Archives du 12 May 2008

Le problème vénérien de McCain

John McCain incertain si les condoms préviennent la propagation du VIH 

Tired McCain

Jonh McCain a séduit tout le monde (les modérés et surtout les journalistes) en 2000 alors qu’il briguait la nomination républicaine en même temps que George W. Bush.

Sa marque de commerce était le “Straight Talk Express” (l’express du franc-parler). Le nom qu’il a donné à sa tournée où il donna un accès sans précédent aux journalistes… qui venaient tour à tour, par groupes de cinq, s’asseoir averc lui dans l’autobus et “jaser” pendant des heures “on the record”. Du jamais vu. Et une tactique très efficace si l’on en juge par ce témoignage.

La blague, à l’époque, était que la “base” de McCain dans cette élection était… les médias.

Au moment de démarrer sa campagne en 2007, il relança le concept.

Voici un extrait d’une discussion avec des journalistes, en mars 2007:

Reporter: “Should U.S. taxpayer money go to places like Africa to fund contraception to prevent AIDS?”

Mr. McCain: “Well I think it’s a combination. The guy I really respect on this is Dr. Coburn. He believes – and I was just reading the thing he wrote– that you should do what you can to encourage abstinence where there is going to be sexual activity. Where that doesn’t succeed, than he thinks that we should employ contraceptives as well. But I agree with him that the first priority is on abstinence. I look to people like Dr. Coburn. I’m not very wise on it.”

(Mr. McCain turns to take a question on Iraq, but a moment later looks back to the reporter who asked him about AIDS.)

Mr. McCain: “I haven’t thought about it. Before I give you an answer, let me think about. Let me think about it a little bit because I never got a question about it before. I don’t know if I would use taxpayers’ money for it.”

Q: “What about grants for sex education in the United States? Should they include instructions about using contraceptives? Or should it be Bush’s policy, which is just abstinence?”

Mr. McCain: (Long pause) “Ahhh. I think I support the president’s policy.”

Q: “So no contraception, no counseling on contraception. Just abstinence. Do you think contraceptives help stop the spread of HIV?”

Mr. McCain: (Long pause) “You’ve stumped me.”

Il s’agit d’abord d’une discussion sur la politique américaine de prévention du SIDA en Afrique. (Les États-Unis devrait-ils financer la distribution de comdoms.) McCain n’est pas certain de sa position précise et donne une réponse vague… mais sensée et raisonnable.

Un peu plus tard, la conversation continue sur le sujet de la contraception, mais au niveau domestique.

Je traduis:

Q: “Et qu’en est-il des programme d’éducation sexuelle aux États-Unis? Devraient-ils contenir de l’instruction sur la contraception? Ou devraient-ils, tel que stipulé dans la position de Bush, ne parler que d’abstinence”

[La politique fédérale, depuis Bush, est de ne plus subventionner les programmes d'éducation sexuelle qui enseignent la contraception]

McCain: (Longue pause) “Euh, je pense que j’appuie la position du président.”

Q: “Donc pas de contraception, pas de conseils sur la contraception, seulement l’abstinence. Croyez-vous que les contraceptifs peuvent aider à prévenir la propagation du VIH?

McCain: (Longue pause) Je ne sais pas.

[L'expression qu'il utilise "you've stumped me" est aussi une façon de dire "Ça ne me vient pas" ou "je ne sais pas quoi répondre".]

Il serait facile ici d’accuser McCain d’être un vieux chnoque tellement déconnecté du monde qu’il ignore tout de ce sujet… qui est pourtant une des questions chaudes des culture wars américaine qui dominent leur discours politique. Que sa mentalité est encore pré-1960, comme dit le blogueur pro-Obama chez qui j’ai trouvé cette histoire.

Mais je n’en crois rien. McCain n’est pas stupide, il sait très bien que les condoms aident à prévenir les maladie vénériennes. Ce qu’il ne sait pas ici, c’est ce qu’il lui est permi de dire sans se mettre à dos la base fondamentaliste chrétienne du parti qu’il aspire à diriger.

Ce n’est pas de l’ignorance, c’est de l’hypocrisie.

Et dire qu’en 2000 il faisait campagne contre la droite religieuse de son parti.

La raison pour laquelle McCain est si haut dans les sondages à ce point-ci est que les gens ont encore en tête le McCain de 2000. Mais je le répète, ce McCain n’est plus. Il a vendu son âme à la base de Bush qu’il combattait autrefois. Et plus on va s’approcher de l’élection, plus les électeurs s’en appercevrons.

Réussira-t-il à réoccuper le centre avant novembre tout en conservant l’appui de cette base?

J’en doute.

[Ce billet fait suite à une petite joute rhetorique que je me suis amusé a avoir avec l'Antagoniste. Vous pouvez la suivre ici.]


2008/05/12 22:08

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L’art de se tirer dans le pied

Ses opposants aiment beaucoup caricaturer les supporters d’Obama comme étant des illuminés crackpot qui suivent aveuglément leur sauveur. Un genre de phénomène de culte plus qu’un mouvement politique.

Le problème, c’est qu’il y en a pour leur donner raison.

Non, mais… ça se peux-tu?

Hé les mecs, êtes-vous vraiment obligés de fournir des armes à l’opposition?

Heureusement, il y en a comme ça de chaque coté


2008/05/12 18:16

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Quand les comiques s’en mêlent

Au retour de la grève des scripteurs américain, en février, l’émission de comédie à sketch, Saturday Night Live avait fait un petit tabac avec le sketch d’ouverture de leur première émission qui parodiait le fait que tous les journalistes sont pro-Obama et le cachent à peine. Le sketch était tellement méchant (et juste) que Clinton s’est mise à le citer pour démontrer le biais médiatique en faveur de son rival. Les médias aussi se sont senti visés et la couverture d’Obama s’est tout de suite mise à être beaucoup plus sévère.

Plus tard dans la même émission, il y avait aussi ce segment (que j’ai adoré) qui fut perçu comme un appui presque ouvert à Clinton

La semaine suivante la candidate elle-même faisait une petite apparition dans le sketch d’ouverture qui riait d’elle très poliment et gentilment.

Clinton croyait avoir un nouvel allié.

Erreur.

Les comiques ne font pas de politique Mme. Clinton, ils font de la satire… et s’inspire de ce qu’ils voient.

Le sketch d’ouverture de samedi dernier:

Encore une fois, très méchant (et juste).


2008/05/12 17:02

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Vérité, liberté, hip-hop

Cuba et la liberté d’expression:

Si un jour une culture vraiment mondiale émerge, le hip-hop y aura joué un rôle important, je crois.

c/c à Vincent Geloso pour la trouvaille


2008/05/12 00:10

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