La poursuite du pouvoir - Archives

2008/02/24 10:57

It’s On

Hillary la gracieuse…

Puis, quelques jours plus tard, Hillary l’indigné:

Smells like desperation…

La réponse d’Obama.


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2008/02/24 10:28

Ted (El Mariachi) Kennedey

Qu’est-ce qu’on ferait pas pour des votes…


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2008/02/24 01:44

“If you’re watching everybody, you’re watching nobody”

Hier soir je vous livrais cette horrible pièce de paranopagande évocatrice de 24 qu’ont produit les républicains pour protester contre l’expiration du “Protect America Act”.

Encore une fois, pour bien comprendre le fond des choses, il faut demander aux libertariens.

Je les aime bien, ces libertariens.


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2008/02/23 22:04

Jacques Brassard est un néo-con!?

Ah ben… je l’avais pas vu évoluer, celle là… Ça l’air que l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard qui n’a jamais eu la langue dans sa poche s’est donné comme mission ces dernières années de combattre le réflexe anti-Bush primaire des québécois.

Son plus récent effort est en étalage chez l’Antagoniste.

Bon. Moi, je n’ai pas de problème à l’idée de combattre l’anti-américanisme primaire de mes concitoyens, il m’horripile aussi. Je n’ai pas de problème non-plus à mettre toutes les bémoles du monde en parlant des républicains (et même, parfois, de l’administration Bush) et à combattre leur démonisation systématique et grossière qui coule si facilement chez nous et qui, si elle était dirigée envers un groupe ethnique, releverait du plus pur racisme. J’ai moi-même déjà eu des sympathie républicaines… j’aurais voté systématiquement pour le parti de Reagan… j’appuyais Bush père en 88, j’aurais probablement voté Perrot en 92… mais j’appuie sytématiquement les démocrates depuis 96*. Bill Clinton m’a convaincu que les démocrates étaient réconciliés avec le libre-marché, mais surtout, j’ai été trop effrayé par la montée de la droite religieuse chez les républicains. Comme plusieurs ex-républicains je pourrais dire que ce n’est pas moi qui a quitté les républicains, ce sont les républicains qui m’ont quitté.

J’aime profondément les États-Unis d’Amérique. Je ne suis pas gêné de le dire, l’amour que je porte pour cette culture n’a d’égal que celui que je porte pour la mienne qui lui ressemble plus qu’elle ne l’admet. Et j’affirme sans ambages que la déclaration d’índépendance et le préambule à la constitution forment le plus important document politique de l’histoire de l’humanité à ce jour.

C’est de cet amour et cette conviction qu’est puisé ma profonde colère envers l’administration Bush… et l’intense anxiété que je ressens pour chaque minute de pouvoir qui lui reste. L’administration Bush est un concentré des pires éléments et factions des administartions Nixon, Ford, Reagan et Bush père… (a kind of perfect storm) et ils ont transfiguré la constitution et l’esprit qui animait ceux qui l’ont écrite en créant une présidence impériale ayant l’autorité de suspendre les droits d’habeas corpus pour quiconque elle soupçonne “d’intentions terroristes”… Ils ont, en somme, créé un “crime de la pensée” sans recours judiciaire!

“Freedom is the freedom to say that two plus two make four. If that is granted, all else follows”
- George Orwell, 1984

Ajoutez à ça l’autorisation explicite d’actes de torture et une guerre étrangère non-existentielle et on s’approche dangereusement de tout ce contre quoi cette nation fut fondée.

“The means of defense against foreign danger historically have become the instruments of tyranny at home.”
-James Madison

C’est vrai qu’on a l’anti-américanisme et le réflexe go-gauchisant facile, ici au Québec. Pas mal trop à mon goût à moi aussi. Mais en reprenant aveuglément chez-nous, les thèses d’une idéologie dont les huit dernières années racontent l’histoire de son tragique chant du cygne et de son discrédit le plus abjecte, M. Brassard continue le tort irréparable qu’elle a fait, toute bien intentionnées et nobles soit ses intentions, à la réputation (et surtout à l’âme) de ce pays…

Je continue à ne pas comprendre que notre droite naissante semble incapable d’assimiler les leçons des échecs de ses modèles américains.

Au début, quand j’ai démarré ce blogue et que je me familiarisait avec le coté droit de notre sphère, j’ai assez gratuitement comparé Antagoniste.net à du Cato Insttute réchauffé et Kwebek au très conservateur Heritage Foundation. C’était avant de mieux les connaître… j’avais aussi ajouté à la blague que je m’attendais à tout moment de voir un néo-con apparaître pour me servir du AEI.

Je ne pensais juste pas que ce serait Jacques Brassard!

-

*J’ai flirté avec l’idée de reconsidérer les républicains de George W. Bush au début de la campagne de 2000… pendant 0,023 secondes.


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2008/02/23 15:24

La prime virale

La politique ne se joue plus comme avant. Internet change la donne. On en a eu un apperçu en 2004 avec le phénomène Howard Dean… des levées de fonds sans précédent… composées de petites contributions spontanées venant de gens de toutes les strates qui viennent visiter le site du candidat et y faire un contribution de leur propre gré, parce qu’ils y croient… un enthousiasme communicateur que l’on qualifie aujourd’hui de viral. À l’époque de Dean, la pénétration de la culture Internet dans la société était encore telle que le phénomène était réservé à une poignée de “early adopters”… encore à ses premiers pas, il n’avait pas encore la masse critique nécéssaire pour soutenir une longue campagne. Le journaliste Tim Russert à son émission d’aujoud’hui: “En 2004, quand je suis allé en Iowa et que j’ai vu tous ces jeunes deaniacs avec leurs tuques oranges, très peu d’entre eux était de l’Iowa. Ces jeunes avaient été expédiés à partir d’autres états [pour venir travailler sur sa campagne]. Cette année, je suis retourné en Iowa et les jeunes qui faisaient tourner la campagne Obama étaient tous des jeunes du terroir.”

Je postule aujourd’hui qu’Internet cré un nouveau phénomène puissant et incontournable en politique électorale, la prime à l’enthousiasme… ou la prime virale. (Il y a surement un meilleur nom, mais ça ne me viens pas. Je suis ouvert aux suggestions… n’importe quoi qui ne contient pas “2.0″ dedans, c’est trop facile et ça sera dépassé d’ici deux ans.)

Cette prime ne se gagne pas à coups de politiques compréhensives dans son programme ou à la façon de l’ère des grands médias, en parlant la langue de clip et en tapant à répétion sur les même sept où huit mots clés qui définissent l’essentiel de son message tel que distillé par la firme de marketing. Ces éléments demeurent tout de même essentiels à la victoire, nous sommes encore dans un monde de grands médias… et ça va prendre encore un renouvellement de génération avant que la culture webisée pénètre complètement et qu’on commence à en saisir l’ampleur des effets et des possibilités. Mais au matin du 21e siècle, si un candidat veut arriver à profiter de l’énorme avantage que procure cette prime, il doit arriver à conjuguer ces techniques avec l’ingrédient essentiel qui permet d’y acceder: Capturer l’imaginaire de l’électeur… faire appel à la partie de son âme qui le poussera à vouloir participer… à vouloir contribuer… ne serait-ce qu’en cliquant sur un lien de plus.

Cela donne un certain avantage aux campagnes idéalistes (de tout accabit) qu’elles n’avaient pas avant. Autrefois, cet idéalisme, cet appel à l’élan de l’âme finissait toujours par s’écraser contre la redoutable efficacité de l’inévitable machinerie cynique d’un système de diffision d’information de masse hyper concentré. Mais aujourd’hui, grâce à la puissance et la facilité d’accès d’un simple clic, grâce à cette toute nouvelle façon de diffuser l’information qui laisse tout passer et qui permet la coalescence de toutes les sensibilitées, cet élan de l’âme trouve un exutoir, un endroit pour s’organiser… se définir… un endroit pour prendre forme lui donnant une masse critique telle qu’il est ignoré par “la machine” à ses propres risques. Le candidat qui réussit à faire appel à cet élan détient un avantage redoutable sur celui qui ne l’a pas… tout machiné soit-il.

Ceci dit, la prime virale à elle seule ne suffit pas. Le problème des républicains cette année est que de leur coté, elle a été entièrement capturée par Ron Paul qui ne possède ni programme compréhensif (responsable) ni la capacité de jouer le jeu encore nécéssaire des grands médias, mais qui a réussi à toucher la corde sensible de la valeur qui conjugue le plus noble élan de l’âme des sympathisans républicains: La liberté. Tant que le parti républicain d’aujourd’hui ne se réconcilie pas avec cette valeur et ce qu’elle signifie au 21e siecle, sa part possible de la prime demeurera orpheline. 

Mais si l’on réussit, comme l’a fait Barack Obama, à conjuguer programme et habileté à faire la clip avec la capacité de faire vibrer les cordes sensibles de l’âme de ”la frange branchée” de la population, on devient très difficile à battre.

Comment saisir qu’un candidat n’a pas capturé la prime? Je vous laisse sur une réflexion de la journaliste Norah O’Donnell que j’ai entendue à la télé aujourd’hui:

“Ça m’a frappé que dans ses discours, Hillary Clinton répètait encore: “…et visitez mon site web à www.hillaryclinton.com…” et je me suis dit: Ça fait vraiment an 2000, ça. Qui aujourd’hui, s’il veut obtenir plus d’information sur le candidat, a encore besoin de se faire dire comment faire?”

Cette réflexion fut inspirée par ceci:


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2008/02/23 12:56

Citation du jour

“You don’t count out a Clinton until the last of the final credits rolls up the screen.”
- Eugene Robinson du Washinton Post, à l’émission Tim Russert, expliquant pourquoi les médias n’ont pas encore déclarés que Clinton était finie.

C’est vrai. On en est au générique, n’est-ce pas?


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2008/02/23 01:36

“Save the Planet: Kill Yourself”

Kwebek sur “Le quotidien le plus branché sur le monde”

Moi, je n’ai aucun problème qu’on tape sur l’esprit gauchisant de notre temps… quand c’est bien dit comme ça.

Je suis si content qu’il ait décidé de s’y remettre.


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2008/02/22 21:15

Paranocracy watch

Sur le site officiel du parti républicain des États-Unis d’Amérique:

 And in the end… “He loved Big Brother”


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2008/02/22 19:38

Gauche floue

J’en suis encore à me replonger dans la sphère d’ici après mon séjour américain et je viens d’avoir un petit coup de coeur pour ce blogue. (Désolé Yvan, je n’y suis pas allé avant. My loss.)

Me qualifiant moi-même d’une certaine “droite floue”, c’est difficile de ne pas être séduit.

Il ne publie pas souvent, mais c’est de la qualité.

Et surtout, c’est très difficile pour moi de ne pas tomber pour des slogans comme:

Bien des erreurs sont nées d’une vérité dont on abuse. (Voltaire)

Et sur le site jumeau anglophone:

Doubt is not a pleasant condition, but certainty is an absurd one. (Voltaire)

C’est l’essence de ce que j’appelerais mon conservatisme du doute.


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2008/02/22 12:48

Qui est l’oiseau qui chante des saloperies sur McCain au New York Times?

David Brooks n’en est pas certain… mais il peut vous dire pourquoi.

Ça l’air que son cercle intime de conseillers est composé depuis très longtemps de deux camps qui se haïssent à mourrir. C’est à dire… jusqu’à l’expulsion d’un des deux camps l’été dernier, alors que la campagne était mourante et que les analystes disaient tous que c’en était terminé pour John McCain.

Mais la fissure est si vieille… si pourrie… qu’elle continue de sous-tendre toutes les intrigues d’arrière scène.

Dixit Brooks:

But the rift is like some primal sore. It affected every conversation I had Thursday, as it has infected McCain efforts again and again over the past many years.

Pendant ce temps, Obama gère une des campagnes les mieux organisées qu’on ait vu de notre vivant. (Whatever you say about his experience, the man’s been running a tight ship… and steering it to port)

Pauvres républicains.


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2008/02/22 03:43

Pauvre McCain II

Quand la cheerleader principale de la droite en est rendue 

Inasmuch as the current presidential election has come down to a choice among hemlock, self-immolation or the traditional gun in the mouth, now is the time for patriotic Americans to review what went wrong and to start planning for 2012.

Pauvre McCain.

c/c à Celestial Junk


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2008/02/21 21:58

“Change you can xerox”

C’est la phrase qui a soutiré les houlements de la foule.

Du changement qu’on peut photocopier. Une allusion autant à la rhétorique vide qu’aux allusions récentes de plagiat dans ses discours. (Obama venait pourtant de parier la question en indiquant que la personne à qui il est accusé d’avoir piqué des passages est un de ses présidents nationaux de campagne (national campaign chair) qui lui avait suggéré de les utiliser. En quoi y a-t-il plagiat?)

Obama n’a pas brillé plus que ça, mais Clinton avait besoin d’une bien meilleure performance si elle veut renverser la vapeur…

Ça n’est pas arrivé.


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2008/02/21 21:21

La gaffe?

Comme je vous disais dans mon dernier billet, Clinton a cité l’évenement du politicien texan qui ne pouvait énumérer les accomplissements législatifs d’Obama… j’écoutais d’une oreille distraite, mais pour les 10 ou 20 minutes suivantes, Obama a soutiré des applaudissements qui ont mulitplié par au moins cinq le niveau de décibels auquel on était jusque là habitués…

Puis, Clinton s’est fait hué quand elle a à nouveau voulu attaquer Obama…

Elle s’est fait hué.

Je ne crois pas que ce soit encore arrivé en 19 (!) débats.


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2008/02/21 21:10

Obama et les accomplissements législatifs

J’avoue que comme tous les partisans d’Obama j’ai pas mal grincé des dents quand j’ai été témoin de ceci quelques minutes avant la fin de la soirée d’élection mardi soir dernier à MSNBC. Le pauvre gars a été complètement happé par Chris Matthews. C’était pathétique… et ça n’a rien fait pour le meme (unité d’information culturelle sans égard à la vérité) qui dit qu’Obama n’est qu’enthousiasme et jolie prose… et qu’il n’a rien accompli qui puisse démontrer sa capacité à diriger le pays. Que nous sommes face à une “bulle” comme dit l’Antagoniste.

Mais Bon. C’est pas parce qu’un politicien local (il s’agit d’un sénateur d’état qui siège à la chambre du Texas, pas d’un sénateur national comme David le sous-entend par omission dans son billet) frappe un blanc à minuit moins cinq sur une chaîne cablée nationale que ça règle la question.

Je ne vous en aurais pas parlé… (comme tout partisan d’Obama, c’est un moment que je préfèrerais oublier) mais puisque l’Antagoniste le relève pour soutenir sa thèse, je me sens obligé de corriger le tir.

Tout d’abbord, voici ce que le sénateur texan en question a écrit sur son blogue le lendemain matin:

So . . . That really happened.

On Tuesday night, after an important and historic victory in the Wisconsin Presidential Primary by Senator Barack Obama, I appeared on the MSNBC post-election program. “Hardball” host Chris Matthews (who is, it turns out, as ferocious as they say), began grilling me on Senator Obama’s legislative record.

And my mind went blank. I expected to be asked about the primary that night, or the big one coming up in Texas on March 4, or just about anything else in the news. When the subject changed so emphatically, I reached for information that millions of my fellow Obama supporters could recite by heart, and I couldn’t summon it.

My most unfortunate gaffe is not, in any way, a comment on Senator Obama, his substantial record, or the great opportunity we all share to elect him President of the United States.

Il poursuit ensuite avec la litanie habituelle des accomplissements politiques et législatifs d’Obama.

Ensuite, voici ce qui s’est passé le lendemain, à l’émission de Chris Matthews où il a donné l’opportunité à une sénatrice nationale, Claire McCaskill du Missouri, partisane d’Obama, de venir défendre ses accomplissments au sénat américain. (La distinction est importante car cela en fait une collègue d’Obama. C’eut été grave si c’était le cas du texan, mais ce n’était pas le cas.)  

On ne parle ici que de ce qu’il a accompli dans le peu de temps qu’il a été au sénat américain, sans mentionner ce qu’il a fait en Illinois.

Note: Au moment où je vous écrit, Mme Clinton vient de citer l’évenement pour attaquer Obama au débat de ce soir.

Mais sans même parler de ses accomplissements, je vous invite à visionner ceci où un interviewer sceptique de droite déterminé à pieger de la même façon un jeune partisan d’Obama se fait avoir…. puis à lire le commentraire de Sullivan sur l’évenement. (J’ai publié avant lui, nia nia nia!)

En terminant, je vous invite à lire ce papier de Sullivan publié avant les fêtes qui explique très bien le potentiel réel représenté par sa candidature.

Nous ne sommes pas devant “une bulle”.

He’s a gamechanger.


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2008/02/20 20:13

Pauvre McCain

 

Tout y est: Hypocrisie… traffic d’influence… et une forte odeur de scandale sexuel.

C’est le New York Time qui vient de sortir l’hisoire: For McCain, Self-Confidence on Ethics Poses Its Own Risk.

Ça ne surperend pas tellement quand on le place dans ce contexte.

Reste à voir si ça va coller. (I’m counting on you, Rush)


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2008/02/19 23:20

« A fading Hillary Clinton » - AP

C’est dans le topo du fil de l’Associated Press ce soir.

Sa neuvième victoire en ligne. Et il gruge et surprend dans toutes les strates qui sont supposé être sa force à elle.

Je ne suis pas encore prêt a déclarer victoire… les Clinton ont le don de surprendre. Mais il devient de plus en plus difficile de voir comment il vont faire. Le Texas et l’Ohio sont supposé être le coupe-feu qui arretera la vague Obama. Mais au Texas, où Obama a donné son discours ce soir, il en est déjà à une marge d’erreur de la dépasser. Dernier espoir, les débats. Il y en aura deux d’ici là. C’est sa force à elle… sauf qu’il s’en tire beaucoup mieux à deux.

Sullivan avait raison au début du mois:

Two words come to mind when assessing Clinton’s apparent strategy to wait the primaries out till bigger, more fertile states: Rudy. Giuliani.

Comme j’ai dit, je ne suis pas encore prêt à célébrer la victoire mais…

Yess!!!


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2008/02/19 18:09

El gigante

Fidel Castro

  • JFK
  • Che
  • Johnson
  • Krustchev
  • Brehznev
  • Gorbatchev
  • Nixon
  • Reagan
  • Thatcher
  • J.P. II
  • Mao
  • Trudeau
  • Idi Amin
  • Pol Pot
  • Deng Xiaoping
  • Kissinger
  • Nasser
  • Sadat
  • Rabin
  • Arafat
  • Franco
  • …and more

He seduced, infuriated, outfoxed and outlasted them all.

Chapeau!


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2008/02/19 13:54

Formules que je veux garder en tête

La science économique, c’est comme la météo… elle a trop souvent raison pour qu’on puisse l’ignorer, mais pas assez pour qu’on puisse s’y fier.


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2008/02/19 13:30

Le Canada et la D.U.I. du Kosovo

Ça semble être un  des sujets chaud de notre sphère…

J’avoue être pas mal déconnecté de l’actualité canadienne et fédérale ces jours-ci, et je n’ai aucune idée comment les choses se tramment à Ottawa… mais je suis très curieux de voir ce qui va se passer.

Le Canada reconnaîtra-t-il la déclaration unilatérale d’indépendence du Kosovo? Et si oui, qu’advient-il du concept en jurisprudence canadienne? (J’ai hâte de voir les pirouettes et acrobaties de nos politiciens sur le sujet.)

Bien que non réfractaire à la souveraineté du Québec, j’ai depuis longtemps de sérieuses réserves quant à l’idée d’y accéder via une DUI. Comme feu René Lévesque, je préfèrerais continuer à évoluer à l’intéreur du cadre légalisto-constitutionnel de tradition britanique… (je sais que mon sentiment est loin d’être partagé, mais ma préférence serait pour un Québec souverain qui conserve la couronne britanique comme chef d’état et son attachement au commonwealth)

Tout ça est bien beau… sauf qu’il semble que l’Histoire soit entrain de tracer un autre chemin.


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2008/02/19 00:40

Le phénomène Ron Paul

Je reproduis ici un commentaire que j’ai laissé en réponse au toujours cinglant Antagoniste dans mon billet précédent et qui s’est avéré plus long que prévu (comme c’est souvent le cas). Il représente bien mon opinion de cet amusant petit candidat qui surfe sur une vague qu’il a aidé à déclencher, mais qui le dépasse de loin:

Ron PaulJ’aime bien Ron Paul… je le trouve sympa, il rappelle aux républicains ce qu’étaient autrefois leurs “valeurs fonadamentales” …ce même esprit qui m’a séduit dans les années 80… avant qu’ils ne deviennent le parti de la bible et la présidence impériale.

Mais quand-même, j’ai toujours dit qu’il n’était pas à prendre au sérieux. (gold standard… pff… why not go back to the stone age?) Et une présidence Ron Paul serait, concrètement, un pur désastre. (Quoi que si on y pense bien… sa vision minimaliste du rôle du président donnerait une présidence tellement faible qu’il ne parviendrait pas à accomplir la moindre portion de son plan pour démanteler le gouvernement fédéral. Nous aurions, à toute fins pratiques, quatre années de rule by congress, tout le pouvoir retomberait entre les mains des deux cahmbres législatives… C’est ce que les pères fondateurs avaient originalement en tête, mais serait-ce une bonne chose?

Je pose sincèrement la question.

Mais tout ça est académique. Dieu merci, il n’a aucune chance (he’s just too weird).

Sauf que le phénomène qu’il représente n’est pas rien. Toute l’énergie de droite libertarienne latente qui subrebtissement s’accumule (et continue à évoluer) sur Internet (et dont tu fais nettement partie, à ta façon) s’est soudainement canalisé autour de ce drôle de petit bonhomme qui crie liberté sur toute les tribunes…

Ron Paul, n’est qu’un phénomène passager… mais ce qui s’est passé autour de sa candidature est, selon moi, le début de quelque chose qui est appelé à évoluer… je trouve cela fascinant.

C’est ironique… à l’époque où je me considérais libertarien, le mot était encore rarement prononcé en dehors des cercles de sciences politiques américains et même là, il évoquait des images de conférences de moonbats amateurs et marginaux (ce qui n’est pas entièrement faux) et n’était pas très pris au sérieux. Moi-même, il m’arrivait rarement de m’y référer pour décrire ma philosophie politique qui pourtant, à l’époque, y correspondait presqu’en tout point.

Je ne suis plus un pur “anarcho-capitaliste”, comme j’aimais le dire à l’époque… et ce, depuis longtemps (on ne peut pas faire abstraction de l’importance du capital social et ça, c’est une toute autre paire de manches) sauf que je suis vraiment émereveillé de voir le chemin qu’ont fait les idées et …la sensibilité libertariennes dans les 30 à 40 dernières années… et à quel point Internet s’est révélé central à cette expansion.

…Même si ce n’est pas encore completement réglé au niveau de l’image (voir Ron Paul et ses partisans).

Je ne sais pas où tout ça s’en va, mais je crois que ça ne fait que commencer.

Et en attendant, cet amusant petit bonhomme qui réussit à amasser des fonds digne d’un frontrunner est vraiment amusant à voir aller et réchauffe le coeur de cet ancien incondionnel de la liberté individuelle et de la magie des marchés.

Alors je dis:

Go Ron Paul!

…et vive la liberté!


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