La poursuite du pouvoir - Archives

2009/04/28 14:12

Course à la chefferie de l’ADQ: Le Petit Émerillon se mouille

Je dois dire que je ressent un intérêt particulier ces temps-ci à observer l’évolution des forces vives de notre mouvance conservatrice… surtout depuis qu’elle ne peut plus compter sur papa Mario pour lui donner forme. C’est pourquoi je trouve la course à la chefferie de l’ADQ d’un grand intérêt. Ce sera le point focal autour duquel ces forces vont s’organiser au cours des prochains mois et je crois que le résultat sera déterminant quant aux chances de survie et d’expansion du parti qui les rassemble.

Ce n’est pas dans mes habitudes, j’ai plutôt tendance à préférer le confort de ma prétendue indépendance, mais je vous avoue que dans cette course j’ai un parti pris assez marqué pour un candidat. Et donc, bien que je ne soit pas membre de l’ADQ et que je n’ai pas vraiment l’intention de le devenir, je vous annonce tout de suite mes couleurs:

C’est avec un certain enthousiasme et espoir que j’entend appuyer dans cet espace la candidature de Gilles Taillon à la chefferie de l’ADQ.

J’avais l’intention de donner quelques explications mais le temps file et je dois retourner travailler… Les explications et les arguments viendront graduellement au cours des prochaines semaines.

Pour l’instant je dirai simplement que pour le “conservateur d’extrème-centre” que je suis, il me semble l’homme de la situation.

Hmmm… J’aurais voulu afficher une bannière ou quelque truc du genre mais le site du candidat n’en contient pas et je n’ ai pas le temps d’en fabriquer une de mon cru… En souhaitant que l’équipe du “candidat de l’économie” aient la présence d’esprit de remédier à cet …oubli.


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2009/04/28 14:11

Et la spirale d’auto-destruction se poursuit

Le sénateur républicain modéré Arlen Specter de Pennsylvanie vient d’annoncer qu’il passe chez les démocrates citant le radicalisme grandissant de son parti:

“Since my election in 1980, as part of the Reagan Big Tent, the Republican Party has moved far to the right. Last year, more than 200,000 Republicans in Pennsylvania changed their registration to become Democrats,” Mr. Specter said in a statement released in the early afternoon. “I now find my political philosophy more in line with Democrats than Republicans.” He said he has experienced a change of heart since the response to his vote for the stimulus legislation. “Since then, I have traveled the State, talked to Republican leaders and office-holders and my supporters and I have carefully examined public opinion,” his statement said. “It has become clear to me that the stimulus vote caused a schism which makes our differences irreconcilable. On this state of the record, I am unwilling to have my twenty-nine year Senate record judged by the Pennsylvania Republican primary electorate.”

Olympia Snowe du Maine, l’autre modérée du parti au sénat commente:

But Senator Olympia Snowe of Maine, who also supported the Obama administration’s economic stimulus legislation, said Mr. Specter’s decision reflected the increasingly inhospitable climate in the Republican party for moderates. “On the national level of the Republican Party, we haven’t certainly heard warm, encouraging words about how they view moderates, either you are with us or against us,” Ms. Snowe said. She said national Republican leaders were not grasping that “political diversity makes a party stronger and ultimately we are heading to having the smallest political tent in history for any political party the way things are unfolding.”

J’espère que les conservateurs d’ici prennent des notes.


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2009/04/23 15:11

Quelqu’un peut-il m’expliquer…

…en quoi ce projet de loi visant à modifier le code criminel “afin de prévoir une peine d’emprisonnement minimale de cinq ans pour l’infraction de traite de personnes âgées de moins de dix-huit ans” va à l’encontre des intérêts du Québec dont la défense est la soi-disante raison d’être du BQ?

J’apprend aujourd’hui via Marc Nadeau du blogue Les Bleus (dont j’ai l’intention de parler plus en détail dans un futur billet, pour l’instant je note que ce site me donne enfin espoir qu’un conservatisme moderne, dynamique et cohérent est possible chez nous tout en me faisant réaliser que j’aurai toujours trop de sympathies progressistes pour adhérer à quelconque mouvement qui s’auto-proclamme “conservateur” ou “de droite” malgré les fondements burkeiens de ma pensée)… je disais donc que ce blogue m’apprend aujourd’hui que ce projet de loi est passé au vote hier et que le Bloc est le seul parti à s’y être (quasi-)unanimement opposé (je reviendrai sur le “quasi”).

Je veux bien croire que le Bloc a des raisons légitimes de s’y opposer, mais je n’arrive tout simplement pas à me les figurer.

Ce n’est pas que je croie qu’on ait besoin d’une telle loi, ni même qu’elle fera quelque différence que se soit pour atténuer le problème du trafic humain, c’est juste que c’est le genre de loi qui me semble ne causer aucun tort tout en rassurant les partisans conservateurs qui y tiennent qu’ils ont contribués à améliorer le pays. Et comme je m’oppose passionément à plusieurs aspects des politiques conservatrices sur la criminalité, je suis toujours prêt à leur donner un os à ronger afin d’empêcher qu’ils se radicalisent davantage.

C’est le genre de truc où je me dis qu’on ne peut pas être contre la vertu.

Sauf qu’il semble que le Bloc le soit.

Le truc qui me rend le plus perplexe, c’est qu’un député bloquiste a brisé les rangs pour voter en faveur du projet de loi et que ce député est Maria Mourani pour qui j’ai beaucoup de respect et qui me semble posséder une plus grande expertise que ses collègues sur le sujet.

Donc je suis confus. Quelqu’un peut-il m’informer de la justification évoqué par le Bloc pour son opposition? Ainsi que celle de Mme Mourani pour avoir dérogé à la discipline de son parti?


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2009/03/30 15:30

Le coût du CHUM

Selon La Presse:

Le futur CHUM, et son centre de recherche, coûteront 1,865 milliard en dollars d’aujourd’hui, estime le gouvernement qui a procédé aujourd’hui au lancement de l’appel de propositions.

Combien on gage qu’on se rend au moins à quatre (milliard) avant la fin?


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2009/03/27 21:02

Le Québec n’est pas une province comme les autres

Sauf quand ça fait notre affaire:

Selon [Monique Jérôme-Forget], la justice commande que le Québec soit traité de la même façon que les autres provinces.

Ô ironie, quand tu nous tiens.


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2009/01/28 12:52

Vive la nouvelle coalition!

Chantal Hébert:

À peu près personne ne s’attendait à ce que le PLC fasse tomber le gouvernement sur le budget d’hier et à peu près personne ne croit que le gouvernement Harper va refuser l’amendement libéral.

Elle n’est peut-être pas formelle… mais si j’ai bien compris, nous sommes maintenant, à toutes fins pratiques, gouvernés par une “coalition” libérale-conservatrice… avec le Bloc et le NPD dans l’opposition.

J’ai peine à croire que je m’apprète à dire cela, mais tant qu’à forcer les conservateurs à écrire un budget sans ligne directrice rempli de bonbons aléatoires pour plaire aux libéraux, retournons en élection et élisons les libéraux. Ça donnerait au moins un budget cohérent avec des objectifs plus sérieux que celui-ci, dont le seul objectif concret est de garder les conservateurs au pouvoir quelques mois de plus pendant qu’ils mettent en oeuvre des mesures auquelles ils ne croient pas.

L’expérience républicaine des dernières années chez nos voisins nous montre à quel point il est périlleux de remettre les clés de l’intervention gouvernementale entre les mains de gens qui ne croient pas à l’utilité de ce principe.

Vivement des élections!


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2009/01/28 12:13

Pauvre droite II

Martin Masse constate à son tour que son idéologie est maintenant orpheline à Ottawa. (We are all keynesians now)

Quelques extraits:

Bon, c’est maintenant officiel: il n’y a plus que des partis socialistes, corporatistes, dirigistes (utilisez votre terme favori) au Canada, c’est-à-dire des partis qui considèrent que l’État doit planifier le développement économique et contrôler les décisions économiques des individus et des entreprises.

[...]

Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité. Stephen Harper, qui a déjà cru dans la liberté individuelle et le libre marché, vient de démontrer qu’il est prêt à faire n’importe quoi, y compris abandonner les quelques principes qui lui restent, pour s’accrocher au pouvoir.

[...]

Ce que cela démontre encore une fois, c’est qu’on ne fait rien avancer en optant toujours pour «la moins pire» des solutions, en taisant ses principes, en faisant constamment des compromis, en s’entourant d’opportunistes qui ne partagent pas nos convictions mais sont utiles pour atteindre et garder le pouvoir.

Holding on to power’s a real bitch, ain’t it? Better to just stand outside and complain. It gives one so much freedom… but without the annoying burdens of responsibility that come from having to deal with reality.


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2009/01/27 14:44

Pauvre droite…

Orpheline à Québec depuis un bout… Elle se sent maintenant abandonnée d’Ottawa.

C’est drôle… quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique, au début des années 80, c’était la gauche qui préférait la pureté de ses idéaux à l’inévitable marasme qu’est l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi, malgré mes prétentions non-partisanes, j’ai dévelopé plus de sympathies à droite qu’à gauche à cette époque formatrice de mon compas politique. Au moins, la droite de cette époque donnait l’impression de vouloir gouverner, alors que la gauche semblait plus intéressée à polir le snow globe de son monde idéal et à happer tout chef qui refusait de s’y enfermer à son tour.

C’est fou comme le billet de David me rapelle le discours de la gauche de cette époque.

Schtroumpf vert et vert schtroumpf…


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2009/01/12 16:26

La fin d’un long cauchemar

L’intégrale de la dernière conférerence de presse du pire président de toute l’histoire des États-Unis…

Dernière occasion pour entretenir votre dégout et mépris pour cet homme… Car il ne nous reste plus qu’une semaine de haine facile envers un pouvoir qui nous déplait… après le 20 janvier, tout cela devient plus …compliqué.


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2008/12/21 13:22

Les “Big Three” vous souhaitent de joyeuses fêtes

And three cheers for socialism!

Huzzah! Huzzah! Huzzah!

L’éconocentrophile en moi se dit: Tant qu’à faire, laissons donc ces compagnies merdiques faire faillite et divisons la subvention de 25 milliard entre les employés qui auront perdu leur emploi suite à ça… j’ai l’impression que le société s’en tirerait mieux comme ça qu’en essayant de maintenir en vie ces cadavres.

Trouvé chez Sullivan


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2008/12/11 17:25

Confession

Je ne suis pas allé pas voter lundi dernier.

J’élaborerai éventuellement.

Allez y! J’attend les tomates …et les briques.


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2008/12/04 20:59

Le cygne qui chantait si faux qu’il devint nécessaire pour le bien-être de tous de le mettre à mort avant la fin de sa chanson

Mardi dernier, je titrais mon billet sur la possibilité d’un premier gouvernement de coalition dans l’histoire fédérale canadienne: Tout un chant du cygne pour Dion!

Après le fiasco de la vidéo d’hier et le résultat d’aujourd’hui…

Pfff… Pauvre cygne.


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2008/12/04 09:47

Le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… vraiment?

Depuis le début de la crise financière/économique mondiale, on ne cesse de le répéter: Le Canada est le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… nos banques ne se sont pas (autant) exposées aux produits financiers byzantins à l’origine du problème… notre marché de l’immobilier demeure (plus) stable (qu’ailleurs)… nous somme le seul pays du G7… 8… ou 20 dont les finances publiques sont encore (à peine) dans le noir. Nous sommes, à toutes fins pratiques, le pays le plus riche du monde… sans blagues.

Mais voilà que la crise économique met la table pour une crise politique qui expose l’instabilité intrinsèque inscrite dans notre système de gouvernement. 

Aujourd’hui ce système ne fonctionne tout simplement plus et nous sommes forcés de faire face à la vérité profonde autour de laquelle il est fondé: Notre sort ultime repose encore entre les mains de notre monarque. Les pouvoirs de ce monarque (ou plutôt de son représentant le Gouverneur-général) sont encadrés par des conventions et traditions précises, entres autres importantes celle d’agir selon les conseils du premier ministre, mais la vérité est que dans une situation où la confiance de la chambre envers ce dernier est mise en doute, quel que sera le chemin emprunté par notre GG… 

Prorogation?

Coalition?

Élection?

…il sera légitime. Point final. Ça s’appelle une monarchie constitutionnelle.

Mais la question que je me pose est la suivante:

Quoiqu’il arrive… avec le parlement qu’on vient d’élire, et qu’on élira de nouveau si on retourne en élection… même avec une coalition, dont la stabilité peut aisément être mise en doute… qu’est-ce qui nous dit qu’on ne se retrouvera pas dans la même situation dans le temps de le dire: un premier ministre incapable d’obtenir la confiance de la chambre et un GG forcé de trancher?

En ces temps de crise, la Canada moderne est-il même gouvernable?

***

J’aurais blogué dabâtage â ces bobâts historiques… bais le sort a fait â sorte que je sois terriblebât grippé depuis deux jours… [sniff!... tousse!]


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2008/12/02 17:29

Note to Western Canadians Angry About a Separatist Supported Dion Led Socialist Coalition

Think about it: Take away our guys, not just the separatist Bloc Québécois, I mean all 75 of our guys, Dion included. What you’re left with is 133 conservatives and 100 everybody else.

It’s your country.

Kick us out already. Can’t you see we’re asking for it?


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2008/12/02 08:13

Coalition: réactions dans la sphère

Quelques réactions à la journée pour le moins inusitée d’hier en politique fédérale de la part des blogues dans mon agrégateur RSS:

Sovereignty en anglais, après s’être désolé de la cacophonie de la période de question, se réjouit de la tournure des évenements:

I hope this is a historic moment, rather than something that comes to nothing because of the underhanded tactics of the Conservatives. Stephen Harper now has a moral obligation to resign as Prime Minister and hand the reigns over to the Liberal-NDP coalition.

Le suburbain lucide continue à croire que tout ceci n’est qu’une question de financement des partis:

Car autant j’étais en faveur de l’initiative de cette coalition de centre-gauche afin que le gouvernement conservateur puisse se mettre le museau dans sa propre m… sur son attitude méprisante sur la démocratie, autant je considère le fait que Stephen Harper ait reculé comme une preuve qu’il a compris la leçon : plus de niaiseries jusqu’à la majorité.
Car la question du refus de supporter l’énoncé économique de Flaherty n’est qu’une excuse pour poursuivre le renversement. En effet, l’opposition n’en a toujours eu que pour le financement des partis! En toute logique, le retrait de cette mesure justifierait un arrêt du processus de coalition, mais il semblerait que l’opposition ne fasse que se chercher des excuses!

Bryan Breguet, n’a plus de sympathie pour le parti qu’il a déjà (je présume) appuyé:

Alors Harper va pouvoir jouer les martyrs… Je ne suis pas triste, je suis de droite mais bien sincèrement, que m’a apporté le gouvernement dit conservateur entre 2006 et 2008? Entre les réductions de taxes mal faites (TPS) et une hausse des dépenses militaires, la gouvernance dans le secret et sans collaboration ou encore les nombreux programmes libéraux abolis puis recréés., je n’ai pas beaucoup de raisons d’être satisfaits d’avoir un gouvernement de “droite”. Pour le changement promi, on repassera…

Les deux solitudes reste loyal aux conservateurs, crie à l’injustice et affirme que la motivation des partis d’opposition est purement idéologique:

Pensez-vous que ce n’est pas idéologique de la part de l’opposition de vouloir un “package” pour stimuler l’économie?  Bien sûr que ce l’est.  Ces partis politiques croient en une intervention de l’État pour faire face aux turbulences économiques que nous sommes en train de vivre.  C’est une position idéologique (de gauche dans ce cas-ci). 

David Chrétien prédit que Duceppe vient d’affaiblir le Québec:

Donc 19 mois à fermer sa boîte contre toutes manoeuvres de la nouvelle coalition (si elle voit le jour). Par cette signature ou ce contrat, Duceppe ne pourras critiquer le fédéral si jamais il contraint aux intérêts du Québec. Les fédéralistes anti-Québec vont probablement bien en profiter!

Martin Beaudin-Lecours se demande si les meubles conservateurs ne pourraient pas encore être sauvés:

qu’arriverait-il si Stephen Harper démissionnait et que le Parti Conservateur proposait un nouveau chef de gouvernement issu de ses rangs (en plus, bien sûr, de faire un certain nombre de concessions aux partis d’opposition sur les points controversés de la Mise à jour économique de Flaherty)? N’y aurait-il pas, parmi les Conservateurs, une bonne bouille respectée de tous les parlementaires qui pourrait calmer le jeu? Après tout, presque tout le monde, y compris les supporters conservateurs, condamnent Harper pour son arrogance et les partis d’opposition ne lui font plus confiance. Si le responsable désigné de cette crise politique ne faisait plus partie du portrait, le Parlement canadien ne pourrait-il pas continuer de fonctionner sous une gouverne conservatrice montrant du même coup qu’elle est plus encline à tenir compte, comme se doit un gouvernement minoritaire, des avis des partis de l’opposition?

Le prof solitaire aime l’idée de la coalition, mais se scandalise (contrairement à moi qui le célebre) de ce que tant de pouvoir soit entre les mains d’un représentant de la monarchie:

Premièrement, et c’est la seule chose qui me répugne dans tout cela, on ne peut pas passer à côté d’une constatation élémentaire: l’avenir du pays est entre les mains de la gouverneure générale, une femme non-élue, représentante de la couronne britannique et qui n’a jamais rien fait d’important à part participer à des p’tits cocktails élitistes et des cérémonies officielles pompeuses. Pour toutes les fois que j’ai entendu des fédéralistes me dire: “Ben voyons, c’est juste un rôle symbolique, le vrai pouvoir est dans les mains des élus.” On a enfin la démonstration claire que c’est de la foutaise. On est en 2008 et c’est une représentante de la famille royale d’Angleterre qui va décider quelle personne gouvernera le pays. C’est dégueulasse. Un pays vraiment démocratique devrait être capable de régler ce problème sans faire appel à une sous-monarque, bordel!

Pat Lagacé relève l’aspect insolite de la situation:

Un néo-démocrate dont le parti n’a jamais gouverné le pays va devenir, genre, vice-premier ministre, avec six ministres. Un ancien prof d’université qui s’est illustré à Ottawa en chiquant du Québécois, devenu chef du PLC en se faufilant au premier rang par la grâce d’un caprice du mode de scrutin, mais qui s’est fait planter comme un malpropre dans la dernière élection générale, va devenir premier ministre. Un ancien maoïste (communiste ?) ayant fait ses débuts à la CSN, devenu chef d’un parti souverainiste, qui a décrié le NPD comme un parti centralisateur et le PLC comme un parti de corrompus, qui croit que le Canada est un cadre néfaste pour la Nation, va appuyer ce gouvernement de coalition au nom des intérêts du Québec… et de la stabilité du Canada en temps de crise ?

Et c’est une ancienne lectrice de RDI qui va donner, ou pas, sa bénédiction à tout ça ?

Wow.

Et le mot de la fin à Fagstein:

Even our coups d’état are lame.

Et moi je m’amuse comme un petit fou.


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2008/12/01 14:17

Tout un chant du cygne pour Dion!

Ça y est. Tout indique que les pièces sont en place. Après l’accord entre les trois partis d’opposition, voilà que les libéraux viennent de s’entendre sur la direction d’un nouveau gouvernement. Stéphane Dion reste en poste (et devient PM si la manoeuvre réussit) comme prévu jusqu’en mai prochain, après quoi il sera remplacé par le vainqueur de la course à la chefferie libérale qui se déroulera elle aussi comme prévue… pendant que le parti tente de gouverner dans des circonstances sans précédent au Canada.

Whooo Wheee! What a ride!!!

La balle est maintenant entre les main du représentant de la couronne, notre chère GG, Michaëlle Jean. Acceptera-t-elle la demande de prorogation de Harper?… (C’est vraiment la seule carte qui lui reste.) Sinon, accepte-t-elle le rocambolesque chateau de cartes qu’est l’entente des partis d’opposition?… Ou nous renvoie-t-elle en élection?… (pour recommencer le cirque à zéro)

Le poste de Gouverneur-général, bien qu’il soit devenu surtout symbolique, est quand-même sensé être le dernier rempart contre l’instabilité dans notre système (c’est le principe central de la monarchie parlementaire britannique)… ce qui me fait penser que peut-être faudrait-il revoir cette habitude de nommer des personnes purement symboliques à ce poste.

Que fera ce symbole, maintenant que la constitution remet le pouvoir entre ses mains?…

***

I just love British Constitutional Monarchy and its Parliamentary Tradition right now.

God save the Queen!

***

Ha! Et j’aurai mon ministre après tout!

***

Ajout (15:15): Chantal Hébert nous donne les “probabilités” des différents scénarios à partir de maintenant.


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2008/11/27 15:20

Anne Archet se lance en politique

L’anarchique et inclassable blogueuse lance un nouveau blogue.

Un apperçu:

Je ne sais pas ce que vous ferez le 8 décembre prochain. En ce qui me concerne, j’ai prévu un tas d’autres choses plus importantes que d’aller me scrutiniser l’urne dans l’isoloir:

  • Me lever tard;
  • ne pas aller travailler;
  • respirer le doux et frais air de l’hiver naissant;
  • me masturber longuement;
  • voler mon repas du midi dans la poubelle cadenassée du Loblaws;
  • embrasser mon amour sur la nuque;
  • mettre de la super-glue dans la serrure de la porte du bureau local de Revenu Québec.

Et le lendemain, surprise: un gouvernement sera élu. Same fucking thing as always.

Bonne lecture.


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2008/09/11 19:32

La crainte des conservateurs fait mal à Mulcair

Hmmm… ça regarde mal pour Mulcair dans Outremont.

Je sais que c’est un échantillon infime, mais voilà la septième personne dans mon comté à qui je parle de l’élection et tous me chante à peu près le même refrain. Tous ont des sympathies souverainistes ou le sont franchement et ouvertement, tous sont de gauche à centre-gauche et tous (comme moi) ont voté pour Mulcair à la partielle de l’an dernier et jusqu’ici, planifiaient de le faire à nouveau.

Mais aujourd’hui, ils sont déchirés… ils hésitent. Ils n’en reviennent pas d’en être rendu là, mais la terreur que leur évoquent l’idée d’une majorité conservatrice leur inspirent tous le même raisonnement: la seule façon de l’empecher est de voter… Libéral.


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2008/09/11 09:09

Nostalgie et strip-tease politique: Mon premier «X»

Cela fera la quatorzième fois (et demi) que je place un “x” sur un bulletin de niveau provincial ou fédéral… et je n’ai jamais été aussi angoissé par l’emplacement de ce “x”.

Ça n’intéresse probablement que moi… c’est certainement un exercise narcissique de ma part, mais avant de vous exposer le fond de mon angoisse, j’ai cru bon faire le parcours de mes votes passés.

Deuxième partie: Mon premier “X”

J’ai commencé en vous parlant de mon rendez-vous manqué avec l’élection fédérale (historique dans mon comté d’Outremont) de 1988. Il me faut donc attendre encore presque un an, jusqu’à l’élection provinciale du 25 septembre 1989, avant de pouvoir enfin voter pour la première fois.

Je suis à cette époque un fervant admirateur de Robert Bourrassa et je me considère parfaitement en ligne avec les positions du PLQ autant sur le plan des politiques socio-économiques que sur les questions d’identité nationale. Du coté du PQ, Parizeau et les “purs et durs” ont reprit le contrôle depuis peu et le parti se remet, après avoir mis la question de coté pendant plusieurs années, à parler de souveraineté… mais du bout des lèvres, car pour l’instant, le focus est surtout à dénoncer l’accord du Lac Meech comme étant nettement insuffisant, un attrappe-nigaud pour le Québec. Mais en gros, c’est une élection ennuyante car personne (même pas Parizeau) ne doute du résultat. Le PLQ s’en va vers un deuxième mandat et Parizeau n’a d’autre ambition que de repositionner le PQ pour des victoires futures… car pour l’instant, le vote ”nationaliste mou” dont il a besoin pour accéder au pouvoir est encore lourdement investi dans le concensus général antourant l’accord du Lac Meech et donc presque entierement acquis aux libéraux. En plus, mon comté n’a jamais envoyé autre chose qu’un libéral à Québec… mon député est d’ailleurs un “gros nom”… le ministre de l’industrie et du commerce (et futur maire de Montréal) Gérald Tremblay, alors…

Disons qu’on est loin de l’excitation générée par l’élection fédérale de l’année précédente.

C’est dans ce contexte que je me retrouve derrière l’isoloir pour la première fois de ma vie, prêt à accomplir mon devoir de citoyen le plus solennelle, celui d’exprimer mon choix quant à celui ou celle qui ira me représenter à l’assemblée nationale… Je m’en souviens comme si c’était arrivé aujourd’hui, je suis là derrière l’isoloir, je place mon bulletin de vote sur la table, je prends le petit crayon à mine qui s’y trouve et je fige… soudainement frappé par la futilité absolue du geste de donner un vote de plus à un candidat dont je sais très bien qu’il en aura plus que nécessaire et dont le parti est assuré d’un autre tour au pouvoir. Ça ne dure evidemment que quelques secondes, mais pour moi, sur le coup, ça semble une éternité… une éternité pendant laquelle au lieu de simplement mettre mon “x” à-côté du nom de “mon” candidat, je me trouve plutôt aux prises avec une réflexion qui ressemble à ce qui suit:

L’opposition à l’accord du Lac Meech commence à s’organiser au Canada-anglais depuis la sortie de Trudeau et elle se fait sur une base fédéraliste idéologique. Le parti que j’appuie est une coalition entre nationalistes fédéraliste qui tiennent à ce que le Québec puisse se développer librement à l’intérieur du Canada et des fédéralistes idéologiques qui sont satisfaits du document de ‘82.  Il ne faudrait pas que mon parti ait tellement confiance dans ses chances électorales qu’il se mettent à plier devant les fédéralistes endurcis et les mécontents du R.O.C… Mieux vaut une victoire serrée, avec les souverainistes aux trousses, de façon à garder la pression sur la défense de l’accord et des intérêts du Québec. Et puisqu’il n’y a aucune chance que le péquiste gagne…

Et sur ce, je place mon “x” à coté du nom du candidat du PQ.

Mon premier vote fut donc un “vote stratégique”.

Et j’avais raison, ce n’est pas comme si M. Tremblay avait besoin de moi pour conserver son siège. (Mais imaginez si 3 000 personnes de plus avaient pensé comme moi)

Outremont

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)
Majorité
Tremblay, Gerald (P.L.Q.) 11 774 49,90 2 964
Langevin, Marc (P.Q.) 8 810 37,34  
Bélanger, Mario (P.V.Q.) 1 893 8,02  
Loranger, Jean-Guy (N.P.D.Q.) 649 2,75  
Simard, Christian (P.I.) 168 0,71  
Chalifoux, Benoit (P.R.C.Q.) 136 0,58  
Dasylva, Claire (P.C.Q.) 64 0,27  
Filion, Yves (P.T.Q.) 52 0,22  
Rosner, Abe (P.M.L.Q.) 48 0,20  
Nombre total de bulletins valides : 23 594  (97,78 %)
Nombre total de bulletins rejetés : 536   (2,22 %)
Vote exercé : 24 130
Nombre total d’électeurs inscrits : 31 626
Taux de participation : 76,30 %

C’est ainsi que commence une longue tradition pour moi de traiter mon vote de façon plutôt cavalière lorsque je suis dans une “forteresse”.

Quant au résultats, Parizeau ne prend pas le pouvoir, mais il gagne son pari: Le PQ amélore considérablement son score par rapport à la raclée historique de ‘84 et dorénavant, il n’y a plus de doute, les souverainistes sont de retour en force. À noter aussi, l’apparition des “angryphones” en réaction à la loi 178, quatre candidats du Equality Party sont élus dans les comtés les plus anglophones de Montréal. Mais l’ironie de l’élection (et c’en est toute une) est que les deux chefs des grands partis sont battus dans leurs circonscriptions respectives… de pauvres backbenchers devront démissionner afin que les chefs puissent siéger à l’assemblée.

Et bien que rien de tout cela ne s’annonçait dans la campagne (ou si peu), sur le plan des batailles politiques, les prochaines années feront fortement contraste au calme relatif et aux accomplissements des quatre ou cinq années précédentes: La crise d’Oka. La défiance trudeauiste de Clyde Wells. L’affront de Sault-Ste-Marie. La mort de Meech. La naissance du Bloc Québécois. Les appuis à la souveraineté qui frôlent les 70%. Le rapport Allaire. La commission Bélanger-Campeau. Le départ fracassant de Mario Dumont et des jeunes libéraux. L’échec de la politique de la “chaise vide”. Le referendum de Charlottetown. La naissance de l’ADQ. La lutte à l’inflation menant à la crise des taux d’intérêts élevés menant à la crise des déficits et à la récession économique. L’effondrement des conservateurs… puis du PLQ. 

C’est dans un contexte bien différent que je placerai mon prochain “x”

À suivre.


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2008/08/22 14:37

Porno pour obamaniaques

Obama Porn

Vous savez les amis, je fais de sérieux efforts pour délaisser la politique américaine au profit des préoccupations dont mon blogue se targue. Mais j’avoue que ce sera difficile dans les jours à venir… avec le congrès à la nomination démocrate qui va dominer les images dans ma télé et la section (maintenant réduite) de ma page Google dédiée à la grosse nation d’à-côté… [Ces dernières semaines, j'ai multiplié par un facteur d'au moins cinq le volume de mes abonnements RSS à du contenu francophone.]

Et aujourd’hui, avec la veille au co-listier qui tient tout le monde en haleine, j’avoue que mon attention est plutôt portée de ce coté. (Et oui, je me suis moi-aussi inscrit à la liste de distribution du message texte qui est sensé l’annoncer au monde entier en même temps… [soupir] J’ai honte.)

Obama Porn

En attendant, voici une petite dose pour satisfaire ceux qui souffrent de dépendance à l’Obamanie de la part de la journaliste-vedette à l’emploi de Time, Karen Tumulty.

Un diaporama des meilleures photos prises tout au long de la (très) longue campagne qui à menée Obama jusqu’ici… avec narration par la journaliste parsemée d’extraits de discours de Celui Qui Inspire.

Bon trip.

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