Ma nation à moi - Archives

2008/05/19 21:09

Les patriotes ne sont pas morts pour la “nation québécoise”

Aujourd’hui, c’est la “fête des patriotes”. Une réponse enfantine de la “nation québécoise” qui boude le fait que le congé d’aujourd’hui provient en fait d’une tradition qui célèbre la naissance de la reine Victoria.

Queen Victoria

En instituant cette fête, la “nation québécoise”, cette construction née dans les années soixante d’un désir de renouveau et d’affranchissement si fort qu’elle exige une révision identitaire, cache mal son insécurité existentielle et démontre plutôt son immaturité. (Si on voulait vraiment donner aux patriotes la place qui leur revient dans notre paysage mythique, on ferait du 15 février une fête de recueillement national au même titre que le 24 juin en est une de célébration et de joie… et on laisserait cette journée-ci aux traditions britanniques)

Mais puisqu’il est question de nos braves patriotes aujourd’hui… et de leur appropriation par les tenants d’une idéologie historique qui se sent obligé de défigurer ses racines pour se donner la permission d’exister, je me permets une petite montée de lait qui me ronge le coeur depuis quelques années.

Chevalier de Lorimier

Le 14 février 1839, à la veille d’être pendu, le patriote François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier écrit son “testament politique”. Un des documents politiques les plus importants et éloquents de notre histoire… qui encore aujourd’hui fait vibrer tous les souverainistes et autres révolutionnaires de salon de notre petite nation.

Le texte intégral de la lettre est ici.

Faute d’être dûment enseigné dans nos écoles, ce texte est tout de même transmis dans la culture populaire à travers les oeuvres de certains poètes incendiaires de la nouvelle nation qui crient toujours si fort son nouveau nom qu’on croirait qu’ils veulent à tout prix nous faire oublier l’ancien… celui dont s’affublait les pères de leurs pères… et leurs pères avant eux qui se sont battus (ou non) aux côtés des compatriotes de Chevalier de Lorimier.

Je pense en particulier à La complainte des hivers rouges de Roland Lepage (1974) et, plus récemment, au film 15 février 1839 de l’inimitable Pierre Falardeau (2001). Ces deux oeuvres reprennent presque mot pour mot plusieurs passages de la fameuse lettre de Chevalier de Lorimier…

Je dis presque parce qu’on peut être certain que le passage suivant, tiré de la lettre, ne s’y retrouve pas et sera toujours gommé par ceux qui s’acharnent à faire de nos patriotes des “héros de la nation québécoise”…

Le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué des deux étoiles des Canadas.

Pourtant, il me semble que c’est là un des passages les plus révélateur, sinon de ce qui motivait nos patriotes, du moins de la dichotomie qui semble exister entre ce qu’ils étaient vraiment et le mythe que nous avons créé autour d’eux pour supporter notre idée moderne d’une “nation québécoise” qui n’aurait eu aucun sens à leur yeux.

Drapeau patriote (le tricolore canadien)Pensez-y… cet homme qui, à la veille de son exécution, sait qu’il écrit ce qui sera considéré comme le testament final de son mouvement… qui prend la peine de l’écrire par volonté qu’un tel testament soit remis à la postérité… Drapeau patrioteCet homme, lorsque vient le temps de mentionner la bannière sous laquelle il meurt, ne nous parle pas du tricolore canadien… ou d’une drôle de bannière avec un poisson et des feuilles d’érable… ou d’un castor… ou tout autre symbole appartenant alors à sa “race” française.

Non.

Drapeau patriote (les deux étoiles)Cet homme, qui tient à ce qu’on comprenne au nom de quel idéal il meurt nous dit qu’il meurt au nom d’un “drapeau marqué des deux étoiles des Canadas“. Symbole, oublié depuis, représentant deux états libres, mais unis, Betsy Ross Sews the First Amarican Flagl’un anglais (le haut-canada), l’autre français (le bas-canada), ayant déclarés leur indépendance de l’empire et frayant, main dans la main, le chemin du destin emprunté par les peuples libres. Le tout dans une logique symbolique les destinant éventuellement à s’unir à la grande expérience d’union démocratique naissante déjà entamée par 13 colonies voisines…

Pauvre Chevalier… il a pris tant de peine à faire comprendre qu’il mourrait pour avoir voulu libérer les siens du joug de Londres dans un contexte d’union “des deux étoiles des Canadas”…

Mon pauvre Chevalier… le destin rit de toi, mon pote. Si tu savais à quel point tes “héritiers” s’en foutent. Aujourd’hui, ils ont appris à avoir honte du nom de canadien que tu portais fièrement comme étant celui de ton peuple… ils ont appris à cracher sur les symboles qui ralliaient tes frères; le castor; la feuille d’érable; tout en croyant reprendre ton flambeau… les uns ignorants… les autres hypocrites… si tu savais à quel point ils s’en foutent de savoir ce qui t’animait vraiment…

Ils sont trop occupés à se redéfinir dans une identité fragile qui veut tant fuir la honte de ses origines qu’elle s’est déconnectée de ses racines et ne sait plus se nommer

Ils sont trop occupés à s’oublier pour pouvoir célébrer l’idéal pour lequel est mort un vrai patriote.

À la tienne, mon Chevalier.


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2008/05/15 19:07

Une pensée comme ça…

bataille des plaines d'abraham

Je me tape un doc à PBS sur les “French-Indian Wars” que nous on appelle généralent “La conquête”… mais qui pour eux, est seulement le prologue de la révolution qui donne naissance à leur nation.

Une pensée me vient à l’esprit.

Mettons que nous avions gagné… disons que les Anglais nous avaient pas envahis…

Aujourd’hui, ne serions nous pas encore une colonie de la France administré de Paris. Serions nous plus “indépendants”.

Quelle sorte de “nation” cela ferait-il de nous?

Comme je dis, une pensée comme ça.


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2008/03/04 20:50

“Arrêtons de nous flageller”

Je fouillais dans mes fonds de tirroirs, et j’ai trouvé cette ébauche de billet (daté du 24 septembre 2007) que j’avais l’intention de publier à mes tout débuts. Sérieusement, je crois qu’il s’agit de mon troisième ou quatrième billet, et le premier qui ne fut jamais terminé pour ensuite se perdre dans les méandres de mon esprit.

J’ai cru interessant de le terminer. La partie en jaune fut écrite ce soir. Le billet original finissait sûrement autrement dans ma tête, mais enfin, le voici:

Je regardais Il va y avoir du sport vendredi dernier et j’ai été frappé à quel point le discours d’un des participants résonnait avec celui que j’ai envi de tenir aux souverainistes. [Je n'ai jamais eu, ni n'ai, l'ambition d'être un écrivain, alors je prends mon inspiration où je peux]

Il s’agit ici d’un débat sur la question: Montréal est-elle une ville d’envergure? La participante en question, du coté des «oui», est Isabelle Hudon, présidente de la chambre de commerce du Montréal Métropolitain. Les autres détails sont ici. Vous pouvez voir le débat en entier ici. Le sujet me tient à coeur (et j’en aurais long à dire) mais n’est que périphérique à celui de ce billet.

Remplacez les termes “Montréal” et “Montréalais” par “Québec” et “Québécois”; “régions” par “Canada Anglais”; et l’idée de trous et de malpropreté par tout ce vous n’aimez pas est qui est de la faute du fédéral (et je dis ça sans sarcasme) … et vous avez l’essentiel de mon approche sur l’avenir de la nation.

Qu’on arrête de blamer les autres pis occupons nous de nos affaire… prenons nous en main. Fédéraliste? Non. Je me fous pas mal de la nation anglo-canadienne (et je le dis sans hostilité). Culturellement, je la trouve plus faible et fragile que la notre. Sans nous, ils n’ont pas beaucoup de bases solides pour se définir… mais ils ont commencé et je leur souhaite bonne chance… un jour, par contre, il faudra bien qu’ils se défassent de certains mythes sur lesquels elle est fondée, comme le bilinguisme, mais ça, c’est leur problème.

Pour ma part, c’est simplement que ça fait longtemps que j’ai compris que ce ne sont pas eux qui nous empêche d’avancer. Et que culturellement, sur le plan de l’identité, c’est nous qui avons le gros bout du baton.

Notre ennemi n’est pas externe à nous.

Il est à l’intérieur de nous.

Il s’apelle la peur.


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2008/03/04 14:15

Baiser avec la langue

Suite à ce billet de Renart, L’équilibriste nous livre une partie de sa réflexion sur le sujet qui délie toutes les langues ces jours-ci, dans un billet intitulé: French kiss: le complexe du colonisé

Citation de choix:

…le bilinguisme est un vêtement de plus que tu mets pour mieux faire face à une situation, comme le choix de linge diffère pour sortir dans un pub ou dans une discothèque huppée. C’est bien possible que tu ne veuilles jamais aller dans une discothèque huppée, mais si 99% des endroits où il y a des gens intéresssants sont des places du genre, alors tu te prives peut-être de quelque chose, et d’après moi-c’est par orgueil plus que par intégrité.

Ce blogueur demeure, depuis que je l’ai découvert, celui que je considère le meilleur de la sphère d’ici. Je ne le visite pas trop souvent, parce qu’à chaque fois… j’y trouve exprimé des idées tellement souvent en phase avec ma façon d’aborder les choses… élaborées avec une une telle finesse d’esprit (et une telle sérénité) que je me sais incapable d’atteindre… que ça me gêne et m’enlève le goût de bloguer.

Bonne lecture.


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2008/03/03 20:53

Idéalisme et réalité

Pas pour prolonger la saga… mais cela m’amuse d’être tombé sur cette histoire telle que vue et interprétée par les libertariens anglo-saxons:

Reason Magazine - Hippie Can’t Speak French, Abandons Quest for Moneyless Society

Citation de choix:

Freeloading hippie Mark Boyles, 28, decided to demonstrate his contempt for the modern world, materialism, and a bunch of other really terrific things by walking to Gandhi’s birthplace in Porbander, India. Boyles is an acolyte of the “Freeconomy” movement, a method of living that, according to the group, “allows people to make the transition from a money based communityless (sic) society to more of a community based moneyless society.” In other words, he’s a middle class beggar.

Traduction:

Mark Boyles, un hippie de 28 ans, a décidé de démontrer son mépris du monde moderne, du matérialisme et d’un paquet d’autres choses merveilleuses en marchant jusqu’au lieu de naissance de Ghandi, la ville de Porbander, en Inde. Boyles est un acolyte du mouvement de la “freeconomy”, un mode de vie qui, selon le groupe, permet de faire la transition d’une société basée sur un système monétaire non-communautaire vers une société basée sur un système communautaire non-monétaire. Autrement dit, un quêteux de classe-moyenne.

Heh.

Je comprend l’idée sur laquelle Louis essayait de pousser avec sa “bombe”… Mais l’exemple de ce mec n’était pas très bon. La France est pleine d’Anglais qui y vivent sans jamais apprendre le français. Le gars a pas frappé un mur parce que les Français se sont tenu debout pour leur langue, mais simplement parce que le gars avait pas d’allure.

Parlant de pensée économique libertarienne et de considérations communautaires… Je me suis tapé ce diavlogue ce matin, alors que j’attendais le retour en ligne de mes sites. Une discussion en profondeur entre Will Wilkinson, un de ces jeunes libertariens qui m’impressionne et Stephen Marglin, un “économiste dissident” à Harvard et auteur du livre The Dismal Science qui prone une réforme de la pensée économique en fonction de permettre un ralentissement de la logique de marché (dans les sociétés “riches”) au nom d’un renforcissement de la communauté… ça peut sonner comme du délire de gauche, mais le bonhomme a produit un ouvrage sérieux qui pose des questions pertinentes.

Blogginheads.tv: Des stéroïdes pour les neuronnes.


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2008/03/01 22:15

For what it’s worth (re-pub, avec ajouts)

sérénité

Parce que je souhaiterais calmer le jeu dans toute cette histoire qui n’a cesse de me poursuivre. J’offre à nouveau ce billet que j’ai écrit il y a peu de temps.

La référence était obscure mais le titre du billet vient du titre de cette chanson de Buffalo Springfield.

Une conversation avec un de mes lecteurs des États-Unis concernant les différences au niveau de la légitimité et de l’éficacité de la coercition linguistique entres les sphères privées et publiques m’a ammené à prendre la défense de l’intention derrière l’hystérie de l’Homme en colère:

En terminant (et vous me voyez le plus surpris du monde de prendre sa défense) mais si on épure le style confus et méchant de Louis, on s’apperçoit que ce qu’il essaie de dire est exactement ce que vous dites, c’est à dire que c’est le peuple… la population plus que l’état… qui doit imposer le français sur son territoire. Et c’est exactement ce qu’il croit faire en dénonçant publiquement notre utilisation de l’anglais comme étant une trahison de ce principe.

Il n’a pas compris que l’expansion du français ne passe pas par l’élimination de l’anglais (une action totalement contre-productive, à mon avis) mais plutôt par une valorisation de la francitude nord-américaine.

Mais bon. Je ne remets pas en question ses bonnes intentions. Je dis seulement que l’attitude qu’il exhibe fait plus de tort que de bien à sa propre cause.

La raison pour laquelle je ne descends pas aussi loin dans l’argumentation qu’il le voudrait est que je suis allergique à sa façon provocatrice de discuter.

Je ne suis pas un militant. Je ne suis pas ici pour scorer des point rhétoriques au nom d’idées définies qui me tiennent à coeur. Ou pour éclairer le monde de mes conclusions absolues. Je suis plus interessé par un processus de dialogue qui puisse mener à des idées différentes que celles avec lesquelles mon interlocuteur et moi commençons.

Les militants ont leur place… une fois que ces idées sont développées. Je leur laisse cet espace qui cherche à convaincre à tout prix. Mais laissez-moi le mien qui cherche à développer les idées de demain quand les leurs auront été (comme c’est toujours le cas) épuisées.

Et maintenant je viens de vous exposer à quel point cette histoire me dérange, malgré l’indifférence que je feint.

Tu gagnes, Louis. Ça ne m’amuse plus.


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2008/02/29 18:59

Colère + Terreur = Censure

J’aimerais bien passer à autres choses… je suis désolé pour tous ceux que cette histoire ennuie (et il y en a, vous me l’avez fait savoir et c’est noté) Mais puisque la tempète persiste et que votre humble serviteur s’y retrouve mouillé par l’acharnement d’un autre, je me dois de naviguer les vagues qui se présentent à moi au meilleur de mon jugement. (Hang on!)

Mathieu Gauthier-Pilote, l’auteur du site ressources La République libre du Québec, qui s’était melé à la controverse en offrant des répliques polies, compréhensives et détaillées pour répondre aux arguments de Louis (such as they are) vient de me livrer un commentaire que notre Gardien De la Parole Sainte refuse de publier sur son site (il ne publie plus les miens non plus, malgré leur manque de méchanceté) et me demande, puisque c’est ici qu’on vient voir de quoi nous parle l’Empereur du Web ces jours-ci, de le publier en mentionnant que notre Grand Vizir le censure.

Je suis d’ailleurs assez surpris du nombre de gens qui m’ont laissé savoir que Louis n’a pas publié leurs commentaires à l’atentat d’assassinat litéraire qu’il m’a livré. Sous quelqu’un qui se veut l’apôtre du débat franc et musclé on découvre un censeur craintif qui tente de manipuler les perceptions en sa faveur.

Voici donc le commentaire de Mathieu qui fait si peur au Gardien de Notre Avenir à Tous qu’il n’a pas osé le publier. Le ton est celui de quelqu’un qui a perdu patience… mais pas sa capacité à raisonner. Il est plus fort que moi. Je le salue.

Cela fait trois jours que Louis, alias Un homme en colère (uhec.net) CENSURE mon commentaire qui au départ était destiné à répondre à son texte « L’idiot du village… ou le culte de l’à-plat-ventrisme! » publié le 26 février. Voici le commentaire censuré. J’aimerais, SVP, que tu le publies en faisant bien comprendre que j’ai été censuré par Louis :

Et il la ramène. Pas content d’avoir exposé au Québec entier son incapacité à rationaliser, à émettre une opinion après et non avant l’analyse des faits, à faire l’étalage de son incompréhension de la problématique de l’intégration des immigrants à la vie sociale québécoise dans un contexte de forte compétition de la langue anglaise sur notre territoire nationale, il en rajoute pour se caler plus profondément.

Nous attendons toujours des excuses pour les injures et les insultes.

Nous attendons toujours que tu admettes que le blogue de AngryFrenchGuy n’est pas destiné aux Québécois, mais au public anglophone mondial. (Bien sûr qu’il a attiré des francophones du Québec, comme toi d’ailleurs : y’a un lien vers le site dans Vigile.net et ça parle du Québec et de son indépendance! réveille!)

Et j’attends toujours des réponses à mes arguments qui illustrent le manque de réflexion de ta vulgaire diatribe, qui déshonore ton blogue, tes amis et tes lecteurs. Personne n’a manqué de voir que tu esquives la confrontation sur le terrain de l’honnêteté intellectuelle, de la science des faits et de l’analyse politique.

1. - Quel lien de cause à effet y a-t-il entre l’action individuelle d’un groupuscule de blogueurs sur le front des médias anglophones et le problème de l’intégration en français au Québec, lequel phénomène précède le premier d’au moins 30 ans?

2. - En quoi, et dans quelle mesure, relayer de l’information exacte et un point de vue indépendantiste sur les questions politiques et sociales québécoises contribue-t-il à « l’anglicisation de la culture québécoise »?

Louis écrit: 1) « Nous devons parler de l’indépendance du Québec à l’international sinon n’importe qui va dire n’importe quoi sur nous! »

C’est une déformation d’un argument beaucoup plus porteur. Mais bien sûr, il fallait mettre tes mots dans nos bouches. Voici ce que tu aurais dû savoir avant de t’humilier en public :

Dans son rapport final de 298 pages, déposé le 17 août 2001, les commissaires des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec écrivent :

« Il importe donc que le Québec sache faire connaître, à ses citoyens d’abord et au reste du monde ensuite, les éléments essentiels de sa politique linguistique. Il importe également que l’État québécois intervienne dans certains cas d’ignorance grave ou de mauvaise foi évidente où sont rapportés des mensonges ou des demi-vérités sur le projet linguistique de la nation québécoise. »

« La mondialisation, qui accroît l’attrait de la langue anglaise au Québec, l’immigration, facteur démographique vital pour la pérennité de la nation québécoise, font que le Québec évoluera de plus en plus dans un contexte de concurrence linguistique permanente. La langue française et la politique qui la sous-tend, comme la sécurité routière, comme la culture, comme l’esprit civique, doit, elle aussi, emprunter la voie promotionnelle pour se rendre présente dans l’esprit des gens. »

« Au Canada et à l’étranger, la politique linguistique québécoise est trop souvent perçue négativement. Le milieu des affaires et des médias en particulier la connaissent peu. Pour leur part, les Américains demeurent opposés à une législation qui leur semble réduire les libertés individuelles et limiter l’usage de l’anglais. Pour eux, langue et culture sont deux éléments séparés, ils ne voient pas bien comment la protection de la culture québécoise comprend également la protection de la langue française, bien que 25 états américains aient adopté des déclarations proclamant l’anglais langue officielle. Il faut donc développer la perception que la culture québécoise fait partie de l’héritage nord-américain et qu’il est nécessaire de la préserver. Il importe également de corriger les perceptions erronées de la loi linguistique québécoise et de
son application. »

ET POUR CONTRER CE GRAVE PROBLÈME, le rapport recommande :

Recommandation. 147 - Que soit instaurée une vaste campagne institutionnelle permanente à deux volets pour la promotion du français et de la politique linguistique québécoise,
le premier volet s’adressant aux citoyens du Québec et le second, AU RESTE DU CANADA ET À L’ÉTRANGER.

Recommandation. 148 - Que soit mis sur pied un service de veille médiatique pour tout ce qui touche la politique linguistique québécoise À L’EXTÉRIEUR DU QUÉBEC.

Tiens tiens… bien que ce ne soit pas l’objectif premier de AngryFrenchGuy et que je doute fort qu’il se soit tapé la lecture de ce rapport, il semble que son action soit parfaitement conforme À L’INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE LA NATION QUÉBÉCOISE DE FAIRE LA PROMOTION DE LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE À L’ÉTRANGER.

Louis écrit: « Malheureusement, tant et aussi longtemps qu’il y aura des à-plat-ventristes et des traîtres comme angryfrenchguy pour leur permettre de participer à une vie culturelle québécoise en anglais, ils ne ressentiront pas le besoin d’apprendre le français. »

Pour la troisième fois, si je compte bien, tu prêtes des intentions aux autres, tu leurs mets des paroles choisies dans la bouche pour mieux les ridiculiser. Sache que cette pratique sophistique se nomme « l’homme de paille » est au moins aussi vieille que le métier de logographe pratiqué jadis dans l’Athènes antique.

Tu confonds « une vie culturelle québécoise en anglais » avec « représentation de la culture québécois francophone dans la langue des autres peuples ». Grave erreur.

Voilà.

Ce blogue retourne maintenant à ses préoccupations habituelles (j’espère).


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2008/02/29 14:50

For what it’s worth

Une conversation avec un de mes lecteurs des États-Unis concernant les différences au niveau de la légitimité et de l’éficacité de la coercition linguistique entres les sphères privées et publiques m’a ammené à prendre la défense de l’intention derrière l’hystérie de l’Homme en colère:

En terminant (et vous me voyez le plus surpris du monde de prendre sa défense) mais si on épure le style confus et méchant de Louis, on s’apperçoit que ce qu’il essaie de dire est exactement ce que vous dites, c’est à dire que c’est le peuple… la population plus que l’état… qui doit imposer le français sur son territoire. Et c’est exactement ce qu’il croit faire en dénonçant publiquement notre utilisation de l’anglais comme étant une trahison de ce principe.

Il n’a pas compris que l’expansion du français ne passe pas par l’élimination de l’anglais (une action totalement contre-productive, à mon avis) mais plutôt par une valorisation de la francitude nord-américaine.

Mais bon. Je ne remets pas en question ses bonnes intentions. Je dis seulement que l’attitude qu’il exhibe fait plus de tort que de bien à sa propre cause.

La raison pour laquelle je ne descends pas aussi loin dans l’argumentation qu’il le voudrait est que je suis allergique à sa façon provocatrice de discuter.

Je ne suis pas un militant. Je ne suis pas ici pour scorer des point rhétoriques au nom d’idées définies qui me tiennent à coeur. Ou pour éclairer le monde de mes conclusions absolues. Je suis plus interessé par un processus de dialogue qui puisse mener à des idées différentes que celles avec lesquelles mon interlocuteur et moi commençons.

Les militants ont leur place… une fois que ces idées sont développées. Je leur laisse cet espace qui cherche à convaincre à tout prix. Mais laissez-moi le mien qui cherche à développer les idées de demain quand les leurs auront été (comme c’est toujours le cas) épuisées.

Et maintenant je viens de vous exposer à quel point cette histoire me dérange, malgré l’indifférence que je feint.


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2008/02/29 11:31

L’absence d’amour

Solitude

Après avoir déclaré que ce blogue ne valait pas la peine d’être lu et que son auteur était un tarré sans idées originales, Sa Majesté Blogosphérique continue pourtant à s’y acharner et à solliciter mes réactions. (Pour ma part, je commence à trouver l’histoire assez ennuyante et je suis passé à autre chose)

Pauvre Louis, je crois que ce jeune homme manque d’amour, il se sent seul. Peut-être est-il déçu que son billet à mon sujet ait provoqué si peu de réactions chez lui (je me demande ce que ça aurait eu l’air s’il avait laissé passer les commentaires qu’il a bloqués) Louis, n’as-tu pas compris? Mon blogue est vide et sans contenu, comment veux-tu créer la polémique avec un site aussi ennuyant que le mien?

Allez donc faire un tour chez lui et lui dire que vous l’aimez. Ça lui fera du bien.

Une note: Dans son dernier billet, Louis continue à illustrer son point que de s’addresser à “l’autre” autrement qu’en français constitue toujours de l’à-plat-ventrisme. L’exemple qu’il donne porte tout-de-même à réflexion. (À césar ce qui lui revient).

La photo est d’ici.


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2008/02/28 00:03

Louis a raison

uhecLouis alias Un homme en colère alias son vrai nom qu’il ne révèle pas (Le mien est Alain Berger), ce phare de l’océan virtuel sans qui nous ne saurions naviguer, ce jeune homme dont le jugement sans faille et l’énorme suite fait trembler tous les politiciens, personnages public, orgamismes et blogueurs sur lequel il jette son oeil de faucon émerillon… Ce jeune homme dont l’opinion est universellement révérée, dis-je, s’est aujourd’hui prononcé sur la qualité et le contenu de ce blogue ainsi que sur le caractère de son auteur, votre humble serviteur.

Le titre: Pas d’arguments, pas de crédibilité.

Ça y est. Je suis fini.

Je ne pourrai plus jamais bloguer après une telle réprimande de sa Sainteté Blogosphérique.

Aussi bien mettre mon clavier à la retraite… peut-être pourrais-je le monter sur mon mur avec la mention “un noble effort… fauché par plus grand que lui.”

Comment ai-je pu tant me tromper? Moi qui croyait offrir un service utile et divertissant pour les accros d’infos comme moi en pointant les gens vers ce qui se fait de nouveau au sein des différentes tendances idéologiques, en relevant les événements d’intérêt dans notre sphère a nous et dans la grosse d’à coté, en posant plus de questions que je n’offre de réponses, en livrant le fond de ma pensée dans l’occasionnel billet plus éttofé, en partageant ma grande connaissance du paysage idéo-politique américain pour relever certain aspects et subtilités que les médias tendent à ignorer lorsqu’ils nous parlent des amerloches, pour tenter à l’occasoion de partager avec mes concitoyens les moyens que je prone pour assurer que la trame narrative de notre culture française d’Amérique puisse prendre une trajectoire qui la propulse d’elle-même et assure son avenir et finalement pour explorer à quel point mes compatriotes étaient ouvert à remettre en question les prémisses idéologiques de la gauche, de la droite, du souverainisme et du fédéralisme qui nous ont guidées pendant 40 ans jusqu’à l’échec et l’impasse perpétuelle que nous vivons aujourd’hui.

Tout ça pour rien. J’ai perdu mon temps.

Son Éminence Virtuelle À La Sagesse Infinie vient de déclarer que je n’avais pas d’arguments et donc aucune crédibilité. Ô chers lecteurs, pourrez-vous me pardonner de vous avoir si longtemps livré du vide?

Car ne vous y trompez pas, le Roi Soleil a raison. Voyons voir ce que cet intellect inégalé dit.

Note: Ce qui suit est une partie que je trouverais ennuyante à votre place, mais je ne peux m’en tirer. Mes lecteurs qui n’ont rien à foutre de cette histoire (je vous comprend) peuvent aisément sauter à la fin sans manquer grand-chose.

Sa Majesté Bloguesque affirme que je dédie un billet sur deux depuis quelque jours à “dénoncer” sa “dénonciation” de l’entreprise d’AngryFrenchGuy. Il a raison. Depuis la publication de mon premier billet sur le sujet (jugez par vous même la profondeur de la condamnation et le manque d’ironie) jusqu’au moment où sa Virtuelle Grandeur publie le sien, j’ai publié 14 billets (j’ai du temps libre ces jours-ci) sur ceux là, un grand total de quatre mentionnent explicitement notre Guru Numérisant. Je vous invite à constater la véhémence de ma condamnation ici, ici, ici et ici. Pourrez-vous me pardonner? –Ah non! J’ai encore gaffé. Un ciquième billet le mentionne: Cultivez votre Voltaire. Évidemment il s’agit ici de ma plus impardonnable condamnation.

Où sont les autres, me demandez-vous? Mais voyons, vous savez bien que la pire offence que peut commetre un blogueur de peu de talent comme moi est de condamner un autre blogueur sans le mentionner de près ou de loin! Je comprends notre Lumière Reluisante de s’être vexé. Constatez à quel point ce que j’ai fait est impardonnable ici, ici… ou encore ici. Je ne m’en était pas apperçu mais je suis vraiment méchant, heureusement qu’il y a l’Homme Sage De La Sphère pour me le faire comprendre.

Ensuite, sa Bloguesque Grandeur dit que je ne réponds pas à l’argumentation qu’il présente pour démontrer à quel point s’exprimer en anglais sur la place publique est nocif à l’avenir du français. Là dessus, il a tout-à-fait raison. (Et cette fois je le dis sans ironie) de tous les arguments de Louis, je ne m’adresse qu’à ceux qu’il formule dont je juge que le lecteur intelligent ne trouvera pas que je perd mon temps à m’abaisser à combattre foutaise évidente et syllogisme vicieux, je sais que toute personne raisonnable lit ses arguments et les trouvent ridicules. Je n’ai donc aucun intérêt à m’y addresser. Et surtout, je n’ai jamais livré mon argumentation principale contre la coercition linguistique ici et ici, il est donc évident que comme le dit l’Autorité de l’Ether je ne suis que “un obscur blogueur incapable d’avoir une quelconque pensée originale et qui se contente de billets de trois lignes citant (toujours) quelqu’un d’autre pour maintenir sur le respirateur artificiel son blogue moribond

Et que dire de la “chasse aux sorcière” que je lui livre? Vous avez constaté à quel point j’ai été obsédé par lui ces derniers jours en le dissimulant dans des billets où je ne le mentionne pas. Allez donc voir le traitement que je lui ai réservé sur le blogue d’AFG.

Tout-à-fait impardonnable de ma part de dire à tout le monde que ses opinions étaient loin de représenter un courant majoritaire de notre sphère… que sa sortie a précipitée la désafiliation de Renart à UHEC et la réprobation de presque tous, car comme ne le cesse de répéter Celui Que l’On Ne Doit Pas Croiser, tout ceci est FAUX! FAUX! FAUX!

Note: Fin de la partie plate.

Non. Vraiment. Je ne mérite pas la misérable existence que l’univers a daigné m’occorder. Je suis un moins que rien… un pauvre crétin sans arguments qui ne sait qu’invectiver les autres des pires insultes lorsque je suis à court de mots pour faire passer mon idée.

Merci. Merci à toi Louis de m’avoir éclairé de ta sagesse.

Je sais ce qu’il me reste à faire maintenant.

Adieu chers lecteurs, je vous quitte.

Je me fais couler un bain à l’instant…

Et je m’ouvre les veines.

Adieu monde cruel.

;)

Ajout: (13:35) RadiCarl pose un regard serein sur toute cette histoire… J’ai souvent de la difficulté avec le coté nettement étatiste de ses position, mais force m’est d’admettre qu’il ammène ici une grande dose de maturité, de sagesse et de perspective. Chapeau!


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2008/02/27 15:07

L’homme en colère est en colère

Et décide cette fois de s’en prendre au Petit Émerillon.

Youpi!!! Yay!!! Un blogueur m’attaque… Je suis si content! Depuis le temps que j’attendais que ça m’arrive… il faut dire que c’est pas évident avec un style aussi peu belliqueux et ouvert aux idées de tout le monde comme le mien. Mais on peut toujours compter sur les petits étroits d’esprits pour s’insurger contre la pensée qui dépasse leur capacité d’entendement. Ça aurait été plus intéressant si ça avait été quelqu’un dont je respecte la capacité à résonner, mais… oh well… beggers can’t be choosers.

Je n’ai lu son attaque envers mois qu’en diagonale (je suis présentement occupé par des choses plus importante que les divagations de Louis) mais il semble qu’il s’en prenne à mon manque de contenu et au fait qu’il m’arrive de me servir de ma seconde langue maternelle.

Je vous promet que sitôt que j’aurai le temps, j’irai la lire dans le détail et y répondrai plus en détail (si ça vaut la peine… on parle de Louis, après-tout.)

En attendant, je vous invite à fureter quelques billets qui donne une idée du blogue:
(Non mais quel honneur tu me fais, Louis)

M. Harper me souhaite personnellement une bonne année… en septembre

Le voile de la peur

Soixante-Cinq pour Cent

Le dûr chemin de la marginalité.

Imam Omar Koné: A Star is Born

Suis-je « de droite? »

Présence du Français: Agir d’une position de force

Enflure de la semaine

Mon deux minutes à la commission Bouchard-Taylor

L’Église et nous

Mgr Ouellet et ma mauvaise langue

L’Église et moi

L’Église et nous (suite)

La religion dans laquelle j’ai grandi

Ou encore, visitez les archives.

À bientôt.


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2008/02/26 12:25

Angry French Response

AngryFrenchGuy s’adresse aux accusations de traîtrise de Louis. (Ma réaction à moi est ici)

L’essence:

Goddam. Fighting off Barbara Kay on one side and now these clowns on the other. I must be doing something right.

Je traduis:

Maudite marde, je dois me battre contre Barbara Kay d’un bord pis maintenant, ces clowns là de l’autre. Je dois être sur la bonne voie.

Mets-en.

Et pas si angry que ça, finalement… je le trouve plutôt serein dans son combat, ce AngryFrenchGuy.

Le blogueur est aussi venu intervenir dans la discussion qui a lieu chez Renart que je remercie d’avoir créé un espace où cela à pu se produire de façon sereine. J’ai tellement aimé son intervention que je me permet de la reproduire ici.

“Non, le nationalisme n’a pas, pas du tout, pour but la préservation d’une culture populaire - ou d’une langue -, ni le bien-être des citoyens habitant une société donnée - ça, ce ne sont que ses prétextes.

Le nationalisme n’est pas une idéologie, c’est une rhétorique: ce n’est pas un biscuit, mais la manière de le mettre en marché - le fait d’en changer l’emballage ne l’affecte en rien. Le nationalisme, c’est une manière de maintenir sur la place publique une et une seule vision de ce que peut être la vie en commun: celle dans laquelle, par le recours à la notion de menace permanente, la population est sommée d’obéir à des élites qui, du fait de la gravité de la situation telle qu’elles la décrivent elles-mêmes puisqu’elles sont les seules à avoir le droit de parler, n’ont aucun compte sérieux à rendre. Le nationalisme, c’est le contraire de la démocratie: c’est opposer aux droits de l’homme le devoir d’assurer la survie de l’ensemble dans des termes qu’il est interdit de discuter.”

-René-Daniel Dubois

On dirait qu’il parle de Louis, n’est-ce pas?

Merci à Renart et particulièrement à tous ceux qui ne sont pas nécessairement d’accord avec mon blogue et qui prennent quand même la peine de défendre mon droit de l’avoir.

À la base AngryFrenchGuy c’est une façon de remettre en question le nationalisme Canadian et son hypocrisie condescendante, sa xénophobie mal refoulée et son patriotisme niais.

Mais c’est certainement pas pour faire l’éloge du nationalisme Québécois des sophismes pompeux, de la xénophobie assumée et du patriotisme épais.

24 heure après le début de ce débat je suis plus indépendantiste que jamais. Mais je ne suis pas indépendantiste parce que je DOIS l’être. Je ne DOIS être rien et je ne DOIS surtout rien à personne.

Il n’y a rien qui ne puisse être remis en question. Tout doit être testé, re-testé, pitché sur le mur, passé sous le char, envoye a permanent press dans sécheuse. Tout doit continuellement être détruit et reconstruit.

Mon Québec c’est le pays de gens qui ont tout remis en question. Absolument TOUT! La Fédération Canadienne, l’Empire Britannique, le Vatican et même le bon Dieu en personne -Christ, Dieu le père! - y’a rien que les Québécois n’ont pas eu les couilles de remettre sur la table.

Alors si des pédés comme Louis en Colère (bon, on va encore m’accuser de faire dans l’enfantillage… (t’a pogne-tu?)), Davidg et les autres curés pensent qu’ils peuvent m’excommunier…

Il ne faut jamais que ces gens puissent prétendre parler pour le Québec, que ce soit en anglais, en espagnol, en Serbo-croate ou en Français.

Bravo.

I can’t help it. I like this guy.


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2008/02/26 00:30

La voix d’un intellectuel

Ok, d’abord… “Société Radio-Canada” … Guy A… whoever… pardonnez mon américain, mais:

Sue me.

Je vous disais à quel point j’apprécie un bon intellectuel qui est capable de ramener les idées à leur essence et remettre en question la “sagesse conventionnelle” qui nous guide…

Hier à TLMEP, on en a eu un très bon exemple en la personne de René-Daniel Dubois.

Deux extraits qui méritent rediffusion.

Qu’est-ce qui faut pas dire au Québec:

La culture:

Cliquez ici pour partager ces extraits.

L’entrevue intégrale est ici.


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2008/02/25 16:52

Défendre l’identité québécoise… en anglais.

La discussion se poursuit (de façon civilisée) chez l’ami Renart.


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2008/02/25 13:00

Tous des traîtres!

Bon.

Il faut que je lache le morceau… C’est malsain.

Le débat houleux continue… Louis vient insulter et se mettre à dos ses lecteurs jusque sur mon site.

Je suis un homme qui est à peu près incapable de violence physique (je suis super gentil). Mais je dois avouer que de me faire traiter de “traître” à la nation que j’aime et dont l’épanouissement me tient à coeur plus que tout est tout simplement trop pour moi. Cela dépasse les bornes de l’acceptable… De me faire lancer l’accusation par un petit fascho en puissance qui s’ignore et qui est incapable de reconnaître le tort qu’il fait à ses concitoyens avec son fiel me donne seulement envie de lui mettre mon poing dans la figure.

Vous voyez mon problème, je ne suis plus rationnel, je traite un gauchiste de fascho et je parle de poing dans la figure! (La pulsion de violence qui m’anime m’est très désagréable)

J’ai pourtant essayé de le prendre par le calme et les idées… essayé de comprendre ce qui anime sa réflexion… mais c’est impossible pour moi de discuter tout en me faisant traiter de traître à une cause qui m’est chère.

Traître.

Traître à sa propre collectivité.

C’est selon moi un terme qu’on ne lance pas à la légère… comme meurtrier ou violeur d’enfants. C’est peut-être mon coté américain, peut-être est-ce parce qu’on pourrait aisément appeller ce que je ressens pour ma nation du patriotisme, mais cette accusation me semble l’une des plus grave qui soit. Je l’ai tolérée dans son billet… on a tous droit à nos coups d’éclat rhétoriques… mais de me la faire servir directement, c’est trop.

Le problème avec Louis, c’est que se retrouvant dans une pièce avec trois autres gars qui sont prêts à se battre pour la même cause que lui, il trouve moyen de les accuser tous les trois d’être des traîtres à la nation parce qu’ils dérogent de son idée de ce que doit être l’étroit et unique chemin vers la terre promise… Désolé Louis, mais à quoi bon ton chemin si tu le remontes seul et ne peux y ammener ton peuple? Déjà, tu trouves le moyen de te mettre à dos trois gars qui sont convaincus de l’importance de ta cause… Et tu crois que c’est comme ça que tu créera le sentiment de solidarité nécessaire à son succès entre des millions de québécois infiniment plus frileux que nous? Si tu nous perd, nous, fiers nationalistes, qu’en sera-t-il des autres?

Non, je déclare l’approche de Louis nocive à l’avenir de ma nation car il ne sait que créer la discorde et le ressentiment au sein de ses propres troupes pendant que les obstacles réels à la cause continuent d’augmenter. Il est un empêcheur. Une nuisance. Il fait partie, comme Alliance Québec et B’Nai Brith de l’autre coté, de ceux qui répendent le poison et la merde qui nous figent en combat mortel perpetuel et nous empêchent d’avancer. Je ne suis plus capable d’entrevoir qu’il ait quelque chose de constructif à contribuer. (En espérant trouver un autre apôtre de la coercition linguistique avec qui je peux débattre… calmement)

Je n’enleverai pas son site de ma blogoliste, puisque j’apprécie énormement les autres blogueurs qui y publient… Ce qui fait encore d’UHEC (malgré la participation de Louis) un carrefour important de notre sphère.

Il me semble qu’il n’était pas si pire avant, mais Louis est devenu pour moi l’équivalent gauchiste de feu Élodie G. Martin. Un troll en puissance. Je ne le lis plus. Perte de temps. Et à moins qu’il ne s’adresse directement à moi (et encore) je ne parlerai plus de lui ni de ses textes.


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2008/02/25 01:37

Touchy, touchy…

Hm.

C’est la première fois que ça m’arrive depuis que je visite son site, mais il semble que cette fois-ci, Louis m’a mis dans sa liste de “traîtres à la nation” et mon commentaire est tombé dans la liste de modération ou ne sera pas publié… ou peut-être est-ce parce que j’y ai glissé une phrase anglaise et qu’il a configuré son truc pour ne pas laisser passer d’anglais… Ce que je sais, c’est qu’avant (plus tôt, aujourd’hui) mes commentaires y étaient publiés instantanément.

Enfin.

Je republie ici ma réponse à une conversation que je ne croyais pas voir dégénerer de la sorte. (Les détails sont ici)

Louis,

Tu me blesses.

“Enfantin” est à peu près la seule et la pire attaque personnelle qui puisse sortir de mon clavier. Autrement, je crois que j’ai toujours été poli ici et ne me suis attaqué qu’aux idées.

D’ailleurs, (j’aurais dû être plus précis, mais) je ne traitais pas le contenu de ton billet d’enfantin, mais plutôt le fait que tu bloquais les commentaires des gens que tu y défiais. Je me serais, à la limite, attendu à me faire répondre qu’ils étaient d’une telle vulgarité ou impertinence que tu ne pouvais faire autrement…

Enfin.


Tu dis:

Mon billet est tout ce qu’il y a de plus rationnel et modéré

Voyons voir:

Après une première phrase de mise en situation (biaisée, mais ça, nous le sommes tous) qui dévoile immédiatement à ceux qui ont suivi la progression de ce blogue que tu t’es fait une opinion sans vraiment aller au fond des choses (encore là, qui n’a pas péché? …mais il faut au moins être conscient qu’on est en terrain délicat), après une seule phrase, dis-je, tu lances immédiatement:

Il va sans dire que je n’ai pas plus de respect pour quelqu’un qui prétend défendre le français en anglais que j’en ai pour un pays qui en bombarde un autre au nom de la paix ou pour un violeur qui viole au nom de la virginité.

Je m’arrète immédiatement.

Ce que tu viens de faire ici, c’est mettre des gens (ou plutôt quelqu’un, mais plusieurs, comme moi et mon lecteur, se sentent visés) qui ont au plus profond d’eux assez de passion pour la cause du français, de l’indépendance nationale… ces causes qui te ravagent le fond de l’âme… qu’ils ont mis les énergies nécéssaires pour démarrer un site (tu sais ce que ça implique) et remplir une niche de plus, mettre en place un mégaphone de plus pour la cause… à un endroit où il n’y en avait pas… chose que tu as réussi, que je commence à comprendre que je ne réussirai jamais à mon goût et qu’AngryFrenchGuy a réussi aussi, à sa façon. Tu prend ces gens donc… et tu les mets dans la même catégories que les assoifés de guerres et les violeurs de ce monde.

“Il va sans dire”

Non Louis, on est pas dans la modération. Ni dans la rationalité.

C’est drôle… j’ai pour mon dire que pour que le français rayonne en Amérique… pour que le Québec devienne indépendant, il faut rassembler le plus de monde possible autour de l’idée.

Except that with guys like you by my side, I’m not sure what I’m fighting for anymore.

Moi, Louis, je ne suis pas comme AngryFrenchGuy, je ne suis pas seulement francophone, je suis les deux, la preuve vivante que toute les forces d’assimilation du monde, même un respect pour la force assimilatrice, ne peuvent rien contre la volonté de prolongement d’une identité.

Quelqu’un comme moi a-t-il une place dans ta nation?

I guess not.

… 

Louis peut parfois être un blogueur admirable, il a le don de “mettre le doigt sur le bobo”. Mais plus souvent qu’autrement, à la manière des médecins du XVIIe siècle, ses interventions font davantage saigner qu’elles ne guérissent.

Et parfois, je me demande si le monde ne s’en porterait mieux s’il cultivait son jardin plutôt que de pratiquer la médecine.

Ajout: Le langage que j’ai trouvé blessant semble avoir été nettoyé de son commentaire (entre autre, “torchon” est devenu “n’importe quoi”)… J’ai réagi avant qu’il n’ait terminé d’éditer, c’a l’air.

Mais ma réponse n’y est toujours pas.


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2008/02/24 20:40

Maudite culture…

Je devrais être entrain de passer au Oscars à ce moment-ci… je ne les manque jamais… ça fait partie de mon coté anglo-américain… mais je suis accroché à Tout le monde en parle… René-Daniel Dubois… suivi de Bazzo… je ne peux résister.

What to do?


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2008/02/24 16:45

Mea Culpa: (Antagoniste != Cato) && (Kwebek != Heritage)

Il y a quelques mois, alors que je me familiarisait encore avec la sphère d’ici, j’ai écrit un billet intitullé Y a-t-il vraiment une droite « québécoise? » dans lequel j’ai plutôt gratuitement affirmé ceci:

Car entre Antagoniste.net qui me sert du CATO Institute réchauffé et Kuebek qui me sert du Heritage Foundation de mauvais aloi (…) Je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir quitté la blogosphère américaine.

Aujourd’hui, je me sens dans l’obligation de réviser ce jugement plutôt sommaire qui n’était pas sans sa propre dose de mauvais aloi de ma part.

Bien que son raisonnement semble plutôt ancré dans une variante d’objectivisme randien primaire, David l’Antagoniste est un ultra-partisan dont la cohérence idéologique est constament sacrifiée sur l’autel du combat rhétorique. Je l’admire quand-même beaucoup, dans son genre, il est le meilleur des environs. Pour chaque trahison opportuniste à la pureté idéologique de son coté du spectre, David sera prêt, statistiques et références au bout des doigts, à nous démontrer l’imminente sagesse de la chose. Eussé-je cette initiative… [soupir]

Mais cela n’a pas gra