Le blogueur

Alain B. (alias d’Artagnan)

Nord-américain égocentrique typique de langue française qui se préoccupe de la situation politique dans son coin du monde, je suis aussi un informaticien, un rêveur et un amant… ainsi que l’auteur du site Welcome to My Brain où j’expose au monde entier (en anglais) les racoins de mon ‘cerveau’.

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Le blogue

28 février 2008

Ce blogue n’est ni à gauche ni à droite; ni souverainiste ni fédéraliste; ni réfractaire à l’une ou l’autre de ces tendances. Sa préoccupation principale est l’histoire, l’état actuel ainsi que l’avenir de la nation francophone d’Amérique dans son ensemble. Cette nation qui comprend principalement le Québec (le seul état pleinement sous son influence) mais qui est aussi composée de toutes les communautés et tous les individus de langue française en Amérique du nord - qu’ils le soient par héritage ou par choix. Est-ce vraiment ce qu’on entend lorsqu’on parle de nation québécoise? C’est une des question que souhaite explorer ce blogue… tout en commentant l’actualité politique de ce point de vue parmi d’autres.

Ou du moins, c’était l’intention originale que j’avais en démarrant ce blogue. À l’époque, j’avais déjà démarré un projet de site/blogue anglophone que j’appelais Welcome to My Brain dans lequel je déversais les différents aspects et obsessions de mon esprit (qui est aussi anglophone). Constatant, entre autre avec la montée de l’ADQ, que les vieux paradigmes qui géraient (et figeaient) nos débats politiques souverainistes-fédéralistes depuis si longtemps semblaient tomber, j’ai voulu explorer les possibilités d’ouverture pour définir un projet d’avenir qui puisse transcender ces vieux débats que la mondialisation et l’accélération rapide des technologies de l’information rendent de plus en plus académiques et stériles. Comme je l’ai dit dans un de mes premiers billets:

Je suis à la recherche des éléments ou des bases autour desquels pourrait se former un nouveau sentiment d’appartenance, un mouvement d’affirmation, un nationalisme même, qui réunirait toute la francophonie nord-américaine. Car je crois que dans le paysage mouvant de la mondialisation et de la démocratisation de l’information que nous annonce l’avenir, dans ce monde où l’État perd de plus en plus son rôle en tant que pôle central de l’identité collective, il est impératif de réunir la nation francophone d’Amérique autour d’une idée commune de son destin qui transcende la simple notion de souveraineté de l’État québécois.

J’avoue avoir été déçu de constater à quel point le paradigme de La-Souveraineté-Terre-Promise-Qui-Réglera-Tous-Nos-Problèmes-Et-Qui-
Doit-Demeurer-Le-Point-De-Départ-De-Toute-Discussion-Sur-l’Avenir-De-
La-Nation-Sans-Quoi-Nous-Sommes-Vendus-Ou-Colonisés continue de dominer les discussions blogosphériques. Il y avait surement aussi une bonne part de naïveté à croire que l’ère de la blogosphère rendait mon idée plus évidente.

Ceci dit, je n’ai pas abandonné… les idées mentionnées plus tôt demeurent le point de départ de la réflexion voulue par ce blogue.

Mais entre temps, il s’est produit autre chose, j’ai cessé de bloguer en anglais et les autres intérêts et obsessions qui me guident se sont mis à envahir cet espace que je voulait à l’origine bien distinct.

Le Petit Émerillon est donc maintenant mon unique blogue actif.

Bienvenue chez moi.

J’y partage des liens vers ce qui se fait ou se distcute de nouveau au sein des différentes tendances idéologiques et vers les événements d’intérêt dans notre sphère a nous et dans la grosse d’à coté. Je vous livre à l’occasion le billet plus étoffé qui expose le fond de ma pensée, (ou plus souvent un début de réflexion) sur une foule de sujets. Je partage ma connaissance plutôt aigu du paysage idéo-politique anglo-américain afin de relever certains aspects ou subtilités de ce qui s’y passe que nos médias tendent à ignorer. Je questionne et j’explore les prémisses idéologiques autant de la gauche que de la droite et autant du souverainisme québécois que du fédéralisme canadien. Sans oublier l’occasionelle bizarrerie insolite que l’on croise inévitablement lorsqu’on navigue les vastes et mystérieux océans virtuels. J’espère que vous y trouverez votre compte.

Une dernière note: La langue anglaise faisant aussi (à second titre, mais tout de même) partie intégrante de mon identité, je ne me gène plus pour offrir des citations et liens anisi que l’occasionnelle tournure de phrase dans la langue de Shakespeare. Si vous croyez que cela est contradictoire à la “mission” fondamentale que se donne ce blogue de faire la promotion du français, bien…

Ça, c’est un début de réflexion.

7 commentaires sur “Le blogueur”


  1. Jimmy St-Gelais dit:

    Salut Alain,

    J’ai remarqué que tu as ajouté mon blogue à ta blogoliste. Je t’en remercie. Je vais ajouter ton site dans ma blogoliste.

    Au plaisir,


  2. Alain B. dit:

    Merci Jimmy,

    Bienvenue chez moi. Je te lis et t’apprécie (même si je ne partage pas toutes des positions) depuis longtemps. Bien heureux de ta visite.

    Au plaisir


  3. Durandal dit:

    Bonjour,

    on a certainement des différences sur certains sujets, mais je dois dire que j’aime ta notion de Nation francophone d’Amérique, pour moi c’est triste qu’on ai abandonné l’aspect ethniques de notre identité commune pendant la Révolution tranquille, séparant ainsi notre grand peuple.

    Québecois + Franco-Ontariens + Acadiens + Franco-Américains des Petits Canadas + Cadiens/Cajuns Français (Lousianne) = NATION FRANÇAISE D’AMÉRIQUE !


  4. Retrait du sondage “Québécois d’origine canadienne-française” - Le Petit Émerillon dit:

    [...] du tout de continuer à vous cassez les oreilles avec le même thème. C’est, après tout, le thème fondateur de ce [...]


  5. Polux67 dit:

    Enough is enough.

    Vous en avez assez de vous faire remplir? Remplir de belle paroles disant que nous sommes différend du reste du Canada par nos valeurs et notre structure social ? Assez du même discours qui dit que l’avenir du Québec ne se fera que dans l’indépendance? Un discours tenu par des personnes qui ne sont pas toujours de bonne foi? Moi, oui. Je ne suis plus capable d’entendre le mensonge de la « sainte parole souverainiste. »

    C’est quoi l’affaire? C’est quoi le problème avec le Canada? Je pense présentement que comme « nation québécoise », nous sommes peut-être racistes vis à vis le reste du pays. Il y a toujours quelques choses qu’Ottawa fait ou dit et qui est à critiquer. Comme par exemple, tel affaire est de la compétence du Québec, ou bien tel loi est de juridiction provincial. C’est certain qu’il n’y a rien de parfait, mais là c’est de l’acharnement. Le Canada est tellement critiqué par le gouvernement du Québec, qu’il soit péquiste ou libéral, qu’on dirait qu’il n’y a plus rien de bon comme décision prise à Ottawa pour le Québec. Rappelez-vous de la montée de lait de Gilles Duceppe lorsque Harper a reconnu la nation québécoise. Il n’a même pas réfléchi, et il a pété sa corde en chambre disant que c’était un scandale, que c’était une honte. Il a eu le réflexe de la critique automatique anti-canadienne sans même penser une minute au bon coté de la proposition du fédéral.
    Juste parce que ça venait d’Ottawa. C’est pour ça que je vous dis que nous sommes peut-être racistes.
    C’est quand même drôle de voir comment on se pète les bretelles avec nos différences culturelles d’avec le reste du Canada.
    Moi, à part notre différence linguistique, je n’en vois aucune. Eux aussi vont au travaille tout les matins en laissant leurs enfants à la garderie. Eux aussi ont des écoles et des universités. Eux aussi ont des hypothèques a payé. Eux aussi ont des soucis sur leur avenir avec la crise financière qui fait rage à travers le monde présentement. Dites moi donc c’est quoi qui nous rend si différent excepté la maudite langue? Les arts peut-être?
    Eux aussi ont des danseurs, chanteurs, comédiens, et font de la télévision, du cinéma, et du théâtre. Avez vous regardé Little Mosque on the Prairie ? Un délice d’originalité.

    J’en ai aussi assez du fait français. Avez-vous vu les problèmes d’immobilisme que vit la France présentement en surprotégeant une centaine de professions? Et aussi de la force négative qu’exercent les syndicats à tous les niveaux là-bas? Et le reste de la francophonie dont les deux tiers sont des pays délinquants qui ne respectent d’aucune façon les droits de l’homme? Aimez-vous la façon que les souverainistes louangent la France et l‘OIF? Pas moi. Et je persiste et signe en disant que chaque parent au Québec devrait avoir le droit d’envoyer ses enfants étudier dans une des deux langues officielles, peu importe si la souche est francophone ou anglophone, autant au public qu’au privé. La langue est un outil de communication et le français est malheureusement obsolète dans ce monde de mondialisation. De toute façon, même si une majorité de gens choisissent l’anglais comme langue pour l’éducation de leurs enfants, nous continuerons à la parler au quotidien. Et lorsque le changement sera plus prononcé, nous ne serons plus de ce monde depuis longtemps. Il faut laisser son destin suivre son cours, au risque de voir le français un jour disparaître.

    Oui, j’aime le Canada. Un des pays les plus tolérants du monde. Un pays magnifique par son immensité et ses ressources naturelles. Un pays ou ici est encore possible de vivre le rêve américain.

    Je me fous du passé comme disait Piaf. C’est maintenant et dans l’avenir que ça se passe. Oublié la différence linguistique et vous verrez que nous sommes pareils aux autres canadiens. Nous avons construits le Canada ensemble. L’ennemi d’hier est devenu notre frère. Le sang de nos soldats a coulé et coule toujours quelque part dans le monde, pour protéger nos droits, peu importe que ce sang soit francophone ou anglophone. Chanter l’hymne national avec vos trippes et votre âme. Ne laissez pas des gens menteur et avide de pouvoir, démolir ce que comme peuple nous avons de plus précieux, notre pays le Canada.


  6. Guillaume dit:

    Intéressant, cette idée de “nation francophone d’Amérique”, nous n’en entendons plus beaucoup parler depuis la Révolution tranquille.

    Je consens qu’avant la Révolution tranquille, il était plutôt question de la “nation canadienne-française”, mais puisqu’une part importante des francophones d’Amériques ont des origines canadiennes, ce sont deux concepts fortement similaires.

    Quoi qu’il en soit, je me suis toujours identifié comme un Canadien-français, mais si votre concept est bien développé, je pourrais bien m’identifier comme un Francophone d’Amérique un jour..

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