Billets tagués ‘Blogosphère’

2008/02/24 16:45

Mea Culpa: (Antagoniste != Cato) && (Kwebek != Heritage)

Il y a quelques mois, alors que je me familiarisait encore avec la sphère d’ici, j’ai écrit un billet intitullé Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? » dans lequel j’ai plutôt gratuitement affirmé ceci:

Car entre Antagoniste.net qui me sert du CATO Institute réchauffé et Kuebek qui me sert du Heritage Foundation de mauvais aloi (…) Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir quitté la blogosphère américaine.

Aujourd’hui, je me sens dans l’obligation de réviser ce jugement plutôt sommaire qui n’était pas sans sa propre dose de mauvais aloi de ma part.

Bien que son raisonnement semble plutôt ancré dans une variante d’objectivisme randien primaire, David l’Antagoniste est un ultra-partisan dont la cohérence idéologique est constament sacrifiée sur l’autel du combat rhétorique. Je l’admire quand-même beaucoup, dans son genre, il est le meilleur des environs. Pour chaque trahison opportuniste à la pureté idéologique de son coté du spectre, David sera prêt, statistiques et références au bout des doigts, à nous démontrer l’imminente sagesse de la chose. Eussé-je cette initiative… [soupir]

Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le courant idéologique représenté par le très non-partisan et plutôt pacifiste Cato Institute. Il y a huit ans, il était encore souvent associé aux parti républicain mais les politiques néo-conservatrices de l’administration Bush et l’affaissement de la direction du parti en chambre aux impératifs de la droite chrétienne en ont fait le premier des grands courants idéologiques de la droite américaine à dire bastà à la coalition. Déjà en 2004, la fissure était claire.

En fait, c’est surtout là que la comparaison perd sa validité. La démarche du Cato Institute s’inscrit en complète opposition aux politiques néo-conservatrices qui prône la légitimité de la coercition et de la force au nom de la liberté et du pluralisme (la vérité et son contraire) et au “conservatisme de la grandeur nationale” (National Greatness conservatism) représenté par John McCain. (Je dois d’ailleurs dire que je commence à être plutôt séduit par une nouvelle génération d’intellectuels au sein de ce mouvement qui semble enfin pousser la réfexion plus loin… dans une direction plus responsable et mature que l’utopie libertarienne simpliste qu’on me présentait il y a 15 ans… et ça me plait).

Et maintenant (et surtout) Kuebek. J’ignore qui est derrière ce blogue… je ne sais pas si c’est le type au cigare qui se présentait dans sa première incarnation ou s’il s’agit d’un jeune boutonneux à la plume agile… mais là aussi, on est, en fait, loin du Heritage Foundation (quoi que pas aussi loin que l’exemple précédent). Le Heritage Foundation est un think-tank paléo-conservateur à la Pat Buchanan, honorable, travaillant, attaché à un schème de valeurs traditionnelles cohérent et sage… mais ne brillant pas particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre ses thèse dans les sphères platoniciennes de l’académie.

L’auteur derrière Kuebek, par contre, est à mon avis, un authentique intellectuel conservateur. Un intellectuel se doit de toujours questionner et remmettre en question la “sagesse conventionnelle” qui semble tous nous guider… et de le faire à l’aide d’arguments rhétoriques cohérents et bien ficelés en ramenant les concepts à leur essence. C’est sombre… c’est parfois hautain… mais c’est fondé sur un regard lucide… et il y a là une façon d’éclairer les choses… autrement… qu’il est toujours bon de considérer lorsqu’on tente de contempler la vérité (activité autant louable qu’impossible).

Je le lis et j’ai une autre comparaison qui me reviens constament à l’esprit quand je pense aux écrits anglo-saxons que j’apprécie, une qui, cette fois-ci, fait acte de sincère compliment.

J’ai trouvé mon WFB.


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2008/02/22 19:38

Gauche floue

J’en suis encore à me replonger dans la sphère d’ici après mon séjour américain et je viens d’avoir un petit coup de coeur pour ce blogue. (Désolé Yvan, je n’y suis pas allé avant. My loss.)

Me qualifiant moi-même d’une certaine “droite floue”, c’est difficile de ne pas être séduit.

Il ne publie pas souvent, mais c’est de la qualité.

Et surtout, c’est très difficile pour moi de ne pas tomber pour des slogans comme:

Bien des erreurs sont nées d’une vérité dont on abuse. (Voltaire)

Et sur le site jumeau anglophone:

Doubt is not a pleasant condition, but certainty is an absurd one. (Voltaire)

C’est l’essence de ce que j’appelerais mon conservatisme du doute.


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2008/02/20 13:13

Un Français à Québec

Tranches de vie depuis Québec

Vues d’un étudiant de Strasbourg en stage à l’université Laval sur la vie dans l’Amérique française.

Tout à fait fascinant.

Il parait que le Figaro a décidé de nous taper dessus depuis un bout de temps… (Je suis trop occupé par l’info américaine pour être au courant)…

Je ne sais pas ce qu’a le Figaro comme rapport avec la province de Québec, mais les articles - négatifs - s’accumulent.

Après avoir traité du plateau du Mont-Royal de Montréal comme le dernier lieu de résistance des francophones à l’invasion des méchants et horribles anglophones, voilà que le quotidien nous offre ses commentaires sur le niveau de langue des élèves. L’article est disponible ici …

Mais je note le commentaire perspicace du blogueur:

Le journal continue à taper sur les Québécois et je songe à l’analyse que faisait un de mes amis sur le précédent article du Figaro, à savoir que ces écrits reflètent plus les peurs que nous avons pour nous-mêmes que la véritable situation du Québec. En gros, l’article est destiné à un public bien français qui sera ravi de s’imaginer que MEME au Québec la langue française souffre et le lecteur de penser: “Au moins, la France n’est pas la seule dans cette situation!”

Heh.

Comme quoi, quand on s’compare…

Un blogue à découvrir.


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2008/02/19 22:34

Les deux solitudes, side by side.

  

Opinion Canada

  

J’applaudis tout de même l’initiative.


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2008/02/17 14:56

Le standard objectiviste

est double.

Antagoniste.net: Toute valeur assujetie à l’intérêt personnel.


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2008/02/06 14:16

CNN vs MSNBC

Hier, je vous recommandais de suivre la soirée des primaires sur MSNBC plutôt que CNN. Après avoir lu ce billet de Stéphane W, où il nous rapelle à quel point CNN dedmeure LA référence pour tous les autres services de télé dans le monde, j’ai cru bon d’approfondir les raisons de ma préférence pour la petite chaîne rivale.

Outre le fait que CNN demeure le leader en ce qui a trait au rodage technique et à la capacité d’en mettre plein la vue au téléspectateur avec tous les effets spéciaux, les studios tapissés d’écran hyper-géants et le sérieux du contenu, la différence principale entre les deux chaînes tient à le teneur de l’équipe.

CNN est une chaîne journalistique qui tente de réunir les plus grands talents dans le monde de l’information. Le verni de sérieux et de neutralité journalistique (à la Bernard Derome) de ses chefs d’antenne fait parti de sa marque de commerce et elle y tient (une exception: Lou Dobbs).

Comme j’ai déjà expliqué, MSNBC est le fruit d’une alliance visant à mettre en commun les ressources télé de NBC News avec le savoir et les ressources Internet de MSN en se donnant le défi de brouiller la frontière entre la télé et Internet. Je qualifierais le résultat comme ceci:
L’info continue à l’heure de la blogosphère.

MSNBC, tout comme FOX News, le troisième joueur principal dans l’univers américain de l’info continue, brouille davantage la distinction entre l’information et l’opinion à laquelle CNN tient mordicus. Sauf que contrairement à FOX qui fait exclusivement dans la droite réactionnaire et la propagande Bush-Cheneyenne, MSNBC réunit des voix de tous les coins du spectre dans des discussions plus franches qu’à CNN mais plus honnêtes qu’à Fox, où tout le monde a sa place… un ton plus en ligne avec celui de l’Internet.

Comment ont-ils réussi? En formant une équipe qui mélange des journalistes à la CNN avec des anciens insiders mordus de politique… des passionnés qui aiment vraiment ça… (comme moi) et ça parrait.

Quelques exemples:

Chris Matthews: Une des deux têtes d’affiches principales du réseau. Matthews sort tout droit de l’ère Kennedy, ancien membre du Peace Corps, il fut un speechwriter pour Jimmy Carter puis le chef de cabinet de Tip O’Neill, le Speaker (Démocrate) de la chambre des représentant sous l’ère Reagan. Aujourd’hui, Il est l’animateur de Hardball, l’émission référence (souvent parodié à Saturday Night Live) de l’univers politique où la langue de bois est interdite. Son amour du franc-parler n’a d’égal que son amour du grand jeu de la politique et de ceux et celles qui ont le courage de s’y mouiller… son style agressif fonctionne parce que le plaisir visible qu’il prend à faire son travail est contagieux et que le profond respect qu’il porte aux politiciens des deux cotés est si visiblement sincère qu’il se fait tout pardonner. (Quoi que recemment la blogosphère de gauche s’est prise d’une sérieuse dent contre lui parcequ’il aurait fait des commentaires sexistes au sujet d’Hillary Clinton. À tel point qu’il fut forcé de “s’excuser”. En ce qui me concerne, il demeure le meilleur.)

Joe Scarborough: Un autre sympa qui ne fait pas dans la langue de bois. Ancien journaliste de Floride, Joe s’est lancé en politique (du coté Républicain) dans les années 90 et qui a été porté au congrès par la Gingrich Revolution qui redonna la chambre à son parti et escalada l’hystérie partisane de l’époque Clinton. Trop intègre (et grande gueule) pour une longue carrière en politique, Joe a gagné mon estime en 2004 alors que ses analyses et prédictions “sans illusions” n’avaient cesse de s’averer plus vraies que toutes les autres.

Keith Olbermann: L’autre tête d’affiche du réseau, Olbermann n’est pas un ancien politicien, mais est tout de même une sorte de transfuge dans le monde de l’information. Keith Olbermann s’est fait un nom comme journaliste sportif au style érudit, acerbe et incisif… avec tout un sens du punch! MSNBC l’a engagé en faisant le pari que son style était idéal pour le ton que la chaîne voulait donner à l’actualité. Ça fonctionne parce que le mec n’est clairement pas un deux de pique… et quand il fait dans le puéril, il y donne une dimension second et troisième degré qui fait sourir le téléspéctateur averti. Il s’est imposé autant comme la réponse de l’inteligentia de gauche à Bill O’Reilly, sa tête de turc préféré, que comme la version “real news” de Jon Stewart. Avec Countdown, sa revue quotidienne de l’acualité, il s’est gagné, depuis 2004, une estime sans pareille dans la blogosphère gauchiste (à la Daily Kos) en reprennant plusieurs de leurs causes à son émission alors que personne d’autre dans les grands médias ne voulaient en parler (comme les controverses électorales de 2004 en Ohio) et en ne lachant pas prise contre l’administration Bush. Aujourd’hui, il est un des “intouchables” du panthéon de la blogogauche. (Ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre face à ses patrons.)

Le choix entre CNN et MSNBC se résume, selon moi, comme suit:
Si vous voulez votre actualité politique livré par des professionnels de l’info s’adressant à M. et Mme. Tout-le-monde, allez chez CNN. Si, par contre, vous préférez votre actualité politique livré par des mordus de politique s’adressant aux mordus de politique, MSNBC est pour vous.

Demandez aux autres mordus et insiders de la politique américaine comme Michel C. Auger ou John Parisella quelle chaîne ils regardent.

Avant de terminer je veux vous livrer un exemple du style souvent plus informel qui fait le charme de la chaîne.

Au printemps dernier, baucoup d’encre coulait dans l’univers des classes bavardes pour reprocher aux chaînes d’info continues de consacrer tant de temps d’antenne aux histoires à la Britney Spears/Paris Hilton… la blague du moment était qu’il n’y avait plus de différence entre E!, le réseau dédié au vedettes, et CNN. À l’époque, MSNBC n’était pas tellement mieux que son compétiteur. La situation s’est résorbé depuis… en partie à cause de l’importance des élections, mais aussi en réaction à un certain ras-le-bol du public. Mais si on peut identifier un évennement qui a commencé à faire renverser la vapeur, il s’est produit à MSNBC alors que Mika Brzezinski la co-animatrice (que j’avoue trouver très hot) de Joe Scarborough se révolte un matin:

Oooooh… My kind of woman!


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2007/12/07 14:31

Changement de cap… ou note concernant la présence de l’anglais dans ce blogue

Je m’apperçois que je commence à publier de plus en plus de liens vers des trucs anglophones… Et cela trahit quelque peu la « mission » originale que j’ai voulu donner à ce blogue. Je suis surtout sensible au fait que cela cadre mal aux yeux de certains avec l’image de promotion et de valorisation du français en Amérique que se donne Le Petit Émerillon.

Il faut comprendre que je suis 100% francophone, mais je suis aussi 99,7% anglophone.

J’ai ouvert ce blogue, il y a plus de trois mois, en grande partie parce qu’après m’être amusé à exposer sur Internet la partie anglophone de mon esprit pendant un bon moment, mon coté francophone commencait à s’agiter de plus en plus… Il avait lui aussi plein de choses à dire (surtout avec les récents changements de paradygmes au niveau de la politique canadienne et québécoise) et il n’avait pas envie de les dire en anglais… surtout que la minuscule quantité de lecteurs qui visitait mon site (surtout des filles, rencontrées sur MySpace, du Canada, des U.S.A. et d’ailleurs qui aimaient ce que j’avais à dire sur les femmes… et moi de répondre à la demande) n’avait ni le contexte pour comprendre ce que j’avais à dire là-dessus, ni l’intérêt.

J’ai donc démarré ce blogue au départ avec l’intention de le réserver exclusivement à mes “réflexions sur l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens” tout en continuant à déverser le reste de mon esprit dans mon blogue anglophone… Mais, vous savez, moi et la discipline personnelle… Pfff.

Trois mois plus tard, je me retrouve à administer un blogue francophone qui est lu et où participent une variété de gens aux idées diverses qui provoquent et stimulent ma réflexion et je suis complètement accro. (Je dois d’ailleurs me questionner sur le montant croissant de temps que cette activité est en train de me bouffer… A guy’s also gotta have a life at some point!)

Pendant ce temps, mon site anglophone amasse la poussière et le coté anglophone de mon esprit cherche des échapatoirs.

J’ai donc décidé d’officialiser un léger changement de cap pour Le Petit Émerillon. Disons qu’en plus de sa mission principale de promouvoir une identité francophone nord-américaine forte et de se pencher sur les débats de la société francophone, il se donne une sous-mission… Celle d’ouvrir aussi une fenêtre donnant dans l’univers anglophone qui nous entoure… un univers qu’il faut aussi apprendre à apprivoiser si nous voulons y tailler notre place habilement.

Je ne me gênerai donc plus pour vous parler de politique américaine et mettre des liens vers du matériel anglophone portant sur les aspects qui m’intéressent de la pensée anglo-saxonne mondiale (lire, surtout américaine) et son évolution.

[Note: Plus de profondeur sur ce "changement de cap" dans le prochain billet: Pourquoi "Le Petit Émerillon". J'ai décidé de morceller... ]


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2007/12/02 23:20

Les commentaires

J’ai ignoré plusieurs commentaires depuis une dizaine de jours… Comme je vous l’ai dit ici, la bannière qui annoncait que je me concentrais sur une «Lettre ouverte à Mgr Ouellet» et que je ne réponderais donc pas à (la plupart) de vos commentaires afin d’éviter à mon esprit de «faire la girouette» n’est plus qu’une excuse éhonté pour continuer de les ignorer depuis que j’ai perdu toute prétention de travailler sur cette lettre.

Mais même en temps normal, je suis assez volage dans ce domaine. Je dirais même que j’ai une relation un peu tortueuse aux «commentaires». [Mais ne vous en faites pas trop pour moi, j'ai aussi une relation très tortueuse à l'écriture et pourtant... Il faut croire que je suis un peu masochiste.] La vérité est que j’en veux des commentaires… le plus possible!… Emmenez-en!!! Certains de mes meilleurs billets ont été écrit en réaction à vos commentaires. (Surtout toi Renart, tu es très apprécié. Tu as le don de toujours mettre le doigt sur la question qui me force à aller au bout de ma réflexion… et surtout (et c’est important), qui m’en donne envie.) Sauf qu’en même temps, il arrive que je me sente prisonnier du ping pong intellectuel provoqué par le fait de réagir en même temps à des commentaires sur plusieurs de mes billets en plus de suivre ce qui se passe sur les blogues où moi j’en laisse alors que j’ai trois ou quatre billets qui me travaillent l’esprit et que je sais que même sans ces distractions, je serai chanceux si je réussis à en pondre deux pendant qu’ils sont encore «dans l’air du moment». [Comment fais-tu, Renart?]

(Et je l’avoue franchement, il arrive que des commentaires m’envoie dans une direction où j’en aurait beaucoup à dire, mais je n’en ai tout simplement pas envie, soit parce que c’est quelque chose que j’ai déjà exploré à fond et que je sens que je j’ai plus rien à en retirer, ou encore simplement parce que la direction en question ne fait pas partie des trois ou quatre sujets de réflexions qui me travaillent et je ne peux m’y attaquer sans les mettre de coté.)

Cela aiderait si j’étais capable de faire dans la réaction rapide… mais ce n’est pas ma force. (Sauf quand je suis en ta…, Mistral a raison. Mais on peut pas tout le temps être en ta…, ça devient ennuyant) Je suis plutôt du genre à laisser l’idée mûrir pendant trois jours avant de commencer à pondre. Et même là, je ne suis pas de ceux pour qui ça sort à la vitesse de la pensée… c’est laborieux… et on dirait que plus je veux faire court, plus ça prend de temps. [Speaking of which, you're going to have to wrap this up soon]

Alors lorsque je recois un commentaire et qu’une réponse immédiate ne me vient pas à l’esprit, je remets à plus tard… j’attends… je laisse «mûrir»… puis, je culpabilise parce que je sais que j’aime bien qu’on réponde à mes commentaires quand j’en laisse chez les autres et je veux que les gens aiment à participer et reviennent souvent chez moi. Et je ne veux surtout pas qu’on se décourage de commenter… ça me nourrit tellement dans mes réflexions.

Enfin… Sachez que vos commentaires sont tous lus et appréciés… et que si vous ne recevez pas de réponse immédiate, ça va venir… Le fait que je publie beaucoup entre temps relève davantage d’un besoin névrosé de sortir certaines choses de ma tête avant de pouvoir m’y adresser comme il faut que d’une mauvaise volonté de ma part.

Donc voici le nouveau libellé de ma section commentaires:

Si vous ne recevez pas de réponse à votre commentaire, ne soyez pas offensés, soyez fiers. C’est que votre commentaire a provoqué une réflexion trop profonde en moi pour pouvoir y répondre en quelques phrases rapides.Ou alors c’est que je le trouve tellement insignifiant que je n’ai tout simplement pas envie d’y répondre.

Mais si vous avez si peu confiance en vous pour croire que vous appartenez à cette dernière catégorie, je ne peux rien faire pour vous, car j’ai plutôt tendance à voir les choses comme vous.

Sur ce, je vous laisse pour aller m’adresser aux commentaires que j’ai ignoré ces derniers jours… je sais que ce n’est probablement pas nécessaire, la plupart d’entre eux ayant été oubliés par leurs auteurs qui sont passés à autres choses…

Mais c’est le principe.

Non?


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2007/12/02 22:33

La blogosphère: l’Agora de demain

J’vous l’dis, on va changer le monde… Ça commence déjà!


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2007/12/01 01:44

Don’t Mess with Patrick Dion

Sur son blogue: Parce qu’y a pas juste les chips qui sont croustillantes !


I love it!

‘Scusez, des fois ça sort par l’autre bord de mon cerveau.


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2007/11/07 14:10

Fin des difficultés techniques

Désolé les amis, cela fait plus de 48 heures que tout le temps que j’aurais pu mettre à bloguer a plutôt été passé à essayer de comprendre et résoudre une série de problèmes techniques (trop longs à expliquer ici) qui rendait presque impossible la publication de nouveaux billets…

Mais voilà, tout est maintenant rentré dans l’ordre et je pourrai à nouveau me concentrer sur le contenu plutôt que le contenant.


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2007/10/27 16:26

Kuebek… un retour?

Wouhou! Mon blogue archi-conservateur préféré, Kuebek, a remis ses archives en ligne… après les avoir enlevées il y a peu de temps en nous disant qu’il terminait ses activités.

Le blogueur serait-il sur le point d’effectuer un retour?


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2007/10/20 20:31

Le discours poubelle

Décidément ce ne sont pas toujours les billets qu’on pense qui font écho…

Il y a peu de temps, je posais la question de façon un peu cavalière et sans penser qu’elle aurait d’echo : Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? »

Dans ce billet je reprochais à certains blogues de droite de nous livrer du réchauffé d’idéologie états-unienne et aux blogues proprement partisans adéquistes de faire dans le populisme aveugle.

le défunt Kwebek, que j’avais comparé au Heritage Foundation le think tank « paleo-conservateur » états-unien, avait repris mon billet en citant la partie où je parlais de lui sans vraiment s’en défendre dans un billet intitulé : « Kwebek = Heritage Foundation. » Puis, il ferma son site peu de temps après. (Je ne fais pas de lien)

Du côté gauche de la sphère, Capitaine Virgil fut inspiré à livrer sa pensée sur le manque de volonté de réflexion et d’échanges qui semble être plus prévalent du côté droit en posant la question : « Y a-t-il une droite intellectuellement rigoureuse dans la blogosphère québécoise ? »

Mais voilà que du côté droit de la sphère se pointe justement un blogueur sérieux, intéressé au dialogue et qui, déplorant lui aussi la qualité du discours qui existe des deux côtés de notre sphère, mais qui semble prédominer à droite, en appel à un discours d’une plus grande qualité.

Il s’agit de l’excellent blogueur affilié à la droite (mais qui vient de faire son « coming out » radio-canadien) Jonathan Hamel, auteur du blogue La Sphère des Idées J.H. qui nous livre cette réflexion dans un billet intitulé : De la réflexion svp…

Citation de choix:

…plus que jamais, je deviens farouchement hostile à tout ce qui ressemble à du blogue trash, le genre qui se complait dans les insultes, qui reproduit ad vitam eternam des photos de leur adversaire politique et qui livre tout leur blogue à de la critique ponctuelle et continuelle. Ces blogues réactionnaires autant à gauche qu’à droite deviennent des instruments de propagande haineuse qui minent nécessairement les fondements d’une réflexion honnête sur les enjeux politiques et sociaux.

J’en profite pour reproduire une partie de la réponse que je lui ai laissé (moins les horribles fautes)

Je ne crois pas qu’il soit possible de se débarrasser du « discours poubelle » dans la blogosphère (ou même dans la société) … Il a d’ailleurs son utilité en tant que baromètre des bas instincts qui grouillent au fond de chaque tendance. (et donc au fond de nous tous) L’idée, que je crois qui fait défaut dans notre région de la sphère, est de faire une distinction plus marquée entre ceux qui font systématiquement et gratuitement dans ce type de discours et ceux qui sont plus intéressés à un débat évolutif où même à promouvoir une idée ou une idéologie spécifique. Même si ces deux derniers peuvent aussi tomber dans ce premier type de discours à l’occasion. Le blogue n’est pas qu’un espace de réflexion sérieuse (même si c’en est un excellent) C’est aussi un espace de réaction instantanée… de « montées de lait » …où il arrive que des vérités plus profondes soient exprimées côte à côte avec des propos regrettables (et souvent regrettés) … C’est de bonne guerre comme on dit, et c’est en partie ce qui distingue le blogue du discours d’opinion journalistique …et qui en fait son intérêt.Pour ma part, je ne consulte à peu près pas les blogues qui ne rencontrent pas mes critères personnels de niveau de discours (Qui a le temps? Il y en a tant de bons!) donc je n’en parle pas sur mon blogue. Je suis convaincu que l’apparente popularité de certains « blogues poubelles » serait grandement réduite si certains blogues (surtout à gauche) supposés plus raisonnables pouvait arrêter de tomber dans le piège en les dénonçant incessamment. …ainsi moussant leur popularité et encourageants leurs auteurs à escalader leurs pitreries.

C’est bien quand même de voir qu’il y en a à droite qui sont ouverts à la réflexion sérieuse et à défendre leurs idées avec autre chose qu’un jeu enfantin de tac au tac. Ça en prend, si on veut éviter le discours qui ne prêche qu’aux convaincus dont a peur Cap. Virgil.

Jonathan, en plus de me faire des compliments qui courent le risque de m’enfler dangereusement la tête, non mais c’est gentil quand même, semble aussi avoir presque deviné la réelle inspiration derrière le choix du Nom : « Le Petit Émerillon » et ce, de façon intuitive. Ça mérite un coup de chapeau.


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2007/10/18 22:59

Ça me passe par la tête, comme ça…

À 36 ans, je commence à penser que je suis parmis les « vieux » dans notre petite sphère de discussion…


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2007/10/18 19:33

Les blogues… un potentiel encore embryonnaire

Le plus intègre de nos blogueurs partisans, David Chrétien, nous a livré, il y a peu de temps, sur son blogue « personnel, » (je ne savais pas qu’il en avait un) un papier d’une grande qualité sur la force et l’importance des blogues.

Citation de choix:

En plus, le blogue sert de lieu d’échanges et de discussions politiques qui se font maintenant plus rare dans la société. Il ne se fait plus, depuis longtemps, des échanges en lien avec la politique sur les balcons d’églises, des assemblées de cuisines. Celles-ci se déroulent donc ailleurs, dont pour la plupart, sur les blogues et sur les forums de discussions.

J’espère que le chef de son parti l’a lu. M. Dumont a raison de dire que la vrai politique se joue encore « sur le terrain. » Mais la chose à comprendre est qu’Internet est une nouvelle composante (réelle) du terrain qui est appelé à prendre de plus en plus d’importance… et que le changement se fait à un rythme tel en rapport aux échéances électorales que de ne pas y porter une attention particulière à ce stade-ci de son évolution est assez suicidaire pour toute organisation politique qui veut durer.


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