Ma nation à moi - Archives

2009/04/28 14:12

Course à la chefferie de l’ADQ: Le Petit Émerillon se mouille

Je dois dire que je ressent un intérêt particulier ces temps-ci à observer l’évolution des forces vives de notre mouvance conservatrice… surtout depuis qu’elle ne peut plus compter sur papa Mario pour lui donner forme. C’est pourquoi je trouve la course à la chefferie de l’ADQ d’un grand intérêt. Ce sera le point focal autour duquel ces forces vont s’organiser au cours des prochains mois et je crois que le résultat sera déterminant quant aux chances de survie et d’expansion du parti qui les rassemble.

Ce n’est pas dans mes habitudes, j’ai plutôt tendance à préférer le confort de ma prétendue indépendance, mais je vous avoue que dans cette course j’ai un parti pris assez marqué pour un candidat. Et donc, bien que je ne soit pas membre de l’ADQ et que je n’ai pas vraiment l’intention de le devenir, je vous annonce tout de suite mes couleurs:

C’est avec un certain enthousiasme et espoir que j’entend appuyer dans cet espace la candidature de Gilles Taillon à la chefferie de l’ADQ.

J’avais l’intention de donner quelques explications mais le temps file et je dois retourner travailler… Les explications et les arguments viendront graduellement au cours des prochaines semaines.

Pour l’instant je dirai simplement que pour le “conservateur d’extrème-centre” que je suis, il me semble l’homme de la situation.

Hmmm… J’aurais voulu afficher une bannière ou quelque truc du genre mais le site du candidat n’en contient pas et je n’ ai pas le temps d’en fabriquer une de mon cru… En souhaitant que l’équipe du “candidat de l’économie” aient la présence d’esprit de remédier à cet …oubli.


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2009/03/30 22:27

Ce n’est pas ma nation

Voilà, on a dépassé les 100 votes alors je retire ma seconde question de “sondage” (la première ici).

Sondage: Selon vous, un franco-ontarien fait-il partie de la "nation québécoise"?

Je vous avoue que le résultat me déprime considérablement. J’aurais espéré au moins quelque chose de plus kif-kif…

Soupir…

Je ne comprend pas par quelle logique tordue une soi-disante “nation” qui se réclame de la même origine, de la même Histoire (avec un grand “H”) que celle dont moi et les miens nous réclamons depuis toujours en est venue à nous exclure de son sein.

Le plus insultant, c’est qu’elle me pique mon identité.

Il n’y a pas de nation franco-ontarienne… je suis quoi moi alors?


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2009/03/30 15:30

Le coût du CHUM

Selon La Presse:

Le futur CHUM, et son centre de recherche, coûteront 1,865 milliard en dollars d’aujourd’hui, estime le gouvernement qui a procédé aujourd’hui au lancement de l’appel de propositions.

Combien on gage qu’on se rend au moins à quatre (milliard) avant la fin?


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2009/03/27 21:02

Le Québec n’est pas une province comme les autres

Sauf quand ça fait notre affaire:

Selon [Monique Jérôme-Forget], la justice commande que le Québec soit traité de la même façon que les autres provinces.

Ô ironie, quand tu nous tiens.


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2009/03/27 13:24

Canadian bilingualism is a sham (I)

Essayez donc de trouver un livre français à Toronto.

Via Chantal Hebert.


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2009/03/26 15:59

Spleen politique

Allo? Coucou! Y’a quelqu’un?

Pfff… Ça fait un bout que je n’ai pas mis les pieds ici… et je vois que la poussière commence sérieusement à s’accumuler.

En fait, cela reflète bien l’état de ma pensée ces jours-ci au sujet de cette “nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens”… Elle est figée là, les yeux fixée sur son nombril et elle accumule la poussière.

J’ai peine à exprimer à quel point je suis découragé de la gouvernance québécoise dans presque tous ces aspects depuis quelques mois… une administration montréalaise sans vision… une caisse de dépôt sans direction… un gouvernement à Québec qui suinte le cynisme et qui pue la fin de règne alors que son mandat est à peine entammé… Un autre à Ottawa qui est clairement le contraire de ce que la nature des temps présent exige et qui oeuvre maintenant objectivement contre les francophones québécois et canadiens. Un gouvernement nocif dont nous avons pavé la route vers un autre mandat en se réfugiant dans notre nombrilisme insécure au lieu de prendre sérieusement l’avenir en main.

(Oui, je blâme principalement le Québec et son refus de se ranger derrière un parti “national” pour le fiasco gênant qu’est le règne conservateur actuel… et je m’inclus là-dedans)

Qu’est-il arrivé à ma nation? Celle qui qui a menée la parade de presque tous les progrès sociaux à l’échelle canadienne depuis les années 60? Je regarde la vacuité du “plan de relance” québécois et je me désole. Alors que le géant du sud s’apprète à investir massivement dans les infrastructures nécéssaire à l’économie du 21e siècle, nous n’avons rien de mieux à proposer que de mettre à niveau nos vieilles infrastructures négligées du 20e. (Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est parce que nous les avons laissé dépérir plus que les autres, c’est faux. Les ricains ont fait bien pire que nous avec les leurs et cela ne les empêchent pas de prendre de front leur réfection tout en batissant celles qui les guideront vers le monde de demain… Et nous? Sommes nous incapables de marcher et mâcher de la gomme en même temps?)

J’ai l’impression que nous sommes devenu un peuple réactionnaire… nous n’avons plus de vision… au lieu de proposer et discuter de pistes concrètes et novatrices aux défis qui se dessinent devant nous, nous nous réfugions dans les vieux patterns… nous recyclons les plans que nous avons élaborés il y a trente quarante ans pour faire face au défis de cette époque… Les souverainistes s’accroche à une stratégie morte 100 fois et à un rêve dont le sens est de moins en moins clair dans le paysage qui s’étale devant nous… et leurs adversaires agissent comme si la faiblesse de ce vieil idéal les dispensait de proposer une alternative… ils se contentent de gérer la petite popote au jour le jour… une formule qui fait inévitablement de la gouvernance un exercice en gestion de crises en série.

Il n’y a pas longtemps, j’entendais André Forcier dire, à Tout le monde en parle, quelque chose du genre qu’il avait l’impression que nous vivons actuellement une période de stagnation politique et culturelle semblable à celle de la “grande noirceur” duplessiste…

Force m’est d’admettre que je ne trouve pas de meilleure analogie.

En espérant que cela ne fait que présager une seconde révolution tranquille (dont j’avoue être incapable d’entrevoir la forme)… et surtoût que nous n’aurons pas à attendre un autre trente ans avant qu’elle se produise.

Allez les “millénaires”… je compte sur vous (pour me surpendre). Moi et les autres “X” avons manqué le bateau, je crois.


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2009/02/23 18:26

Patrick Bourgeois et les « ennemis » du Québec

Mon obsession courante à approfondir ma compréhension de la crise économique mondiale (qui provoque une remise en question de certaines des premisses idéologiques qui, jusqu’ici, sous-tendaient ma pensée) a fait en sorte que je n’ai suivi la controverse autour de la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham que d’une oreille lointaine et distraite… Malgré le fait qu’il s’agit là d’un sujet taillé sur mesure pour l’obsession identitaire qui anime ce blogue.

Je n’ai pas eu pris l’opportunité de me pencher en détail sur la teneur et le ton des activités originalement proposées par l’organisme fédéral en question pour souligner l’événement et je peux concevoir qu’il y ait eu matière à …protester. Mais je dois dire qu’à prime à bord, en tant que fier descendant de ceux qui ont perdu cette bataille charnière dans l’histoire de ma nation, je n’avais aucun problème à ce que l’évenement soit largement souligné et sobrement célébré… et que j’aimais bien l’idée qu’une reconstitution de la bataille fasse partie du concept. Selon moi, il était tout à fait concevable d’organiser cet événement d’une façon à souligner l’extraordinaire tenacité, fierté et maturité de ce peuple qui, malgré cette défaite, ne s’est jamais laissé abattre par un empire qui voulait l’assimiler, mais qui plutôt, à force de sueur, de sacrifice, de révoltes, de stratagems et d’alliances a réussi à faire sa place en Amérique tout en jouant un rôle non négligeable dans la réforme de cet empire vers une démocratie parlementaire pour ensuite faire de son territoire un des endroits où il fait le plus bon vivre sur notre planète (malgré ses foutus hivers).

Mais voilà. Ça c’est moi. Et moi, je suis fier de mon histoire… et du travail acharné de mes ancêtres pour mettre en place l’extraordinaire société dans laquelle j’ai le privilège d’évoluer. Certains de mes compatriotes semble-t-il, ne partagent pas ma fierté. Ceux-là ont honte de notre histoire… ils se conçoivent comme issus d’un peuple de perdants, de victimes éternelles… Selon cette conception, la fierté est impossible car elle implique une vision de ses ancêtres comme des êtres lâches qui n’ont jamais su et ne savent toujours pas “se tenir debout”. Pas étonnant donc, lorsqu’on a si peu d’estime pour ses origines, que là où l’on devrait retrouver fierté et optimisme, on ne retrouve que haine et mépris envers sa collectivité (et, je ne peux m’empêcher de penser, envers soi-même).

Car c’est bien ce que je retiens en lisant cette attristante sortie de Patrick Bourgeois, écrite il y a trois semaines, alors que tout semblait indiquer qu’on irait de l’avant avec l’événement tel que proposé. Je suis tombé dessus hier alors que je frayais chez Vincent Geloso, mon jeune prophète de la droite libérale préféré, dans un excellent texte où il s’y attaque.

Je retiens que derrière la haine et le désir de vindication envers cette force mystérieuse et amorphe qui soi-disant nous opprime (Les Anglais? Le Canada? Le fédéral? Le néo-libéralisme? …c’est dûr à déterminer contre qui ou quoi Patrick nous enjoint de “résister”) se cache une haine à peine dissimulée pour son propre peuple.

Deux choses me frappe en parcourant la suite de mots qui forment ce fiel.

Tout d’abord je trouve cet extrait particulièrement révélateur:

Même un enfant de 10 ans pourrait saisir toute l’épaisserie qu’il y a à remuer des fers dans les plaies du peuple québécois qui ne sont pas encore cicatrisées…

Vraiment? Je ne sais pas pour vous chers lecteurs, mais moi, je n’ai pas du tout le sentiment d’être issu d’un peuple qui souffre de plaies ouvertes… un pauvre peuple meurtri qui ne pourra jamais avancer tant que ses plaies ne sont pas guéries? Quelle image triste et méprisante de sa société faut-il avoir pour se rendre là. Quelle terrible insulte à ceux qui sont venus avant nous et qui ont tant oeuvré pour préserver notre identité collective et pour bâtir la société stable et prospère dont nous jouissons aujourd’hui. Le simple fait que nous soyons encore à débattre du sens de la bataille des plaines dans la langue de ceux qui l’ont “perdue” est un testament à la grande force de ce peuple, à sa capacité de passer outre les cicatrices du passé pour s’attarder à la tâche beaucoup plus importante de consolider l’avenir. En cela, je maintiens qu’il est juste et approprié de marquer et même de “célébrer” notre “défaite” aux plaines d’Abraham. Pfff… “les plaies du peuple québécois qui ne sont pas encore cicatrisées”… non, mais… parle pour toi, mauviette.

Mais la chose que je retiens le plus, celle qui me fait dire que l’objet principal de la haine exprimé par Patrick Bourgeois n’est nul autre que ce peuple québécois qu’il prétend vouloir “libérer”… c’est la “liste d’ennemis” dressée par son billet.

Voyons donc voir exactement à qui Patrick s’en prend. Qui sont ces gens qui empêchent le Québec de “se réaliser” et contre qui il faut “combattre”?

Tout d’abord, il y a toute personne qui défend la reconstitution. Etant donné ce que j’ai écris plus haut, je me rend à l’évidence que cela m’inclut. Je commence donc ma liste, dans un élan d’égocentrisme, en y mettant mon nom. Ensuite, si je poursuis la lecture du billet, j’y dégage les noms suivants:

Éric Caire
Robert Deschamps
Mario Dumont
le maire Labeaume
Josée Verner
CHOI 98,1 FM
Sylvain Bouchard
Martin Pouliot
Gesca
André Pratte
Et bien sûr… Paul Desmarais 

Il y a certes des individus dans cette liste que je ne tiens pas en haute estime (voir ici). Mais ce qui me frappe surtout (outre le danger des petits inquisiteurs qui s’amusent à dresser des “listes d’ennemis”), c’est que si je suis le raisonnement la suite de mots de Patrick, les forces et individus qui oppriment le Québec et l’empêchent de s’épanouir sont tous …québécois.

Le combat de Patrick Bourgeois et ses associés n’est donc pas contre les “vainqueurs” de la bataille des plaines d’Abraham et leurs descendants… (ceux là se foutent bien de nous de toutes façons et ont cessé de nous “opprimer” depuis belle lurette) mais contre ceux de son propre peuple qui refusent de faire du résultat de cette bataille une raison de s’appitoyer sur notre sort collectif. Contre ceux qui interprètent cette bataille comme symbolique de la force du caractère québécois: un peuple qui ne se laisse pas abattre par la défaite… qui au lendemain, se relève les manches et se défriche un avenir avec les moyens du bord… et qui réussit.

Un jour, il faudra bien se rendre compte que le projet des purzédurs n’est pas de libérer le Québec du Canada, c’est de purger le Québec des québécois qui refusent d’avoir honte de leur ancêtres canadiens-français. Selon moi, l’aboutissement ultime de la logique derrière leur démarche ne peut que déboucher sur quelque chose qui ressemble à une guerre civile entre québécois… 

Oui. Je sais, c’est fort. Mais je les trouve dangereux à ce point là.

Voir aussi:

Luc Picard, un souverainiste qui a compris

Les patriotes ne sont pas morts pour la “nation québécoise”

Le nationalisme québécois cache-t-il un complexe de colonisé?

“Québécois d’origine canadienne-française”


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2008/12/25 15:01

Message de noël de notre chef d’état…

L’an dernier, ça se voulait une petite blague ironique… mais en ces temps où l’on a recemment été mis clairement devant le fait que malgré nos prétentions, nous vivons encore dans une monarchie… ça me semble approprié.

Je crois que je vais en faire une tradition…

Mesdames et messieurs (et les autres),
Sa Majesté la Reine Elizabeth II.
Notre souveraine
:

God save the Queen.

;)

Joyeux noël tout le monde!


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2008/12/11 17:25

Confession

Je ne suis pas allé pas voter lundi dernier.

J’élaborerai éventuellement.

Allez y! J’attend les tomates …et les briques.


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2008/12/04 20:59

Le cygne qui chantait si faux qu’il devint nécessaire pour le bien-être de tous de le mettre à mort avant la fin de sa chanson

Mardi dernier, je titrais mon billet sur la possibilité d’un premier gouvernement de coalition dans l’histoire fédérale canadienne: Tout un chant du cygne pour Dion!

Après le fiasco de la vidéo d’hier et le résultat d’aujourd’hui…

Pfff… Pauvre cygne.


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2008/12/04 13:30

Citation du jour

“Her Majesty, by and with the advice and consent of the Senate and House of Commons of Canada, enacts as follows:”

« Sa Majesté, sur l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada, édicte : »

Le préambule de toutes nos lois fédérales.


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2008/12/04 09:47

Le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… vraiment?

Depuis le début de la crise financière/économique mondiale, on ne cesse de le répéter: Le Canada est le pays le mieux équipé pour faire face à la crise… nos banques ne se sont pas (autant) exposées aux produits financiers byzantins à l’origine du problème… notre marché de l’immobilier demeure (plus) stable (qu’ailleurs)… nous somme le seul pays du G7… 8… ou 20 dont les finances publiques sont encore (à peine) dans le noir. Nous sommes, à toutes fins pratiques, le pays le plus riche du monde… sans blagues.

Mais voilà que la crise économique met la table pour une crise politique qui expose l’instabilité intrinsèque inscrite dans notre système de gouvernement. 

Aujourd’hui ce système ne fonctionne tout simplement plus et nous sommes forcés de faire face à la vérité profonde autour de laquelle il est fondé: Notre sort ultime repose encore entre les mains de notre monarque. Les pouvoirs de ce monarque (ou plutôt de son représentant le Gouverneur-général) sont encadrés par des conventions et traditions précises, entres autres importantes celle d’agir selon les conseils du premier ministre, mais la vérité est que dans une situation où la confiance de la chambre envers ce dernier est mise en doute, quel que sera le chemin emprunté par notre GG… 

Prorogation?

Coalition?

Élection?

…il sera légitime. Point final. Ça s’appelle une monarchie constitutionnelle.

Mais la question que je me pose est la suivante:

Quoiqu’il arrive… avec le parlement qu’on vient d’élire, et qu’on élira de nouveau si on retourne en élection… même avec une coalition, dont la stabilité peut aisément être mise en doute… qu’est-ce qui nous dit qu’on ne se retrouvera pas dans la même situation dans le temps de le dire: un premier ministre incapable d’obtenir la confiance de la chambre et un GG forcé de trancher?

En ces temps de crise, la Canada moderne est-il même gouvernable?

***

J’aurais blogué dabâtage â ces bobâts historiques… bais le sort a fait â sorte que je sois terriblebât grippé depuis deux jours… [sniff!... tousse!]


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2008/12/02 17:29

Note to Western Canadians Angry About a Separatist Supported Dion Led Socialist Coalition

Think about it: Take away our guys, not just the separatist Bloc Québécois, I mean all 75 of our guys, Dion included. What you’re left with is 133 conservatives and 100 everybody else.

It’s your country.

Kick us out already. Can’t you see we’re asking for it?


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2008/12/02 08:13

Coalition: réactions dans la sphère

Quelques réactions à la journée pour le moins inusitée d’hier en politique fédérale de la part des blogues dans mon agrégateur RSS:

Sovereignty en anglais, après s’être désolé de la cacophonie de la période de question, se réjouit de la tournure des évenements:

I hope this is a historic moment, rather than something that comes to nothing because of the underhanded tactics of the Conservatives. Stephen Harper now has a moral obligation to resign as Prime Minister and hand the reigns over to the Liberal-NDP coalition.

Le suburbain lucide continue à croire que tout ceci n’est qu’une question de financement des partis:

Car autant j’étais en faveur de l’initiative de cette coalition de centre-gauche afin que le gouvernement conservateur puisse se mettre le museau dans sa propre m… sur son attitude méprisante sur la démocratie, autant je considère le fait que Stephen Harper ait reculé comme une preuve qu’il a compris la leçon : plus de niaiseries jusqu’à la majorité.
Car la question du refus de supporter l’énoncé économique de Flaherty n’est qu’une excuse pour poursuivre le renversement. En effet, l’opposition n’en a toujours eu que pour le financement des partis! En toute logique, le retrait de cette mesure justifierait un arrêt du processus de coalition, mais il semblerait que l’opposition ne fasse que se chercher des excuses!

Bryan Breguet, n’a plus de sympathie pour le parti qu’il a déjà (je présume) appuyé:

Alors Harper va pouvoir jouer les martyrs… Je ne suis pas triste, je suis de droite mais bien sincèrement, que m’a apporté le gouvernement dit conservateur entre 2006 et 2008? Entre les réductions de taxes mal faites (TPS) et une hausse des dépenses militaires, la gouvernance dans le secret et sans collaboration ou encore les nombreux programmes libéraux abolis puis recréés., je n’ai pas beaucoup de raisons d’être satisfaits d’avoir un gouvernement de “droite”. Pour le changement promi, on repassera…

Les deux solitudes reste loyal aux conservateurs, crie à l’injustice et affirme que la motivation des partis d’opposition est purement idéologique:

Pensez-vous que ce n’est pas idéologique de la part de l’opposition de vouloir un “package” pour stimuler l’économie?  Bien sûr que ce l’est.  Ces partis politiques croient en une intervention de l’État pour faire face aux turbulences économiques que nous sommes en train de vivre.  C’est une position idéologique (de gauche dans ce cas-ci). 

David Chrétien prédit que Duceppe vient d’affaiblir le Québec:

Donc 19 mois à fermer sa boîte contre toutes manoeuvres de la nouvelle coalition (si elle voit le jour). Par cette signature ou ce contrat, Duceppe ne pourras critiquer le fédéral si jamais il contraint aux intérêts du Québec. Les fédéralistes anti-Québec vont probablement bien en profiter!

Martin Beaudin-Lecours se demande si les meubles conservateurs ne pourraient pas encore être sauvés:

qu’arriverait-il si Stephen Harper démissionnait et que le Parti Conservateur proposait un nouveau chef de gouvernement issu de ses rangs (en plus, bien sûr, de faire un certain nombre de concessions aux partis d’opposition sur les points controversés de la Mise à jour économique de Flaherty)? N’y aurait-il pas, parmi les Conservateurs, une bonne bouille respectée de tous les parlementaires qui pourrait calmer le jeu? Après tout, presque tout le monde, y compris les supporters conservateurs, condamnent Harper pour son arrogance et les partis d’opposition ne lui font plus confiance. Si le responsable désigné de cette crise politique ne faisait plus partie du portrait, le Parlement canadien ne pourrait-il pas continuer de fonctionner sous une gouverne conservatrice montrant du même coup qu’elle est plus encline à tenir compte, comme se doit un gouvernement minoritaire, des avis des partis de l’opposition?

Le prof solitaire aime l’idée de la coalition, mais se scandalise (contrairement à moi qui le célebre) de ce que tant de pouvoir soit entre les mains d’un représentant de la monarchie:

Premièrement, et c’est la seule chose qui me répugne dans tout cela, on ne peut pas passer à côté d’une constatation élémentaire: l’avenir du pays est entre les mains de la gouverneure générale, une femme non-élue, représentante de la couronne britannique et qui n’a jamais rien fait d’important à part participer à des p’tits cocktails élitistes et des cérémonies officielles pompeuses. Pour toutes les fois que j’ai entendu des fédéralistes me dire: “Ben voyons, c’est juste un rôle symbolique, le vrai pouvoir est dans les mains des élus.” On a enfin la démonstration claire que c’est de la foutaise. On est en 2008 et c’est une représentante de la famille royale d’Angleterre qui va décider quelle personne gouvernera le pays. C’est dégueulasse. Un pays vraiment démocratique devrait être capable de régler ce problème sans faire appel à une sous-monarque, bordel!

Pat Lagacé relève l’aspect insolite de la situation:

Un néo-démocrate dont le parti n’a jamais gouverné le pays va devenir, genre, vice-premier ministre, avec six ministres. Un ancien prof d’université qui s’est illustré à Ottawa en chiquant du Québécois, devenu chef du PLC en se faufilant au premier rang par la grâce d’un caprice du mode de scrutin, mais qui s’est fait planter comme un malpropre dans la dernière élection générale, va devenir premier ministre. Un ancien maoïste (communiste ?) ayant fait ses débuts à la CSN, devenu chef d’un parti souverainiste, qui a décrié le NPD comme un parti centralisateur et le PLC comme un parti de corrompus, qui croit que le Canada est un cadre néfaste pour la Nation, va appuyer ce gouvernement de coalition au nom des intérêts du Québec… et de la stabilité du Canada en temps de crise ?

Et c’est une ancienne lectrice de RDI qui va donner, ou pas, sa bénédiction à tout ça ?

Wow.

Et le mot de la fin à Fagstein:

Even our coups d’état are lame.

Et moi je m’amuse comme un petit fou.


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2008/12/01 14:17

Tout un chant du cygne pour Dion!

Ça y est. Tout indique que les pièces sont en place. Après l’accord entre les trois partis d’opposition, voilà que les libéraux viennent de s’entendre sur la direction d’un nouveau gouvernement. Stéphane Dion reste en poste (et devient PM si la manoeuvre réussit) comme prévu jusqu’en mai prochain, après quoi il sera remplacé par le vainqueur de la course à la chefferie libérale qui se déroulera elle aussi comme prévue… pendant que le parti tente de gouverner dans des circonstances sans précédent au Canada.

Whooo Wheee! What a ride!!!

La balle est maintenant entre les main du représentant de la couronne, notre chère GG, Michaëlle Jean. Acceptera-t-elle la demande de prorogation de Harper?… (C’est vraiment la seule carte qui lui reste.) Sinon, accepte-t-elle le rocambolesque chateau de cartes qu’est l’entente des partis d’opposition?… Ou nous renvoie-t-elle en élection?… (pour recommencer le cirque à zéro)

Le poste de Gouverneur-général, bien qu’il soit devenu surtout symbolique, est quand-même sensé être le dernier rempart contre l’instabilité dans notre système (c’est le principe central de la monarchie parlementaire britannique)… ce qui me fait penser que peut-être faudrait-il revoir cette habitude de nommer des personnes purement symboliques à ce poste.

Que fera ce symbole, maintenant que la constitution remet le pouvoir entre ses mains?…

***

I just love British Constitutional Monarchy and its Parliamentary Tradition right now.

God save the Queen!

***

Ha! Et j’aurai mon ministre après tout!

***

Ajout (15:15): Chantal Hébert nous donne les “probabilités” des différents scénarios à partir de maintenant.


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2008/11/26 11:29

L’avenir du Québec

Un petit cri du coeur qui rappelle pourquoi j’ai démarré ce blogue.


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2008/08/22 14:37

Porno pour obamaniaques

Obama Porn

Vous savez les amis, je fais de sérieux efforts pour délaisser la politique américaine au profit des préoccupations dont mon blogue se targue. Mais j’avoue que ce sera difficile dans les jours à venir… avec le congrès à la nomination démocrate qui va dominer les images dans ma télé et la section (maintenant réduite) de ma page Google dédiée à la grosse nation d’à-côté… [Ces dernières semaines, j'ai multiplié par un facteur d'au moins cinq le volume de mes abonnements RSS à du contenu francophone.]

Et aujourd’hui, avec la veille au co-listier qui tient tout le monde en haleine, j’avoue que mon attention est plutôt portée de ce coté. (Et oui, je me suis moi-aussi inscrit à la liste de distribution du message texte qui est sensé l’annoncer au monde entier en même temps… [soupir] J’ai honte.)

Obama Porn

En attendant, voici une petite dose pour satisfaire ceux qui souffrent de dépendance à l’Obamanie de la part de la journaliste-vedette à l’emploi de Time, Karen Tumulty.

Un diaporama des meilleures photos prises tout au long de la (très) longue campagne qui à menée Obama jusqu’ici… avec narration par la journaliste parsemée d’extraits de discours de Celui Qui Inspire.

Bon trip.

Obama Porn


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2008/08/13 19:57

Rage

Rage

Les lecteurs réguliers de ce blogue le savent, son auteur, malgré quelques excentricités, a un point de vue plutôt conservateur… Il tend, plus souvent qu’autrement, à plaider en faveur des institutions (tout en admettant que plusieurs méritent réforme) et en dépit d’un désir sincère d’ouverture à toutes les tendances, a souvent bien de la peine à cacher son mépris pour certaines tendances idéologiques plus radicales… disons à gauche du spectre.

Mais depuis les évènements de dimanche soir, je n’arrête pas de tomber sur des trucs d’une telle ignominie… d’une telle aberrance réactionnaire, qu’ils ne peuvent faire autrement que d’agiter le rebel libertaire radical qui sommeille quelque part (très loin) au fond de moi.

Des trucs comme l’opinion d’un banlieusard xénophobe qui bande sur des rumeurs qui confirmerait sa conviction qu’on ne peut faire confiance à…

la racaille de Montréal-Noire, ce repère majoritairement bougon qui se complaît dans la violence quotidienne, dans la pauvreté, dans l’ignorance, dans la facilité…

…et qui jouit à l’idée de voir l’armée rentrer dans le tas.

(!)

[Grand respire]

Ostie d’câlisse de saint-ciboire de tabar-fucking-nak!!!!!

Il me donne envie d’armer la populace.

Rebel, rebel and yell
‘Cause our people still dwell in hell
Locked in a cell
Yes, the structure’s a cell
Mad is the story I tell
How long can we wait?
Come on, seein’ what’s at stake
Action for reaction
If your mind’s in a somewhat complacent state
Get a check up
This is a stick up
Our freedom or your life
Lord, I wish I could be peacful
But there can be no sequel


Township Rebellion - Rage Against The Machine

De retour quand j’aurai retrouvé mes esprits.


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2008/08/12 02:36

Ah, pis une autre affaire, à part de d’ça…

L’autre aspect qui me révolte dans toute la discussion entourant cette tragédie, c’est cette notion que tout ceci relève d’un problème “d’intégration” des “immigrants”. Et que la solution passe par de meilleures “politiques d’intégration”.

C’est l’idée qui m’a tant révolté dans le second billet que j’ai cité ce matin [J'en traite dans un billet plus posé que je ne cesse de promettre (et qui avance)] qui vient d’un blogue “de droite”… Mais voilà que j’apprend, via son commentaire chez l’ami Renart, que notre dangereux pyromane polémique “de gauche” favori soutiens la même thèse dans un billet ou il semble s’être surpassé dans l’ampleur de l’incendie qu’il allume… Si on s’en fie aux dires de Renart, car pour ma part, je suis tombé sur les premières lignes plus tôt, chez Opinions Canada, et j’ai décidé que c’était mieux pour ma santé de ne pas y aller… But apparently, the little mofo did it again, didn’t he?

Donc à gauche comme à droite, on se rabbat sur cette notion stupide.

[Soupir]

Eh, oh, les amis, çe qui se passe à Montréal-Nord n’a rien à voir avec les questions identitaires ou avec la foutue question nationale! C’est d’abord un problème urbain de gouvernance urbaine qui doît relever d’une administration et d’une solution urbaine. [À la limite, ça ne regarde que les montréalais. (Mais tous les montréalais.) Les régions et les banlieusards n'ont pas vraiment à s'en mêler.]

Et cela n’a surtout rien à voir avec un problême d’intégration culturelle d’une population en particulier ou d’une autre. Comme si une absorbtion plus rapide de notre culture nationale mettait qui que ce soit à l’abri de phénomènes comme dimanche dernier.

Parce qu’évidemment, on a pas ça, nous, dans notre belle culture à nous, de la misère et de la pauvreté… on a pas ça, nous, des populations de jeunes sans perspectives et désabusés de l’avenir… et surtout, surtout, nous, on a pas de ça.

Comme si c’était “une meilleure intégration des immigrants” (comme l’entendent ceux qui le clame) qui allait influencer quoi que soit là dedans.

Faites moi rire.


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2008/08/11 22:45

Coup de gueule d’un ancien petit “bum” montréalais issu de la majorité invisible

Ce billet n’est pas la “réflexion plus nuancée” que je vous promettais quant à ma réaction aux réactions des évennements d’hier soir. Le billet en question est encore en cours de rédaction.

Ceci est ma réaction chaude au billet d’AntiPollution de ce matin qui mettait tout ça sur le dos de quelques “petits bums qui parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois” et qui est le premier (mais non le seul) à m’avoir causé tant d’émoi. Je viens de décider de la couper du billet principal que je veux plus posé et mieux structuré (et moins long).

Mais puisque je vous l’avait promise, la voici:

Je me permet de commencer par un petit dérapage bien senti:

M’sieur AntiPollution, avec tout le respect pour l’ensemble de vos opinions ainsi que l’admiration pour votre entreprise blogosphérique et l’effet bénéfique que vous avez sur notre sphère, sur ce point en particulier, l’ancien bum des rues et des parcs d’un cartier de la ville de Montréal composé surtout de “minorités visibles” qui a eu l’arbitraire chance d’être issue de la culture dominante que je suis te fixe et te fait un sérieux doigt d’honneur aux nom de ces “minorités” (drôle de concept où j’ai grandi) pour ensuite te dire que tu ne sais pas de quoi tu parles et tu tiens des propos outranciers.

Fin du dérapage.

La différence avec laquelle moi et mes copains délinquants “de souche” étions traités par les autorités comparé à nos comparses de minorités (surtout les noirs anglophones) était palpable, grossière et tout simplement abhérente, même à nos yeux.

Moi et mes complices pouvions nous installer dans le parc NDG, avec nos occasionnels six-packs, à fumer des joint, la nuit, entre 21h et 23h, sans que personne du cartier ne bronche… à 23h, la police venait gentiment nous dire de quitter les lieux (ou à tous le moins, d’aller s’installer derrière les arbustre là-bas, où les résidents ne nous verraient pas, et de “juste pas faire de trouble”).

Laissez-moi vous dire que si un groupe de noirs s’avérait montrer quelque signe de posséder de l’alcool dans le parc, les flics se présentaient en moins de dix, suite à “une plainte” d’un résident. Même chose après la noirceur… Un groupe de noirs était garanti une conversation avec les flics. Cela allait même jusqu’à créer des divisions sociales… avoir un copain noir parmi nous, ça passe… deux c’est risqué… trois, ou dès que le groupe commence à approcher 50% noir ou 60% “minorités”, c’est des plan pour avoir les flics au cul no matter what. Ce qui donne: Sorry dudes, mais nous on va aller s’éclater de not’ bord. (Sous entendu: entre nous, où on a la paix) Veux, veux pas, ça fini par créer du ressentiment.

Je n’accuse pas un racisme volontaire… personne n’en veut explicitement aux minorités. Mais il y a un phénomène inconscient et instinctif d’identification culturelle qui entre en jeux. Lorsque le flic interagissait avec nous, il se voyait à notre âge, il s’imaginait nos parents comme les siens, lorsqu’on lui “racontait” nos circonstances pour s’en sortir, il était plus réceptif. Mais dès qu’on a un accent, ou une peau et des traits indiquant une origine “autre”, c’est comme si ce processus inconscient d’identification cesse graduellemment de s’enclencher plus les différences augmentent.

C’est sûr qu’on était docile avec les flics, mais c’est surtoût parce que les flics étaient cool avec nous… on avait aucune raison de se rebeller. Ils étaient pas cool avec les “autres”.

Les choses ont certes bien changée de puis ce temps… La diversité encore plus grande et, j’ose espérer, la police plus sensible à ces questions qu’à mon époque, mais le phénomène est inhérent à notre société et est vécu par toutes les minorités visibles.

Alors, lorsque je lis des trucs comme tout ceci n’est dû qu’à des petits bums qui “parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois.

Je ne peux m’empêcher de vouloir remettre les pendules à l’heure.

Le réalité est que ces jeunes en côtoient d’autres de la culture dominante, comme moi et mes copains de l’époque, qui, comparativement à leur réalité, sont à l’abri des lois.

Et vous, vous exacerbez les tensions en sortant cette analyse ridicule de votre chapeau qui, habituellement, en produit de plus pertinentes.


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