Billets tagués ‘Andrew Sullivan’

2008/02/28 15:40

Le conservatisme de Buckley

Selon Sullivan.

Ma traduction:

Il aura vécu assez longtemps pour voir son précieux héritage dilapidé de façon grotesque par l’estabishment conservateur qu’il avait aidé à mettre en place. Comme plusieurs d’entre nous (conservateurs) il en est venu à voir l’administration de George W. Bush comme représantant peut-être la plus profonde et sombre trahison des valeurs conservatrices. Et l’horrible mouvement haineux qui la soutenait aveuglément comme faisant partie du problème et non de la solution. Mais il n’était certainement pas surpris. Un conservateur sceptique qui sait réfléchir sait qu’au fil du temps les grandes idées motrices s’ossifient en idéologies, que les idéologies peuvent devenir propagande et que la propagande peut dégénérer vers un factionalisme des plus toxiques. Cela relève de la nature humaine et de son histoire. Il n’y a aucune raison pour laquelle le conservatisme, en tant que mouvement politique, échaperait à la critique centrale que fait le conservatisme envers tous les mouvements. Buckley était poli à ce sujet, bien plus poli que plusieurs d’entre-nous. Mais il avait assez d’intégrité intellectuelle pour ne pas le cacher non plus.

Que savait-il? Qu’il n’y aura jamais paradis sur terre; qu’il n’y aura jamais de fin à la pauvreté ou à la bigoterie ou au mécontentement. Qu’il y a plus de sagesse dans la tradition qu’il nous en paraît au premier coup d’oeil et que la liberté est indispensable pour permettre à la tradition de se déplacer; de s’adapter et de répondre aux besoins et désirs changeants des êtres humains. Que l’idéologie est toujours et partout un mensonge. Qu’un gouvernement fonctionne mieux lorsqu’il est petit, agile et conscient des limites de sa capacité. Qu’une société qui cherche à s’affranchir absolument des vérités religieuses est aussi condamné que celle qui s’organise autour de la volonté divine.

Il fut un temps où ces vérités étaient des hérésie interdites de parole. Qu’elles aient survécues à la démocratie de masse est, en soi, un petit miracle. Mais Buckley savait que tout ce dont le conservatisme a besoin pour survivre est la liberté de penser, la volonté de remettre en question et un goût du débat. Ce sont les valeurs qu’il incarnait. Puissions nous les retrouver à notre tour dans le grand vide qu’il laisse derrière.

J’étais, récemment, de plus en plus prêt à me départir de l’étiquette de conservateur que j’essaie de rendre confortable à mes sensibilités depuis quelques années. Mon constat étant que le mouvement qui porte ce nom était rendu ailleurs et rejetait la vision dite conservatrice qui m’animait. Je me disais que c’est le conservatisme à la CPAC qui domine aujourd’hui; qu’il s’était maintenant approprié l’étiquette et que j’étais prêt à la lui laisser. Si c’est eux les conservateurs, alors je suis une sorte de libertarien plus attaché aux institutions et traditions.

Mais je lis ce texte et il me réconcilie. Si on définie le conservatisme comme ça…

I’m a Buckley conservative.

Plus de détail sur Buckley ici.


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2008/02/27 01:14

Citation du jour

“I fear conservatives have gotten intellectually lazy. It may be we need an Obama presidency to force the right to get serious again.”
- Andrew Sullivan

Traduction: “J’ai bien peur que le mouvement conservateur soit devenu paresseux de l’esprit. Il est fort probable que nous ayons besoin d’une présidence Obama pour forcer à la droite de reprendre du sérieux”


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2008/02/21 21:10

Obama et les accomplissements législatifs

J’avoue que comme tous les partisans d’Obama j’ai pas mal grincé des dents quand j’ai été témoin de ceci quelques minutes avant la fin de la soirée d’élection mardi soir dernier à MSNBC. Le pauvre gars a été complètement happé par Chris Matthews. C’était pathétique… et ça n’a rien fait pour le meme (unité d’information culturelle sans égard à la vérité) qui dit qu’Obama n’est qu’enthousiasme et jolie prose… et qu’il n’a rien accompli qui puisse démontrer sa capacité à diriger le pays. Que nous sommes face à une “bulle” comme dit l’Antagoniste.

Mais Bon. C’est pas parce qu’un politicien local (il s’agit d’un sénateur d’état qui siège à la chambre du Texas, pas d’un sénateur national comme David le sous-entend par omission dans son billet) frappe un blanc à minuit moins cinq sur une chaîne cablée nationale que ça règle la question.

Je ne vous en aurais pas parlé… (comme tout partisan d’Obama, c’est un moment que je préfèrerais oublier) mais puisque l’Antagoniste le relève pour soutenir sa thèse, je me sens obligé de corriger le tir.

Tout d’abbord, voici ce que le sénateur texan en question a écrit sur son blogue le lendemain matin:

So . . . That really happened.

On Tuesday night, after an important and historic victory in the Wisconsin Presidential Primary by Senator Barack Obama, I appeared on the MSNBC post-election program. “Hardball” host Chris Matthews (who is, it turns out, as ferocious as they say), began grilling me on Senator Obama’s legislative record.

And my mind went blank. I expected to be asked about the primary that night, or the big one coming up in Texas on March 4, or just about anything else in the news. When the subject changed so emphatically, I reached for information that millions of my fellow Obama supporters could recite by heart, and I couldn’t summon it.

My most unfortunate gaffe is not, in any way, a comment on Senator Obama, his substantial record, or the great opportunity we all share to elect him President of the United States.

Il poursuit ensuite avec la litanie habituelle des accomplissements politiques et législatifs d’Obama.

Ensuite, voici ce qui s’est passé le lendemain, à l’émission de Chris Matthews où il a donné l’opportunité à une sénatrice nationale, Claire McCaskill du Missouri, partisane d’Obama, de venir défendre ses accomplissments au sénat américain. (La distinction est importante car cela en fait une collègue d’Obama. C’eut été grave si c’était le cas du texan, mais ce n’était pas le cas.)  

On ne parle ici que de ce qu’il a accompli dans le peu de temps qu’il a été au sénat américain, sans mentionner ce qu’il a fait en Illinois.

Note: Au moment où je vous écrit, Mme Clinton vient de citer l’évenement pour attaquer Obama au débat de ce soir.

Mais sans même parler de ses accomplissements, je vous invite à visionner ceci où un interviewer sceptique de droite déterminé à pieger de la même façon un jeune partisan d’Obama se fait avoir…. puis à lire le commentraire de Sullivan sur l’évenement. (J’ai publié avant lui, nia nia nia!)

En terminant, je vous invite à lire ce papier de Sullivan publié avant les fêtes qui explique très bien le potentiel réel représenté par sa candidature.

Nous ne sommes pas devant “une bulle”.

He’s a gamechanger.


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2008/02/19 23:20

« A fading Hillary Clinton » - AP

C’est dans le topo du fil de l’Associated Press ce soir.

Sa neuvième victoire en ligne. Et il gruge et surprend dans toutes les strates qui sont supposé être sa force à elle.

Je ne suis pas encore prêt a déclarer victoire… les Clinton ont le don de surprendre. Mais il devient de plus en plus difficile de voir comment il vont faire. Le Texas et l’Ohio sont supposé être le coupe-feu qui arretera la vague Obama. Mais au Texas, où Obama a donné son discours ce soir, il en est déjà à une marge d’erreur de la dépasser. Dernier espoir, les débats. Il y en aura deux d’ici là. C’est sa force à elle… sauf qu’il s’en tire beaucoup mieux à deux.

Sullivan avait raison au début du mois:

Two words come to mind when assessing Clinton’s apparent strategy to wait the primaries out till bigger, more fertile states: Rudy. Giuliani.

Comme j’ai dit, je ne suis pas encore prêt à célébrer la victoire mais…

Yess!!!


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2008/02/11 15:15

Une course signé George W. Bush

Sullivan nous livre un papier dans lequel il explore à quel point George W. Bush est le principal auteur du succès de McCain, de l’émergence d’Obama et du déraillement graduel du scénario Clinton.

And Bush is also the reason, I would argue, that Hillary Clinton’s meticulously planned coronation as the next Democratic nominee came unstuck.

It came unstuck because the depth of the Democrats’ disgust with Bush required more than just partisan revenge. And in the glare of the campaign, the Clintons began to represent for many Democrats the kind of politics that Bush himself had mastered. They remembered that before Karl Rove there had been Dick Morris: political consultants skilled at dividing and polarising electorates to get their candidate a 51% victory. Would reelecting the Clintons be in some way an endorsement of continuing Bush-style politics?

If Bush had not so enraged and dispirited liberals, Clinton would have been fine as the next career politician running their machine. But Bush had become for this generation of Democrats what Nixon had become for a previous generation. And they wanted a revolution against him and all he represented. They wanted someone who had clearly opposed the Iraq war in the first place and would not foment a new one against Iran. They wanted someone who wouldn’t require translation by Washington professionals – but could instead inspire and rally the broader public.

En autres mots, Bush a réussi à tellement décourager et dégouter les américains que cela a éveillé quelque chose en eux qui a rendu possible (qui demandait) une candidature transformative comme celle d’Obama.

C’est croire qu’il faudrait presque le remercier.


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2008/02/07 00:28

Quand c’est l’interviewer qui se fait piéger

Un interviewer (présumément conservateur ou à tout le moins cynique) accoste un jeune partisan d’Obama avec l’intention de démontrer que le support du candidat est basé sur de l’éphémère… il est tombé sur le mauvais partisan. (où plutôt, sur le bon)

Plus de détails ici.

Ajout: Repris par Sullivan ici.


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2008/02/06 22:00

L’argent d’Obama

Andrew Sullivan:

A first term senator - a black urban liberal - raised more money, and continues to raise much more money, than Senator Clinton. More to the point, the money he has raised has not come from the well-connected fat-cats who do things like donate to the Clinton library. His base is much wider, broader and internet-based than hers. It has many more small donors.


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2008/02/04 23:55

C’est trop cute

Et c’est chez Sullivan


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2008/01/08 21:04

Obama: Où est la vague?

21:05

Avec 30% des votes comptés Hillary Clinton mène par 4 points. 40% vs 36% pour Obama.

Que s’est-il passé? Les journalistes sont complètement désorientés… la réalité ne suit pas le script qu’ils ont préparé toute la journée… ce n’est pas ce que leurs exit polls leur indiquaient.

Les résidents du New Hampshire sont notoires pour leur tendance à ne pas suivre le scénario qu’on leur impose. Ont-ils décidés de le faire de nouveau?

L’echo d’un sentiment que je n’ai pas eu depuis la générale de 2004 quand tous les médias croyait à une victoire de Kerry, mais que dès que les résultats commençait à rentrer, la réalité de la victoire de Bush devenait de plus en plus clair…

J’ai le coeur dans la gorge.

Ajout (21:20): Un lecteur de Sullivan me donne de l’espoir.


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2008/01/07 21:24

Stewart et Colbert de retour ce soir

Il était temps. Après trois mois d’absence et avec la frénésie électorale actuelle qui bat son plein, je commençais à me sentir désorienté… je perds mon cynisme et me laisse emporter par l’Obamamania! Vivement le retour de nos deux fous du rois! Réussiront-ils à me guérir de tout cet optimisme?

Quoi qu’il en soit, il sera intéressant de voir ce qu’il vont faire de leurs émissions respectives qui, en temps normal, dépendent fortement de leurs équipes de scénaristes qui sont, pour l’instant, toujours en grève.

Selon l’AP:

That, of course, is the challenge facing “The Daily Show with Jon Stewart” and “The Colbert Report,” which have been out of production since the writers strike began nine weeks ago, and are now resuming with their writers still off the job.

While both Comedy Cental late-night series have always largely been scripted, that would now violate strike rules of the Writers Guild of America. Even Stewart and Colbert, as guild members, are apparently barred from writing anything.

But helping fill each half-hour, as usual, will be interview segments.

J’ai particulièrement hâte de voir Colbert (qui, dit-on, arbore une “barbe de gréviste“) car son invité est un des principaux pioniers de la blogosphère, Andrew Sullivan, dont je suis un très grand fan. Je le cite souvent comme mon maître à bloguer et quelqu’un qui a beaucoup influencé ma pensée.

Son dernier livre The Conservative Soul est maintenent disponible en format poche (pas cher!)

Can’t wait.


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2007/10/17 22:59

Suis-je « de droite? »

J’avoue que depuis que l’intrépide Capitaine Virgil a dit qu’il ne me croyais pas lorsque je dis que je suis « de droite, » (en fait, je ne crois pas que j’aie déjà dis ça comme ça, j’essaie toujours de nuancer) cela m’a un peu piqué et me pousse à vouloir polir mes « épaulettes » de droite afin qu’elles paraissent mieux.

Comme cela transparait dans le commentaire que je lui ai laissé.

Citation: [Est-ce prétentieux de se citer soi-même?]

Bien qu’élevé par des hippies granos [et] pionniers du genre, moi, à la fin des années 80, j’étais partisan et admirateur (je suis toujours admirateur) de Reagan, Bush (père), Thatcher, Mulroney et Bourassa… et j’étais branché sur un certain courant idéologique américain libertarien[, capitaliste] et vaguement anticlérical dont le meilleur représentant auquel je peux penser est l’économiste Milton Friedman. J’ai beaucoup cheminé depuis, je suis aujourd’hui plus partisan d’une certaine approche conservatrice que j’entends définir plus en détail au fil du temps, mais ces idéologies de droite demeurent mon point de départ.

Je parle souvent d’un cheminement conservateur… où d’une approche conservatrice… mais je n’explique pas souvent ce que je veux dire par là.

Avant de commencer à en parler plus en détail… chose que je ferai très, très sporadiquement au fil du temps, je vous livre deux des références principales qui sous-tendent ma pensée à ce niveau. (Ce sont loin d’êtres les seules)

Tout d’abord, si je me réclame d’une tendance conservatrice, c’est celle du conservatisme burkeien. Edmund Burke (entrée beaucoup plus détaillée en Anglais) est un homme politique et philosophe irlandais du 18e siècle, à l’époque des révolutions américaines et française et est souvent considéré comme le père du conservatisme anglo-américain.

Voici une citation de lui que j’ai trouvée sur wikipé français:

Les bonnes manières sont plus importantes que les lois et c’est d’elles que les lois dépendent en grande partie

…Je ne peux m’empêcher de penser à une petite conversation que j’ai eue récemment sur UHEC.

Voici aussi deux billets d’Andrew Sullivan (encore une fois en Anglais, désolé) qui donnent une idée de la saveur de sa pensée, ici et ici.

Parlant de M. Sullivan, il est justement la deuxième (mais surtout la plus importante) source de ma pensée conservatrice.

Voici comment il est décrit (au moment où j’écris) dans wikipé anglais:

Sullivan is known for his unusual personal-political identity (HIV-positive, gay, self-described conservative often at odds with other conservatives, practising Roman Catholic, and a non-U.S. citizen who focuses on American political life).

Son livre The Conservative Soul: How We Lost It and How to Get It Back est autant une élaboration de sa philosophie conservatrice qu’une attaque dévastatrice contre l’administration Bush qu’il accuse d’avoir trahi les principes même du conservatisme et d’en avoir sali le nom. Je le recommande fortement pour quiconque veut comprendre autant la critique de droite de l’administration présente que la sagesse qui sous-tend certains aspects de la pensée conservatrice nord-américaine incluant celle sur laquelle est fondée le parti de Stephen Harper.

Il est justement sorti en format poche hier dans les librairies anglophones, (pure coïncidence, je viens de m’en apercevoir en visitant son site pour les fins de ce billet) c’est pas cher les livre anglais en format poche.

Je vous recommande aussi son blogue.

En plus d’être un (parmi plusieurs) de mes maîtres-à-penser, M. Sullivan est, comme je l’ai déjà dit, mon principal maître-à-bloguer.


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2007/10/03 14:47

Coup de coeur: L’équilibriste

Depuis le peu de temps que je nage dans la blogosphère québécoise, je continue à être émerveillé par la grande qualité de discours qu’on y trouve. Une des raisons qui m’a poussé à y plonger est qu’au début, lorsque j’y ai jeté un premier coup d’oeil, j’ai surtout été exposé aux bas fonds du discours. Des blogues vaches et partisans comme celui de la défunte(?) Élodie… des styles aveugles et sauvagement encrés dans leurs idéologies respectives comme ceux de David d’Antagoniste.net (que j’apprécie tout de même) ou du collectif de Reactionism Watch (que j’apprécie moins) …sont tous des voix qui m’ont poussées à croire que notre blogosphère locale manquait de qualité et de profondeur.

Je commence à découvrir que j’avais tort.

Je suis présentement en sevrage de mon obsession pour l’acualité anglo-américaine. Cela faisait plusieurs années, que je me saoulait d’un cocktail quotiden de grands médias, chroniqueurs et blogueurs d’élite américains et anglais. Des gens comme Andrew Sullivan*, ancien éditeur du *, ancien éditeur du New Republic et pionnier de la blogosphère… Des plumes redoutables et délicieusement meurtrières commes celle de Maureen Dowd du New York Times… Des textes d’une profondeur de pensée au style percutant et coupant comme les chroniques mensuelles de Camille Paglia…

Je ne peux faire autrement, à mesure que je découvre l’univers Web québécois, que de constament le comparer à celui d’où je viens. Je le dis sans malice et préjudice, c’est un simple fait, la blogosphère québécoise est un petit étang sympathique comparée au vaste océan tumultueux sur lequel ces gens naviguent.

Mais aujourd’hui, grace à la plogue du jour de Renart, (un autre blogueur qui a participé à briser ma fausse impression du peu de profondeur de notre étang) je suis tombé sur un texte délicieux et croustillant qui me rapelle et combine le meilleur des trois auteurs que je viens de vous citer.

Il s’agit du dernier billet d’Éric Bondo, auteur du blogue L’équilibriste, intitulé: Any Dumb Quebecer?

Je n’ai encore rien lu d’autre de lui et il dit avoir sorti sa « plûme du dimanche » pour ce billet, mais Éric viens instantanément de se hisser en haut de mon palmares personnel des blogueurs de qualité.

Nos blogueurs qui aiment faire dans l’attaque et la polémique ont vraiment plusieurs leçons à apprendre de sa plume.

Je lui lève aussi mon chapeau. (Un doublé! C’est dire à quel point j’apprécie)

Vive la blogosphère de qualité!!!

*M. Sullivan est aussi en quelque sorte, mon maître à bloguer. Je le confesse ouvertement: Je lui doit tout, mon idée de ce qu’un blogue peût et devrait être me vient presqu’entièrement de lui. Et mon style n’est qu’une pâle et pauvre immitation du sien.


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