Péage sur les routes ou taxe d’essence?
C’est la question qui préoccupe les libertariens d’ici:
Vincent Geloso: 100% libéralisé: Sur le péage
La taxe sur l’essence semble être le moyen privilégié.
…
Quand les libertariens préferent une taxe à une solution de marché comme le péage… On ne parle plus des libertariens de mon enfance.
Ça m’encourage.
2008/03/04 16:18






Vincent G. dit:
La raison que j’appuie la taxe sur l’essence, c’est qu’elle est plus simple à établir et peut servir à baisser les impôts et agit indirectement et imparfaitement comme un péage. Chaque fois que tu utilises ton automobile, tu utilises de l’essence et ce peu importe les routes utilisées. Alors le fait que tu paies plus cher ton essence agirait comme un prix sur l’utilisation de l’automobile.
Mais et je mets le MAIS en lettres majuscules, il est fort probable que la taxe sur l’essence servent à financer les activités de l’État malheureusement au lieu d’effectuer des réformes de marché. Il est aussi fortement probable que contrairement aux péages(qui agissent comme un prix des routes)l’argent ne soit pas utilisé pour les routes(grâce aux PPP comme le mentionne Mathieu Laberge).
Mais il faut aussi juger une politique publique à ses objectifs. Le but d’une surtaxe sur l’essence est d’équivaloir le niveau de taxation au bénéfice de la réduction du C02 (selon Lomborg, on parlerait de 2$ par tonne de C02). La différence entre Laberge et moi sur ce point, c’est que je cherche à réduire la pollution sans réglementation et lui cherche principalement à faire la réfection des routes et réduire la congestion routière.
Par ailleurs, il faut ajouter une chose. Contrairement à mon ami Bryan Breguet, je suis un peu plus prudent et sceptique des moyens de lutte au réchauffement climatique. Je considère que dérèglementer plusieurs industries(notamment les marchés de l’énergie), s’ouvrir au libre-échange, au libre marché et donc à la libre circulation des prix qui agiront comme signaux pour les producteurs et consommateurs.
Par exemple, si on privatisait Hydro-Québec, laissant ainsi les tarifs flottés au niveau nord-américain tout en imaginant une éventuelle déréglementation de la transmission aux États-Unis, les producteurs Québécois seraient incités à développés plus de barrages et des mini-centrales se susbtituant ainsi aux centrales à charbon dans le réseau de la Nouvelle-Angleterre tout en incitant les consommateurs à opter librement pour l’efficacité énergétique et les producteurs à produire des électroménagers, automobiles et services qui consomment moins d’énergie tout en étant plus efficace pour qu’ils maintiennent leurs profits. La libéralisation du marché de l’énergie au Québec serait nettement plus profitable que plusieurs centaines de mesures environnementales mises ensemble.
Truly yours,
Vincent Geloso