Confessions - Archives

2009/04/28 14:12

Course à la chefferie de l’ADQ: Le Petit Émerillon se mouille

Je dois dire que je ressent un intérêt particulier ces temps-ci à observer l’évolution des forces vives de notre mouvance conservatrice… surtout depuis qu’elle ne peut plus compter sur papa Mario pour lui donner forme. C’est pourquoi je trouve la course à la chefferie de l’ADQ d’un grand intérêt. Ce sera le point focal autour duquel ces forces vont s’organiser au cours des prochains mois et je crois que le résultat sera déterminant quant aux chances de survie et d’expansion du parti qui les rassemble.

Ce n’est pas dans mes habitudes, j’ai plutôt tendance à préférer le confort de ma prétendue indépendance, mais je vous avoue que dans cette course j’ai un parti pris assez marqué pour un candidat. Et donc, bien que je ne soit pas membre de l’ADQ et que je n’ai pas vraiment l’intention de le devenir, je vous annonce tout de suite mes couleurs:

C’est avec un certain enthousiasme et espoir que j’entend appuyer dans cet espace la candidature de Gilles Taillon à la chefferie de l’ADQ.

J’avais l’intention de donner quelques explications mais le temps file et je dois retourner travailler… Les explications et les arguments viendront graduellement au cours des prochaines semaines.

Pour l’instant je dirai simplement que pour le “conservateur d’extrème-centre” que je suis, il me semble l’homme de la situation.

Hmmm… J’aurais voulu afficher une bannière ou quelque truc du genre mais le site du candidat n’en contient pas et je n’ ai pas le temps d’en fabriquer une de mon cru… En souhaitant que l’équipe du “candidat de l’économie” aient la présence d’esprit de remédier à cet …oubli.


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2009/03/26 15:59

Spleen politique

Allo? Coucou! Y’a quelqu’un?

Pfff… Ça fait un bout que je n’ai pas mis les pieds ici… et je vois que la poussière commence sérieusement à s’accumuler.

En fait, cela reflète bien l’état de ma pensée ces jours-ci au sujet de cette “nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens”… Elle est figée là, les yeux fixée sur son nombril et elle accumule la poussière.

J’ai peine à exprimer à quel point je suis découragé de la gouvernance québécoise dans presque tous ces aspects depuis quelques mois… une administration montréalaise sans vision… une caisse de dépôt sans direction… un gouvernement à Québec qui suinte le cynisme et qui pue la fin de règne alors que son mandat est à peine entammé… Un autre à Ottawa qui est clairement le contraire de ce que la nature des temps présent exige et qui oeuvre maintenant objectivement contre les francophones québécois et canadiens. Un gouvernement nocif dont nous avons pavé la route vers un autre mandat en se réfugiant dans notre nombrilisme insécure au lieu de prendre sérieusement l’avenir en main.

(Oui, je blâme principalement le Québec et son refus de se ranger derrière un parti “national” pour le fiasco gênant qu’est le règne conservateur actuel… et je m’inclus là-dedans)

Qu’est-il arrivé à ma nation? Celle qui qui a menée la parade de presque tous les progrès sociaux à l’échelle canadienne depuis les années 60? Je regarde la vacuité du “plan de relance” québécois et je me désole. Alors que le géant du sud s’apprète à investir massivement dans les infrastructures nécéssaire à l’économie du 21e siècle, nous n’avons rien de mieux à proposer que de mettre à niveau nos vieilles infrastructures négligées du 20e. (Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est parce que nous les avons laissé dépérir plus que les autres, c’est faux. Les ricains ont fait bien pire que nous avec les leurs et cela ne les empêchent pas de prendre de front leur réfection tout en batissant celles qui les guideront vers le monde de demain… Et nous? Sommes nous incapables de marcher et mâcher de la gomme en même temps?)

J’ai l’impression que nous sommes devenu un peuple réactionnaire… nous n’avons plus de vision… au lieu de proposer et discuter de pistes concrètes et novatrices aux défis qui se dessinent devant nous, nous nous réfugions dans les vieux patterns… nous recyclons les plans que nous avons élaborés il y a trente quarante ans pour faire face au défis de cette époque… Les souverainistes s’accroche à une stratégie morte 100 fois et à un rêve dont le sens est de moins en moins clair dans le paysage qui s’étale devant nous… et leurs adversaires agissent comme si la faiblesse de ce vieil idéal les dispensait de proposer une alternative… ils se contentent de gérer la petite popote au jour le jour… une formule qui fait inévitablement de la gouvernance un exercice en gestion de crises en série.

Il n’y a pas longtemps, j’entendais André Forcier dire, à Tout le monde en parle, quelque chose du genre qu’il avait l’impression que nous vivons actuellement une période de stagnation politique et culturelle semblable à celle de la “grande noirceur” duplessiste…

Force m’est d’admettre que je ne trouve pas de meilleure analogie.

En espérant que cela ne fait que présager une seconde révolution tranquille (dont j’avoue être incapable d’entrevoir la forme)… et surtoût que nous n’aurons pas à attendre un autre trente ans avant qu’elle se produise.

Allez les “millénaires”… je compte sur vous (pour me surpendre). Moi et les autres “X” avons manqué le bateau, je crois.


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2008/12/22 21:58

All the lonely people

Ce soir est le premier soir du Hanukah… ma voisine… une dame agée, juive, veuve, bossue, infirmière auxilière de profession… à qui je donne un coup de main de temps en temps… est venue cogner à ma porte hier soir pour m’inviter à souper en cette occasion… embarassé, incapable sur le champ de trouver une excuse pour me désister, j’ai accepté l’invitation.

Je suis un peu saoul en ce moment… et bien que j’écris pour vous exprimer un sentiment que cette soirée m’a laissée, je tiens à preciser explicitement que rien de ce que je m’aprette à écrire ne traduit de mépris pour la dame en question. [Bon, je suis vraiment saoul... je suis incapable de juger si la phrase précédente est cohérente] Cette soirée, combinée à mes expériences récentes sur lavalife et eHarmony, me laisse empli d’un sentiment de tristesse en pensant au nombre de personnes dans notre société qui souffre sérieusement …de solitude.

Et force m’est d’admettre que je dois m’inclure dans ce lot.

En ce temps des fêtes… alors que vous serez entourés de gens qui vous aime… (et ce sera mon cas, Dieu merci, je suis issu d’un clan nombreux et extraordinaire) ayez une pensée pour toutes ces personnes seules… elles sont si nombreuses… vous n’avez pas idée.


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2008/12/17 11:05

Silence radar (c’est la faute à Noisette)

Désolé. Je sais que c’est pas mal mort chez moi ces jours-ci… Et ça va continuer encore un peu. N’ayez crainte, je reviendrai bientôt, mais pour l’instant, j’en suis à (re)découvrir qu’il y de la vie hors de l’écran.

Et puis vous pouvez blamer Noisette. C’est elle et ses histoires d’achat de télé en couple et de besoin de solitude qui ont éveillé en moi le sentiment que la mienne commençait sérieusement à me taper…

The lack of content on this blog is brought to you by:

eHarmony

and

Lavalife


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2008/12/11 17:25

Confession

Je ne suis pas allé pas voter lundi dernier.

J’élaborerai éventuellement.

Allez y! J’attend les tomates …et les briques.


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2008/08/09 15:31

Ma première muse « de droite »

Cette portion de ma bibliothèque est dédiée surtout à des ouvrages que j’ai lus (ou relus) ces dernières années et qui m’ont influencés ou que je considère importants (il en manque plusieurs que j’ai prêtés ou qui sont hors-champ). Elle en contient un de quelqu’un qui a ouvert la porte au jeune progressiste grano que mon environnement familial et social m’imposait de devenir et lui a ouvert l’esprit à une autre façon de voir le monde. Cette personne est la première responsable de ce que j’appelle aujourd’hui mes sensibilités libertariennes (de droite). Pouvez-vous deviner de qui je parle?

Si vous avez nommé Ayn Rand, eh bien… vous vous trompez. (Hi hi hi! J’ai un peu fait exprès avec le titre et en poussant sur le féminin dans le paragraphe précédent.) Mais c’est quand-même d’elle dont je veux vous parler pour l’instant.

Atlas Shrugged est le “roman” d’Ayn Rand qui forme supposément le traité central de la pensée objectiviste dont se targuent tant de libertariens puristes (J’ai lu ce livre et ça a changé ma vie, entend-on si souvent). Je l’ai donc acheté il y a quelques années alors que je cherchais à explorer de façon plus pointue les différents courants idéologiques qui animent la droite américaine…

Confession: Je ne l’ai pas encore terminé, je n’en suis qu’aux deux tiers… et ce, depuis plus de trois ans.

Mais malgré cela, je peux, en toute confiance, vous affirmer ce qui suit le plus sincèrement du monde: Ayn Rand sucks.

Je pourrais me lancer dans une longue tirade, vous dire à quel point l’univers qu’elle construit est peu plausible et que l’argument philosophique pèse si lourd dans la structure narrative et est si cousu de fil blanc que cela rend le roman d’un ennui insupportable. Et que juste au niveau de la putain de langue anglaise… Grrr! Bon, je m’arrête car je commence déjà à m’emporter. Je cède plutôt la parole au policier de la série animée South Park dont les auteurs, pourtant eux aussi renommés pour leurs “sensibilités libertariennes”, ont du avoir une expérience semblable à la mienne.

D’abord, une petite mise en situation de l’extrait: Quelqu’un viole en série les poulets des environs et… oui, c’est ça, j’ai bien dis les poulets. …et laisse des indices dont la clé ne se trouve qu’en lisant des livres. L’agent Barbrady doit alors avouer qu’il est analphabète et demande l’aide des quatre ti-culs qui l’assistent dans son enquête et lui enseignent à lire. Rocamboles et boule de gomme, le policier apprend à lire et attrape le coupable. La ville lui lance un défilé et lui demande de prononcer un discours:

Mes amis, si vous êtes curieux au sujet de l’objectivisme, il y a des tonnes de ressources sur Internet qui vous en expliqueront les fondements sans être obligé de vous taper ce qui doit être le roman le plus pénible à lire de toute l’histoire de la langue anglaise. Croyez-moi, j’ai lu une traduction victorienne de Dostoïevsky qui était moins pénible!

Ayn Rand

Quant à la “philosophie” objectiviste comme telle, elle touche à des vérités fondamentales sur la plan de la liberté individuelle et fournit des outils d’analyse utiles et encore très répandus dans la “droite économique”, mais comme philosophie globale… on repassera. Quelques bonnes intuitions, certes, mais de là à en faire un système de pensée complet et fermé… Pfff…

Si vous êtes un de ces illuminés qui s’est convaincu qu’il ou elle est l’archétype de l’Übermensch nietzschéen, l’objectivisme est pour vous, c’est votre utopie. Mais pour le reste de l’humanité, elle n’évoque à mes yeux que misère et malheur… et son application dans l’absolu m’apparaît comme le meilleur moyen de se garantir une révolution bolchévique.

Mais Alain, me demandez-vous, si ce n’est pas Ayn Rand, qui est donc cet auteur que tu tiens si responsable de tes étranges délires de droite? Eh bien, il s’agit en fait de l’auteur de science-fiction américain Robert A. Heinlein (1907-1988) dont j’ai dévoré l’oeuvre presque toute entière entre l’âge de 14 et 18 ans. (Ce qui nous replace dans les années 80)… Je vous en reparlerai, un de ces quatre. Tout ceci n’était vraiment qu’un prétexte pour livrer une attaque parfaitement gratuite sur l’objectivisme randien motivé par mon insécurité et désir de m’assurer que les fortes sympathies libertariennes exprimées dans ce blogue ne soient pas associées à cette niche extrême du mouvement qui m’inspire un dégoût plus viscéral (je l’avoue) qu’objectif.

[Oui, mais tu ne t'aide pas, en t'associant à un personnage comme Heinlein sans t'expliquer... Il y en a qui feront leurs propres recherches et ils t'associeront à une frange encore plus étrange et marginale. Heinlein était... pour le moins dire... excentrique, tu le sais bien.] …me dit la petite voix dans ma tête. Oui, mais Heinlein n’a jamais eu la prétention d’être autre chose qu’un vulgaire auteur de fiction populaire et se défendait bien d’être un penseur, un philosophe ou un exemple. Et j’ai seulement dis qu’il m’avait influencé, pas que j’adhérais à la frange capotée qu’on lui associe parfois au sein du mouvement libertarien…

Comme j’ai dis, je vous en reparlerai.

En attendant, j’ai trouvé une mention (plus ou moins) respectable de son influence dans cette excellente “chronologie de la pensée libertarienne” produite par la publication de gauche Mother Jones:

1966: Sci-fi writer Robert A. Heinlein releases The Moon Is a Harsh Mistress, a libertarian retelling of the American Revolution set on the big cheese. The narrator, a polyandrous computer programmer who rebels against a meddling and incompetent Lunar Authority, appeals to the experimental, fiercely independent mentality of Silicon Valley’s emerging generation of techno-libertarian hippies.

Hmm… techno-libertarian hippie?… j’peux vivre avec ça.

PS: Félicitations à tous ceux qui ont bien deviné dès le départ, vous m’impressionnez. Mais j’avoue que j’ai de la peine à vous croire… j’exige des preuves de votre raisonnement! ;)


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2008/02/24 16:45

Mea Culpa: (Antagoniste != Cato) && (Kwebek != Heritage)

Il y a quelques mois, alors que je me familiarisait encore avec la sphère d’ici, j’ai écrit un billet intitullé Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? » dans lequel j’ai plutôt gratuitement affirmé ceci:

Car entre Antagoniste.net qui me sert du CATO Institute réchauffé et Kuebek qui me sert du Heritage Foundation de mauvais aloi (…) Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir quitté la blogosphère américaine.

Aujourd’hui, je me sens dans l’obligation de réviser ce jugement plutôt sommaire qui n’était pas sans sa propre dose de mauvais aloi de ma part.

Bien que son raisonnement semble plutôt ancré dans une variante d’objectivisme randien primaire, David l’Antagoniste est un ultra-partisan dont la cohérence idéologique est constament sacrifiée sur l’autel du combat rhétorique. Je l’admire quand-même beaucoup, dans son genre, il est le meilleur des environs. Pour chaque trahison opportuniste à la pureté idéologique de son coté du spectre, David sera prêt, statistiques et références au bout des doigts, à nous démontrer l’imminente sagesse de la chose. Eussé-je cette initiative… [soupir]

Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le courant idéologique représenté par le très non-partisan et plutôt pacifiste Cato Institute. Il y a huit ans, il était encore souvent associé aux parti républicain mais les politiques néo-conservatrices de l’administration Bush et l’affaissement de la direction du parti en chambre aux impératifs de la droite chrétienne en ont fait le premier des grands courants idéologiques de la droite américaine à dire bastà à la coalition. Déjà en 2004, la fissure était claire.

En fait, c’est surtout là que la comparaison perd sa validité. La démarche du Cato Institute s’inscrit en complète opposition aux politiques néo-conservatrices qui prône la légitimité de la coercition et de la force au nom de la liberté et du pluralisme (la vérité et son contraire) et au “conservatisme de la grandeur nationale” (National Greatness conservatism) représenté par John McCain. (Je dois d’ailleurs dire que je commence à être plutôt séduit par une nouvelle génération d’intellectuels au sein de ce mouvement qui semble enfin pousser la réfexion plus loin… dans une direction plus responsable et mature que l’utopie libertarienne simpliste qu’on me présentait il y a 15 ans… et ça me plait).

Et maintenant (et surtout) Kuebek. J’ignore qui est derrière ce blogue… je ne sais pas si c’est le type au cigare qui se présentait dans sa première incarnation ou s’il s’agit d’un jeune boutonneux à la plume agile… mais là aussi, on est, en fait, loin du Heritage Foundation (quoi que pas aussi loin que l’exemple précédent). Le Heritage Foundation est un think-tank paléo-conservateur à la Pat Buchanan, honorable, travaillant, attaché à un schème de valeurs traditionnelles cohérent et sage… mais ne brillant pas particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre ses thèse dans les sphères platoniciennes de l’académie.

L’auteur derrière Kuebek, par contre, est à mon avis, un authentique intellectuel conservateur. Un intellectuel se doit de toujours questionner et remmettre en question la “sagesse conventionnelle” qui semble tous nous guider… et de le faire à l’aide d’arguments rhétoriques cohérents et bien ficelés en ramenant les concepts à leur essence. C’est sombre… c’est parfois hautain… mais c’est fondé sur un regard lucide… et il y a là une façon d’éclairer les choses… autrement… qu’il est toujours bon de considérer lorsqu’on tente de contempler la vérité (activité autant louable qu’impossible).

Je le lis et j’ai une autre comparaison qui me reviens constament à l’esprit quand je pense aux écrits anglo-saxons que j’apprécie, une qui, cette fois-ci, fait acte de sincère compliment.

J’ai trouvé mon WFB.


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2008/02/05 11:07

Mon obsession américaine

Je suis pas mal hors-sujet ces temps-ci, par rapport à la “mission” avouée de ce blogue. Je vous avoue que depuis environs 6 semaines, j’ai complètement décroché de l’actualité francophone pour me consacrer entièrement au spectacle politique le plus axtraordinaire et excitant auquel il m’a été donné d’assister depuis le début des années 80, époque où commence ma passion pour ce jeu. Oui, j’étais un tit-cul de 12 ans qui se passionnait de politique. C’est loin d’être le coté le plus excentrique de ma personalité… mais ça c’est un tout autre billet.

Il se passe quelque chose chez nos voisins du sud ces temps-ci… quelque chose de profond… un changement d’axe dans la culture… Et c’est complètement fascinant à observer.

Une fois de temps en temps tout au long de leur histoire, nos amis les américains ont le don de simplement se redéfinir comme culture afin d’entreprendre les défis qui semblaient précédemment insurmontables. Roosevelt en 1932, Kennedy en 1960, Reagan en 1980… Tous des moments charnières où on tourne la page et où la conversation politique se réorganise autour de nouveaux axes.

J’ai vraiment l’impression (l’espoir) qu’avec Barack Obama nous en somme à nouveau à un de ces “moments”. (j’ai avalé le kool-aid, comme on dit)

Nous vivons nous aussi, à notre façon, un de ces moments depuis quelques temps… ce n’est pas fini et c’est difficile de voir où ça s’en va… c’est ce qui m’a inspiré à démarrer ce blogue… mais aujourd’hui, les projecteurs sont sur les United States of America.

Et en tant qu’amateur d’histoire des Amériques françaises, britaniques et états-uniennes, j’espère que vous me pardonnerez si mon focus est présentement captivé par ce qui se passe au centre de l’Empire.

Il est fort probable que la journée d’aujourd’hui, ce superméga-mardi sans précédent, ne règle rien entre Hillary Clinton et Barack Obama et que la campagne se poursuive… (prochain arrêt, quatres états le 9 février) ça ne s’est pas produit depuis 1984! …et ça va encore continuer. Le reste du calendrier des primaires est ici.

Je n’ai donc pas fini de vous casser les oreilles avec ça.


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2008/02/04 18:25

Tout le monde en parle et YouTube

Comme mes lecteurs (s’il m’en reste) ainsi que mes amis Facebook s’en sont apperçus, j’avais plus ou moins disparu du cyberespace ces dernières semaines… Ça m’arrive à l’occasion. Et ce ne sera pas la dernière fois. Quoi qu’il soit rare que je m’absente aussi longtemps.

Mais voilà. Je reviens de mes “vacances” pour reprendre mes activités et lorsque j’essaie d’accéder à ma page YouTube je rencontre ceci.

Argh! (Comme disait Shakespeare) Tous mes vidéos… tous mes extraits de la commission Bouchard-Taylor!… les heures et les heures que j’ai mis à éditer, réencoder et mettre en ligne tous ces extraits… les “relations” que j’avais développé avec d’autres utilisateurs qui appréciais mon contenu…

Tout ça… Pfuit! Envolé.

Je me répète: Argh!

Je fouille dans mes courriels et je m’apperçois que la dernière chose que j’aie reçu de YouTube sont trois messages quasi-identiques… je vous donne le premier:

YouTube | Broadcast Yourself™

Dear Member:

This is to notify you that we have removed or disabled access to the following material as a result of a third-party notification by Société Radio-Canada claiming that this material is infringing:

Tout le monde en parle: Imam Omar Koné (1 de 3): http://www.youtube.com/watch?v=4WcL393hIAA

Please Note: Repeat incidents of copyright infringement will result in the deletion of your account and all videos uploaded to that account. In order to prevent this from happening, please delete any videos to which you do not own the rights, and refrain from uploading additional videos that infringe on the copyrights of others. For more information about YouTube’s copyright policy, please read the Copyright Tips guide.

If you elect to send us a counter notice, please go to our Help Center to access the instructions.

Be aware that there may be adverse legal consequences in your country if you make a false or bad faith allegation of copyright infringement by using this process.

Sincerely,
YouTube, Inc.

Copyright © 2007 YouTube, Inc.

Les autres messages sont identiques mais concerne les deux autres extraits de l’entrevue.

Je note que je n’ai rien reçu m’avisant de la “suspension” de mon compte

Une recherche sur le site avec les mots “tout le monde en parle” donne ceci.

Tout plein d’extraits de l’émission originale française, mais plus aucun extrait de notre version “grand messe” bien à nous, animé par notre sainte bitche nationale.

Merde!

Bon. Moi, je n’ai rien contre le concept de droits d’auteur. Mais dans ce cas çi, je ne comprends tout simplement pas le problème.

En quoi est-ce que la publication de ces extraits sur Internet peut elle faire un tort quelconque au propriétaite des droits d’auteurs? Il ne s’agit pas ici d’une oeuvre écrite, mais plutôt de contenu d’actualité et d’intérêt publique qui devrait tomber sous le l’égide de la politique du fair use. Mais même sans ça, je ne vois pas en quoi le propriétaire des droits d’auteurs est lésé. S’il a l’intention de vendre des DVD de son émission, je prétends que l’enthousiasme des internautes à en publier des extraits intéressants ne fera que générer de l’intrêt et mousser ses recettes. (N’ont-ils pas encore compris?)

Je comprendrais si, comme le font maintenant les américains (Viacom, qui avait intenté la fameuse poursuite d’un milliard contre YouTube, a beau être agressive en ce qui concerne la défense des ses droits d’auteurs, elle a le mérite d’avoir rendu son contenu populaire, comme le Daily Show et South Park, disponnible via ses propres sites web) Je disais donc que je comprendrais si l’émission était disponnible sur le web, je serais alors entrain de lui piquer du traffic qui, dans son cas, lui rapporte des bidous. Et ça, je respecte! Moi, je veux que les créateurs tirent le maximum de leur travail.

Mais ce n’est pas le cas. L’émission n’est pas disponnible sur le web (à ce que je sache) et personne n’en tire de revenu une fois sa diffusion. Alors je pose sincèrement la question: En quoi est-ce que la publication d’extraits d’émission comme Tout le monde en parle sur YouTube pose t-il préjudice au propriétaire des droits d’auteurs?

Ajout: Après avoir longuement navigué les méandres de la section d’aide de YouTube, (Il veulent vraiment s’assurer que le problème n’est pas couvert par une de leur pages avant de nous laisser communiquer avec eux), j’ai finalement trouvé un endroit ou on peut plaider notre cause lors d’une “suspension” de compte… le hic, c’est qu’on a que 350 caractères pour le faire.

Voici le message que je leur ai envoyé:

I am back from a 6 week vacation of online activity to find my account has been suspended. I am an honest user concerned only with newsworthy public domain content. Any copyright violation on my part was unintentional. I always try to play by the rules. Having put lots of work into this account, I am hoping it can be reactivated. Thank you.

On verra bien.


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2007/12/21 13:58

Chômage

Le bout du rouleau…

Fini.

La compagnie pour laquelle je travaille agonise…

Elle ne peut plus me payer… elle ne peut même plus me garantir ce qu’elle me doit déjà. C’est fini. Mise-à-pied “temporaire”. Heh, et l’ironie du fait que tout ça se passe à ce moment-ci de l’année n’échappe à personne. [Christmas is going to be a Bob Cratchit affair for me this year...]

C’est la fin d’une époque pour moi. Onze années consécutives sans assistance gouvernementale quelconque. Et que de chemin parcouru!…

Il y a 12 ans, je vivais de l’assistance sociale. Un jeune homme sans perspectives, ayant abandonné toute prétention de la carrière d’acteur dont il avait rêvé et dans laquelle il s’était brievement investi. Le mieux que je trouvais, pour gagner ma vie, était de faire des appels pour les maisons de sondage. Boulot précaire et crève-faim s’il en est un.

Puis est arrivé l’économie du savoir.

Grâce à toutes sortes de concours de circonstances, certains dûrement arrachés, d’autres relevant de la chance la plus improbable (je crois que c’est ce qu’on appelle la vie)… la venue de l’économie du savoir a permi à un p’tit smatte sans diplôme comme moi de s’enseigner à maitriser cette nouvelle technologie et à se hisser, au fil des opportunités, du rang des 20% les plus pauvres de notre société à celui des 20% les plus riches. [Sautez pas au plafond. Le bas de la tranche du premier 20%, c'est pas rien, j'avoue, mais c'est pas la fin du monde non-plus... Dubuc a raison de dire que le Québec pourrait et devrait faire mieux.]

Et que d’aventures à naviguer ce nouveau monde!… je me souviens, à l’époque de la bulle “DotCom”… il y avait tant d’argent! …tant d’argent!… tant d’opportunités… J’ai pu voir et vivre le capitalisme sous tous ses angles, du “start-up” aux hautes sphères corporatives …mon chemin m’a même brièvemment ammené à travailler pour Michèle Courchesne, alors qu’elle était VP Marketing chez Cognicase, une “grosse” boîte informatique de l’époque, depuis avalée par CGI.

Tout ça pour aboutir, il y a environs 5 ans, dans une situation de rêve. Un boulot dans une petite boîte de recherche ayant une idée révolutionnaire repoussant les frontières de la science informatique… le genre d’idée qui (si elle fonctionne) va changer le monde mais qui demande toujours davantage de recherche et développement (donc de financement) pour mener à terme… C’est là où, pour la première fois, on me paye entièrement non seulement pour mon expertise en bases de données, mais surtout (et c’est important pour moi, n’ayant aucun diplome) pour mes connaissances en tant que programmeur. Pour eux, le fait que j’ai appris par moi-même est un plus! C’est depuis ce temps là que je me dis informaticien.

Mais voilà, c’est fini.

Le dollar américain qui fait tourner mon industrie ne vaut plus grand chose. [Truth is, a good part of my personal revenue for the last 5 years was (indirectly) coming from U.S. taxpayers] Et l’économie qu’il représente, après 7 ans de la folie Bush, tourne maintenant à sec. Pouf! Crack! Il n’y a plus d’argent!

Les cours d’eau vitaux à l’écosystème capitaliste dans lequel les petites entitées comme nous survivent sont maintenant à sec… et les plus vulnérables commencent à tomber. Ce n’est pas fini…

Je ne me plaint pas. Bien que je sois en deuil de ma “situation de rêve” (qui de toute façon, n’en était plus vraiment une depuis déjà 6 mois), je regarde en arrière et je ne peut qu’être émerveillé et me dire: “Woo-wee! What a ride!!!”.

Vive le capitalisme!

On me dit que le marché place encore beaucoup de valeur sur mes connaissances, mon expertise et mon expérience… j’ai bien hâte de voir.

De toute façon, ce n’est pas ça qui est important:






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2007/12/07 14:31

Changement de cap… ou note concernant la présence de l’anglais dans ce blogue

Je m’apperçois que je commence à publier de plus en plus de liens vers des trucs anglophones… Et cela trahit quelque peu la « mission » originale que j’ai voulu donner à ce blogue. Je suis surtout sensible au fait que cela cadre mal aux yeux de certains avec l’image de promotion et de valorisation du français en Amérique que se donne Le Petit Émerillon.

Il faut comprendre que je suis 100% francophone, mais je suis aussi 99,7% anglophone.

J’ai ouvert ce blogue, il y a plus de trois mois, en grande partie parce qu’après m’être amusé à exposer sur Internet la partie anglophone de mon esprit pendant un bon moment, mon coté francophone commencait à s’agiter de plus en plus… Il avait lui aussi plein de choses à dire (surtout avec les récents changements de paradygmes au niveau de la politique canadienne et québécoise) et il n’avait pas envie de les dire en anglais… surtout que la minuscule quantité de lecteurs qui visitait mon site (surtout des filles, rencontrées sur MySpace, du Canada, des U.S.A. et d’ailleurs qui aimaient ce que j’avais à dire sur les femmes… et moi de répondre à la demande) n’avait ni le contexte pour comprendre ce que j’avais à dire là-dessus, ni l’intérêt.

J’ai donc démarré ce blogue au départ avec l’intention de le réserver exclusivement à mes “réflexions sur l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens” tout en continuant à déverser le reste de mon esprit dans mon blogue anglophone… Mais, vous savez, moi et la discipline personnelle… Pfff.

Trois mois plus tard, je me retrouve à administer un blogue francophone qui est lu et où participent une variété de gens aux idées diverses qui provoquent et stimulent ma réflexion et je suis complètement accro. (Je dois d’ailleurs me questionner sur le montant croissant de temps que cette activité est en train de me bouffer… A guy’s also gotta have a life at some point!)

Pendant ce temps, mon site anglophone amasse la poussière et le coté anglophone de mon esprit cherche des échapatoirs.

J’ai donc décidé d’officialiser un léger changement de cap pour Le Petit Émerillon. Disons qu’en plus de sa mission principale de promouvoir une identité francophone nord-américaine forte et de se pencher sur les débats de la société francophone, il se donne une sous-mission… Celle d’ouvrir aussi une fenêtre donnant dans l’univers anglophone qui nous entoure… un univers qu’il faut aussi apprendre à apprivoiser si nous voulons y tailler notre place habilement.

Je ne me gênerai donc plus pour vous parler de politique américaine et mettre des liens vers du matériel anglophone portant sur les aspects qui m’intéressent de la pensée anglo-saxonne mondiale (lire, surtout américaine) et son évolution.

[Note: Plus de profondeur sur ce "changement de cap" dans le prochain billet: Pourquoi "Le Petit Émerillon". J'ai décidé de morceller... ]


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2007/12/02 23:20

Les commentaires

J’ai ignoré plusieurs commentaires depuis une dizaine de jours… Comme je vous l’ai dit ici, la bannière qui annoncait que je me concentrais sur une «Lettre ouverte à Mgr Ouellet» et que je ne réponderais donc pas à (la plupart) de vos commentaires afin d’éviter à mon esprit de «faire la girouette» n’est plus qu’une excuse éhonté pour continuer de les ignorer depuis que j’ai perdu toute prétention de travailler sur cette lettre.

Mais même en temps normal, je suis assez volage dans ce domaine. Je dirais même que j’ai une relation un peu tortueuse aux «commentaires». [Mais ne vous en faites pas trop pour moi, j'ai aussi une relation très tortueuse à l'écriture et pourtant... Il faut croire que je suis un peu masochiste.] La vérité est que j’en veux des commentaires… le plus possible!… Emmenez-en!!! Certains de mes meilleurs billets ont été écrit en réaction à vos commentaires. (Surtout toi Renart, tu es très apprécié. Tu as le don de toujours mettre le doigt sur la question qui me force à aller au bout de ma réflexion… et surtout (et c’est important), qui m’en donne envie.) Sauf qu’en même temps, il arrive que je me sente prisonnier du ping pong intellectuel provoqué par le fait de réagir en même temps à des commentaires sur plusieurs de mes billets en plus de suivre ce qui se passe sur les blogues où moi j’en laisse alors que j’ai trois ou quatre billets qui me travaillent l’esprit et que je sais que même sans ces distractions, je serai chanceux si je réussis à en pondre deux pendant qu’ils sont encore «dans l’air du moment». [Comment fais-tu, Renart?]

(Et je l’avoue franchement, il arrive que des commentaires m’envoie dans une direction où j’en aurait beaucoup à dire, mais je n’en ai tout simplement pas envie, soit parce que c’est quelque chose que j’ai déjà exploré à fond et que je sens que je j’ai plus rien à en retirer, ou encore simplement parce que la direction en question ne fait pas partie des trois ou quatre sujets de réflexions qui me travaillent et je ne peux m’y attaquer sans les mettre de coté.)

Cela aiderait si j’étais capable de faire dans la réaction rapide… mais ce n’est pas ma force. (Sauf quand je suis en ta…, Mistral a raison. Mais on peut pas tout le temps être en ta…, ça devient ennuyant) Je suis plutôt du genre à laisser l’idée mûrir pendant trois jours avant de commencer à pondre. Et même là, je ne suis pas de ceux pour qui ça sort à la vitesse de la pensée… c’est laborieux… et on dirait que plus je veux faire court, plus ça prend de temps. [Speaking of which, you're going to have to wrap this up soon]

Alors lorsque je recois un commentaire et qu’une réponse immédiate ne me vient pas à l’esprit, je remets à plus tard… j’attends… je laisse «mûrir»… puis, je culpabilise parce que je sais que j’aime bien qu’on réponde à mes commentaires quand j’en laisse chez les autres et je veux que les gens aiment à participer et reviennent souvent chez moi. Et je ne veux surtout pas qu’on se décourage de commenter… ça me nourrit tellement dans mes réflexions.

Enfin… Sachez que vos commentaires sont tous lus et appréciés… et que si vous ne recevez pas de réponse immédiate, ça va venir… Le fait que je publie beaucoup entre temps relève davantage d’un besoin névrosé de sortir certaines choses de ma tête avant de pouvoir m’y adresser comme il faut que d’une mauvaise volonté de ma part.

Donc voici le nouveau libellé de ma section commentaires:

Si vous ne recevez pas de réponse à votre commentaire, ne soyez pas offensés, soyez fiers. C’est que votre commentaire a provoqué une réflexion trop profonde en moi pour pouvoir y répondre en quelques phrases rapides.Ou alors c’est que je le trouve tellement insignifiant que je n’ai tout simplement pas envie d’y répondre.

Mais si vous avez si peu confiance en vous pour croire que vous appartenez à cette dernière catégorie, je ne peux rien faire pour vous, car j’ai plutôt tendance à voir les choses comme vous.

Sur ce, je vous laisse pour aller m’adresser aux commentaires que j’ai ignoré ces derniers jours… je sais que ce n’est probablement pas nécessaire, la plupart d’entre eux ayant été oubliés par leurs auteurs qui sont passés à autres choses…

Mais c’est le principe.

Non?


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2007/12/01 22:30

Ma lettre au cardinal Ouellet

…tarde à sortir, je le sais.

…et elle ne sera pas dans ce billet.

En fait, les habitués doivent s’y attendre maintenant… si je vous promets quelque chose et que ça n’arrive pas dans les 24 heures suivantes, les chances sont que ça n’arrivera pas. Et lorsque je vous annonce que je diminue mon rythme de publication, attendez-vous à le voir augmenter. Je crois vous avoir déjà parlé de ma relation tendue avec la discipline personnelle.

J’avais de grands plans avec cette lettre… Fort de mes récents « succès » dans les médias, je planifiais, en plus de l’envoyer au cardinal et de la publier ici, de l’envoyer aussi aux journaux… qui sait?

Mais pour que tout ça ait une chance de fonctionner, il aurait fallu que je l’aie pondue lundi ou mardi et envoyée sitôt. Là, on commence à passer la limite du cycle de 7 Jours (Bonne Semaine!) décrété par les impératifs corporatifs de notre petit univers pour presser le citron d’un évènement médiatique avant de passer au prochain sujet chaud. (Encore mieux si ça peut démarrer le dimanche soir à TLMEP, avec trois jours de pré-avis… Ça, on aime ça!)

Enfin… Voilà déjà deux jours que la petite bannière en-haut qui annonce la venue de cette lettre n’est plus qu’une charade pour m’éviter à avoir à répondre à vos commentaires pendant que je lis et écris ce qui me chante. (Surtout que là, je suis complètement freaked-out depuis que le Mistral a soufflé chez moi… [Ok, enough with the puns! It's not that imaginative.])

Ce qui m’a stoppé dans mes tracks, comme disait Shakespeare, c’est cette discussion que j’ai eue (et que j’ai laissée sans réponse, ce qui est assez impoli de ma part) avec Suzanne, une radi-catho à tendance sédévacantiste (que j’aime ce mot depuis que je le connais) qui tient un blogue pro-« culture de la vie » et que j’ai croisée via le blogue de Philippe David. Disons que cette expérience a eu pour effet de refroidir mes ardeurs à l’idée d’explorer les possibilités de rapprochement avec l’Église. Avant de pouvoir continuer, je dois me réconcilier avec le fait que cette dame, malgré ce qu’elle en dit, ne représente pas l’attitude actuelle de l’institution, mais bien un courant qui souhaiterait retourner au moeurs, rites et dogmes d’avant Vatican II. C’est justement une de celles qui l’est trop, comme dit le maire Jean Tremblay, et qui lui tape sur les nerfs.

Mais bon. Ça a ruiné mon élan.

Et bien que j’aimerais explorer avec elle la cohérence de son attachement farouche aux doctrines de l’Église combiné à son rejet, ou du moins sa déception, face à « l’Esprit de Vatican II » qui est reflété dans la doctrine moderne (I think) et qu’elle se doit donc de suivre selon ses propres principes: « Si on croit que l’Église a la parole de la Vie, on la suit, malgré la difficulté de comprendre certaines doctrines, parce qu’on croit qu’elle est protegé de l’Esprit saint par l’erreur doctrinale,[sic] et qu’elle est chargé de prêcher la vérité de Dieu. » J’ai eu ce type de discussion avec des fondamentalistes de toutes les variétés dans ma vie et ce n’est vraiment plus cet aspect des choses qui m’intéresse.

En fait, mon intérêt et mon ouverture actuelle face à l’Église et à la religion en général me viennent de deux sources très distinctes, je crois.

La première étant la réaction extrême que j’ai eue récemment face à toute l’intolérance patente du discours laïcisant à la commission BT. Je le répète, les seules personnes que j’entends exprimer le désir de vouloir dire aux autres comment vivre dans toute cette histoire sont les laïcs. Les religieux ne revendiquent qu’un espace de liberté suffisant pour être heureux sans trop déranger les autres. Cette intolérance face à la croyance religieuse est tellement répandue dans la culture ambiante qu’il est permis, sans que personne ne bronche, de dire des choses sur les croyants qu’il est interdit de dire à propos de tout autre groupe.

Quelle différence entre:

« Je n’ai rien contre la religion, mais ça ne devrait pas sortir de la maison et/ou de l’église/temple/mosquée/etc., on n’en veut pas sur la place publique. »

Et:

« J’ai rien contre les homosexuels, tant que ça reste derrière des portes closes. Le reste, j’veux pas l’savoir. J’veux pas les voir s’embrasser pis s’tenir la main dans la rue. »

Pour moi, il n’y a aucune différence entre ces deux attitudes.

Pourtant, dans la société bien pensante dans laquelle j’évolue, il est permis d’exprimer cette première opinion et de passer pour un être éclairé, tandis que la deuxième nous condamne à être perçu (à juste titre) comme un cro-magnon homophobe et intolérant.

J’ai toujours accusé les homophobes d’avoir peur de leur propres désirs homosexuels. Maintenant, j’accuse les laïcisants de la place publique d’avoir peur de leur propre soif de Dieu.

…Mais je m’éloigne de mon propos.

Ce que j’essaie de dire est que dans de telles circonstances, j’ai tendance à beaucoup (trop) m’identifier avec celui que je perçois comme injustement persécuté. J’aimerais pouvoir le dire en français, mais ça sort pas, I’m a classic bleeding-heart liberal in that sense. Sauf que ce sentiment est éphémère et s’évapore rapidement au contact de quelqu’un comme Suzanne.

La deuxième (et plus profonde) source de mon ouverture est plus difficile à expliquer.

Elle vient en grande partie du fait que mon cheminement spirituel, incluant toutes les recherches que j’ai faites ces dernières annéees sur les origines historiques et l’évolution des différentes religions (surtout le christianisme et l’Islam), m’a récemment mené à un endroit à l’intérieur de moi où le paradoxe apparent de la phrase suivante: « Il n’est pas nécéssaire de croire en Dieu pour croire en Dieu » semble s’évaporer.

Je sais que ça semble ésotérique… ça m’apparaît si clair et si simple, mais en même temps, je n’ai pas l’impression que je pourrais l’expliquer comme il faut en moins de 20 pages. Alors je n’insiste pas.

Sauf pour dire que depuis ce temps, c’est comme s’il m’était permi de « croire en Dieu » sans abdiquer la moindre parcelle de mon adhésion à la pensée critique et rationelle, non plus qu’à la méthode scientifique et la cosmologie qui s’en dégage.

Délire? Vue de l’esprit? Je ne sais pas.

Mais savoir si c’est « vraiment vrai » n’est pas la question.

C’est utile.


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2007/12/01 18:15

Note concernant la qualité du français sur ce blogue

L’auteur de ce blogue utilise (parfois)
BonPatron.com
pour corriger ses fautes.

Mais la plupart du temps, il se croit assez hot pour se relire et corriger ses fautes lui-même.

Il a tord.


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2007/11/30 19:51

Mes excuses au capitaine

Capitaine Virgil,

Je t’estime énormément, je lis et j’apprécie ton blogue… tu es parmi mes préférés.

Mais je suis en train de faire ma première rencontre avec ton nemesis, le maire de Saguenay, Jean Tremblay… il est l’invité à Il va y avoir du sport ce soir.

Je suis désolé, mais…

Je le trouve hyper sympa!

…et pas déraisonnable.

Ajout: Zut!!! J’allais mettre l’extrait dont je parle sur YouTube, mais je viens de faire une bourde et j’ai scrappé le fichier source. Ça ira à la rediffusion de dimanche, si j’ai le temps.

Re-ajout: Hmmm… si seulement je pouvais dire que j’en ai fumé du bon. Je viens de me rendre compte que je n’aivais pas, comme je le croyais, supprimé le fichier source… Enfin. L’entrevue sera en ligne sous peu.


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2007/11/27 15:38

La religion dans laquelle j’ai grandi

J’ai souvent répété, dans mes récentes interventions sur l’Église et la religion, que je n’ai pas été élevé dans quelque forme de religion que ce soit.

En fait, si je veux être honnête (et je le veux), je dois admettre que ce n’est pas entièrement vrai. Mes parents (et leurs contemporains) ont certes quitté l’Église… dégoutés, entre autre, comme le reste de leur génération, par la flagrante hypocrisie de l’institution qui est soulignée par cette malheureuse doctrine: « Faites ce que je dis et non ce que je fais », mais dans leur cas, ce n’était pas pour se lancer dans un athéisme matérialiste, bien au contraire.

J’ai passé ma petite enfance entouré de jeunes adultes qui croyaient sincèrement (un peu comme les premiers chrétiens) incarner la première vague d’un monde nouveau… qui est très fidèlement résumé dans les paroles citées ci-bas. Comprenez-moi, on est loin de parler de culte ou de secte… mais je me souviens d’avoir été entouré (et élevé selon) une volonté d’expérimenter pour appliquer concrètement ces valeurs et ce mode vie au quotidien… dans l’idée que c’était la voie de l’avenir et qu’on allait « changer le monde ».

C’était terriblement naïf… mais pas plus que les fondements du christianisme. Et avouez que c’est un bel idéal auquel aspirer.

Je parle de ceci:

When the moon is in the Seventh House
And Jupiter aligns with Mars
Then peace will guide the planets
And love will steer the stars

This is the dawning of the age of Aquarius
The age of Aquarius
Aquarius!
Aquarius!

Harmony and understanding
Sympathy and trust abounding
No more falsehoods or derisions
Golden living dreams of visions
Mystic crystal revalation
And the mind’s true liberation
Aquarius!
Aquarius!

When the moon is in the Seventh House
And Jupiter aligns with Mars
Then peace will guide the planets
And love will steer the stars

This is the dawning of the age of Aquarius
The age of Aquarius
Aquarius!
Aquarius!

Let the sunshine in!

…Et en plus, je suis verseau!


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2007/11/20 23:20

Fin de l’absence…

Allo les amis! Je sais que ça fait un petit bout que je ne vous ai pas donné de nouvelles… et que je ne vous ai pas avisé du congé… appelons ça une période de ressourcement, j’avais besoin d’un break. Sauf que je ne sais pas si vous pouvez comprendre, mais de publier quelque chose pour vous en aviser aurait réouvert les vannes et je n’aurais pas pu vraiment m’arreter comme je l’ai fait. Que voulez-vous, la discipline personnelle n’est pas mon fort.

Mais voilà, je suis de retour. J’ai l’intention de ne pas publier au même rythme qu’avant… mais comme je vous dis: Discipline personnelle… on verra.

Ceci dit. La commission Bouchard-Taylor passait par mon patelin de Côte-Des-Neiges ce soir et j’y était. J’ai même passé à la télé. Et en plus, j’ai l’extrait! Je suis à l’encoder et il sera sur YouTube d’ici peu…

Je vous prépare un petit billet là-dessus mettant en vedette mon “2 minutes.”

Glp…

En espérant que de me voir parler ne ruinera pas l’idée que se font de moi les lecteurs de ce blogue.

Enfin… Alea jacta est.


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2007/10/29 19:12

Chus pus capable

19:53 : Je suis en train de me taper la commission BT à Québec en direct à la télé.

J’ai honte

J’ai honte

Je suis loin d’être un multiculturaliste… Mais je refuse de vivre dans une société qui ne veut pas être pluraliste.

L’intégrisme laïque démontré par trop de mes concitoyens m’écoeure.

Chus pus capable.

J’en suis aux larmes…

Je vous laisse sur ce billet que j’ai écrit il y a peu de temps qui exprime mon dégoût et ma déprime actuelle face au profond manque de confiance de mon peuple.

Chus pus capable.


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2007/10/26 22:25

Séjour américain

Bon. Je suis de retour.

Voilà une semaine que je vous néglige chers lecteurs et compatriotes blogueurs… désolé… plusieurs raisons expliquent ma baisse d’activité. Principalement, l’appel de la “vraie vie” et du travail qui ont grandement diminué le temps que j’ai pu allouer à mes activités blogosphériques, mais aussi un besoin de décrocher quelque peu et nourrir les autres côtés de ma personnalité dont le côté anglophone et américanophile… Je suis donc retourné frayer dans mes anciennes sources.

Parlant de d’ça, je vous reviens avec deux recommandations.

D’abord, la chronique de David Brooks du New York Times de ce matin. Il y parle de notre nouvelle tendance à sous-contracter des fonctions de nos cerveaux à la technologie… en tant que façon d’atteindre le nirvana! Il ironise, bien sûr.

Ensuite, Bloggingheads.tv, le rendez-vous des blogueurs d’élite et intellectuels américains, nous offrait cette semaine un diavlogue passionnant entre Robert Wright, auteur renommé et co-fondateur du site, et Will Wilkinson, auteur du blogue The Fly Bottle et analyste politique au Cato Institute, le principal think tank de la droite libertarienne aux États-Unis. Une discussion tout-à-fait enrichissante sur les tenants, aboutissants, variantes, subtilités et éventail de principes sous-jacents du mouvement libertarien. (Bon, ok, je sais que ça fait beaucoup de liens, le truc principal dont je parle est ici.)

Parlant de libertariens, les gars de South Park nous en livre un gros morceau ces temps-ci… Une trilogie épique dont le troisième épisode ne sera diffusé que la semaine prochaine. Attendez, je vous raconte… c’est trop bon.

Alors, les p’tits culs de South Park se retrouvent, par un processus trop long à vous expliquer [Is there even a word for leprechaun in French?], dans l’univers de l’imaginaire collectif… un monde peuplé de tous les personnages que l’humanité a imaginés depuis l’aube des temps, d’Anubis à Ronald McDonald. Sauf qu’à ce moment…
Téléchargez ce clip et vous allez comprendre.
Atention! Images graphiques! Amateurs de Ronald McDonald s’abstenir.

Le génie du gag nous est révélé quelques scènes plus tard dans ce clip.
Avis: Si vous ne téléchargez qu’un seul clip, je vous recommande celui-ci.

Aux adeptes de la technologie BitTorrent je vous recommande d’aller faire un tour du côté de chez MrTwig et télécharger les épisodes complets. (s11e10 et s11e11)

Bon. Ok. Ça fait trois recommandations.

Pendant ce temps, je n’ai porté qu’une attention distraite sur ce qui se passait ici. Je note que le PQ est en train de brûler une bonne idée avec son projet de loi sur la citoyenneté. En ira-t-il de même pour celui sur une constitution du Québec? J’en reparlerai lorsque j’aurai eu plus de temps pour m’y pencher. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que le PQ lance ces idées beaucoup trop vite, bien trop tôt. En plein milieu des audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor, non mais tsé… C’est comme les Libéraux avec leur projet de loi sur la primauté de l’égalité des sexes… Hey! Wô les moteurs! On peut-tu attendre que la commission fasse son travail et que la poussière retombe un peu?

Bon je vous laisse, je dois aller me replonger dans notre sphère locale et lire ce que mes compatriotes ont eu à dire ces derniers temps.

Et j’ai un billet que j’ai promis et que j’ai commencé qu’il faudrait bien que je finisse un jour.


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2007/10/17 22:59

Suis-je « de droite? »

J’avoue que depuis que l’intrépide Capitaine Virgil a dit qu’il ne me croyais pas lorsque je dis que je suis « de droite, » (en fait, je ne crois pas que j’aie déjà dis ça comme ça, j’essaie toujours de nuancer) cela m’a un peu piqué et me pousse à vouloir polir mes « épaulettes » de droite afin qu’elles paraissent mieux.

Comme cela transparait dans le commentaire que je lui ai laissé.

Citation: [Est-ce prétentieux de se citer soi-même?]

Bien qu’élevé par des hippies granos [et] pionniers du genre, moi, à la fin des années 80, j’étais partisan et admirateur (je suis toujours admirateur) de Reagan, Bush (père), Thatcher, Mulroney et Bourassa… et j’étais branché sur un certain courant idéologique américain libertarien[, capitaliste] et vaguement anticlérical dont le meilleur représentant auquel je peux penser est l’économiste Milton Friedman. J’ai beaucoup cheminé depuis, je suis aujourd’hui plus partisan d’une certaine approche conservatrice que j’entends définir plus en détail au fil du temps, mais ces idéologies de droite demeurent mon point de départ.

Je parle souvent d’un cheminement conservateur… où d’une approche conservatrice… mais je n’explique pas souvent ce que je veux dire par là.

Avant de commencer à en parler plus en détail… chose que je ferai très, très sporadiquement au fil du temps, je vous livre deux des références principales qui sous-tendent ma pensée à ce niveau. (Ce sont loin d’êtres les seules)

Tout d’abord, si je me réclame d’une tendance conservatrice, c’est celle du conservatisme burkeien. Edmund Burke (entrée beaucoup plus détaillée en Anglais) est un homme politique et philosophe irlandais du 18e siècle, à l’époque des révolutions américaines et française et est souvent considéré comme le père du conservatisme anglo-américain.

Voici une citation de lui que j’ai trouvée sur wikipé français:

Les bonnes manières sont plus importantes que les lois et c’est d’elles que les lois dépendent en grande partie

…Je ne peux m’empêcher de penser à une petite conversation que j’ai eue récemment sur UHEC.

Voici aussi deux billets d’Andrew Sullivan (encore une fois en Anglais, désolé) qui donnent une idée de la saveur de sa pensée, ici et ici.

Parlant de M. Sullivan, il est justement la deuxième (mais surtout la plus importante) source de ma pensée conservatrice.

Voici comment il est décrit (au moment où j’écris) dans wikipé anglais:

Sullivan is known for his unusual personal-political identity (HIV-positive, gay, self-described conservative often at odds with other conservatives, practising Roman Catholic, and a non-U.S. citizen who focuses on American political life).

Son livre The Conservative Soul: How We Lost It and How to Get It Back est autant une élaboration de sa philosophie conservatrice qu’une attaque dévastatrice contre l’administration Bush qu’il accuse d’avoir trahi les principes même du conservatisme et d’en avoir sali le nom. Je le recommande fortement pour quiconque veut comprendre autant la critique de droite de l’administration présente que la sagesse qui sous-tend certains aspects de la pensée conservatrice nord-américaine incluant celle sur laquelle est fondée le parti de Stephen Harper.

Il est justement sorti en format poche hier dans les librairies anglophones, (pure coïncidence, je viens de m’en apercevoir en visitant son site pour les fins de ce billet) c’est pas cher les livre anglais en format poche.

Je vous recommande aussi son blogue.

En plus d’être un (parmi plusieurs) de mes maîtres-à-penser, M. Sullivan est, comme je l’ai déjà dit, mon principal maître-à-bloguer.


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