R.I.P. - Archives

2008/02/27 19:26

La droite perd son plus grand intellectuel

Il y a des choses plus importantes que les invectives blogosphérique, j’y reviendrai.

William F. Buckley Jr.William F. Buckley Jr. est mort aujourd’hui. C’est peut-être pour certains lecteurs une raison de le maudire et célébrer son passage vers l’au-delà, mais il n’y aurait pas de mouvement conservateur américain qui se tienne aujourd’hui sans cet homme. Il est l’intellectuel qui a allumé la mèche qui a éventuellement permi au mouvement conservateur de se débarrasser de ces aspects les plus inquiétant (racisme, xénophobie, isolement) et d’atteindre ses lettres de noblesse dans l’académie. Il a rigoureusement tissé la toile idéologique qui a permi au morceaux disparates de ce mouvement (conservateurs sociaux, anticommunistes, libertariens, etc) de devenir la force redoutable que nous avons connu ces quarantes dernières années.

En 1955 il fonda le magazine conservateur National Review, qui demeure encore aujourd’hui, dans sa forme électronique National Review Online, la tête de proue du mouvement. Cette revue devint le laboratoire où il a réuni les différents morceaux du mouvement pour lentement les unir entre eux. Reagan a souvent dit que sans Buckley il n’y aurait pas eu de Reagan.

M. Buckley, par contre, ne s’est jamais figé comme le mouvement qu’il a créé. Il n’a jamais cessé de pousser la réflexion. Ces dernier temps, il était plutôt “off the reservation” du point de vue de ces collègues et émules. Il a déclaré que la guerre d’Irak était perdue dès 2004, il écrivait des papiers où il tentait d’élaborer les arguments conservateurs en faveur de la légalisation de la marijuana et du marriage gay… et toutes sortes d’autres sujets qui sont aujourd’hui tabou pour l’orthodoxie conservatrice à laquelle il a donné naissance.

Ces dernières années, il continuait d’écrire tout ce qui lui chantait pour la revue qu’il a fondé, mais à titre d’editor “at large” et n’avait plus aucune influence sur la ligne éditoriale… vers la fin, cela faisait souvent de lui la seule voix discordante dans un concert d’unanimité qui faisait peur. Il faisait aussi souvent la remarque que la droite était devenue intellectuellement paresseuse, abrutie et trop confortable au pouvoir et qu’elle était dûe pour une bonne traversée du désert afin de se renouveller

Je vous laisse sur un extrait de débat entre lui et Noam Chomskey (en 1969) que Sullivan m’a fait découvrir il y a quelques année. Observez à quel point ces deux hommes se détestent… la tension est vive… mais le débat demeure d’une civilité exemplaire… (Buckley est un maître dans l’art) Une façon de débattre qui appartient à une autre époque et qui, hélas, semble avoir été oubliée de nos jours.

La seconde moitié du débat est ici.

Ce serait bien que les débats blogosphérique puisse avoir cette teneur, non?

Ajouts:
Une de ses dernières prestations à l’émission de Charlie Rose
Entrevue avec Chris Matthews
L’éloge de Sullivan
Concert d’éloges

Re-ajouts:
La mention de l’Antagoniste.
L’éloge de Chris Mathews (avec Peggy Noonan) :


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2007/12/25 14:23

R.I.P. Oscar Peterson (and Merry Christmas to All)

Un grand montréalais et géant du jazz nous quitte à l’âge de 83 ans.

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Santa Claus is Coming to Town - Oscar Peterson.wma

Internationally renowned, Canadian jazz pianist Oscar Peterson has entertained the world with his mastery and prowess over the piano for over 40 years. Born in a limestone house on Montreal’s Delisle Street on August 15, 1925, he was the fourth of five children to his parents, Daniel and Kathleen. All of the Peterson children (Fred, Daisy, Charles, Oscar and May) were introduced to music in a good way before any of them can remember. Their father, a porter with Canadian Pacific Railways who learned to play piano on his own while in the merchant marine, taught his children all he could until they achieved a certain proficiency. It was at this point, during his high school years, that Oscar came to study with an accomplished classical pianist, Hungarian Paul de Marky, who taught Oscar “technique and speedy fingers”. He also helped Oscar come to believe that he had something special to give to the music world.


Plus d’info sur OscarPeterson.com

Ou encore ici, en français:

Pendant les soixante dernières années, Oscar Peterson a été l’un des plus grands artistes de jazz du Canada. Pianiste fort accompli à la technique bien rodée et au talent artistique pénétrant, il a atteint une renommée internationale en tant que soliste, membre de groupes musicaux et accompagnateur. Surtout connu grâce à son travail au sein de trios qu’il a dirigés au fil des ans, il a également été l’accompagnateur de grands noms du jazz tels que Ella Fitzgerald, Stan Getz, Dizzy Gillespie et Billie Holiday et il s’est nettement démarqué en tant qu’artiste soliste.

Un autre géant passe au panthéon.


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2007/11/29 17:14

R.I.P. Fred Chichin III

Conclusion.

YouTube - Les Rita Mitsouko ~ Les Histoires D’A


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2007/11/29 16:27

R.I.P. Fred Chichin II

…du plus profond de mes souvenirs…

J’ai fouillé et j’ai finalement trouvé… à tous les enfants des années 80, quelqu’un se souvient-il de ceci:



Sparks and Rita Mitsouko - Singing in the Shower




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2007/11/29 13:51

R.I.P. Fred Chichin

Les Rita perdent Fred - Fred Chichin s’éteint à 53 ans

Beaucoup trop tôt.

 


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2007/10/16 12:34

Kuebek… une perte.

Kuebek vient de nous quitter.

Zut… mon blogue de droite préféré.

Je commencais à le découvrir et à l’apprécier de plus en plus… c’est sûr, certaines de ses tendances paléo-conservatrices étaient, pour le moins dire, farfelues… mais ça faisait un contraste agréable avec l’objectivisme enragé de David l’antagoniste.


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