Économie - Archives

2009/03/30 15:30

Le coût du CHUM

Selon La Presse:

Le futur CHUM, et son centre de recherche, coûteront 1,865 milliard en dollars d’aujourd’hui, estime le gouvernement qui a procédé aujourd’hui au lancement de l’appel de propositions.

Combien on gage qu’on se rend au moins à quatre (milliard) avant la fin?


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2009/03/27 21:02

Le Québec n’est pas une province comme les autres

Sauf quand ça fait notre affaire:

Selon [Monique Jérôme-Forget], la justice commande que le Québec soit traité de la même façon que les autres provinces.

Ô ironie, quand tu nous tiens.


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2009/01/28 12:52

Vive la nouvelle coalition!

Chantal Hébert:

À peu près personne ne s’attendait à ce que le PLC fasse tomber le gouvernement sur le budget d’hier et à peu près personne ne croit que le gouvernement Harper va refuser l’amendement libéral.

Elle n’est peut-être pas formelle… mais si j’ai bien compris, nous sommes maintenant, à toutes fins pratiques, gouvernés par une “coalition” libérale-conservatrice… avec le Bloc et le NPD dans l’opposition.

J’ai peine à croire que je m’apprète à dire cela, mais tant qu’à forcer les conservateurs à écrire un budget sans ligne directrice rempli de bonbons aléatoires pour plaire aux libéraux, retournons en élection et élisons les libéraux. Ça donnerait au moins un budget cohérent avec des objectifs plus sérieux que celui-ci, dont le seul objectif concret est de garder les conservateurs au pouvoir quelques mois de plus pendant qu’ils mettent en oeuvre des mesures auquelles ils ne croient pas.

L’expérience républicaine des dernières années chez nos voisins nous montre à quel point il est périlleux de remettre les clés de l’intervention gouvernementale entre les mains de gens qui ne croient pas à l’utilité de ce principe.

Vivement des élections!


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2009/01/28 12:13

Pauvre droite II

Martin Masse constate à son tour que son idéologie est maintenant orpheline à Ottawa. (We are all keynesians now)

Quelques extraits:

Bon, c’est maintenant officiel: il n’y a plus que des partis socialistes, corporatistes, dirigistes (utilisez votre terme favori) au Canada, c’est-à-dire des partis qui considèrent que l’État doit planifier le développement économique et contrôler les décisions économiques des individus et des entreprises.

[...]

Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité. Stephen Harper, qui a déjà cru dans la liberté individuelle et le libre marché, vient de démontrer qu’il est prêt à faire n’importe quoi, y compris abandonner les quelques principes qui lui restent, pour s’accrocher au pouvoir.

[...]

Ce que cela démontre encore une fois, c’est qu’on ne fait rien avancer en optant toujours pour «la moins pire» des solutions, en taisant ses principes, en faisant constamment des compromis, en s’entourant d’opportunistes qui ne partagent pas nos convictions mais sont utiles pour atteindre et garder le pouvoir.

Holding on to power’s a real bitch, ain’t it? Better to just stand outside and complain. It gives one so much freedom… but without the annoying burdens of responsibility that come from having to deal with reality.


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2008/12/21 13:22

Les “Big Three” vous souhaitent de joyeuses fêtes

And three cheers for socialism!

Huzzah! Huzzah! Huzzah!

L’éconocentrophile en moi se dit: Tant qu’à faire, laissons donc ces compagnies merdiques faire faillite et divisons la subvention de 25 milliard entre les employés qui auront perdu leur emploi suite à ça… j’ai l’impression que le société s’en tirerait mieux comme ça qu’en essayant de maintenir en vie ces cadavres.

Trouvé chez Sullivan


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2008/12/04 09:47

Le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… vraiment?

Depuis le début de la crise financière/économique mondiale, on ne cesse de le répéter: Le Canada est le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… nos banques ne se sont pas (autant) exposées aux produits financiers byzantins à l’origine du problème… notre marché de l’immobilier demeure (plus) stable (qu’ailleurs)… nous somme le seul pays du G7… 8… ou 20 dont les finances publiques sont encore (à peine) dans le noir. Nous sommes, à toutes fins pratiques, le pays le plus riche du monde… sans blagues.

Mais voilà que la crise économique met la table pour une crise politique qui expose l’instabilité intrinsèque inscrite dans notre système de gouvernement. 

Aujourd’hui ce système ne fonctionne tout simplement plus et nous sommes forcés de faire face à la vérité profonde autour de laquelle il est fondé: Notre sort ultime repose encore entre les mains de notre monarque. Les pouvoirs de ce monarque (ou plutôt de son représentant le Gouverneur-général) sont encadrés par des conventions et traditions précises, entres autres importantes celle d’agir selon les conseils du premier ministre, mais la vérité est que dans une situation où la confiance de la chambre envers ce dernier est mise en doute, quel que sera le chemin emprunté par notre GG… 

Prorogation?

Coalition?

Élection?

…il sera légitime. Point final. Ça s’appelle une monarchie constitutionnelle.

Mais la question que je me pose est la suivante:

Quoiqu’il arrive… avec le parlement qu’on vient d’élire, et qu’on élira de nouveau si on retourne en élection… même avec une coalition, dont la stabilité peut aisément être mise en doute… qu’est-ce qui nous dit qu’on ne se retrouvera pas dans la même situation dans le temps de le dire: un premier ministre incapable d’obtenir la confiance de la chambre et un GG forcé de trancher?

En ces temps de crise, la Canada moderne est-il même gouvernable?

***

J’aurais blogué dabâtage â ces bobâts historiques… bais le sort a fait â sorte que je sois terriblebât grippé depuis deux jours… [sniff!... tousse!]


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2008/08/08 20:48

Dumont se met à dos les éconocentrophiles*

Mario Dumont et Milton Freedman

Hé hé hé! C’était déjà bien entamé, mais là, la droite éconocentriste militante est vraiment orpheline, n’est-ce pas? Mais qui donc saura à nouveau l’apprivoiser? Ahem… Monsieur Charest?… Êtes-vous là?

*L’expression “éconocentrophile”, que je trouve fort jolie, a été piquée à Renart.


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2008/08/06 21:10

Le nationalisme québécois cache-t-il un complexe de colonisé?

marche québec français

Il y a quelques jours, Vincent Geloso touchait à un des nombreux aspects qui m’exaspèrent au sujet de l’orthodoxie nationaliste québécoise ces temps-ci dans un billet intitulé Idées de droite et identité:

Un ami m’a dit que les jeunes libéraux ont été traités de «néolibéraux et d’antinationalistes». Cette idée qu’être libéral (dans le sens classique)implique une haine de l’identité Québécoise est vastement répandu. Néanmoins, je ne vois pas nécessairement d’opposition entre les deux.

Après tout, l’ADQ a obtenu 41 siéges en 2007 en associant liberté économique et affirmation identitaire. Comme si une société confiante passait par moins d’État et plus d’entrepreneurs laissés libres.

Il poursuit en proposant que la droite économique infuse son discours de notions identitaires à la manière du “capitalisme populaire” de Thatcher dans les années 80. Hmmm… Je me souviens des années 80… on peut certainement se plaindre d’une certaine sclérose institutionnelle québécoise aujourd’hui, mais nous sommes tout de même très loin de l’économie britannique hyper-planifiée d’avant l’époque Thatcher. Si Vincent souhaite qu’un tel discours résonne ici, il ferait mieux de rejoindre les rangs des gauchistes qu’il oppose. L’étatisme québécois a encore beaucoup de chemin à faire avant d’écoeurer le peuple autant que celui de la Grande Bretagne des années 70 qui a produit Thatcher.

Mais là n’est pas mon propos.

Je me suis moi aussi souvent demandé d’où peut bien venir cette étrange notion adoptée des gardiens de l’orthodoxie identitaire québécoise qui dicte que le libéralisme économique serait corrosif à notre fibre nationale et qu’il faut donc faire intervenir l’état à chaque étape pour la protéger.

Contrairement à mes amis militants de la “droite économique”, je suis quand-même ouvert à l’idée que l’état a un rôle important à jouer sur plusieurs plans, dont celui de nourrir (et non protéger) notre fibre identitaire collective, sauf que l’opposition au désir individuel d’améliorer son sort sur le plan matériel n’a rien à y voir, bien au contraire!

D’ailleurs, je commence plutôt à me poser la question de la façon suivante:

Entre le bonze nationaliste d’aujourd’hui qui prétend que le Québecois francophone n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à un État maternel omniprésent qui seul peut le protéger des sinistres néolibéraux mondialisants et le chanoine catholique des années trente qui prétend que le Canadien-français n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à une Église paternelle omniprésente qui seule peut le protéger des sinistres négociants anglais…

Quelle différence?

Et entre ces deux premiers (qui pourtant ne cessent de nous casser les oreilles en parsemant leurs discours d’éloges à la grandeur et la noblesse du peuple francophone) et l’individu francophone (comme Vincent, par exemple) qui croit que le peuple dont lui et ses compatriotes sont issus lui a fourni les outils, la capacité et les avantages nécessaire pour compétitionner dans l’arène des grands et soutirer plus que sa juste part du butin…

Qui est le plus fier de son identité?

Et qui souffre encore d’un complexe de colonisé?


La photo est d’ici


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2008/08/06 20:36

Cinénomètres? Pfff… Bagatelles!

RFID Tag

[Ce billet se voulait un commentaire au billet de Renart L'éveillé qui critique la position de Martin Masse qui vilipende une prise de position de Pat Lagacé... fiou. Pour ceux qui n'iront pas lire les liens, le sujet est l'imposition de cinénomètres sur nos routes. Ça commençait à faire un peu trop long pour un simple commentaire, alors je le commet ici.]

On peut difficilement (j’espère) mettre en doute mes fortes sympathies libertariennes “éconocentrophile”, pour utiliser une expression de Renart … mais ici, je déroge et penche plutôt du coté de “Big Brother”. Je ne vois d’ailleurs pas vraiment ce qu’il y a de si “répressif” ou “coercitif” à l’idée de se servir de cinénomètres pour augmenter l’efficacité de notre système de circulation des biens et des personnes. (En réduisant davantage les “pertes”, si je puis m’exprimer ainsi.) La critique de Masse (avec laquelle je suis plutôt d’accord) porte surtout sur le réflexe autoritaire auquel fait appel Lagacé dans son désir d’imposer une telle solution… Mais qui a dit qu’il fallait “l’imposer”?… Il s’agit, selon moi d’une idée qui est politiquement vendable.

De plus, il n’y a pas qu’une question de sécurité routière dans tout ça, il y en a aussi une de productivité économique.

En fait, un système de cinénomètres est nettement insuffisant. Pour ma part, j’irais encore plus loin.

C’est une idée qui m’est venue non pas d’une préoccupation pour la sécurité routière, mais plutôt du fait qu’il y a peu de chose au monde que je déteste plus que d’être obligé d’attendre à un feu rouge lorsqu’il n’y a clairement pas un chat autour et de mon désir technophile de voir des feux de circulation assez “intelligent” pour me laisser passer dans un tel cas. Ma petite tête d’informaticien s’est mise à imaginer ce qu’il serait possible d’accomplir avec la technologie existante et soudainement, ça m’a frappé…

RFID Chips.

Ou, en français, selon l’OLF, des puces d’identification par radiofréquence.

La même technologie qui permet à Wal-Mart (ce modèle que les éconocentrophiles adorent citer en exemple) de suivre, en temps réel, chaque parcelle individuelle, tout le long de la chaîne de distribution, de façon à pouvoir les détourner et les diriger selon la demande spécifique dans chaque magasin (Le système de gestion et de flot d’inventaire le plus efficace au monde) pourrait facilement, en combinaison avec les aides à la navigation du type “OnStar“, être appliquée au système de circulation des véhicules.

Grâce à cette technologie et une série d’algorithmes distribués il serait possible de mettre en place un système qui permet de savoir avec précision, en temps réel, la position, direction et vitesse d’absolument tous les véhicules du parc routier sans exception.

Imaginez maintenant que votre véhicule soit équipé d’un bidule qui a accès à cette information de façon à vous assister dans votre navigation et qui vous suggère le trajet le plus efficace pour vous rendre à destination, non seulement en fonction de la circulation, mais aussi de façon à promouvoir une circulation optimale pour tout le système. Le système pourrait aussi détecter un conducteur qui agit dangereusement et aviser instantanément tous les conducteurs des environs d’être sur leur gardes tout en fournissant la position relative du véhicule dangereux. Il détecterait les infractions graves et aviserait les intervenants appropriés du lieu et du danger potentiel… pour les infractions moins grave il produirait les contraventions nécessaires… etc…

Le système pourrait même vous suggérer les vitesse optimales à adopter tout au long de votre trajet en prenant compte d’informations qui ne sont tout simplement pas disponibles à un conducteur isolé dans sa voiture, mais aussi en fonction d’une consommation d’essence optimale.

Selon moi, les gains en efficacité, en productivité, sans compter les économie palpables (et ce, à tant de niveaux que ça étourdit) qu’un tel système pourrait permettre font lettre morte des considérations de droit à l’intimité que certains, autant à gauche (crainte d’un Big Brother corporatif) qu’à droite (crainte d’un Big Brother étatique) pourraient soulever

L’analogie orwellienne ne fonctionne que si l’on imagine une figure d’autorité centrale qui à accès à toute l’information en même temps et qui soit capable de la traiter. Mais surtout, pour que ça fonctionne, il faut qu’elle ait accès à cette information de façon exclusive.

Ce que l’ère des technologie de l’information nous révèle, c’est l’absurdité, voir l’impossibilité, d’une telle cette vision centralisée. Ce qui devient de plus en plus apparent, par contre, ce sont les bénéfices extraordinaires que l’on peut soutirer lorsqu’on se sert de ces technologies pour colliger le plus d’information possible des façons les plus diverses possibles et surtout, en la rendant accessible au plus grand nombre possible… Mais cela implique aussi que pour en augmenter les bénéfices, il est nécessaire d’abdiquer de plus en plus de terrain au niveau de ce que l’on considère la “sphère privée”… n’en déplaise à plusieurs, moi le premier!

Tout savoir sur tout le monde peut devenir une grande bénédiction… à condition que tout le monde puisse tout savoir.

I have seen Big Brother and He is Us.
(Quelqu’un a sûrement déja dit ça avant moi)


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2008/07/25 15:47

La crise du crédit selon Megan McArdle

Ma libertarienne préférée:

 

Le papier de Brooks dont il est question est ici.

Le blogue de Megan est ici.

Voyez-la aussi régulièrement à bloggingheads.tv


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2008/07/22 09:57

Qui est responsable de la crise du crédit?

Les prêteurs sans scrupules qui ne se sont pas occupé de savoir si leurs clients étaient vraiment en mesure de rembourser ou les consommateurs irresponsable qui ont fait fi de leur responsabilité personnelle en vivant au dessus de leurs moyens?

Selon David Brooks, il faut surtout examiner l’évolution de la culture ambiante qui dicte ce qui est “normal” et “acceptable” en société… un phénomène qui influence (souvent inconsciement) le processus décisionnel des acteurs respectifs autant qu’il est défini et amplifié par leur comportement.

what happened to McLeod, and the nation’s financial system, is part of a larger social story. America once had a culture of thrift. But over the past decades, that unspoken code has been silently eroded.

Some of the toxins were economic. Rising house prices gave people the impression that they could take on more risk. Some were cultural. We entered a period of mass luxury, in which people down the income scale expect to own designer goods. Some were moral. Schools and other institutions used to talk the language of sin and temptation to alert people to the seductions that could ruin their lives. They no longer do.

Norms changed and people began making jokes to make illicit things seem normal. Instead of condemning hyper-consumerism, they made quips about “retail therapy,” or repeated the line that Morgenson noted in her article: When the going gets tough, the tough go shopping.

McLeod and the lenders were not only shaped by deteriorating norms, they helped degrade them. Despite all the subterranean social influences, there still is that final stage of decision-making when individual choice matters. Each time an avid lender struck a deal with an avid borrower, it reinforced a new definition of acceptable behavior for neighbors, family and friends. In a community, behavior sets off ripples. Every decision is a public contribution or a destructive act.

Il est plus utile, selon moi, d’examiner le phénomène de façon compréhensive que de blamer la cupidité, l’irrresponsabilité ou la naïveté d’un groupe ou l’autre… Cette dernière approche sert davantage à se conforter et se déculpabiliser qu’à offrir des pistes de solution.


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2008/05/18 18:47

Le culte du pouvoir

Je ne m’aiderai pas ici, tout grand défenseur de la religion-en-tant-que-véhicule-légitime-de-cheminement-spirituel-collectif que je suis, mais je suis tombé sur quelque chose aujourd’hui qui m’a pas mal sidéré.

Les coulisses et la scène du théâtre du pouvoir washingtonien seraient infiltrés par un réseau plus ou moins secret, fondé dans les années 30,  de fondamentalistes pseudo-chrétien dédié à l’exercice du pouvoir…

Un groupe qui se tient dans l’ombre mais qui ne nie pas son existence et qui réunit plusieurs power-brokers incluant des sénateurs et élus des deux partis, des généraux et des industriels… Un groupe qu’on appelle… tenez-vous bien…

The Family (La famille)

Jeff Sharlet - The Family Book Cover

Non, je ne vous niaise pas. 

Il s’agit d’une réelle et sincère pseudo-religion du pouvoir par et pour les puissants… qui a un impact sur les décisions émanant de la capitale… c’est complètement hallucinant.

Voici un extrait d’un entretien entre Will Wilkinson du Cato Institute et Jeff Sharlet, collaborateur au NYU Center for Religion and Media et auteur du livre The Family: The Secret Fundamentalism at the Heart of American Power qui décrit le fonctionnement et les fondements du groupe.

L’entretien au complet est ici.


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2008/03/04 16:18

Péage sur les routes ou taxe d’essence?

C’est la question qui préoccupe les libertariens d’ici:

Vincent Geloso: 100% libéralisé: Sur le péage

La taxe sur l’essence semble être le moyen privilégié.

Quand les libertariens préferent une taxe à une solution de marché comme le péage… On ne parle plus des libertariens de mon enfance.

Ça m’encourage.


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2008/02/19 13:54

Formules que je veux garder en tête

La science économique, c’est comme la météo… elle a trop souvent raison pour qu’on puisse l’ignorer, mais pas assez pour qu’on puisse s’y fier.


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2008/02/17 14:56

Le standard objectiviste

est double.

Antagoniste.net: Toute valeur assujetie à l’intérêt personnel.


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2007/12/21 13:58

Chômage

Le bout du rouleau…

Fini.

La compagnie pour laquelle je travaille agonise…

Elle ne peut plus me payer… elle ne peut même plus me garantir ce qu’elle me doit déjà. C’est fini. Mise-à-pied “temporaire”. Heh, et l’ironie du fait que tout ça se passe à ce moment-ci de l’année n’échappe à personne. [Christmas is going to be a Bob Cratchit affair for me this year...]

C’est la fin d’une époque pour moi. Onze années consécutives sans assistance gouvernementale quelconque. Et que de chemin parcouru!…

Il y a 12 ans, je vivais de l’assistance sociale. Un jeune homme sans perspectives, ayant abandonné toute prétention de la carrière d’acteur dont il avait rêvé et dans laquelle il s’était brievement investi. Le mieux que je trouvais, pour gagner ma vie, était de faire des appels pour les maisons de sondage. Boulot précaire et crève-faim s’il en est un.

Puis est arrivé l’économie du savoir.

Grâce à toutes sortes de concours de circonstances, certains dûrement arrachés, d’autres relevant de la chance la plus improbable (je crois que c’est ce qu’on appelle la vie)… la venue de l’économie du savoir a permi à un p’tit smatte sans diplôme comme moi de s’enseigner à maitriser cette nouvelle technologie et à se hisser, au fil des opportunités, du rang des 20% les plus pauvres de notre société à celui des 20% les plus riches. [Sautez pas au plafond. Le bas de la tranche du premier 20%, c'est pas rien, j'avoue, mais c'est pas la fin du monde non-plus... Dubuc a raison de dire que le Québec pourrait et devrait faire mieux.]

Et que d’aventures à naviguer ce nouveau monde!… je me souviens, à l’époque de la bulle “DotCom”… il y avait tant d’argent! …tant d’argent!… tant d’opportunités… J’ai pu voir et vivre le capitalisme sous tous ses angles, du “start-up” aux hautes sphères corporatives …mon chemin m’a même brièvemment ammené à travailler pour Michèle Courchesne, alors qu’elle était VP Marketing chez Cognicase, une “grosse” boîte informatique de l’époque, depuis avalée par CGI.

Tout ça pour aboutir, il y a environs 5 ans, dans une situation de rêve. Un boulot dans une petite boîte de recherche ayant une idée révolutionnaire repoussant les frontières de la science informatique… le genre d’idée qui (si elle fonctionne) va changer le monde mais qui demande toujours davantage de recherche et développement (donc de financement) pour mener à terme… C’est là où, pour la première fois, on me paye entièrement non seulement pour mon expertise en bases de données, mais surtout (et c’est important pour moi, n’ayant aucun diplome) pour mes connaissances en tant que programmeur. Pour eux, le fait que j’ai appris par moi-même est un plus! C’est depuis ce temps là que je me dis informaticien.

Mais voilà, c’est fini.

Le dollar américain qui fait tourner mon industrie ne vaut plus grand chose. [Truth is, a good part of my personal revenue for the last 5 years was (indirectly) coming from U.S. taxpayers] Et l’économie qu’il représente, après 7 ans de la folie Bush, tourne maintenant à sec. Pouf! Crack! Il n’y a plus d’argent!

Les cours d’eau vitaux à l’écosystème capitaliste dans lequel les petites entitées comme nous survivent sont maintenant à sec… et les plus vulnérables commencent à tomber. Ce n’est pas fini…

Je ne me plaint pas. Bien que je sois en deuil de ma “situation de rêve” (qui de toute façon, n’en était plus vraiment une depuis déjà 6 mois), je regarde en arrière et je ne peut qu’être émerveillé et me dire: “Woo-wee! What a ride!!!”.

Vive le capitalisme!

On me dit que le marché place encore beaucoup de valeur sur mes connaissances, mon expertise et mon expérience… j’ai bien hâte de voir.

De toute façon, ce n’est pas ça qui est important:






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2007/11/12 22:35

Le dollar canadien et le pot

La force soudaine du dollar canadien ne fait pas seulement mal à nos exportations légales… la majorité de la culture illicite de marijuana canadienne est destinée au marché américain. Sauf que la flambée soudaine du dollar vient de faire disparaitre les marges de profit des opérations de trafic au point qu’elles ont presque complètement cessées.

Conséquence, le gros de la “récolte d’automne” qui était destinée à nos voisins du sud se retrouve à inonder notre marché…

Hmmm…

Avez-vous remarqué une baisse dans le prix (ou une augmentation dans la disponibilité) de la mari recemment?

Source: Helena Independent Record via The Daily Dish


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2007/11/04 15:47

Les accommodements linguistiques selon François

Je vais vous raconter une histoire.

Il s’agit d’une histoire vraie, seuls les noms ont été changés.

C’est l’histoire de François, une jeune informaticien de grand génie qui n’en peut plus de pâtir dans sa France natale. Après ses études, il s’est déniché un boulot stable dans les télécoms. Il développe des algorithmes de gestion de switches qui, à leur tour, contrôlent le flot des informations de communications de toutes sortes. Ce qui, croyez moi les amis, n’est pas un boulot pour les idiots.

Mais François étouffe. La perspective d’évoluer dans ce monde sclérosé, fermé, sans perspective d’avancement, où l’excellence ne sert à rien car tout est réglé par l’ancienneté et où tout le monde est plus intéressé à protéger ses privilèges qu’à accomplir quoi que ce soit, le déprime. François est cent fois meilleur que ses collègues… et il le sait. Il a des idées, au niveau de ce qu’il fait, qui améliorerait grandement le flot des coms. Mais lorsqu’il les présente à ses patrons, il se fait dire de ne pas insister, il a peut-être raison, mais « il ne faut pas trop bousculer les choses… ça dérange. » François n’en peut plus. Il se dit que le seul endroit ou ses talents seront reconnus à leur juste valeur est en Amérique. Mais seulement, voilà, François ne parle ni ne comprend un seul mot d’anglais.

Un seul espoir s’offre à lui, le Québec.

Continuer la lecture…

On dit qu’au Québec, c’est comme en Amérique, que les gens y sont plus libres qu’en France, que l’excellence y est récompensée et qu’une fois qu’on s’habitue à leur drôle d’accent, on s’aperçoit qu’ils parlent français. Et il ne faut pas s’imaginer qu’ils sont toujours dans leurs petits villages, à vivre avec les indiens. Il s’agit d’une société nord-américaine moderne, où tout se passe en français… Génial!
N’écoutant que son courage, François prend la grande décision. Il quitte son boulot, plie bagages et s’envole pour Montréal.Une fois à Montréal, François n’en revient pas, nous sommes encore à l’époque de la bulle DotCom et les offres d’emploi pour un informaticien avec ses qualifications pleuvent de partout. C’était vraiment pas comme ça en France, qu’il se dit. Mais entrevue après entrevue, (ou entretien, comme il dit) c’est la même histoire.

Son CV et son expertise sont impressionnants, (comme je vous l’ai dit, le boulot qu’il faisait en France impressionne ceux qui connaissent ça) sauf qu’à chaque fois, la personne (le plus souvent une dame du département des ressources humaines de l’entreprise) entièrement francophone “pure laine” qui mène l’entretien, achoppe invariablement sur la même question. François ne parle pas anglais et ça, c’est un problème. Un problème au point qu’on ne peut lui accorder l’emploi malgré ses qualifications.

[Note de l'auteur: Je suis moi-même informaticien et je dois dire que je comprends très bien la situation... C'est presque inévitable ici qu'un informaticien du calibre de François soit appelé à collaborer de très près avec divers partenaires et clients unilingues anglophones partout en Amérique du Nord. Une connaissance fonctionnelle de l'anglais est un atout essentiel et ça, c'est une réalité qu'aucune loi québécoise ne peut changer.]

François est complètement découragé. On lui a menti. C’est faux de dire que tout se passe en français ici, puisqu’on ne peut pas se trouver de boulot si on ne parle pas anglais. François veut bien apprendre l’anglais, mais s’il ne se déniche pas un job bientôt, il devra retourner en France… où il devra faire face à tous ceux qui ont ri de lui, ou qui lui ont dit qu’il était taré de tout abandonner pour se lancer dans une telle aventure. Il ne veut vraiment pas retourner, mais il n’aura bientôt plus le choix, car il n’est pas venu jusqu’ici pour laver de la vaisselle…

François est au bout du rouleau. La source est tarie. Un dernier entretien et après… il ne veut pas y penser. La dame qui lui a parlé au téléphone ne semblait pas avoir pas d’accent. C’est bon signe, espère-t-il. Quelqu’un du pays, peut-être? La boîte où il doit se présenter est à un autre endroit que ceux auxquels il s’était accoutumé dans sa chasse aux entretiens. L’adresse complète dans le courriel n’indique pas Montréal, mais Westmount. Il se demande bien ce que ça signifie.

Arrivé dans la boîte, le dame qui l’accueille est bien celle à qui il a parlé, mais elle n’est pas française. C’est une Québécoise d’origine iranienne dont la famille a quitté l’Iran lors de la révolution islamique lorsqu’elle était jeune pour vivre quelques années en Algérie avant de venir s’installer ici pour de bon. Aujourd’hui, elle parle quatre langues, le perse, l’arabe, le français et l’anglais… et c’est sans compter les dialectes!

Elle le met à son aise. Mais sitôt, elle lui explique que l’entretien sera mené par deux des propriétaires de l’entreprise et que…

Début de l’entretien. François a devant lui Bill, un anglophone de Westmount qui a passé la majeure partie de sa vie adulte aux États-Unis et qui ne comprend pas le français, et Gabriel, un Chinois de Hong Kong qui est venu ici étudier à McGill il y a plusieurs années et qui est resté. Gabriel est plus accoutumé au français que Bill, il le comprend mieux qu’il ne le laisse entendre, mais il a peine à placer un mot devant l’autre lorsqu’il s’agit de le parler. Encore plus décourageant pour François, il vient de comprendre qu’il est tombé sur une petite boîte où tout se passe presque uniquement en anglais… malgré la présence de quelques francophones. Je suis cuit, se dit-il.

Mais rapidement, grâce à la bonne volonté de tous, une communication s’établit à l’aide de signes, de quelques mots clés et d’un tableau blanc. Gabriel parle en anglais, lentement, en qualifiant ce qu’il peut par les mots français qu’il connaît, alors que François fait de même, mais à l’inverse. Heureusement, il découvre qu’il a devant lui pas seulement des entrepreneurs, mais des informaticiens de haut calibre qui réussissent à lui présenter des problèmes qui le font vraiment réfléchir. Mais lui, réussit, à l’aide du tableau, à leur démontrer comment il résoudrait chaque problème et malgré la barrière de langue, tous se comprennent, car tous connaissent le langage des algorithmes. Bill et Gabriel saisissent vite qu’ils ont devant eux un petit génie, un penseur informatique hors-pair, et l’embauchent sur-le-champ.

Depuis ce temps, François travaille de très près avec Gabriel, les deux continuent à s’améliorer dans la langue de l’autre. Et lorsqu’il s’agit de collaborer avec des anglos, Gabriel est présent pour aider François qui lui, s’est avéré fort utile lorsqu’il fut question de convaincre de nouveaux partenaires francophones.

Aujourd’hui, François est heureux. Ses talents sont reconnus à leur juste valeur et son nom circule dans plusieurs milieux unilingues anglophones qui, j’en suis certain, seraient prêts à l’embaucher malgré la barrière de langue.

Fin de l’histoire.

——————————————–

C’est ironique, n’est-ce pas, qu’un cousin français vienne ici se chercher du boulot et que le seul endroit qui accepte de l’embaucher soit une petite boîte unilingue anglophone de Westmount?

Ça donne à réfléchir. Non?



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2007/10/23 21:10

Commission Bouchard-Taylor: L’obligation de vivre ensemble

Mon premier vrai coup de coeur parmi tous les témoignages à la commission que j’aie vu.

Citation de choix:

Je me présente, Gaetan Bouchard, je suis Métis d’ascendence Huronne-Ouandatte-Française et euh… je pense que mes ancêtres provenaient du Kenya, il y a quelques millions d’années.

Son témoignage complet (la conclusion en vaut la peine):

YouTube - Commission Bouchard-Taylor: L’obligation de vivre ensemble


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2007/10/07 20:40

Pourquoi on vient chez-nous

Extrait d’un livre à l’intention des nouveaux arrivants publié « par ordre du Gouvernement de la Province de Québec »

…en 1870!

La conquête de l’aisance, qui en Europe représente les travaux réunis d’une famille pendant plusieurs générations, est la plupart du temps ici l’oeuvre d’un seul individu. Demandez à ce négociant, dont la fortune vous éblouit, à quelle époque remontent les opérations commerciales de la maison qu’il dirige, il vous répondra qu’il y a 15 ans, 20 ans, 30 ans peut-être il est arrivé au Canada sans protection aucune, ne comptant pour sa subsistance que sur le travail du lendemain. Il s’est livré au travail et il est il est parvenu où vous le voyez aujourd’hui.

La Province de Québec et l’Émigration Européenne, page 3

J’ai vécu presque toute ma vie parmi les nouveaux adhérents à notre société et je peux vous dire que c’est ce même rêve qui les anime encore aujourd’hui. Et bien que ce qui est dit dans la citation est moins vrai aujourd’hui que ce l’était à la fin du XIXe siècle, c’est encore vrai pour plusieurs d’entre eux… et toujours beaucoup plus vrai ici qu’ailleurs dans le monde.

Et ça, c’est un aspect de notre société qui est précieux.


Coup de chapeau à Abdul-Rahim pour la découverte.


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