2007/10/09 00:35

Bonne question…

Le mystérieux David d’Antagoniste.net souligne (comme il aime à le faire) un fait intéressant et …embarrassant pour la gauche:

-Nombre de manifestants contre la guerre en Irak en 2003: plus de 150 000 dont des politiciens.

-Nombre de manifestants contre Israël en 2006: Plus de 15 000 dont des politiciens.

-Nombre de manifestants pour la “Journée de la Terre” en 2007: Plusieurs milliers dont des politiciens.

-Nombre de manifestant pour la Birmanie ce dimanche: Pas assez pour les compter et pas l’ombre d’un politicien…

Pourquoi ?

Il répond ensuite à sa question en y allant d’une de ses attaques en règle contre « l’hypocrisie » de la gauche dans laquelle il utilise les mêmes formules creuses que j’ai tellement entendues chez les Américains qu’elles m’endorment.

Sauf que c’est quand même une bonne question.

Non?


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5 commentaires sur “Bonne question…”


  1. Camarade Tova dit:

    La publicité pour la manifestation en faveur de la Birmanie n’a pas été propagée partout et beaucoup ne le savaient même pas. Il y a eu problèmes de communications, et c’est assez fréquent. Par contre, je peux vous dire que plus l’affaire Birman avance, plus les manifestations seront grosses.

    C’est une question de temps.


  2. Camarade Tova dit:

    J’aimerais aussi ajouté que la manifestation a eu lieu en Ontario, ce qui limite beaucoup les personnes de l’extérieur.


  3. Alain B. dit:

    Merci de l’info, camarade, mais sans tomber dans les clichés paranos de David, je me demande tout de même qu’est-ce qui fait que certaines manifs sont de grands succès et d’autres, non.

    Est-ce vraiment seulement une question d’organisation et de bonne ou mauvaise communication? Ce n’est pourtant pas comme si les médias corporatifs étaient en train d’étouffer cette histoire.

    Serait-ce possible que les manifs ont moins de succès lorsqu’elles sont exclusivement en appui à quelqu’un d’autre et que ceux qui y participent n’y ont pas leur intérêt?


  4. Tetoine dit:

    Je ne connais pas ton profil alain, je ne sais pas si tu as déjà organisé une campagne ou une manifestation, mais organiser une manifestation, sur un enjeu qui vient d’arriver dans les médias comme la Birmanie, ce n’Est vraiment pas un jeu d’enfant.

    Organiser une manifestation tout court, c’Est difficile. Il ne faut pas croire qu’il y a toujours 10 000 personnes au Québec prêt à répondre à n’importe quel appel pour se mobilier à l’intérieur d’une semaine. Adhérer à cette vision, c’est se laisser berner par des gens comme David qui ne font que caricaturer la gauche, sans la comprendre. Et surtout sans comprendre l’effort que des militants peuvent investir pour faire “lever” des campagnes.

    Enfin, on est dans une société individualiste, et oui, la gauche est aussi victime de ce phénomène alors oui, le nombre de personnes prêtes à se mobiliser diminue plus on s’éloigne de leur quotidien ou de ce qu’ils entendent parler très régulièrement.

    Combien de québécois peuvent pointer la Birmanie sur une carte du monde ? Et tu voudrais les voir dans la rue ? Une campagne de mobilisation, ça prend du temps.

    Dans des cas comme l’Irak par exemple, la raison d’une mobilisation rapide m’apparaît simple: on en entendait parler depuis plus d’une décennie et il s’agissait d’un scénario déjà apppliqué mille et une fois envers d’autres dans le cadre de la “politique étrangère” des USAs. En plus, les motivations de cette guerre appairaissaient très douteuses et se sont d’ailleurs avérées fausses, ce qui, à l’époque, avait aussi été très médiatisé. On est loin de la Birmanie, désolé.


  5. Alain B. dit:

    Merci du commentaire Tetoine, en fait, pour clarifier les choses, je n’ai jamais eu à organiser quoi que se soit qui ressemble de près ou de loin à une mobilisation populaire. Comme mon profil (dans le sidebar) l’indique, je me définis comme un Nord-américain égocentrique typique et il y a donc bien peu de choses qui ont la capacité à me motiver à descendre dans la rue. La guerre en Iraq en était une, mais il s’agissait alors qu’un pays que j’admire et que j’aime (eh oui, je suis américanophile) un pays dont la santé et l’état on un impact direct sur ma vie, se lance dans une guerre absurde dont je savait qu’elle ne pourrait se solder qu’en désastre pour tout le monde. (Une confirmation, par la cour suprème du jugement invalidant la loi 104 en serait une autre et j’espère t’y voir le cas échéant)

    Je ne sous-estime aucunement l’effort herculéen qui doit être nécéssaire à son organisation (j’ai eu quand même plusieurs contacts avec les mileux communautaires de mon coin) mais c’est justement ce que je voulais mettre en valeur à la lumière du commentaire de Camarade Tova qui semblait vouloir expliquer le peu de succès de la manif par un probleme d’organisation.

    Comme tu le dis: « le nombre de personnes prêtes à se mobiliser diminue plus on s’éloigne de leur quotidien ou de ce qu’ils entendent parler très régulièrement.» Moi je parlerais plutôt d’intérêt personnel que de manque d’information, mais à la base on est d’accord.

    Je suis loin d’acheter le réchauffé mesquin de David par rapport à la gauche. Mais le c’est le commentaire de Camarade Tova qui démontre une grosse tendance à vouloir «croire qu’il y a toujours 10 000 personnes au Québec prêt à répondre à n’importe quel appel pour se mobilier à l’intérieur d’une semaine» et que sans les problêmes d’organisations qu’9il cite, il y aurait eu du monde.

    Moi je dis comme toi, la difficulté est qu’il s’agit de quelque chose qui est quand même plus loin du quotidien des gens.

Dites ce que vous pensez: