprends très bien la menace que les tenants du projet souverainiste voient à ce “retour en arrière”… Étant donné que leur projet d’épanouissement national implique une “séparation” du “Canada”, le succès de ce projet dépend, croient-ils, de la création d’une “identité” proprement “québécoise” qui rejette catégoriquement toute parcelle de canadienneté dans ses constructions symboliques.

Parce que sitôt que l’on admet que “nous étions canadiens”…

Comme dit Durivage: On s’en sortira jamais.

Vous savez les amis, moi, la souveraineté, je ne suis pas contre. Comme je l’ai souvent dit, j’appuie toute initiative qui donne plus d’autonomie au seul état pleinement sous le contrôle de la nation francophone d’Amérique canadienne-française, incluant la souveraineté nationale de cet état. C’est juste que je vois plein de trucs qu’on pourrait faire pour aider à la consolidation et à l’épanouissement de cette nation qu’on ne s’entend déjà pas pour faire et je ne vois pas en quoi on va s’entendre davantage entre nous le lendemain d’une souveraineté du Québec.

Et puis pour moi, le Québec, c’est un état, ce n’est pas ma nation.

Ma nation à moi, celle que mes ancêtres ont bâtie, contre vents et marée… et glace… et bayonette anglaise… celle qui crie son droit d’exister depuis quatre siècles… celle dont il est question dans les chansons que l’on chante encore dans les soirées du jour de l’an par chez nous, c’est la nation canadienne (française). C’est à cette nation là que je souhaite donner un état souverain.

La feuille d'érable - La bonne chanson

J’vous l’jure les amis. Si les souverainistes/nationalistes réussissait à re-fonder leur projet dans l’autre sens… en disant que la “province of Quebec” est un nom qui nous a été imposé pour nous priver de notre sentiment d’identité nationale et nous marginaliser, voire nous ghettoiser, autour de notre ville fondatrice, que l’on rejette donc l’appellation de québécois, que la nation canadienne-française est LA nation canadienne originale et qu’un Canada qui ne fait pas une juste place à sa nation fondatrice… et je ne parle pas ici de “bilinguisme officiel”, mais d’un statut spécial et privilégié accordé à la langue française partout au Canada et d’une reconnaissance (lire statut spécial et privilégié) du rôle que joue l’état québécois en tant que patrie principale de la langue et de la culture de cette nation fondatrice et essentielle au caractère français de l’Amérique… sans cette reconnaissance donc, la nation canadienne-française considérera que le Canada est un échec et sortira la province of Quebec de la fédération pour créer la République libre du Canada-français (Le vrai Canada; les autres c’est la fédération du Canada anglophone, dira le borné) et s’occuper elle-même de son destin. Vous faites ce que vous voulez, ROC, mais nous on fonde notre propre état libre et on rapatrie tous nos symboles… NOTRE langue… NOTRE feuille d’érable… NOTRE castor… NOS rocheuses… Euh… oups!… Ok, j’pense que j’me trompe de disque là, là…

Je sais, je rêve en couleur… j’en fume du bon… mais je maintiens que pour qu’un projet qui vise à consolider l’avenir de cette nation francophone nord-américaine soit vraiment porteur, rassembleur et capable de se projeter sainement vers de meilleurs lendemains, il ne peut pas être fondé sur l’opposition et le dénigrement de la canadienneté francophone mais qu’il doit plutôt l’embrasser; que l’une des raisons principales de l’échec du projet souverainiste est inscrite dans cette tentative par la “nation québécoise” de s’affranchir de sa propre canadienneté identitaire. Et qu’un projet souverainiste/nationaliste qui se fait sur les lignes identitaires que j’ai décrites est la meilleure voie pour obtenir l’appui de 85+% des francophones de tout le pays. Au mieux, du point de vue souverainiste, ça donne une souveraineté claire, sereine et inexorable, au pire, la reconnaissance demandée à l’intérieur du pays qu’on a fondé. Mais ça aussi, mes ancêtres en seraient fiers.

Encore une fois, je sais… j’en fume du bon.

Mais tant qu’à me faire comparer à Elvis Gratton

Think big, ’sti!


Billets similaires

2008/05/19 21:09

Les patriotes ne sont pas morts pour la “nation québécoise”

Aujourd’hui, c’est la “fête des patriotes”. Une réponse enfantine de la “nation québécoise” qui boude le fait que le congé d’aujourd’hui provient en fait d’une tradition qui célèbre la naissance de la reine Victoria.

Queen Victoria

En instituant cette fête, la “nation québécoise”, cette construction née dans les années soixante d’un désir de renouveau et d’affranchissement si fort qu’elle exige une révision identitaire, cache mal son insécurité existentielle et démontre plutôt son immaturité. (Si on voulait vraiment donner aux patriotes la place qui leur revient dans notre paysage mythique, on ferait du 15 février une fête de recueillement national au même titre que le 24 juin en est une de célébration et de joie… et on laisserait cette journée-ci aux traditions britanniques)

Mais puisqu’il est question de nos braves patriotes aujourd’hui… et de leur appropriation par les tenants d’une idéologie historique qui se sent obligé de défigurer ses racines pour se donner la permission d’exister, je me permets une petite montée de lait qui me ronge le coeur depuis quelques années.

Chevalier de Lorimier

Le 14 février 1839, à la veille d’être pendu, le patriote François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier écrit son “testament politique”. Un des documents politiques les plus importants et éloquents de notre histoire… qui encore aujourd’hui fait vibrer tous les souverainistes et autres révolutionnaires de salon de notre petite nation.

Le texte intégral de la lettre est ici.

Faute d’être dûment enseigné dans nos écoles, ce texte est tout de même transmis dans la culture populaire à travers les oeuvres de certains poètes incendiaires de la nouvelle nation qui crient toujours si fort son nouveau nom qu’on croirait qu’ils veulent à tout prix nous faire oublier l’ancien… celui dont s’affublait les pères de leurs pères… et leurs pères avant eux qui se sont battus (ou non) aux côtés des compatriotes de Chevalier de Lorimier.

Je pense en particulier à La complainte des hivers rouges de Roland Lepage (1974) et, plus récemment, au film 15 février 1839 de l’inimitable Pierre Falardeau (2001). Ces deux oeuvres reprennent presque mot pour mot plusieurs passages de la fameuse lettre de Chevalier de Lorimier…

Je dis presque parce qu’on peut être certain que le passage suivant, tiré de la lettre, ne s’y retrouve pas et sera toujours gommé par ceux qui s’acharnent à faire de nos patriotes des “héros de la nation québécoise”…

Le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué des deux étoiles des Canadas.

Pourtant, il me semble que c’est là un des passages les plus révélateur, sinon de ce qui motivait nos patriotes, du moins de la dichotomie qui semble exister entre ce qu’ils étaient vraiment et le mythe que nous avons créé autour d’eux pour supporter notre idée moderne d’une “nation québécoise” qui n’aurait eu aucun sens à leurs yeux.

Drapeau patriote (le tricolore canadien)Pensez-y… cet homme qui, à la veille de son exécution, sait qu’il écrit ce qui sera considéré comme le testament final de son mouvement… qui prend la peine de l’écrire par volonté qu’un tel testament soit remis à la postérité… Drapeau patrioteCet homme, lorsque vient le temps de mentionner la bannière sous laquelle il meurt, ne nous parle pas du tricolore canadien… ou d’une drôle de bannière avec un poisson et des feuilles d’érable… ou d’un castor… ou tout autre symbole appartenant alors à sa “race” française.

Non.

Drapeau patriote (les deux étoiles)Cet homme, qui tient à ce qu’on comprenne au nom de quel idéal il meurt nous dit qu’il meurt au nom d’un “drapeau marqué des deux étoiles des Canadas“. Symbole, oublié depuis, représentant deux états libres, mais unis, Betsy Ross Sews the First Amarican Flagl’un anglais (le haut-canada), l’autre français (le bas-canada), ayant déclarés leur indépendance de l’empire et frayant, main dans la main, le chemin du destin emprunté par les peuples libres. Le tout dans une logique symbolique les destinant éventuellement à s’unir à la grande expérience d’union démocratique naissante déjà entamée par 13 colonies voisines…

Pauvre Chevalier… il a pris tant de peine à faire comprendre qu’il mourrait pour avoir voulu libérer les siens du joug de Londres dans un contexte d’union “des deux étoiles des Canadas”…

Mon pauvre Chevalier… le destin rit de toi, mon pote. Si tu savais à quel point tes “héritiers” s’en foutent. Aujourd’hui, ils ont appris à avoir honte du nom de canadien que tu portais fièrement comme étant celui de ton peuple… ils ont appris à cracher sur les symboles qui ralliaient tes frères; le castor; la feuille d’érable; tout en croyant reprendre ton flambeau… les uns ignorants… les autres hypocrites… si tu savais à quel point ils s’en foutent de savoir ce qui t’animait vraiment…

Ils sont trop occupés à se redéfinir dans une identité fragile qui veut tant fuir la honte de ses origines qu’elle s’est déconnectée de ses racines et ne sait plus se nommer

Ils sont trop occupés à s’oublier pour pouvoir célébrer l’idéal pour lequel est mort un vrai patriote.

À la tienne, mon Chevalier.


Billets similaires

2008/03/04 14:15

Baiser avec la langue

Suite à ce billet de Renart, L’équilibriste nous livre une partie de sa réflexion sur le sujet qui délie toutes les langues ces jours-ci, dans un billet intitulé: French kiss: le complexe du colonisé

Citation de choix:

…le bilinguisme est un vêtement de plus que tu mets pour mieux faire face à une situation, comme le choix de linge diffère pour sortir dans un pub ou dans une discothèque huppée. C’est bien possible que tu ne veuilles jamais aller dans une discothèque huppée, mais si 99% des endroits où il y a des gens intéresssants sont des places du genre, alors tu te prives peut-être de quelque chose, et d’après moi-c’est par orgueil plus que par intégrité.

Ce blogueur demeure, depuis que je l’ai découvert, celui que je considère le meilleur de la sphère d’ici. Je ne le visite pas trop souvent, parce qu’à chaque fois… j’y trouve exprimé des idées tellement souvent en phase avec ma façon d’aborder les choses… élaborées avec une une telle finesse d’esprit (et une telle sérénité) que je me sais incapable d’atteindre… que ça me gêne et m’enlève le goût de bloguer.

Bonne lecture.


Billets similaires

2008/03/03 20:53

Idéalisme et réalité

Pas pour prolonger la saga… mais cela m’amuse d’être tombé sur cette histoire telle que vue et interprétée par les libertariens anglo-saxons:

Reason Magazine - Hippie Can’t Speak French, Abandons Quest for Moneyless Society

Citation de choix:

Freeloading hippie Mark Boyles, 28, decided to demonstrate his contempt for the modern world, materialism, and a bunch of other really terrific things by walking to Gandhi’s birthplace in Porbander, India. Boyles is an acolyte of the “Freeconomy” movement, a method of living that, according to the group, “allows people to make the transition from a money based communityless (sic) society to more of a community based moneyless society.” In other words, he’s a middle class beggar.

Traduction:

Mark Boyles, un hippie de 28 ans, a décidé de démontrer son mépris du monde moderne, du matérialisme et d’un paquet d’autres choses merveilleuses en marchant jusqu’au lieu de naissance de Ghandi, la ville de Porbander, en Inde. Boyles est un acolyte du mouvement de la “freeconomy”, un mode de vie qui, selon le groupe, permet de faire la transition d’une société basée sur un système monétaire non-communautaire vers une société basée sur un système communautaire non-monétaire. Autrement dit, un quêteux de classe-moyenne.

Heh.

Je comprend l’idée sur laquelle Louis essayait de pousser avec sa “bombe”… Mais l’exemple de ce mec n’était pas très bon. La France est pleine d’Anglais qui y vivent sans jamais apprendre le français. Le gars a pas frappé un mur parce que les Français se sont tenu debout pour leur langue, mais simplement parce que le gars avait pas d’allure.

Parlant de pensée économique libertarienne et de considérations communautaires… Je me suis tapé ce diavlogue ce matin, alors que j’attendais le retour en ligne de mes sites. Une discussion en profondeur entre Will Wilkinson, un de ces jeunes libertariens qui m’impressionne et Stephen Marglin, un “économiste dissident” à Harvard et auteur du livre The Dismal Science qui prone une réforme de la pensée économique en fonction de permettre un ralentissement de la logique de marché (dans les sociétés “riches”) au nom d’un renforcissement de la communauté… ça peut sonner comme du délire de gauche, mais le bonhomme a produit un ouvrage sérieux qui pose des questions pertinentes.

Blogginheads.tv: Des stéroïdes pour les neuronnes.


Billets similaires

2008/03/01 22:15

For what it’s worth (re-pub, avec ajouts)

sérénité

Parce que je souhaiterais calmer le jeu dans toute cette histoire qui n’a cesse de me poursuivre. J’offre à nouveau ce billet que j’ai écrit il y a peu de temps.

La référence était obscure mais le titre du billet vient du titre de cette chanson de Buffalo Springfield.

Une conversation avec un de mes lecteurs des États-Unis concernant les différences au niveau de la légitimité et de l’éficacité de la coercition linguistique entres les sphères privées et publiques m’a ammené à prendre la défense de l’intention derrière l’hystérie de l’Homme en colère:

En terminant (et vous me voyez le plus surpris du monde de prendre sa défense) mais si on épure le style confus et méchant de Louis, on s’apperçoit que ce qu’il essaie de dire est exactement ce que vous dites, c’est à dire que c’est le peuple… la population plus que l’état… qui doit imposer le français sur son territoire. Et c’est exactement ce qu’il croit faire en dénonçant publiquement notre utilisation de l’anglais comme étant une trahison de ce principe.

Il n’a pas compris que l’expansion du français ne passe pas par l’élimination de l’anglais (une action totalement contre-productive, à mon avis) mais plutôt par une valorisation de la francitude nord-américaine.

Mais bon. Je ne remets pas en question ses bonnes intentions. Je dis seulement que l’attitude qu’il exhibe fait plus de tort que de bien à sa propre cause.

La raison pour laquelle je ne descends pas aussi loin dans l’argumentation qu’il le voudrait est que je suis allergique à sa façon provocatrice de discuter.

Je ne suis pas un militant. Je ne suis pas ici pour scorer des point rhétoriques au nom d’idées définies qui me tiennent à coeur. Ou pour éclairer le monde de mes conclusions absolues. Je suis plus interessé par un processus de dialogue qui puisse mener à des idées différentes que celles avec lesquelles mon interlocuteur et moi commençons.

Les militants ont leur place… une fois que ces idées sont développées. Je leur laisse cet espace qui cherche à convaincre à tout prix. Mais laissez-moi le mien qui cherche à développer les idées de demain quand les leurs auront été (comme c’est toujours le cas) épuisées.

Et maintenant je viens de vous exposer à quel point cette histoire me dérange, malgré l’indifférence que je feint.

Tu gagnes, Louis. Ça ne m’amuse plus.


Billets similaires

2008/02/29 18:59

Colère + Terreur = Censure

J’aimerais bien passer à autres choses… je suis désolé pour tous ceux que cette histoire ennuie (et il y en a, vous me l’avez fait savoir et c’est noté) Mais puisque la tempète persiste et que votre humble serviteur s’y retrouve mouillé par l’acharnement d’un autre, je me dois de naviguer les vagues qui se présentent à moi au meilleur de mon jugement. (Hang on!)

Mathieu Gauthier-Pilote, l’auteur du site ressources La République libre du Québec, qui s’était melé à la controverse en offrant des répliques polies, compréhensives et détaillées pour répondre aux arguments de Louis (such as they are) vient de me livrer un commentaire que notre Gardien De la Parole Sainte refuse de publier sur son site (il ne publie plus les miens non plus, malgré leur manque de méchanceté) et me demande, puisque c’est ici qu’on vient voir de quoi nous parle l’Empereur du Web ces jours-ci, de le publier en mentionnant que notre Grand Vizir le censure.

Je suis d’ailleurs assez surpris du nombre de gens qui m’ont laissé savoir que Louis n’a pas publié leurs commentaires à l’atentat d’assassinat litéraire qu’il m’a livré. Sous quelqu’un qui se veut l’apôtre du débat franc et musclé on découvre un censeur craintif qui tente de manipuler les perceptions en sa faveur.

Voici donc le commentaire de Mathieu qui fait si peur au Gardien de Notre Avenir à Tous qu’il n’a pas osé le publier. Le ton est celui de quelqu’un qui a perdu patience… mais pas sa capacité à raisonner. Il est plus fort que moi. Je le salue.

Cela fait trois jours que Louis, alias Un homme en colère (uhec.net) CENSURE mon commentaire qui au départ était destiné à répondre à son texte « L’idiot du village… ou le culte de l’à-plat-ventrisme! » publié le 26 février. Voici le commentaire censuré. J’aimerais, SVP, que tu le publies en faisant bien comprendre que j’ai été censuré par Louis :

Et il la ramène. Pas content d’avoir exposé au Québec entier son incapacité à rationaliser, à émettre une opinion après et non avant l’analyse des faits, à faire l’étalage de son incompréhension de la problématique de l’intégration des immigrants à la vie sociale québécoise dans un contexte de forte compétition de la langue anglaise sur notre territoire nationale, il en rajoute pour se caler plus profondément.

Nous attendons toujours des excuses pour les injures et les insultes.

Nous attendons toujours que tu admettes que le blogue de AngryFrenchGuy n’est pas destiné aux Québécois, mais au public anglophone mondial. (Bien sûr qu’il a attiré des francophones du Québec, comme toi d’ailleurs : y’a un lien vers le site dans Vigile.net et ça parle du Québec et de son indépendance! réveille!)

Et j’attends toujours des réponses à mes arguments qui illustrent le manque de réflexion de ta vulgaire diatribe, qui déshonore ton blogue, tes amis et tes lecteurs. Personne n’a manqué de voir que tu esquives la confrontation sur le terrain de l’honnêteté intellectuelle, de la science des faits et de l’analyse politique.

1. - Quel lien de cause à effet y a-t-il entre l’action individuelle d’un groupuscule de blogueurs sur le front des médias anglophones et le problème de l’intégration en français au Québec, lequel phénomène précède le premier d’au moins 30 ans?

2. - En quoi, et dans quelle mesure, relayer de l’information exacte et un point de vue indépendantiste sur les questions politiques et sociales québécoises contribue-t-il à « l’anglicisation de la culture québécoise »?

Louis écrit: 1) « Nous devons parler de l’indépendance du Québec à l’international sinon n’importe qui va dire n’importe quoi sur nous! »

C’est une déformation d’un argument beaucoup plus porteur. Mais bien sûr, il fallait mettre tes mots dans nos bouches. Voici ce que tu aurais dû savoir avant de t’humilier en public :

Dans son rapport final de 298 pages, déposé le 17 août 2001, les commissaires des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec écrivent :

« Il importe donc que le Québec sache faire connaître, à ses citoyens d’abord et au reste du monde ensuite, les éléments essentiels de sa politique linguistique. Il importe également que l’État québécois intervienne dans certains cas d’ignorance grave ou de mauvaise foi évidente où sont rapportés des mensonges ou des demi-vérités sur le projet linguistique de la nation québécoise. »

« La mondialisation, qui accroît l’attrait de la langue anglaise au Québec, l’immigration, facteur démographique vital pour la pérennité de la nation québécoise, font que le Québec évoluera de plus en plus dans un contexte de concurrence linguistique permanente. La langue française et la politique qui la sous-tend, comme la sécurité routière, comme la culture, comme l’esprit civique, doit, elle aussi, emprunter la voie promotionnelle pour se rendre présente dans l’esprit des gens. »

« Au Canada et à l’étranger, la politique linguistique québécoise est trop souvent perçue négativement. Le milieu des affaires et des médias en particulier la connaissent peu. Pour leur part, les Américains demeurent opposés à une législation qui leur semble réduire les libertés individuelles et limiter l’usage de l’anglais. Pour eux, langue et culture sont deux éléments séparés, ils ne voient pas bien comment la protection de la culture québécoise comprend également la protection de la langue française, bien que 25 états américains aient adopté des déclarations proclamant l’anglais langue officielle. Il faut donc développer la perception que la culture québécoise fait partie de l’héritage nord-américain et qu’il est nécessaire de la préserver. Il importe également de corriger les perceptions erronées de la loi linguistique québécoise et de
son application. »

ET POUR CONTRER CE GRAVE PROBLÈME, le rapport recommande :

Recommandation. 147 - Que soit instaurée une vaste campagne institutionnelle permanente à deux volets pour la promotion du français et de la politique linguistique québécoise,
le premier volet s’adressant aux citoyens du Québec et le second, AU RESTE DU CANADA ET À L’ÉTRANGER.

Recommandation. 148 - Que soit mis sur pied un service de veille médiatique pour tout ce qui touche la politique linguistique québécoise À L’EXTÉRIEUR DU QUÉBEC.

Tiens tiens… bien que ce ne soit pas l’objectif premier de AngryFrenchGuy et que je doute fort qu’il se soit tapé la lecture de ce rapport, il semble que son action soit parfaitement conforme À L’INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE LA NATION QUÉBÉCOISE DE FAIRE LA PROMOTION DE LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE À L’ÉTRANGER.

Louis écrit: « Malheureusement, tant et aussi longtemps qu’il y aura des à-plat-ventristes et des traîtres comme angryfrenchguy pour leur permettre de participer à une vie culturelle québécoise en anglais, ils ne ressentiront pas le besoin d’apprendre le français. »

Pour la troisième fois, si je compte bien, tu prêtes des intentions aux autres, tu leurs mets des paroles choisies dans la bouche pour mieux les ridiculiser. Sache que cette pratique sophistique se nomme « l’homme de paille » est au moins aussi vieille que le métier de logographe pratiqué jadis dans l’Athènes antique.

Tu confonds « une vie culturelle québécoise en anglais » avec « représentation de la culture québécois francophone dans la langue des autres peuples ». Grave erreur.

Voilà.

Ce blogue retourne maintenant à ses préoccupations habituelles (j’espère).


Billets similaires

2008/02/29 11:31

L’absence d’amour

Solitude

Après avoir déclaré que ce blogue ne valait pas la peine d’être lu et que son auteur était un tarré sans idées originales, Sa Majesté Blogosphérique continue pourtant à s’y acharner et à solliciter mes réactions. (Pour ma part, je commence à trouver l’histoire assez ennuyante et je suis passé à autre chose)

Pauvre Louis, je crois que ce jeune homme manque d’amour, il se sent seul. Peut-être est-il déçu que son billet à mon sujet ait provoqué si peu de réactions chez lui (je me demande ce que ça aurait eu l’air s’il avait laissé passer les commentaires qu’il a bloqués) Louis, n’as-tu pas compris? Mon blogue est vide et sans contenu, comment veux-tu créer la polémique avec un site aussi ennuyant que le mien?

Allez donc faire un tour chez lui et lui dire que vous l’aimez. Ça lui fera du bien.

Une note: Dans son dernier billet, Louis continue à illustrer son point que de s’addresser à “l’autre” autrement qu’en français constitue toujours de l’à-plat-ventrisme. L’exemple qu’il donne porte tout-de-même à réflexion. (À césar ce qui lui revient).

La photo est d’ici.


Billets similaires

2008/02/28 00:03

Louis a raison

uhecLouis alias Un homme en colère alias son vrai nom qu’il ne révèle pas (Le mien est Alain Berger), ce phare de l’océan virtuel sans qui nous ne saurions naviguer, ce jeune homme dont le jugement sans faille et l’énorme suite fait trembler tous les politiciens, personnages public, orgamismes et blogueurs sur lequel il jette son oeil de faucon émerillon… Ce jeune homme dont l’opinion est universellement révérée, dis-je, s’est aujourd’hui prononcé sur la qualité et le contenu de ce blogue ainsi que sur le caractère de son auteur, votre humble serviteur.

Le titre: Pas d’arguments, pas de crédibilité.

Ça y est. Je suis fini.

Je ne pourrai plus jamais bloguer après une telle réprimande de sa Sainteté Blogosphérique.

Aussi bien mettre mon clavier à la retraite… peut-être pourrais-je le monter sur mon mur avec la mention “un noble effort… fauché par plus grand que lui.”

Comment ai-je pu tant me tromper? Moi qui croyait offrir un service utile et divertissant pour les accros d’infos comme moi en pointant les gens vers ce qui se fait de nouveau au sein des différentes tendances idéologiques, en relevant les événements d’intérêt dans notre sphère a nous et dans la grosse d’à coté, en posant plus de questions que je n’offre de réponses, en livrant le fond de ma pensée dans l’occasionnel billet plus éttofé, en partageant ma grande connaissance du paysage idéo-politique américain pour relever certain aspects et subtilités que les médias tendent à ignorer lorsqu’ils nous parlent des amerloches, pour tenter à l’occasoion de partager avec mes concitoyens les moyens que je prone pour assurer que la trame narrative de notre culture française d’Amérique puisse prendre une trajectoire qui la propulse d’elle-même et assure son avenir et finalement pour explorer à quel point mes compatriotes étaient ouvert à remettre en question les prémisses idéologiques de la gauche, de la droite, du souverainisme et du fédéralisme qui nous ont guidées pendant 40 ans jusqu’à l’échec et l’impasse perpétuelle que nous vivons aujourd’hui.

Tout ça pour rien. J’ai perdu mon temps.

Son Éminence Virtuelle À La Sagesse Infinie vient de déclarer que je n’avais pas d’arguments et donc aucune crédibilité. Ô chers lecteurs, pourrez-vous me pardonner de vous avoir si longtemps livré du vide?

Car ne vous y trompez pas, le Roi Soleil a raison. Voyons voir ce que cet intellect inégalé dit.

Note: Ce qui suit est une partie que je trouverais ennuyante à votre place, mais je ne peux m’en tirer. Mes lecteurs qui n’ont rien à foutre de cette histoire (je vous comprend) peuvent aisément sauter à la fin sans manquer grand-chose.

Sa Majesté Bloguesque affirme que je dédie un billet sur deux depuis quelque jours à “dénoncer” sa “dénonciation” de l’entreprise d’AngryFrenchGuy. Il a raison. Depuis la publication de mon premier billet sur le sujet (jugez par vous même la profondeur de la condamnation et le manque d’ironie) jusqu’au moment où sa Virtuelle Grandeur publie le sien, j’ai publié 14 billets (j’ai du temps libre ces jours-ci) sur ceux là, un grand total de quatre mentionnent explicitement notre Guru Numérisant. Je vous invite à constater la véhémence de ma condamnation ici, ici, ici et ici. Pourrez-vous me pardonner? –Ah non! J’ai encore gaffé. Un ciquième billet le mentionne: Cultivez votre Voltaire. Évidemment il s’agit ici de ma plus impardonnable condamnation.

Où sont les autres, me demandez-vous? Mais voyons, vous savez bien que la pire offence que peut commetre un blogueur de peu de talent comme moi est de condamner un autre blogueur sans le mentionner de près ou de loin! Je comprends notre Lumière Reluisante de s’être vexé. Constatez à quel point ce que j’ai fait est impardonnable ici, ici… ou encore ici. Je ne m’en était pas apperçu mais je suis vraiment méchant, heureusement qu’il y a l’Homme Sage De La Sphère pour me le faire comprendre.

Ensuite, sa Bloguesque Grandeur dit que je ne réponds pas à l’argumentation qu’il présente pour démontrer à quel point s’exprimer en anglais sur la place publique est nocif à l’avenir du français. Là dessus, il a tout-à-fait raison. (Et cette fois je le dis sans ironie) de tous les arguments de Louis, je ne m’adresse qu’à ceux qu’il formule dont je juge que le lecteur intelligent ne trouvera pas que je perd mon temps à m’abaisser à combattre foutaise évidente et syllogisme vicieux, je sais que toute personne raisonnable lit ses arguments et les trouvent ridicules. Je n’ai donc aucun intérêt à m’y addresser. Et surtout, je n’ai jamais livré mon argumentation principale contre la coercition linguistique ici et ici, il est donc évident que comme le dit l’Autorité de l’Ether je ne suis que “un obscur blogueur incapable d’avoir une quelconque pensée originale et qui se contente de billets de trois lignes citant (toujours) quelqu’un d’autre pour maintenir sur le respirateur artificiel son blogue moribond

Et que dire de la “chasse aux sorcière” que je lui livre? Vous avez constaté à quel point j’ai été obsédé par lui ces derniers jours en le dissimulant dans des billets où je ne le mentionne pas. Allez donc voir le traitement que je lui ai réservé sur le blogue d’AFG.

Tout-à-fait impardonnable de ma part de dire à tout le monde que ses opinions étaient loin de représenter un courant majoritaire de notre sphère… que sa sortie a précipitée la désafiliation de Renart à UHEC et la réprobation de presque tous, car comme ne le cesse de répéter Celui Que l’On Ne Doit Pas Croiser, tout ceci est FAUX! FAUX! FAUX!

Note: Fin de la partie plate.

Non. Vraiment. Je ne mérite pas la misérable existence que l’univers a daigné m’occorder. Je suis un moins que rien… un pauvre crétin sans arguments qui ne sait qu’invectiver les autres des pires insultes lorsque je suis à court de mots pour faire passer mon idée.

Merci. Merci à toi Louis de m’avoir éclairé de ta sagesse.

Je sais ce qu’il me reste à faire maintenant.

Adieu chers lecteurs, je vous quitte.

Je me fais couler un bain à l’instant…

Et je m’ouvre les veines.

Adieu monde cruel.

;)

Ajout: (13:35) RadiCarl pose un regard serein sur toute cette histoire… J’ai souvent de la difficulté avec le coté nettement étatiste de ses position, mais force m’est d’admettre qu’il ammène ici une grande dose de maturité, de sagesse et de perspective. Chapeau!


Billets similaires

2008/02/26 12:25

Angry French Response

AngryFrenchGuy s’adresse aux accusations de traîtrise de Louis. (Ma réaction à moi est ici)

L’essence:

Goddam. Fighting off Barbara Kay on one side and now these clowns on the other. I must be doing something right.

Je traduis:

Maudite marde, je dois me battre contre Barbara Kay d’un bord pis maintenant, ces clowns là de l’autre. Je dois être sur la bonne voie.

Mets-en.

Et pas si angry que ça, finalement… je le trouve plutôt serein dans son combat, ce AngryFrenchGuy.

Le blogueur est aussi venu intervenir dans la discussion qui a lieu chez Renart que je remercie d’avoir créé un espace où cela à pu se produire de façon sereine. J’ai tellement aimé son intervention que je me permet de la reproduire ici.

“Non, le nationalisme n’a pas, pas du tout, pour but la préservation d’une culture populaire - ou d’une langue -, ni le bien-être des citoyens habitant une société donnée - ça, ce ne sont que ses prétextes.

Le nationalisme n’est pas une idéologie, c’est une rhétorique: ce n’est pas un biscuit, mais la manière de le mettre en marché - le fait d’en changer l’emballage ne l’affecte en rien. Le nationalisme, c’est une manière de maintenir sur la place publique une et une seule vision de ce que peut être la vie en commun: celle dans laquelle, par le recours à la notion de menace permanente, la population est sommée d’obéir à des élites qui, du fait de la gravité de la situation telle qu’elles la décrivent elles-mêmes puisqu’elles sont les seules à avoir le droit de parler, n’ont aucun compte sérieux à rendre. Le nationalisme, c’est le contraire de la démocratie: c’est opposer aux droits de l’homme le devoir d’assurer la survie de l’ensemble dans des termes qu’il est interdit de discuter.”

-René-Daniel Dubois

On dirait qu’il parle de Louis, n’est-ce pas?

Merci à Renart et particulièrement à tous ceux qui ne sont pas nécessairement d’accord avec mon blogue et qui prennent quand même la peine de défendre mon droit de l’avoir.

À la base AngryFrenchGuy c’est une façon de remettre en question le nationalisme Canadian et son hypocrisie condescendante, sa xénophobie mal refoulée et son patriotisme niais.

Mais c’est certainement pas pour faire l’éloge du nationalisme Québécois des sophismes pompeux, de la xénophobie assumée et du patriotisme épais.

24 heure après le début de ce débat je suis plus indépendantiste que jamais. Mais je ne suis pas indépendantiste parce que je DOIS l’être. Je ne DOIS être rien et je ne DOIS surtout rien à personne.

Il n’y a rien qui ne puisse être remis en question. Tout doit être testé, re-testé, pitché sur le mur, passé sous le char, envoye a permanent press dans sécheuse. Tout doit continuellement être détruit et reconstruit.

Mon Québec c’est le pays de gens qui ont tout remis en question. Absolument TOUT! La Fédération Canadienne, l’Empire Britannique, le Vatican et même le bon Dieu en personne -Christ, Dieu le père! - y’a rien que les Québécois n’ont pas eu les couilles de remettre sur la table.

Alors si des pédés comme Louis en Colère (bon, on va encore m’accuser de faire dans l’enfantillage… (t’a pogne-tu?)), Davidg et les autres curés pensent qu’ils peuvent m’excommunier…

Il ne faut jamais que ces gens puissent prétendre parler pour le Québec, que ce soit en anglais, en espagnol, en Serbo-croate ou en Français.

Bravo.

I can’t help it. I like this guy.


Billets similaires

2008/02/25 16:52

Défendre l’identité québécoise… en anglais.

La discussion se poursuit (de façon civilisée) chez l’ami Renart.


Billets similaires

2008/02/25 01:37

Touchy, touchy…

Hm.

C’est la première fois que ça m’arrive depuis que je visite son site, mais il semble que cette fois-ci, Louis m’a mis dans sa liste de “traîtres à la nation” et mon commentaire est tombé dans la liste de modération ou ne sera pas publié… ou peut-être est-ce parce que j’y ai glissé une phrase anglaise et qu’il a configuré son truc pour ne pas laisser passer d’anglais… Ce que je sais, c’est qu’avant (plus tôt, aujourd’hui) mes commentaires y étaient publiés instantanément.

Enfin.

Je republie ici ma réponse à une conversation que je ne croyais pas voir dégénerer de la sorte. (Les détails sont ici)

Louis,

Tu me blesses.

“Enfantin” est à peu près la seule et la pire attaque personnelle qui puisse sortir de mon clavier. Autrement, je crois que j’ai toujours été poli ici et ne me suis attaqué qu’aux idées.

D’ailleurs, (j’aurais dû être plus précis, mais) je ne traitais pas le contenu de ton billet d’enfantin, mais plutôt le fait que tu bloquais les commentaires des gens que tu y défiais. Je me serais, à la limite, attendu à me faire répondre qu’ils étaient d’une telle vulgarité ou impertinence que tu ne pouvais faire autrement…

Enfin.


Tu dis:

Mon billet est tout ce qu’il y a de plus rationnel et modéré

Voyons voir:

Après une première phrase de mise en situation (biaisée, mais ça, nous le sommes tous) qui dévoile immédiatement à ceux qui ont suivi la progression de ce blogue que tu t’es fait une opinion sans vraiment aller au fond des choses (encore là, qui n’a pas péché? …mais il faut au moins être conscient qu’on est en terrain délicat), après une seule phrase, dis-je, tu lances immédiatement:

Il va sans dire que je n’ai pas plus de respect pour quelqu’un qui prétend défendre le français en anglais que j’en ai pour un pays qui en bombarde un autre au nom de la paix ou pour un violeur qui viole au nom de la virginité.

Je m’arrète immédiatement.

Ce que tu viens de faire ici, c’est mettre des gens (ou plutôt quelqu’un, mais plusieurs, comme moi et mon lecteur, se sentent visés) qui ont au plus profond d’eux assez de passion pour la cause du français, de l’indépendance nationale… ces causes qui te ravagent le fond de l’âme… qu’ils ont mis les énergies nécéssaires pour démarrer un site (tu sais ce que ça implique) et remplir une niche de plus, mettre en place un mégaphone de plus pour la cause… à un endroit où il n’y en avait pas… chose que tu as réussi, que je commence à comprendre que je ne réussirai jamais à mon goût et qu’AngryFrenchGuy a réussi aussi, à sa façon. Tu prend ces gens donc… et tu les mets dans la même catégories que les assoifés de guerres et les violeurs de ce monde.

“Il va sans dire”

Non Louis, on est pas dans la modération. Ni dans la rationalité.

C’est drôle… j’ai pour mon dire que pour que le français rayonne en Amérique… pour que le Québec devienne indépendant, il faut rassembler le plus de monde possible autour de l’idée.

Except that with guys like you by my side, I’m not sure what I’m fighting for anymore.

Moi, Louis, je ne suis pas comme AngryFrenchGuy, je ne suis pas seulement francophone, je suis les deux, la preuve vivante que toute les forces d’assimilation du monde, même un respect pour la force assimilatrice, ne peuvent rien contre la volonté de prolongement d’une identité.

Quelqu’un comme moi a-t-il une place dans ta nation?

I guess not.

… 

Louis peut parfois être un blogueur admirable, il a le don de “mettre le doigt sur le bobo”. Mais plus souvent qu’autrement, à la manière des médecins du XVIIe siècle, ses interventions font davantage saigner qu’elles ne guérissent.

Et parfois, je me demande si le monde ne s’en porterait mieux s’il cultivait son jardin plutôt que de pratiquer la médecine.

Ajout: Le langage que j’ai trouvé blessant semble avoir été nettoyé de son commentaire (entre autre, “torchon” est devenu “n’importe quoi”)… J’ai réagi avant qu’il n’ait terminé d’éditer, c’a l’air.

Mais ma réponse n’y est toujours pas.


Billets similaires

2008/02/22 15:19

Kwa? Jé tu biin antandu?

J’ai toujours admiré la simplicité primaire et phonétique de l’orthographe espagnole… autant que je déplore le labyrinthe byzantin sans règle sensée de l’orthogaphe anglaise. (Sorry folks, but English became the dominant language in spite of its completlely nonsensical and redundant use of suplemetary characters)… et le français n’est pas loin derrière.

Dans les sphères platoniciennes de mon esprit, j’ai longtemps rêvé d’une sorte de réforme de l’orthographe française qui irait dans le sens de l’espagnol.

Mais seulement dans les sphères platoniciennes de mon esprit, bordel!

Pas dans la réalité!!!


Billets similaires

2007/12/07 14:31

Changement de cap… ou note concernant la présence de l’anglais dans ce blogue

Je m’apperçois que je commence à publier de plus en plus de liens vers des trucs anglophones… Et cela trahit quelque peu la « mission » originale que j’ai voulu donner à ce blogue. Je suis surtout sensible au fait que cela cadre mal aux yeux de certains avec l’image de promotion et de valorisation du français en Amérique que se donne Le Petit Émerillon.

Il faut comprendre que je suis 100% francophone, mais je suis aussi 99,7% anglophone.

J’ai ouvert ce blogue, il y a plus de trois mois, en grande partie parce qu’après m’être amusé à exposer sur Internet la partie anglophone de mon esprit pendant un bon moment, mon coté francophone commencait à s’agiter de plus en plus… Il avait lui aussi plein de choses à dire (surtout avec les récents changements de paradygmes au niveau de la politique canadienne et québécoise) et il n’avait pas envie de les dire en anglais… surtout que la minuscule quantité de lecteurs qui visitait mon site (surtout des filles, rencontrées sur MySpace, du Canada, des U.S.A. et d’ailleurs qui aimaient ce que j’avais à dire sur les femmes… et moi de répondre à la demande) n’avait ni le contexte pour comprendre ce que j’avais à dire là-dessus, ni l’intérêt.

J’ai donc démarré ce blogue au départ avec l’intention de le réserver exclusivement à mes “réflexions sur l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens” tout en continuant à déverser le reste de mon esprit dans mon blogue anglophone… Mais, vous savez, moi et la discipline personnelle… Pfff.

Trois mois plus tard, je me retrouve à administer un blogue francophone qui est lu et où participent une variété de gens aux idées diverses qui provoquent et stimulent ma réflexion et je suis complètement accro. (Je dois d’ailleurs me questionner sur le montant croissant de temps que cette activité est en train de me bouffer… A guy’s also gotta have a life at some point!)

Pendant ce temps, mon site anglophone amasse la poussière et le coté anglophone de mon esprit cherche des échapatoirs.

J’ai donc décidé d’officialiser un léger changement de cap pour Le Petit Émerillon. Disons qu’en plus de sa mission principale de promouvoir une identité francophone nord-américaine forte et de se pencher sur les débats de la société francophone, il se donne une sous-mission… Celle d’ouvrir aussi une fenêtre donnant dans l’univers anglophone qui nous entoure… un univers qu’il faut aussi apprendre à apprivoiser si nous voulons y tailler notre place habilement.

Je ne me gênerai donc plus pour vous parler de politique américaine et mettre des liens vers du matériel anglophone portant sur les aspects qui m’intéressent de la pensée anglo-saxonne mondiale (lire, surtout américaine) et son évolution.

[Note: Plus de profondeur sur ce "changement de cap" dans le prochain billet: Pourquoi "Le Petit Émerillon". J'ai décidé de morceller... ]


Billets similaires

2007/12/03 12:55

Commentaire de l’année

Puisque nous sommes en décembre et que l’heure est aux bilans de l’année (et que je n’ai pas d’autre inspiration pour un titre), je vais faire fi du fait que ça ne fait que trois mois que je me suis pleinement immiscé dans la sphère locale pour vous faire part du commentaire qui m’a fait le plus chaud au coeur de recevoir depuis que j’ai démarré ce blogue.

Il s’agit d’un commentaire que j’ai reçu ici cette semaine de la part de M. Bergeron, un «franco-américain du Maine» qui vit maintenant en Californie.

Voici le commentaire dans son intégralité (l’ajout d’hyperliens est de moi):

M. Bergeron a dit…Bonsoir à tous!

Je viens tout juste de trouver ce blogue, c’est très sympa. Je suis un franco-américain de l’état du Maine, maintentant habitant en Californie. Le Québec me fascine depuis toujours, étant la terre de mes ancêtres, laquelle je n’ai eu malheureusement que deux occasions de visiter. Mais j’y serai l’an prochain en été, bien sûr, pour les festivités du 400e à Québec. Je lis plusieurs blogues québécois quotidiennement, comme celui-ci, celui-là de Renart (très sympa aussi, mais je suis très nouveau là, et Renart a beaucoup à dire) et aussi L’homme en colère de Louis qui me plaît beaucoup particulièrement pour les discussions chauffées dans les commentaires. En fait, je viens de lire votre billet ou lettre ouverte traitant sur quoi faire pour sauvegarder le fait français au Québec et ailleurs dans le ROC (j’aime cette expression, je dois l’avouer). Je dois vous dire, il faut le faire. Si vous regardez au sud, où vous trouverez beaucoup plus de gens de souche française que chez vous, mais presque aucun qui parle toujours le français quotidiennement ou couramment vous pouvez voir le sort qui vous attend si vous ne faites rien contre l’anglicisation lente de votre coin du monde. Et vraiment c’est une honte. Ma grand-mère était élevée bilingue, mais n’a pas parler à ses enfants en français, et beaucoup de qui nous sommes comme une famille était perdu. Mes parents, tous deux francos ethniquement à moins en part, m’ont élevé moi aussi seulement en anglais et ce n’était que quand je suis allé au lycée (ou High School comme nous le nommons ici) que j’ai commencé à apprendre une langue dont j’ai entendu des petits brins en enfance, mais aurai dû toujours posséder parce que d’être bilingue est un atout comme je suis sûr que vous en convenez. En plus, il me permet de sentir une connexion au Québec, à l’Acadie (un de mes amis, d’il y a dix ans était originaire de Madawaska, et lui et moi, nous causions en français de temps en temps) et à la France qui ne serait pas là si je ne parlais que l’anglais.

Alors, je suppose que j’ai pris assez d’espace dans vos commentaires, et j’arrêterai ici en disant merci pour le blogue, c’est bon fun de le lire.

Salut!

M. Bergeron, je ne peux pas assez vous dire à quel point votre commentaire m’a fait du bien… Le simple fait de savoir que vous me lisez vient valider les motivations qui m’ont poussé à ouvrir ce blogue et qui continuent à me pousser à y travailler sérieusement. Vous ne pourrez jamais prendre trop de place dans cet espace qui s’est toujours voulu un lieu de réflexion sur l’état de toute la francophonie nord-américaine dont vous êtes, selon moi, un des phares les plus lointains. Je vous en prie donc de ne jamais hésiter à y apporter votre point de vue particulier, il a du poids ici.

J’ai déjà écrit, dans un des premiers billets que j’ai publié que…

Je suis à la recherche des éléments ou des bases autour desquels pourrait se former un nouveau sentiment d’appartenance, un mouvement d’affirmation, un nationalisme même, qui réunirait toute la francophonie nord-américaine. Car je crois que dans le paysage mouvant de la mondialisation et de la démocratisation de l’information que nous annonce l’avenir, dans ce monde ou l’État perd de plus en plus son rôle en tant que pôle central de l’identité collective, il est impératif de réunir la nation francophone d’Amérique autour d’une idée commune de son destin qui transcende la simple notion de souveraineté de l’État québécois.C’est là, à mon avis, que se trouve la clé, non pas de la survivance de cette nation, mais de son épanouissement.

Voilà la plus fidèle expression de la «mission» (bien ambitieuse) que j’ai voulu donner à ce blogue. Votre commentaire l’a réaffirmée pour moi et pour cela, je vous remercie du fond du coeur.


Billets similaires

2007/11/29 21:20

Where are the « angryphones »?

…Pas à la commission Bouchard-Taylor

21:20

J’écoute Le Téléjournal à RDI et selon les premières nouvelles du seul forum régional en anglais (toujours en cours) de toute la commission, tout est amour et tolérance ce soir.

On dit qu’on assiste à une série de témoignages dont le message est que les Québécois francophones ne sont pas du tout racistes… qu’ils sont super-tolérants… qu’il n’y a pas de problème ici et que cette commission est inutile ou, au pire, nocive au bon climat qui règne.

Ce qui confirme la thèse que nous assistons en fait à un psychodrame interne à ce fameux «nous» qui, au fond, n’a pas grand chose à voir, avec l’«autre».

We are just too damn self-conscious.


Billets similaires

2007/11/04 15:47

Les accommodements linguistiques selon François

Je vais vous raconter une histoire.

Il s’agit d’une histoire vraie, seuls les noms ont été changés.

C’est l’histoire de François, une jeune informaticien de grand génie qui n’en peut plus de pâtir dans sa France natale. Après ses études, il s’est déniché un boulot stable dans les télécoms. Il développe des algorithmes de gestion de switches qui, à leur tour, contrôlent le flot des informations de communications de toutes sortes. Ce qui, croyez moi les amis, n’est pas un boulot pour les idiots.

Mais François étouffe. La perspective d’évoluer dans ce monde sclérosé, fermé, sans perspective d’avancement, où l’excellence ne sert à rien car tout est réglé par l’ancienneté et où tout le monde est plus intéressé à protéger ses privilèges qu’à accomplir quoi que ce soit, le déprime. François est cent fois meilleur que ses collègues… et il le sait. Il a des idées, au niveau de ce qu’il fait, qui améliorerait grandement le flot des coms. Mais lorsqu’il les présente à ses patrons, il se fait dire de ne pas insister, il a peut-être raison, mais « il ne faut pas trop bousculer les choses… ça dérange. » François n’en peut plus. Il se dit que le seul endroit ou ses talents seront reconnus à leur juste valeur est en Amérique. Mais seulement, voilà, François ne parle ni ne comprend un seul mot d’anglais.

Un seul espoir s’offre à lui, le Québec.

Continuer la lecture…

On dit qu’au Québec, c’est comme en Amérique, que les gens y sont plus libres qu’en France, que l’excellence y est récompensée et qu’une fois qu’on s’habitue à leur drôle d’accent, on s’aperçoit qu’ils parlent français. Et il ne faut pas s’imaginer qu’ils sont toujours dans leurs petits villages, à vivre avec les indiens. Il s’agit d’une société nord-américaine moderne, où tout se passe en français… Génial!
N’écoutant que son courage, François prend la grande décision. Il quitte son boulot, plie bagages et s’envole pour Montréal.Une fois à Montréal, François n’en revient pas, nous sommes encore à l’époque de la bulle DotCom et les offres d’emploi pour un informaticien avec ses qualifications pleuvent de partout. C’était vraiment pas comme ça en France, qu’il se dit. Mais entrevue après entrevue, (ou entretien, comme il dit) c’est la même histoire.

Son CV et son expertise sont impressionnants, (comme je vous l’ai dit, le boulot qu’il faisait en France impressionne ceux qui connaissent ça) sauf qu’à chaque fois, la personne (le plus souvent une dame du département des ressources humaines de l’entreprise) entièrement francophone “pure laine” qui mène l’entretien, achoppe invariablement sur la même question. François ne parle pas anglais et ça, c’est un problème. Un problème au point qu’on ne peut lui accorder l’emploi malgré ses qualifications.

[Note de l'auteur: Je suis moi-même informaticien et je dois dire que je comprends très bien la situation... C'est presque inévitable ici qu'un informaticien du calibre de François soit appelé à collaborer de très près avec divers partenaires et clients unilingues anglophones partout en Amérique du Nord. Une connaissance fonctionnelle de l'anglais est un atout essentiel et ça, c'est une réalité qu'aucune loi québécoise ne peut changer.]

François est complètement découragé. On lui a menti. C’est faux de dire que tout se passe en français ici, puisqu’on ne peut pas se trouver de boulot si on ne parle pas anglais. François veut bien apprendre l’anglais, mais s’il ne se déniche pas un job bientôt, il devra retourner en France… où il devra faire face à tous ceux qui ont ri de lui, ou qui lui ont dit qu’il était taré de tout abandonner pour se lancer dans une telle aventure. Il ne veut vraiment pas retourner, mais il n’aura bientôt plus le choix, car il n’est pas venu jusqu’ici pour laver de la vaisselle…

François est au bout du rouleau. La source est tarie. Un dernier entretien et après… il ne veut pas y penser. La dame qui lui a parlé au téléphone ne semblait pas avoir pas d’accent. C’est bon signe, espère-t-il. Quelqu’un du pays, peut-être? La boîte où il doit se présenter est à un autre endroit que ceux auxquels il s’était accoutumé dans sa chasse aux entretiens. L’adresse complète dans le courriel n’indique pas Montréal, mais Westmount. Il se demande bien ce que ça signifie.

Arrivé dans la boîte, le dame qui l’accueille est bien celle à qui il a parlé, mais elle n’est pas française. C’est une Québécoise d’origine iranienne dont la famille a quitté l’Iran lors de la révolution islamique lorsqu’elle était jeune pour vivre quelques années en Algérie avant de venir s’installer ici pour de bon. Aujourd’hui, elle parle quatre langues, le perse, l’arabe, le français et l’anglais… et c’est sans compter les dialectes!

Elle le met à son aise. Mais sitôt, elle lui explique que l’entretien sera mené par deux des propriétaires de l’entreprise et que…

Début de l’entretien. François a devant lui Bill, un anglophone de Westmount qui a passé la majeure partie de sa vie adulte aux États-Unis et qui ne comprend pas le français, et Gabriel, un Chinois de Hong Kong qui est venu ici étudier à McGill il y a plusieurs années et qui est resté. Gabriel est plus accoutumé au français que Bill, il le comprend mieux qu’il ne le laisse entendre, mais il a peine à placer un mot devant l’autre lorsqu’il s’agit de le parler. Encore plus décourageant pour François, il vient de comprendre qu’il est tombé sur une petite boîte où tout se passe presque uniquement en anglais… malgré la présence de quelques francophones. Je suis cuit, se dit-il.

Mais rapidement, grâce à la bonne volonté de tous, une communication s’établit à l’aide de signes, de quelques mots clés et d’un tableau blanc. Gabriel parle en anglais, lentement, en qualifiant ce qu’il peut par les mots français qu’il connaît, alors que François fait de même, mais à l’inverse. Heureusement, il découvre qu’il a devant lui pas seulement des entrepreneurs, mais des informaticiens de haut calibre qui réussissent à lui présenter des problèmes qui le font vraiment réfléchir. Mais lui, réussit, à l’aide du tableau, à leur démontrer comment il résoudrait chaque problème et malgré la barrière de langue, tous se comprennent, car tous connaissent le langage des algorithmes. Bill et Gabriel saisissent vite qu’ils ont devant eux un petit génie, un penseur informatique hors-pair, et l’embauchent sur-le-champ.

Depuis ce temps, François travaille de très près avec Gabriel, les deux continuent à s’améliorer dans la langue de l’autre. Et lorsqu’il s’agit de collaborer avec des anglos, Gabriel est présent pour aider François qui lui, s’est avéré fort utile lorsqu’il fut question de convaincre de nouveaux partenaires francophones.

Aujourd’hui, François est heureux. Ses talents sont reconnus à leur juste valeur et son nom circule dans plusieurs milieux unilingues anglophones qui, j’en suis certain, seraient prêts à l’embaucher malgré la barrière de langue.

Fin de l’histoire.

——————————————–

C’est ironique, n’est-ce pas, qu’un cousin français vienne ici se chercher du boulot et que le seul endroit qui accepte de l’embaucher soit une petite boîte unilingue anglophone de Westmount?

Ça donne à réfléchir. Non?



Billets similaires

2007/10/30 22:44

Hier soir à la commission: Mes coups de chapeau

Mes deux seules fleurs dans les champs d’intolérance qu’étaient les témoignages que j’ai vu hier (lundi) à la commission BT.

D’abord un homme anglophone natif de Québec nous rappelle que les valeurs québécoises et les valeurs musulmanes sont, au fond, les mêmes.

Puis, une historienne nous parle de l’importance de pouvoir s’afficher pleinement tel qu’on est sur la place publique… et sur le sens du mot accueil

 

YouTube - Bouchard-Taylor: Valeurs québécoises et islamique (liberté)

 

YouTube - Commission Bouchard-Taylor: S’afficher sur la place publique

Les deux mots que je retiens: Liberté et épanouissement


Billets similaires

2007/10/14 22:20

Ébauches…

Quelques pensées…

Gauche. Droite. Je commence à penser que la différence n’est pas qu’idéologique mais qu’il y a peut-être quelque chose de nettement psychologique dans la différence d’approche de ceux qui se disent clairement d’une mouvance ou l’autre. L’idée n’est pas encore claire pour moi… Mais on dirait qu’il y a quelque chose de différent dans la façon qu’ont l’un et l’autre d’être en relation au monde… d’aborder les idées… Quelque chose de plus fondamental que la simple idéologie.

Une réaction de Renart… et ce qui suit.
Un billet bien intentionné de la gauche qui me fait peur.
Une réaction excessive mais intéressante de la droite.
Une discussion sur « le statut de l’homme » où on a peine à comprendre que les dynamiques sexuelles sont le point de départ de la question.

Tout cela m’interpelle… j’y vois un lien… un fil…

J’y pense…

Ça mijote.
Ça bouillonne.

Parlant du billet de Radicarl. C’est croire que la « nouvelle Élodie, » c’est lui, tellement il s’acharne à vouloir la garder en vie.

Hé, les amis! Vous avez pas encore compris que la seule raison que ce blogue existe encore est que vous continuez sans cesse d’en parler? Vous voulez faire disparaître les blogues anonymes de mauvaise foi? Ignorez les! Arretez d’en parler! Arretez de pointer vers leurs billets! Et surtoût, arretez de les visiter!

N’avez vous pas compris les mécaniques de la blogosphère?

If only you guys knew how hard I work not to let the english side of my soul seep through too much in this place… It’s been fun, though. Good discipline. But more and more I’m realizing I can’t keep any of my two sides bottled up for too long.

I need balance.

J’ai posé la question il y a quelques jours à savoir où sont les penseurs de droite?

Quelqu’un que je connais « dans la vrai vie, » en lisant cela, m’a répondu:

Ils sont trop occupés à faire du cash.

J’ai bien ri.

Il y a une vérité profonde quelque part là-dedans.

M’a mettre un homme là-dessus.

Parlant de d’ça, ça l’air que que ma petite pinne à l’endroit de de nos blogueurs de la droite pure a eu leur attention.

Kuebek n’a pas trop l’air de s’en défendre… et je sens qu’il me fera bientôt manger mes mots sur le manque de réflexion proprement québécoise de son point de vue idéologique. Enfin, je l’espère.

Deux coups de chapeaux pour deux initiatives intéressantes sur notre blogosphère sympathique:

Le Québec en Blogues. Une très bonne idée de Renart. Un blogue sur l’actualité regroupant des blogueurs de toutes tendances.

AntiPollution qui a décidé de transformer son blogue et de le relancer sous le nom Bon blogue bad blog pour publier des billets choisis de partout la blogosphère pour faire évaluer leur utilité dans l’avancement du Québec.

Intéressant…

J’ai aussi ma p’tite idée d’un site qui pourrait réunir les blogueurs et augmenter l’intérêt de notre petite sphère…

Je vous en parlerai, un jour. ;)

…et c’est une idée qui aurait aussi pour effet de diminuer la valeur de l’anonymat dans l’agora virtuel… libre.

Pas besoin de réglementation! Bordel.

Scuzez, je me répète mais je continue à ne pas en revevenir que certains d’entre nous souhaitent vraiment « une loi formelle pour réglementer la blogosphère politique au Québec »

Vous me faites peur, les amis! Vous avez pas idée.

Mes activités vont diminuer pendant un temps, ici.

Je dois me concentrer davantage à gagner ma vie pendant quelques jours… C’est beau les idées mais la logique marchande m’appelle.

Je ne manquerai pas de vous lire …et surement d’en lacher plusieurs p’tites vites. (On va avoir des élections!)

Mais les longue réflexions doivent mijoter pour l’instant.

D’ici là.
C’est quand-même agréable de disctuter avec vous tous qui avez stimulé mes méninges.

Cheers!


Billets similaires

2007/10/12 18:00

L’Anglais de Pauline?

Deux mots: Robert Bourassa.


Billets similaires

2007/10/11 02:45

Thérapie par l’humour

Un ami, connaissant ma détresse face au sondage de lundi mardi, avant que je ne publie ma dernière montée de lait à ce sujet, m’a envoyé ce « souvenir de jeunesse » afin de m’aider à prendre tout ça moins au sérieux:

YouTube - The 4th Reich — Le 4ième Reich

Ça a fonctionné. C’était exactement de mise dans mon état courant… et ça a failli m’empecher de finir mon billet bélliqueux tellement j’ai ri et ma colère s’est dissipée.

Vive RBO!


Billets similaires