Varia - Archives

2008/11/25 22:56

Mon impression du débat… en musique

…and the band played on.


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2008/11/25 21:30

Un débat à l’image de la campagne

The Three Stooges

Depuis quelques cycles… on nous a habitué, malgré les inévitables nécéssités burlesque du jeu politique, à des débats de substance. 

Pas cette fois-ci.

Peut-être est-ce l’ampleur de la crise financière mondiale qui change ma perspective… mais je n’ai jamais eu autant l’impression de me faire prendre pour une lanterne. 

Je suis dégouté…

Je manque de mots…

-C’est pas vrai!

-Vous mentez!

-J’avais raison!

-Non! Vous aviez tort!

-Monsieur Bureau?…

Quel cirque.

Nos leaders insistent pour vivre dans une bulle… et pour qu’on les accompagne dans leur délire dangereux.

L’économie mondiale s’effondre autour de nous… Notre gouvernement produit déjà des déficits et augmente la dette (et nous le cache)… La caisse de dépôt fond à vue d’oeil à l’abri des regards… et le gouvernement a une chienne bleue de nous l’avouer.

Perndant ce temps, personne n’a ajusté ses positions… on fait campagne comme si on prévoyait une croissance économique normale… tout va très bien madame la marquise…

Et les deux oppositions qui dénoncent le “déficit caché” (et le gouvernement qui nous le chache) nous promettent mer et monde TOUT EN ÉQUILIBRANT LES FINANCES PUBLIQUES?!!!!!!

C’est du délire.

Hey! Le monde est en crise!!! C’est le temps de paniquer! C’est le temps des mesures extraordinaires! C’est le temps de faire des déficits! Criss!

Je vous demande pardon… je sais… je fais un Martineau de moi-même.

Mais je n’ai jamais été un révolté de la politique (tout le contraire)… aujourd’hui, je crois que je viens de le devenir.

———————–

Ajout 21:55 : J’ai publié ce billet au moment où commençait la portion “avenir du Québec”. J’avoue que cette portion du débat m’a plutôt réconcilié… ça m’a beaucoup plu… de la substance comme j’aime. Mais la question identitaire est mon dada, je ne m’en lasserai jamais. Et elle ne s’en ira pas.

Dans les circonstances actuelles, ce n’est pas ça que je demande de nos leaders.

Ne me parlez pas d’identité… pour le moment, ça c’est l’affaire du peuple… pas de nos élites. De nos élites, en ce moment particulier, j’exige de la lucidité… et surtout qu’on me parle de saine gouvernance.

Mon verdict final:

Gagnante: Ma’me Pauline (sans grand enthousiasme)

Perdant: Johnny Boy (plutôt spectaculairement, je crois)

Prix de consolation pour l’effort et l’originalité: Ti-Mario (comme toujours) 



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2008/11/25 15:18

Photo de la semaine

C’est chez Fagstein.


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2008/11/25 13:00

Luc Picard, un souverainiste qui a compris

Je repense encore à la prestation de Luc Picard à TLMEP dimanche soir. Il a dit quelque chose du genre que oui, lui et un certain nombre de ses compatriotes tiennent très fort à faire du Québec un pays… mais que son objet de préoccupation principal était surtout la survie de cette culture à laquelle il appartient… et “pas seulement survivre, mais pour qu’elle puisse bien vivre…” a-t-il précisé… ou, comme le répète souvent ce blogue: la consolidation et l’épanouissement de cette culture. Pour lui, ça passe par le pays, mais il a rajouté, pour expliquer son récent appel à l’unité, que plusieurs de ses concitoyens ont la même préoccupation, mais croient sincèrement que cela peut se faire à l’intérieur du cadre canadien et qu’il se doit de respecter cela.

C’est un plaidoyer qui m’a beaucoup touché car, malgré les (trop) nombreuses tangentes de son auteur, c’est le message central que veut véhiculer ce blogue. Et j’étais très heureux d’enfin entendre un souverainiste convaincu tenir ce discours publiquement.

Je rêve d’une trève dans la “guerre civile pacifique” (comme l’a déjà qualifiée Bernard Landry) qui fait rage depuis 40 ans au sein de ma nation sur la seule question de la souveraineté du territoire québécois… Nous avons tous, fédéralistes et souverainistes (et autres “agnostiques” de la question comme moi) à coeur la consolidation et l’épanouissement de cette culture qui nous unit et nous définit. Quoiqu’il arrive, cet objectif ne devient possible que si l’on met de coté ce qui nous divise et qu’on se concentre à aller de l’avant avec ce qui nous unit. Je demeure convaincu qu’il y a toute une gamme de mesures concrètes sur lesquelles les deux camps pourraient s’entendre si on s’y mettait …et qu’aucun obstacle extérieur peut freiner la mise en oeuvre de ces mesures lorsqu’elles sont propulsées par une nation unie derrière une idée commune de son destin.

Et je demeure convaincu que la plus grande menace à l’avenir d’une nation francophone en Amérique n’est pas le fait que nous nageons dans un océan anglophone, mais plutôt (et surtout) le fait qu’un bras veut faire du crawl et l’autre, du papillon. Soit on se coordonne, soit on se noie.

Sur ce, je lève bien haut mon chapeau à M. Picard… un souverainiste de plus qui a compris.

Coup de chapeau d'Alain B.

(Maintenant si seulement le PQ pouvait se faire le porteur de ce message…)


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2008/11/24 11:53

Humour financier

Parce qu’en ces temps de crise… il faut bien rire.

L’expression du jour: “Pirate Ransom Backed Securities”

c/c au Dish


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2008/11/23 23:52

Guerre de chiffres

Et vous, que comprenez vous lorsqu’on dit “500$ par année” ?


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2008/11/23 22:54

Où sont les pancartes?

Je suis sorti faire mon épicerie cet après midi et ça m’a frappé…

Dans mon comté de Mont-Royal (un des chateaux-forts libéraux les plus sûrs de la province) la seule pancarte électorale que j’ai croisée à date est un vestige oublié de la récente campagne fédérale. Mais strictement rien, aucun parti, pour la campagne québécoise en cours.

Je sais bien que je vis dans un comté qui produit, bon an, mal an, des majorités malsaines pour les rouges et que les autres partis présentent des candidats symboliques (la dernière fois, le dépliant du candidat de l’ADQ ventait son expérience… d’emballeur d’épicierie! Non, je ne vous niaise pas)

Mais est-ce qu’on pourrait encore faire semblant qu’on vit en démocratie?

S.V.P.


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2008/11/22 14:07

Bière américaine: la fin d’un mythe?

Un des points de distinction que les canadiens ne cessent de citer pour se distinguer des américains est qu’au moins, notre bière goute quelque chose.

Il fut un temps où c’était vrai… mais aujourd’hui, le phénomène des micro-brasseries et des bières artisanales fait autant fureur là-bas qu’ici. Il est entrain d’imposer de nouvelles normes de goût au public et force les gros brasseur à sortir leurs propres lignes de bière qui goute.

Il y en a une à laquelle je voudrais goûter juste pour le nom:

“Ale Mary Full of Taste”

Génial comme nom, non?

Trouvé chez Sullivan


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2008/11/21 14:27

Religion, tradition et cohérence

Une discussion intéressante sur le sujet… ou du moins, qui m’intéresse…

C’est chez Noisette que ça se passe.


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2008/11/20 18:22

Message au parti libéral du Québec

Si vous ne prenez pas votre place dans la sphère… quelqu’un d’autre le fera à votre place.


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2008/11/20 08:13

Rien

Je n’ai jamais été fort sur les manifs… mais là, je viens d’en trouver une à la quelle j’aurais vraiment envie de participer.


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2008/11/19 21:22

Stie qu’y était temps!

Ça fait sept ans que j’attend… que je désespère d’entendre quelque chose comme ça:

Obama’s election has taken the wind out of al Qaeda’s sails in much of the Islamic world because it demonstrates America’s renewed commitment to multiculturalism, human rights, and international law. It also proves to many that democracy can work and overcome ethnic, sectarian, or racial barriers.

Obama’s commitment to withdraw from Iraq also takes away an al Qaeda propaganda tenet: that the U.S. seeks to occupy oil rich Arab lands. His commitment to defeat al Qaeda and the Taliban in Afghanistan also challenges their plans. Most of all, by returning to American values the world admires, Obama sets al Qaeda back enormously in the battle of ideas, the ideological struggle which determines whether al Qaeda will continue to have significant support in the Islamic world.

-Richard Clarke, l’homme qui tenta en vain de prévenir l’administration Bush du danger que représentait al-Qaeda avant le 11 septembre 2001, discutant aujourd’hui du “message” de Zawahri avec le National Security Network, un think-tank progressiste-réaliste de politique internationale qui est appelé à devenir plutôt influent ces prochaines années… (un peu comme l’American Enterprise Institute, source de l’idéologie néo-conservatrice, l’a été sous Bush)

c/c à Joe Klein


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2008/11/19 15:58

I Have Seen Big Brother… And He Is Us

Selon le Times de Londres:

Un rival à Google Earth sera en ligne d’ici la fin du mois. Il s’agit d’un projet de l’agence spatiale indienne (Indian Space Research Organisation ou ISRO). La différence? Alors que l’imagerie satéllite exposée chez Google Earth, nous permet de “zoomer” jusqu’a une distance de 200 metres du sol, Bhuvan (le nom du nouveau service qui veut dire “terre” en sanskrit) promet de nous permettre de le faire jusqu’à une distance de 10 mètres!

Ne vous baignez plus nu dans votre piscine… un satéllite vous observe.

Trouvé chez Tomasky


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2008/11/19 14:35

L’art de dire n’importe quoi 3

…au sujet des autres.

À chaque fois que j’ai publié un billet portant ce titre, c’était pour parler de Richard Martineau qui a le don de publier des exagérations, demi-vérités et autres infos mal-vérifiées (je pardonne ça aux “amateurs” comme nous, mais pas aux “pros” qui s’affublent du titre de “journaliste”).

Eh bien, ça l’air que c’est de couple.


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2008/11/19 13:13

Echoes From The Loony Fringe

Tenez-vous bien, c’est une bombe: Barack Hussein Obama serait en réalité… le fils biologique de Malcom X.

Pfff… La folie des randiens a dégénéré beaucoup plus que je ne le pensais ces derniers temps.

Alors d’un coté on a le numéro deux d’Al-Qaeda qui nous dit qu’Obama est l’antithèse d’un “noir honnorable” comme Malcom X… et de l’autre, une gueularde de la droite hystérique qui nous dit qu’il est son fils et qu’il veux secretement mener à terme la révolution rêvée par son “père”… Non, mais branchez-vous!

These folks deserve each other.


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2008/11/19 07:54

Citation et plogue du jour

“Au diable Marx et Trotski si c’est pour nous empêcher de nous crosser, tabarnak!” -Gaétan Bouchard. (un blogueur extraordinaire)


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2008/11/18 16:01

Exceptionellement, je suis d’accord avec QS cette fois

La première proposition émanant de Québec Solidaire à atteindre mon radar (pas très fixé sur ce parti) depuis sa formation avec laquelle je suis d’accord.

Pas tout, évidemment. Juste la première partie où l’on parle de retirer les subventions aux écoles privées pour les réinvestir du côté public. Je n’ai rien contre l’initiative privée (au contraire, je trouve qu’on ne fait pas assez de place à cette sphère dans ma société), mais soit on est privé ou on l’est pas. J’ai toujours trouvé scandalisant que ces institutions se ramassent à la fois avec le beurre et l’argent du beurre.


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2008/11/17 16:59

Dommage que je n’habite pas dans Jean-Lesage

Car je crois que j’aurais trouvé mon candidat pour les provinciales.


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2008/11/17 14:21

L’élection au cotton

Voici une carte vraiment frappante que j’ai croisée chez Sullivan. En fait, il s’agit de deux cartes du Sud états-unien superposées l’une par dessus l’autre. Les points noirs représentent les centres de production de cotton en 1860, juste avant la guerre civile américaine, les régions bleues représente les districts qui ont voté pour Obama et les rouges pour McCain (plus la couleur est foncée, plus la marge est grande).

Fascinant, n’est-ce pas?

Plus de détails ici.


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2008/11/17 02:41

Ni une révérence ni un adieu… une transition, c’est tout. (1)

Il y un principe, souvent cité dans les milieux dits “conservateurs” ou “libertariens”, qui dit quelque chose du genre que la meilleure façon d’améliorer le sort de la société est de se concentrer à améliorer son propre sort.

Plusieurs, aux idées dites “progressistes” ou “collectivistes”, diront que voilà un raisonnement des plus pervers, que la source de presque tous nos problèmes collectifs vient justement de ce que tout le monde dans notre société ne fait que se préoccuper de son propre nombril sans égard à autrui. 

…Et il n’ont pas entièrement tort.

Mais cela ne change en rien la vérité profonde contenue dans l’affirmation.

Quelqu’un, par exemple, qui veut augmenter le coefficient de bonheur de sa société peut-il y arriver s’il ne connaît pas les moyens d’atteindre le bonheur pour lui-même? Et si, en travaillant sur son propre bonheur, il réussit à devenir plus heureux, n’a-t-il pas, par le fait même, participé concrètement à augmenter le coefficient de bonheur collectif?

Remplacez “bonheur” par “création de richesse”, “fierté nationale”, “solidarité sociale”… ou tout autre concept socio-politique qui vous intéresse et ça continue à s’appliquer, mais pour les fin de ce billet, je continuerai à utiliser l’analogie du bonheur.

Attention, je ne dis pas ici qu’il ne faille pas se préoccuper du bonheur de la collectivité. Seulement, je constate depuis les 14 mois que je fraye dans la “blogosphère politique québécoise” et ses multiples lectures passionnantes, qu’il y a deux types d’approche au bonheur collectif. Il y a celui qui est heureux et qui souhaite en partager les moyens d’y parvenir avec sa collectivité… et il y a le malheureux. Le malheureux, lui, voit la carence de bonheur collectif comme étant la cause de son malheur personnel. Celui-là, cherche à améliorer le bonheur de la société pour combler la carence de bonheur qu’il ressent en lui-même. Essentiellement, il exige des autres qu’ils se préoccupent de son malheur et viennent le combler à sa place.

Je ne pense à personne en particulier, cette seconde tendance existe à différents niveaux chez plusieurs, moi le premier (même si j’essaie de la reconnaître, et de l’atténuer chez moi)… et elle est largement répandue à tous les niveaux de la militance politique.

Mais où est-ce que je veux en venir avec tout ça?

Voilà, c’est que l’heure est venue pour moi de me préoccuper davantage de mon propre sort… de mon propre bonheur.

Au départ, lorsque j’ai décidé de me donner une “présence Web”, je n’avais absolument pas l’intention de me mettre à “bloguer”. L’idée que je chérissais depuis un bout était celle d’un genre de “portail” mis à jour régulièrement vers tout ce qui m’intéresse dans l’univers du Web… Ça allait s’appeler “Welcome to My Brain” et serait présenté sous forme d’une sorte d’excursion virtuelle à travers les différentes sections de mon “cerveau”. Le problème est que malgré mes recherches je n’ai trouvé aucun outil qui me permette de bâtir et modifier facilement un site Web qui ressemblerait à ce que j’avais en tête… et construire quelque chose moi-même en ASP ou en PHP (langages que je ne connaissais à peu près pas, à l’époque) m’aurait exigé tant de temps et d’effort au niveau de la forme qu’il ne me serait rien resté pour le contenu.

Je me suis donc éventuellement résigné au compromis et j’ai choisi de bâtir mon “site/portail” à l’aide de Blogger. Mais l’idée n’était toujours pas de me mettre à “bloguer”, je n’ai jamais vraiment aimé écrire et loin de moi l’idée de me mettre à tenir un “journal” écrit de mes pensées et obsessions… seulement de me servir de l’outil pour créer les différentes sections de mon “cerveau” et pointer dans chacune d’elle vers des trucs qui m’intérresse et que j’ai envie de partager.

Nous sommes à l’époque où MySpace fait fureur (avant que Facebook prenne son envol) et j’ai la brillante idée de voir si je pourrais m’en servir pour “publiciser” mon site encore naissant. Mais j’ai à peine terminé de me créer un profil et d’y exposer mon site que je commence à recevoir des “demandes d’amis” de toutes sortes de personnes du sexe opposée (ce qui n’était pas pour me déplaire à une époque où j’étais aussi en pleine “recherche active” sur ce plan)… Un coup d’oeil à ma page révèle d’ailleurs que malgré mes intérêts variés et éclectiques, il y a deux grands sujets qui me passionnent plus que les autres dans la vie: La politique et la sexualité. Les circonstances de l’expérience MySpace on fait en sorte que l’emphase fut surtout mise sur la seconde. Puis, très rapidement, je me suis mis à lire les blogues de mes “amies” et à commenter… Ceci combiné à un questionnement intérieur que je vivais à l’époque au sujet de ma relation au sexe opposée ont fait en sorte qu’à ma grande surprise, je me suis mis à “bloguer” pour de vrai sur le sujet. Puis on m’a lu. On a commenté. On s’est intéressé à ce que j’avais à dire… et je suis devenu accro… malgré ma relation tortueuse à l’écriture.

Ma première incarnation en tant que “blogueur” était donc celle du type qu’on qualifie de “personnel”. Mais cela n’a pas pris de temps (surtout en discutant avec des filles du Canada-anglais qui ne cessait de m’exprimer leur “honte” de ne pas comprendre le français) que le goût de parler de politique (et d’identité) s’est mis à me ronger l’intérieur. Mon problème était qu’on ne lisait que ce que je publiais sur MySpace (en parallèle à mon site) et que ce “lectorat” était composé presque uniquement de femmes du Canada et des États-Unis (et d’ailleurs sur la planète, c’est bien pour ça l’anglais tout de même) qui voulait m’entendre parler d’amour et de sexualité et n’avait rien à foutre de mon questionnement identitaire francophone nord-américain.

C’est ainsi que suite à la dernière élection provinciale qui annonçait un vent de changement sur les dynamiques politiques et identitaires qui priment chez nous depuis 40 ans et avec le débat sur les “accommodements” qui commençait à faire rage que j’ai décidé que le moment était venu de me mêler à cette conversation et j’ai donc démarré Le Petit Émerillon.

Un peu plus d’un an plus tard, mon impression est que la “conversation” à laquelle j’ai voulu me mêler ne s’en va nulle-part… pour l’instant, elle tourne dans le vide. Je ne parle pas de vous cher lecteurs et commentateurs, mais de la conversation politique qui a cours at large. L’élection provinciale à laquelle nous assistons présentement (pour la plupart malgré nous) en est un sacré bel exemple. Mais je ne perd pas espoir… nous sommes encore, je crois, entrain de vivre une évolution et un réalignement politique au sein de notre petite nation francophone… Mais je découvre que les réalignements sont beaucoup plus long et difficile à discerner lorsqu’on les vit en direct qu’il n’en parait lorsqu’on résume ceux de l’Histoire.

Parlant d’élections provinciales, le sujet de l’heure dans la sphère politique ces jours-ci semble être la fatigue et l’épuisement des blogueurs politiques. Pour ma part, je partage l’avis de Carl Boileau qui parle d’un épuisement davantage politique que blogosphérique… ce n’est pas tant que je ressente un “syndrome de la page blanche”… Je n’ai pas du tout perdu l’envie de bloguer… Et je ne partage pas le constat que fait Jimmy St-Gelais sur l’état de la blogosphere politique d’ici, moi je suis heureux de mon expérience dans cette sphère, je ne m’adonne pas à cette activité pour être cité dans les grands médias… Mon but est seulement d’être lu par une poignée d’individus (c’est sûr que j’aimerais toujours en avoir plus) qui sont intéressés par ce que j’ai à dire et qui participent, par leur apport et leurs réactions, à nourrir ma réflexion (et moi la leur, j’espère). Dans cette perspective, c’est mission accomplie pour mon aventure blogosphérique… Non, c’est juste que suite à l’élection américaine dans laquelle j’étais lourdement investi depuis 2003 (et aux dernières fédérales) j’ai envie de mettre la politique de coté pour un bout et parler d’autres choses.

En fait, ce n’est pas tant une envie qu’un besoin en ce moment.

[À suivre]


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