Ma nation à moi - Archives

2008/08/22 14:37

Porno pour obamaniaques

Obama Porn

Vous savez les amis, je fais de sérieux efforts pour délaisser la politique américaine au profit des préoccupations dont mon blogue se targue. Mais j’avoue que ce sera difficile dans les jours à venir… avec le congrès à la nomination démocrate qui va dominer les images dans ma télé et la section (maintenant réduite) de ma page Google dédiée à la grosse nation d’à-côté… [Ces dernières semaines, j'ai multiplié par un facteur d'au moins cinq le volume de mes abonnements RSS à du contenu francophone.]

Et aujourd’hui, avec la veille au co-listier qui tient tout le monde en haleine, j’avoue que mon attention est plutôt portée de ce coté. (Et oui, je me suis moi-aussi inscrit à la liste de distribution du message texte qui est sensé l’annoncer au monde entier en même temps… [soupir] J’ai honte.)

Obama Porn

En attendant, voici une petite dose pour satisfaire ceux qui souffrent de dépendance à l’Obamanie de la part de la journaliste-vedette à l’emploi de Time, Karen Tumulty.

Un diaporama des meilleures photos prises tout au long de la (très) longue campagne qui à menée Obama jusqu’ici… avec narration par la journaliste parsemée d’extraits de discours de Celui Qui Inspire.

Bon trip.

Obama Porn


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2008/08/13 19:57

Rage

Rage

Les lecteurs réguliers de ce blogue le savent, son auteur, malgré quelques excentricités, a un point de vue plutôt conservateur… Il tend, plus souvent qu’autrement, à plaider en faveur des institutions (tout en admettant que plusieurs méritent réforme) et en dépit d’un désir sincère d’ouverture à toutes les tendances, a souvent bien de la peine à cacher son mépris pour certaines tendances idéologiques plus radicales… disons à gauche du spectre.

Mais depuis les évènements de dimanche soir, je n’arrête pas de tomber sur des trucs d’une telle ignominie… d’une telle aberrance réactionnaire, qu’ils ne peuvent faire autrement que d’agiter le rebel libertaire radical qui sommeille quelque part (très loin) au fond de moi.

Des trucs comme l’opinion d’un banlieusard xénophobe qui bande sur des rumeurs qui confirmerait sa conviction qu’on ne peut faire confiance à…

la racaille de Montréal-Noire, ce repère majoritairement bougon qui se complaît dans la violence quotidienne, dans la pauvreté, dans l’ignorance, dans la facilité…

…et qui jouit à l’idée de voir l’armée rentrer dans le tas.

(!)

[Grand respire]

Ostie d’câlisse de saint-ciboire de tabar-fucking-nak!!!!!

Il me donne envie d’armer la populace.

Rebel, rebel and yell
‘Cause our people still dwell in hell
Locked in a cell
Yes, the structure’s a cell
Mad is the story I tell
How long can we wait?
Come on, seein’ what’s at stake
Action for reaction
If your mind’s in a somewhat complacent state
Get a check up
This is a stick up
Our freedom or your life
Lord, I wish I could be peacful
But there can be no sequel


Township Rebellion - Rage Against The Machine

De retour quand j’aurai retrouvé mes esprits.


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2008/08/12 02:36

Ah, pis une autre affaire, à part de d’ça…

L’autre aspect qui me révolte dans toute la discussion entourant cette tragédie, c’est cette notion que tout ceci relève d’un problème “d’intégration” des “immigrants”. Et que la solution passe par de meilleures “politiques d’intégration”.

C’est l’idée qui m’a tant révolté dans le second billet que j’ai cité ce matin [J'en traite dans un billet plus posé que je ne cesse de promettre (et qui avance)] qui vient d’un blogue “de droite”… Mais voilà que j’apprend, via son commentaire chez l’ami Renart, que notre dangereux pyromane polémique “de gauche” favori soutiens la même thèse dans un billet ou il semble s’être surpassé dans l’ampleur de l’incendie qu’il allume… Si on s’en fie aux dires de Renart, car pour ma part, je suis tombé sur les premières lignes plus tôt, chez Opinions Canada, et j’ai décidé que c’était mieux pour ma santé de ne pas y aller… But apparently, the little mofo did it again, didn’t he?

Donc à gauche comme à droite, on se rabbat sur cette notion stupide.

[Soupir]

Eh, oh, les amis, çe qui se passe à Montréal-Nord n’a rien à voir avec les questions identitaires ou avec la foutue question nationale! C’est d’abord un problème urbain de gouvernance urbaine qui doît relever d’une administration et d’une solution urbaine. [À la limite, ça ne regarde que les montréalais. (Mais tous les montréalais.) Les régions et les banlieusards n'ont pas vraiment à s'en mêler.]

Et cela n’a surtout rien à voir avec un problême d’intégration culturelle d’une population en particulier ou d’une autre. Comme si une absorbtion plus rapide de notre culture nationale mettait qui que ce soit à l’abri de phénomènes comme dimanche dernier.

Parce qu’évidemment, on a pas ça, nous, dans notre belle culture à nous, de la misère et de la pauvreté… on a pas ça, nous, des populations de jeunes sans perspectives et désabusés de l’avenir… et surtout, surtout, nous, on a pas de ça.

Comme si c’était “une meilleure intégration des immigrants” (comme l’entendent ceux qui le clame) qui allait influencer quoi que soit là dedans.

Faites moi rire.


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2008/08/11 22:45

Coup de gueule d’un ancien petit “bum” montréalais issu de la majorité invisible

Ce billet n’est pas la “réflexion plus nuancée” que je vous promettais quant à ma réaction aux réactions des évennements d’hier soir. Le billet en question est encore en cours de rédaction.

Ceci est ma réaction chaude au billet d’AntiPollution de ce matin qui mettait tout ça sur le dos de quelques “petits bums qui parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois” et qui est le premier (mais non le seul) à m’avoir causé tant d’émoi. Je viens de décider de la couper du billet principal que je veux plus posé et mieux structuré (et moins long).

Mais puisque je vous l’avait promise, la voici:

Je me permet de commencer par un petit dérapage bien senti:

M’sieur AntiPollution, avec tout le respect pour l’ensemble de vos opinions ainsi que l’admiration pour votre entreprise blogosphérique et l’effet bénéfique que vous avez sur notre sphère, sur ce point en particulier, l’ancien bum des rues et des parcs d’un cartier de la ville de Montréal composé surtout de “minorités visibles” qui a eu l’arbitraire chance d’être issue de la culture dominante que je suis te fixe et te fait un sérieux doigt d’honneur aux nom de ces “minorités” (drôle de concept où j’ai grandi) pour ensuite te dire que tu ne sais pas de quoi tu parles et tu tiens des propos outranciers.

Fin du dérapage.

La différence avec laquelle moi et mes copains délinquants “de souche” étions traités par les autorités comparé à nos comparses de minorités (surtout les noirs anglophones) était palpable, grossière et tout simplement abhérente, même à nos yeux.

Moi et mes complices pouvions nous installer dans le parc NDG, avec nos occasionnels six-packs, à fumer des joint, la nuit, entre 21h et 23h, sans que personne du cartier ne bronche… à 23h, la police venait gentiment nous dire de quitter les lieux (ou à tous le moins, d’aller s’installer derrière les arbustre là-bas, où les résidents ne nous verraient pas, et de “juste pas faire de trouble”).

Laissez-moi vous dire que si un groupe de noirs s’avérait montrer quelque signe de posséder de l’alcool dans le parc, les flics se présentaient en moins de dix, suite à “une plainte” d’un résident. Même chose après la noirceur… Un groupe de noirs était garanti une conversation avec les flics. Cela allait même jusqu’à créer des divisions sociales… avoir un copain noir parmi nous, ça passe… deux c’est risqué… trois, ou dès que le groupe commence à approcher 50% noir ou 60% “minorités”, c’est des plan pour avoir les flics au cul no matter what. Ce qui donne: Sorry dudes, mais nous on va aller s’éclater de not’ bord. (Sous entendu: entre nous, où on a la paix) Veux, veux pas, ça fini par créer du ressentiment.

Je n’accuse pas un racisme volontaire… personne n’en veut explicitement aux minorités. Mais il y a un phénomène inconscient et instinctif d’identification culturelle qui entre en jeux. Lorsque le flic interagissait avec nous, il se voyait à notre âge, il s’imaginait nos parents comme les siens, lorsqu’on lui “racontait” nos circonstances pour s’en sortir, il était plus réceptif. Mais dès qu’on a un accent, ou une peau et des traits indiquant une origine “autre”, c’est comme si ce processus inconscient d’identification cesse graduellemment de s’enclencher plus les différences augmentent.

C’est sûr qu’on était docile avec les flics, mais c’est surtoût parce que les flics étaient cool avec nous… on avait aucune raison de se rebeller. Ils étaient pas cool avec les “autres”.

Les choses ont certes bien changée de puis ce temps… La diversité encore plus grande et, j’ose espérer, la police plus sensible à ces questions qu’à mon époque, mais le phénomène est inhérent à notre société et est vécu par toutes les minorités visibles.

Alors, lorsque je lis des trucs comme tout ceci n’est dû qu’à des petits bums qui “parce qu’ils sont issus des minorités visibles se croient à l’abri des lois.

Je ne peux m’empêcher de vouloir remettre les pendules à l’heure.

Le réalité est que ces jeunes en côtoient d’autres de la culture dominante, comme moi et mes copains de l’époque, qui, comparativement à leur réalité, sont à l’abri des lois.

Et vous, vous exacerbez les tensions en sortant cette analyse ridicule de votre chapeau qui, habituellement, en produit de plus pertinentes.


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2008/08/11 12:30

Je ne veux pas en dire du mal, mais…

Selon moi, quelqu’un qui tente de démontrer qu’il n’est pas raciste en commençant par dire: “je ne suis pas raciste, mais…” viens déjà de se tirer dans le pied.

Et ce qui est dit ici est encore plus débile.

J’y reviendrai.

Pour l’instant je suis un peu trop révolté par ce que je lis… et les accusations de racisme sont trop simples… on va laisser mijoter.

Ajout 19h15: Suite aux ajouts d’AntiPolution à son billet que je cite plus haut, je tiens à préciser que lorsque j’écrit: “les accusations de racisme sont trop simples”, je veux dire que je souhaite à tout prix éviter de tomber dans les accusations de racisme… c’est trop facile et grossier… et ça n’éclaire rien.

Est-ce que je crois vraiment qu’AntiPollution est raciste? Non.

Mais (et ici je fais abstraction du reste de son “oeuvre”, que j’apprécis énormément) dans cette sortie en particulier, le propos (entier) m’offense et me semble découler d’une logique qui s’apparente dangereusement au “racisme” (Ce mot est trop chargé, mais je n’en trouve de meilleur. Et puisqu’il a été mis sur la table…) et ce, malgré la “fin de la dernière phrase” que j’ai bel et bien lu.

Je suis à rédiger un billet où je m’expliquerai plus précisément …et plus calmement. (Sauf pour un bref moment ou je serai très méchant avec AntiPollution en espérant que l’intéressé (et le lecteur) comprenne d’où ça vient et ne le prenne pas trop personnel.

Je retourne rédiger. (Processus lent, dans le cas de votre humble serviteur)


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2008/08/10 12:12

Une masse critique à droite?

Vincent Geloso répond à mon billet où je mettais en doute son idée de conjuguer discours identitaire et discours de droite libérale:

il existe une masse critique de gens en faveur de réformes assez radicales comme le privé en santé, la privatisation de la Société des Alcools, l’élimination du corporate welfare etc. Il suffit d’avoir une infrastructure qui est capable d’activer cette masse critique.

Son billet soulève quelques bon points dont certains avec lesquels je suis d’accord et d’autres, moins. Je vous invite à le lire.

Je tenterai d’y répondre plus en détail dans le courant de la semaine.

Aujourd’hui, c’est dimanche et il fait beau.


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2008/08/08 14:10

Prix du commentaire le plus…

En mai dernier, en l’honneur de la fête des patriotes, je pondais un billet, parmi ceux dont je suis plutôt fier, intitulé Les patriotes ne sont pas morts pour la “nation québécoise”. Il portait sur la récupération de textes historiques par un projet identitaire moderne dont l’insécurité fondamentale le pousse à en gommer certains passages qu’il trouve gênant.

Il y a quelque jours, quelqu’un qui signe “steven” est venu y laisser le commentaire suivant:

je dois dire que je ne suis pas fière d être québécois.de voir au québec que l on veut en faire un pays bilingue comme le fait jean charest.et l on ne défend même pas notre langue.se n est pas en restant assis que cela vas changer.mais en posant des geste concrait,pour que les fédéraliste et libéraux comprenne une fois pour toute.je fais partie d une cellule qui s appelle ­­ULQ union de libération du québécois.et il y en n as d autre.je peut n en dire plus long.sauf que les québécois ne connaisse même pas leur histoire.et dise que la séparation es passer date donner vote pays au canada anglais sa iras plus vite.ses triste de voir cela.bien a vous.mercie.

J’ai plutôt tendance à penser qu’il s’agit de quelqu’un de plus intelligent qui me tend un hameçon, [auquel je suis entrain de morde, j'imagine... enfin. Ça me donne une excuse pour vous inviter à lire mon billet] mais autrement…

Plusieurs questions me viennent à l’esprit en lisant un tel commentaire… mais je laisse de coté. La seule chose que je trouve à dire à notre ami steven est que “défendre sa langue”, ça commence d’abord par apprendre à l’écrire.

Langage-toi, mec.


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2008/08/07 15:28

Ouate de phoque!?

Je fouillais la toile hier à la recherche d’une photo de manifestants nationalistes québécois pour agrémenter mon billet sur le nationalisme québécois et le libéralisme économique et parmi les nombreuses photos qui ont été mise en ligne par le site laliberation.org (chez qui l’on peut trouver plaques de char, mode souverainiste et de quoi remonter le moral de tout bon patriote [Et on se croit différent des américains? Ha!])…

En parcourant leurs nombreuses photos, dis-je, je suis tombé sur quelques une qui m’ont troublées:

On a tu vraiment des twits de même icitte?

Et quelqu’un peut-il me fournir le contexte derrière ceci et ceci? (À part que c’est la fête des patriotes)

Permettez-moi d’être sidéré.


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2008/08/06 21:10

Le nationalisme québécois cache-t-il un complexe de colonisé?

marche québec français

Il y a quelques jours, Vincent Geloso touchait à un des nombreux aspects qui m’exaspèrent au sujet de l’orthodoxie nationaliste québécoise ces temps-ci dans un billet intitulé Idées de droite et identité:

Un ami m’a dit que les jeunes libéraux ont été traités de «néolibéraux et d’antinationalistes». Cette idée qu’être libéral (dans le sens classique)implique une haine de l’identité Québécoise est vastement répandu. Néanmoins, je ne vois pas nécessairement d’opposition entre les deux.

Après tout, l’ADQ a obtenu 41 siéges en 2007 en associant liberté économique et affirmation identitaire. Comme si une société confiante passait par moins d’État et plus d’entrepreneurs laissés libres.

Il poursuit en proposant que la droite économique infuse son discours de notions identitaires à la manière du “capitalisme populaire” de Thatcher dans les années 80. Hmmm… Je me souviens des années 80… on peut certainement se plaindre d’une certaine sclérose institutionnelle québécoise aujourd’hui, mais nous sommes tout de même très loin de l’économie britannique hyper-planifiée d’avant l’époque Thatcher. Si Vincent souhaite qu’un tel discours résonne ici, il ferait mieux de rejoindre les rangs des gauchistes qu’il oppose. L’étatisme québécois a encore beaucoup de chemin à faire avant d’écoeurer le peuple autant que celui de la Grande Bretagne des années 70 qui a produit Thatcher.

Mais là n’est pas mon propos.

Je me suis moi aussi souvent demandé d’où peut bien venir cette étrange notion adoptée des gardiens de l’orthodoxie identitaire québécoise qui dicte que le libéralisme économique serait corrosif à notre fibre nationale et qu’il faut donc faire intervenir l’état à chaque étape pour la protéger.

Contrairement à mes amis militants de la “droite économique”, je suis quand-même ouvert à l’idée que l’état a un rôle important à jouer sur plusieurs plans, dont celui de nourrir (et non protéger) notre fibre identitaire collective, sauf que l’opposition au désir individuel d’améliorer son sort sur le plan matériel n’a rien à y voir, bien au contraire!

D’ailleurs, je commence plutôt à me poser la question de la façon suivante:

Entre le bonze nationaliste d’aujourd’hui qui prétend que le Québecois francophone n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à un État maternel omniprésent qui seul peut le protéger des sinistres néolibéraux mondialisants et le chanoine catholique des années trente qui prétend que le Canadien-français n’ira nulle part (sinon à sa perte) sans se soumettre à une Église paternelle omniprésente qui seule peut le protéger des sinistres négociants anglais…

Quelle différence?

Et entre ces deux premiers (qui pourtant ne cessent de nous casser les oreilles en parsemant leurs discours d’éloges à la grandeur et la noblesse du peuple francophone) et l’individu francophone (comme Vincent, par exemple) qui croit que le peuple dont lui et ses compatriotes sont issus lui a fourni les outils, la capacité et les avantages nécessaire pour compétitionner dans l’arène des grands et soutirer plus que sa juste part du butin…

Qui est le plus fier de son identité?

Et qui souffre encore d’un complexe de colonisé?


La photo est d’ici


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2008/08/05 15:56

l’OQLF selon AngryFrenchGuy

Délicieux comme toujours, AFG s’ammuse avec le concept de la “Language Police“:

The OQLF agents are no more a police force than food inspectors or workplace safety agents, but Language Police is a powerful image and through endless repetition [...] the idea that Québec has an actual Language Police has taken on a life all it’s own and otherwise informed visitors fully expect to see them patrolling the streets of Montreal in uniform.

The myth of the Language Police has hurt Québec and Montreal’s image, but it’s to late to do anything about it. The image is there and the name stuck.

In such situations the only thing left to do is embrace image. Québec could make the agents of the Office Québécois de la Langue Française actual constables of an actual Language Police, give them uniforms, badges, governement issue tape-measures and taser guns.

This change of terminology, however, will cause changes accross Canada as other pencil-pushing civil servants will also want to be called police officers. You see, cops earn more money and have way more luck with the ladies than white collar bureaucrats.

Employees of the CRTC, the Canadian Radio and Television Commission, will be become the Thought Police, to reflect their power to decide who has the right to broadcast, what they can broadcast, and how much they can charge for it. The bureaucrats in charge of monitoring the 35% of Canadian music radio stations are required to broadcast by law will be known as the Rock n’ Roll Police and those found guilty of not playing enough Bryan Adams will be sent to a jail in Newfoundland known as the Jailhouse Rock.

Workers at Ontario’s Human Rights Tribunal who investigate complaints of discrimination against visible minorities and women in the workplace will be renamed the Race and Sex Police.

City zoning officials in Saskatoon, whose job includes inforcement of a city bylaw that legally requires residents of the Hughes Drive developement to use a minimum of four colors on the facade of their houses and that “the selected colors should match the range of Benjamin Moore “Historical Colors”, will be known as the Royal Canadian Color Police.

Tant qu’à ce que le mythe persiste profitons-en:

As [for] Québec, the world already asumes we have a language police so there will be nothing lost in getting one. In fact, it would be a unique opportunity to turn a negative into a positive.

An actual Québec Language Police could play the role Mounties play in the rest of Canada. Language cops in crisp blue uniforms and funny hats could be posted arround Montreal and Québec, tourists would line up to be photographed with them and a paraphenelia deal could be struck with Disney Corporation.


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2008/08/03 23:59

Calme américain, anxiété québécoise et le retour du goût d’écrire

Je sais, je ne publie pas beaucoup ces temps-ci. Que voulez-vous… c’est l’été.

En fait, c’est aussi surtout que je n’ai pas grand chose à dire…

La campagne présidentielle américaine commence enfin à se dérouler telle que mon esprit me dicte qu’elle se doit depuis le début (mis à part quelques moments de panique où j’ai failli perdre la foi…)

Malgré l’illusion d’une course dramatique et serrée que l’intérêt des médias (qui vivent un moment sans précédent du côté des cotes d’écoute de la couverture politique) dicte qu’ils continuent de nous présenter, la vague démocrate provoquée par le grand besoin de répudier le cauchemar de l’ère Bush est maintenant bien en place et (sauf cataclysme) absolument inévitable. La réhabilitation des États-Unis d’Amérique comme force positive et symbole d’espoir sur la scène internationale que plusieurs (dont Sullivan) prévoyaient sous Obama s’est entamée plus rapidement que je n’osais l’espérer.

L’inquiétude féroce qui m’habitait à ce moment-ci de l’année il y a quatre ans (alors qu’il m’aparaissait de plus en plus clair que Kerry se dirigeait vers une défaite qui n’était selon moi pas du tout inévitable et que je criais “God damn war heroes who turn into foolish old men!” dans mon salon) est complètement absente cette fois-ci. Le dernier vestige en fut cette ridicule hystérie dont j’ai été victime lors de l’interminable lutte à deux qu’est devenue la course à la candidature démocrate. Je dis ridicule car je soupçonne fortement que les mêmes forces que je décrit plus haut se seraient tout autant alignées sous Clinton et qu’à part un vague sentiment de déception à l’évanouissement du “rêve Obama”, mon sentiment présent au sujet de la dynamique américaine ne serait pas très différent.

Et pendant ce temps, juste pour me rassurer davantage, la campagne McCain (alias McThusalem) semble faire de son mieux pour nous livrer la reprise de Dole 96 que j’avais moi-même pressentie (et prédite lors d’un tac au tac avec l’Antagoniste en février dernier)

God bless war heroes who turn into foolish old men!

Du coté du sujet dont ce blogue a la prétention de se préoccuper, (”l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens“) je dois vous avouer que, contrairement au paysage idéo-politique américain, mon silence sur ce front reflète plutôt un profond cafard.

Je suis complètement déprimé par l’état actuel du “nationalisme québécois”… reflété (entre autre) dans la petitesse et les mièvreries qui ont entourés les célébrations du 400e de Québec. Je suis presque autant déprimé par les réactions de vierges offensées (I’m shocked, shocked!) enfantines et totalement déplacées autour du choix d’un ex-Beatle comme clou de l’évènement que par le fait qu’il ne semble pas être venu à l’esprit du comité organisateur que le choix d’un chevalier britannique de sa très britannique Majesté que nos politiciens n’ont pas eu le courage d’inviter (ce qui me déprime encore plus, j’y viendrai) contrastait étrangement avec l’idée d’un évènement sensé célébrer 400 ans de présence francophone en Amérique… Céline n’était-elle pas disponible?

[Pour quelqu'un qui a commencé en disant n'avoir pas grand chose à dire, je m'aperçoit soudainement qu'en fait, j'en ai gros sur le coeur... mon silence à ce sujet reflète davantage un trop plein qu'un manque...]

Je pourrais encore continuer longtemps, mais je vais plutôt me retenir et éviter la montée le lait typique… J’essaierai plutôt d’encapsuler mes pensées de façon plus concise dans les jours qui viennent.

Je dois aussi me remettre à une lecture plus approfondie des évenements locaux (que je n’ai suivi que de très loin cet été) …maintenant que je peux dormir tranquille au sujet des présidentielles.

En plus que ça commence à sentir les élections à Ottawa…


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2008/07/18 07:11

Dans les bas-fonds de l’Amérique rouge

Le pamphlet d’un politicien de comté. Non, ce n’est pas une blague; il l’a écrit lui-même.


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2008/06/03 01:31

Si pas “canadien-français”, alors quoi?

Le sociologue et ancien sous-ministre de Camille Laurin, Guy Rocher, dénonce les conclusions du rapport BouchTay comme étant un “un malheureux retour en arrière“. Il s’en prend plus particulièrement au retour à l’expression “canadien-français”.

Sa critique semble plutôt axée sur le concept de l’interculturalisme qu’il considère comme étant, à toutes fins pratiques, une version maquillée du multiculturalisme de Trudeau… On dirait, d’ailleurs que c’est surtout dans ce contexte que l’expression “canadien-français” pose problème.

Devant un pays qui niait les visées nationales de sa culture et de son Histoire en la fondant parmi les autres cultures qui forment ce grand bassin multiculturel post-nationaliste que se veut le Canada d’après l’empire, le peuple canadien-français du Québec à répondu répondu NON! Nous refusons d’être une sous-culture dans notre propre pays. Cela représente pour nous, la voie de l’assimilation. Nous sommes une culture nationale, une culture fondatrice. Puisque le Canada voit les canadiens-français comme une culture non-nationale nous rejetons la conception de cette culure. Dorénavant nous sommes québécois. Car seul le Québec peut et veut donner cet aspect national à notre culture.

Cela donne aujourd’hui “la nation québécoise”

Très bien. Je comprend. J’aurais préféré qu’on continue à se battre pour l’aspect national de la culture canadienne-française plutôt que d’abandonner aux Anglais la signification de ce terme, mais je comprend que c’était probablement nécessaire pour sortir des vices logiques et arguments circulaires sans fin découlant du fait que ce pays qui ne nous reconnais plus porte notre nom. Et probablement inévitable étant donné le grand sentiment de renouveau et d’affranchissent qui dominait la planète pendant les années soixante.

Mais aujourd’hui, ça pose un problème… un problème que je considère plus grave sur le plan identitaire… mais que je qualifierai ici de simple problème sémantique.

J’aimerais poser une question sérieuse à ceux qui n’aime pas le terme “canadien-français” et aussi à ceux qui ont répondu “je suis québécois, un point c’est tout” à mon petit sondage.

Disons que j’ai un Franco-ontarien et un Québécois…

Pour rendre l’exemple plus clair, disons qu’ils portent tous deux un nom typiquement “québécois”… genre Desmarais.

C’est quoi le terme qui me permet de les identifier comme faisant partie de la même culture… la même Histoire… la même nation?

Les “Québécois, un point c’est tout” considèrent-ils que le Desmarais qui vit en Ontario (depuis plusieurs générations) fait maintenant partie d’une autre culture/nation?

S’il n’est pas québécois… et que vous n’êtes pas canadien-français…

Y a-t-il un lien qui vous unit?

Et comment le nomme-t-on?


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2008/05/27 18:49

Coudonc, c’est quoi le problème avec la droite politique québécoise?

Maxime Bernier et son ami, Jos Louis, en Afghanistan

Comment ça se fait qu’elle n’arrive qu’à attirer des deux de pique not ready for prime time

La faiblesse gênante de l’équipe de Dumont… La faiblesse (et là, l’incompétence abjecte) de l’équipe québécoise de Harper…

Où est la droite réfléchie et responsable de ma nation? Existe-t-elle? Est-elle même possible?

Je commence à en douter.


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2008/05/26 06:16

À propos de l’identité québécoise

[Note: Il arrive arrive qu'un billet commence avec une intention (une mise au point idéologique rapide) et se transforme en autre chose (un long délire allégorique). Ceci est un de ces billets.]

J’ai finalement décidé de (commencer à) me taper la lecture du rapport BouchTay. Je n’en suis encore qu’au début, mais la lecture du quatrième point des “orientations générales du rapport”…

Le lecteur devra garder à l’esprit que notre réflexion se trouve délimitée par les choix collectifs fondamentaux que les Québécois ont faits au cours des dernières décennies. Leur faible fécondité et le désir de soutenir la croissance démographique et économique les ont amenés à prendre le parti de l’immigration. Parallèlement, ils ont abandonné la pratique de la religion en très grand nombre, tout en prenant leurs distances par rapport à l’identité canadienne-française au profit de la nouvelle identité québécoise. Ils ont également décidé (jusqu’à nouvel ordre) d’appartenir au Canada et, par conséquent, de relever de ses institutions. Enfin, ils ont accepté de prendre le virage de la mondialisation et – comme le veut l’expression courante – de « l’ouverture sur le monde ».

…m’ammène à vouloir préciser ma pensée à propos de certains commentaires que j’ai fait recemment concernant la “fiction” qu’est pour moi la nation québécoise.

J’avoue que j’y suis allé un peu fort rhétoriquement ces derniers temps pour ce qui est de remettre en question “l’identité québécoise”.

On pourrait même croire, à la lecture de la dernière partie de ce billet où je donne pleine voix au délire ultime de mon héritage nationaliste canadien-français, que je souhaite reléguer l’identité québécoise aux oubliettes de l’Histoire. À un certain niveau (celui du fantasme), ce n’est pas complètement faux, mais comprenez-moi, je suis bien conscient que je délire… un délire sincère, senti et réfléchi, qui cherche à provoquer la réflexion, mais un délire tout de même.

Je comprends très bien qu’aujourd’hui, en 2008, il existe une “nation” ou du moins un pôle identitaire bien réel et proprement “québécois”… je m’en réclâme moi-même… et que ce pôle a (presque) entièrement supplanté celui qu’on nommait autrefois “le peuple canadien”, puis “canadien-francais”, et ce, pour la vaste majorité de ses constituants. Le travail est fait, on ne peut pas (et on ne doit pas) revenir en arrière.

Mais ce que je dit par contre, c’est qu’il ne faut pas se faire d’illusions non-plus. En 1959, le “peuple québécois” n’existait tout simplement pas. [Ceci dit en passant, en 1935, quand mes regrettés grands-parents canadiens-français étaient petits, il n'y avait pas de crucifix à l'assemblée "législative" non plus, alors pour ce qui est de la "valeur patrimoniale" de ce symbole, on repassera.] La “nation québécoise” est donc une très jeune nation (même pas encore 50 ans) et son lien identitaire à celle dont on célèbre le 400e aniversaire cet été demeure… problématique.

Le PQ et l’ADQ nous parlent d’un “malaise identitaire” et se plaignent que le rapport ne s’y adresse pas assez… je ne sais pas (encore) pour le rapport, mais ils ont raison. Il y a bel et bien un malaise. Seulement, il n’a pas grand chose à voir avec les nouveaux adhérants à notre société…

Permettez-moi un autre délire:

Si l’identité québécoise se sent insécurisée par le défi posé par l’immigration, c’est parce qu’elle n’a pas encore réglé sa relation avec l’identité canadienne-française qui a défrichée sa terre et lui a donnée naissance… et surtout, avec cet oncle puissant qu’est l’identité catholique qui, il faut le dire, violentait régulièrement la mère de notre pauvre petite identité québécoise encore innocente et humiliait le père à chaque fois qu’il tentait de se tenir debout face au propriétaire anglais…

Aujourd’hui, la jeune identité québécoise, encore rebelle et trop adolescente pour son age, est animée d’une haine encore bouillonnante et palpable pour l’oncle catholique, maintenent déchu. Elle est hantée par la honte et le mépris qu’elle ressent envers ses parents canadiens-français qui se sont pliés aux véléitées de l’oncle. Et surtout, elle ne leur pardonne pas d’avoir donné naissance à sa soeur, l’identité canadienne, la petite studieuse bilingue qu’ils ont donnée en mariage au propriétaire anglais, avec comme dot, l’héritage et les écussons familiaux dont le bandit se drappe maintenent, tout en refusant d’apprendre sérieusement la langue de celle qui lui a donné sa légitimité.

Elle tente de convaincre tout le monde qu’elle est la seule capable de poursuivre l’entreprise familiale, mais malgré la fiction idéalisée qu’elle nous présente de ses parents et la vision renouvelée qu’elle a de leur entreprise, elle trahit constament son mépris envers eux lorsqu’elle parle des crimes de son oncle et de son dégout envers sa soeur qui continue à se fondre dans l’identité de son mari. Le dégout pour sa soeur est si puissant qu’elle s’est convaincue, non seulement qu’elle n’avait pas besoin de l’héritage et des écussons familiaux pour poursuivre l’entreprise, mais, plus étrangement, depuis que l’Anglais s’en est vêtu, que cet héritage était en fait un symbole de son opression que ses parents avaient tort de conserver. Ce qui est une autre façon par laquelle l’identité québécoise trahit son mépris envers ses parents canadiens-français et l’entreprise dont elle se prétend l’unique légitime héritière.

Sa honte et sa haine refoulées pour ceux qui l’ont formée (et donc pour elle-même) font d’elle une errante sympathique, toujours entrain de râler… fuyant et niant cette part d’elle même qu’elle ne peut tolérer… se cherchant constament dans le regard des autres… et se débattant vainement lorsque ce regard lui reflète celui, trop hautain, de sa soeur ou celui, trop accomodant, de ses parents ou encore, et c’est là qu’elle perd les pédales, celui, trop sévère, de son oncle.

Ceci dit, on l’aime bien, elle est sympa et bien intentionnée. Et clairement, c’est elle qui a héritée de toute la fougue et la créativité dans la famille. Mais elle est si triste à voir aller, avec ses grands plans d’épanouissement et d’entraide collective… et le doute qui lui brûle le fond des yeux… que restera-t-il de l’entreprise familiale maintenent que je dois la partager avec d’autres?… suis-je assez forte/généreuse/ouverte/sévère?… vont-ils me suivre?… vont-ils adopter le (nouveau) credo familial?… combien de temps avant qu’ils s’apperçoivent que ma soeur est une putain, mes parent des laches crédules et mon oncle un monstre autoritaire et qu’ils courent se réfugier chez l’Anglais?…

Pauvre petite identité… tu n’es pas prète.

Tu ne peux pas demander aux autres de participer à ton entreprise familiale alors que tu portes encore en toi un si grand malaise envers ta propre famille. Tu te remets en question au moindre accommodement et tu vois l’ombre de ton oncle partout.

Retourne d’abord chez toi. Vas passer du temps auprès de tes parents… ils sont vieux maintenant… et ils sont fiers de toi, tu sais? Et ils ne le dirons pas ouvertement, mais tu sentiras aussi, à demi mots, qu’ils regrettent d’avoir tant fait confiance à l’Anglais avec ta soeur et les écussons… Ils te dirons qu’ils s’inquiètent de son sort… qu’elle perd sa langue… et qu’elle a besoin de toi. Ils te dirons de ne pas la juger si séverement, son amour pour l’Anglais est sincère et elle en est prisonière. Puis, un peu plus sévèrement, ils te dirons de ne pas oublier que nombre de ses compromis les plus abjectes ont été ont été faits en ton nom et que, bien qu’elle désaprouve de ton intention de gérer seule l’entreprise familiale et qu’elle ait parfois intrigué pour t’en empêcher, elle n’a jamais cessé de t’aimer et de plaider ou d’intriguer en ta faveur auprès de l’Anglais… que c’est en bonne partie grâce à elle si tu as pu te développer aussi librement. Peut-être aussi pourras-tu constater que ce que tu voyais autrefois comme faiblesse chez tes parents etait en fait une patience sans bornes, une force tranquille mais herculéenne qui leur a permis de porter l’entreprise jusqu’a toi.

Puis, avant de les quitter, ils te diront, sachant que tu ne veux pas vraiment les entendre, que tu devrais aussi aller voir ton oncle…

Si tu reprends le dialogue avec ta soeur, tu verras qu’elle a ses propres problèmes et que malgré les apparences qu’elle tient à garder, même (surtout) devant toi, il est clair qu’elle n’est plus si heureuse que ça dans son ménage… Dans le même souffle, d’abord d’un ton presque absent, elle t’assurera que tout va bien dans le mariage, que son époux est beaucoup plus sympatique à ta cause qu’avant, puis, d’un ton plus sombre elle lui reprochera de rire d’elle dans son dos, que malgré ses promesses de bilinguisme, il ne fait rien pour apprendre le français et ne fait que faire semblant de l’écouter alors qu’en fait, elle est écartée des vraies décisions, puis, d’un ton accusatoire elle se retournera vers toi pour te dire que tout ça est de ta faute, que si tu l’avais appuyée plutôt que de faire des crises, de renier l’héritage et les écussons, et menacer de partir à tout bout de champ, elle aurait pu en faire davantage auprès de son mari et tu n’aurais alors plus envie de partir et en terminant, comme si rien de tout ça ne s’était passé, elle t’offrira plus de thé et vantera la dernière “résolution” de son mari en ta faveur. Alors, armé de la force tranquille de tes parents, tu comprendras qu’ils ont raison, que sans toi, elle est perdue; que lorsqu’elle s’est opposée à toi, c’était d’abord par loyauté pour l’héritage et les écussons qu’ils lui avaient légués, puis par crainte de te perdre, pas pour servir l’Anglais. Tu comprendras qu’elle souffre car, même si elle ne se l’admet pas, elle a bien compris que son mari s’est emparé du vetement identitaire qu’elle lui avait tissé à-partir de l’héritage et des écussons et qu’en réalité, il en fait bien ce qui lui chante; qu’aujoud’hui il est trop tard pour le lui reprendre et qu’elle est maintenent prisonière de sa loyauté envers cet héritage qui ne lui appartient plus mais sans lequel elle ne sautait exister. Et que si tu veux la sauver (c’est optionel, mais tu seras plus forte avec elle que sans elle), il te faudra trouver moyen de défier l’Anglais et reprendre les écussons de tes parents… sinon, tu auras compris que ces symboles sont un cadeau empoisonné pour l’Anglais, car une fois que tu voleras de tes propre ailes (et ce jour viendra) ta soeur périra (ou sera à tes côtés) et le vetement identitaire qu’il porte n’aura plus aucun sens et le protegera plus de ses péchés d’empire.

Finalement, et je sais que c’est le plus difficile pour toi, mais tu dois faire la paix avec ton oncle. Car ta rage, même celle que tu crois vouer à l’Anglais, te vient de ce qu’il t’a fait à toi et à tes parents. Et lui, souhaiterait tellement obtenir ton pardon. Tu pourra constater le désespoir dans ses yeux alors qu’il plaide et t’explique qu’il ne faisait qu’obéir à un pacte de survivance entre lui et tes parents, un pacte qui ne visait qu’a poursuivre et faire fleurir l’entreprise familiale alors que l’Anglais aurait préféré l’éteindre; qu’il reconnait que vers la fin, alors que le monde changeait et que de nouvelles indentités se préparaient à émerger, il a eu tort de vouloir y résister en “serrant la vis” et en tentant de figer l’identité de tes parents pour l’éternité alors qu’il aurait du avoir comme mission de parainer ta naissance et ta croissance; qu’il réalise aujourd’hui que dans son zèle à vouloir assurer la perpétuité identitaire, il a abusé de tes parents et a tenté de te museler; et enfin, qu’il te demande pardon et qu’il veut ouvrir “un dialogue” avec toi. Le vieux criminel, encore à la solde de Rome, n’est toujours pas prêt à admettre la cupidité et la mauvaise foi qui l’ont aussi animé et il ne mérite pas entièrement ton pardon, mais tu dois quand-même trouver moyen de lui pardonner ses excès, de le comprendre et de te réconcilier aussi le rôle important qu’il a joué dans ton héritage… car c’est de lui que te vient ta farouche volonté de “faire ce qu’il faut” pour assurer ta perpétuité et il en a autant à t’apprendre sur les moyens d’y parvenir que sur les conséquences désastreuses, inhérentes à ce coté excessif de ta nature, qui peuvent se produire lorsqu’on s’acharne trop à figer une identité en perpétuité. Et puis crois moi, ma petite identité québécoise, tu as beau te redéfinir et te distancer de ton oncle, l’identité catholique, tant que tu veux, ça ne change rien. Tu finis toujours par lui ressembler.

C’est seulement à ce moment, ayant renoué avec la force tranquille de tes parents, la loyauté ancestrale de ta soeur, le sens du devoir (et du calcul) de ton oncle et ce qu’il y avait de bon dans la tradition spirituelle qui les réunissait tous, que tu pourras dire que tu as réglé ton “malaise” et que tu pourras enfin prendre les rennes de l’entreprise familiale en toute confiance et en te moquant du pauvre Anglais et de l’illusion identitaire que ta soeur lui a laissée. Saisissant alors pleinement la force de ton identité quadricentenaire nouvellement réintégrée tu ne craindra plus d’en partager les rennes avec ces nouveaux partenaires qui veulent y adhérer en y intégrant à leur façon leurs propres traditions culturelles et spirituelles.

Mais d’ici là, j’ai pas l’impression qu’on en est à notre dernière session chez le psy…

BouchTay n’est qu’un début.

[Pfff... et avec tout ça je n'en suis qu'à la page 12. On est pas sorti du bois.]


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2008/05/25 13:17

BouchTay: Les radi-laïcs ne sont pas content

Je n’ai toujours pas trouvé le temps de lire le rapport, mais après un tour d’horizon des réactions, en constatant qui est content et qui est faché (et pourquoi), je crois qu’on va pouvoir me mettre du coté des très satisfaits.

L’exemple le plus marqué se trouve dans cet épisode de Dominique Poirier en direct de vendredi dernier. Particulièrement dans le contraste entre le discours de Daniel Baril, du Mouvement laïque québécois, et celui de Najat Boughaba, du Congrès islamique canadien. Najat Boughaba est cette même dame musulmane qui s’était rendue à Hérouxville lors de cette controverse là. Elle est une présence remarquée dans les médias depuis lorsqu’il s’agit de la question des accommodements et elle m’impressionne à chaque fois, celle-ci ne fais pas exception.


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2008/05/23 03:28

“Québécois d’origine canadienne-française”

Je n’ai pas encore lu le rapport. Mais je me suis tapé la couverture (le cirque?) médiatique pas mal toute la journée et ma première impression est qu’en tout point les commissaires semblent avoir tranché à peu près exactement là où je l’aurais fait… chapeau!

Il y a beaucoup à dire sur plusieurs points et j’y viendrai éventuellement, mais la chose principale que je retiens aujourd’hui, et je crois que c’est un changement assez majeur dans les paramètres qui définissent la discussion identitaire québécoise (du moins, c’en est un qui me plait), c’est la soudaine légitimité de l’expression “d’origine canadienne-française“. Il semble que le rapport propose cette formulation pour remplacer l’expression “de souche“…

M. Bouchard explique:

Personnellement, je n’avais pas vraiment de problème avec l’expression “de souche”… il faut bien que les choses aient des noms, sinon on ne s’en sort plus. Mais j’achète. Et même, je dois confesser que l’idée de rendre légitime l’expression “d’origine canadienne-française” pour remplacer de l’expression “de souche” lorsqu’il s’agit de nommer qui nous sommes, vient justement libérer/nourrir une des charges émotives identitaires principales derrière Le Petit Émerillon.

Vous aurez compris que votre humble serviteur souffre de la dichotomie entre la fierté (et le sens du devoir) qu’il ressent envers des ancêtres qui se sont littéralement battus pour qu’une “nation canadienne” de langue française fière et debout puisse exister en Amérique et un projet d’actualisation, la “nation québécoise”, fondé sur le dénigrement de leurs valeurs et le rejet même du nom et des symboles qu’ils se sont donnés depuis l’aube de leur existence collective.

En tant que descendant d’un clan franco-ontarien “tissé serré” de la paroisse Saint-Charles d’Ottawa qui m’a transmit de fortes valeurs de survivance et de fierté francophone canadienne, je me sentais moi-même souvent exclus de cette “nation québécoise” qui ne m’acceptait que si je taisais le nom de mes ancêtres et acceptais cette fiction qu’ils étaient “québécois” et que l’Histoire de leur combat et leurs sacrifices était celle de la “nation québécoise”.

Il m’était permis de discuter de ces choses, mais seulement en faisant très, très attention au contexte dans lequel je me permettais d’attacher les mots “canadien” et “canadien-français” à ma propre personne, sous peine de remise en question de ma légitimité en tant que bon “québécois” ou pire de me faire taxer de colonisé arriéré. (j’en connais dans ma famille que ce tabou a irrité au point d’en faire des fédéralistes enragés)

Aujourd’hui, je me sens comme un homosexuel qui s’apperçoit que, tout à coup, le monde a enfin assez évolué pour qu’il se permette de faire son coming out.

Donc… ahem…

Je suis canadien-français (et j’en suis fier)!

Je ne suis pas moins québécois

Je suis un Québécois d’origine canadienne-française.

Dans mon cas particulier, d’origine très canadienne-française.

Fiou… je me sens déjà plus libre.

Mais voilà, je comprends très bien la menace que les tenants du projet souverainiste voient à ce “retour en arrière”… Étant donné que leur projet d’épanouissement national implique une “séparation” du “Canada”, le succès de ce projet dépend, croient-ils, de la création d’une “identité” proprement “québécoise” qui rejette catégoriquement toute parcelle de canadienneté dans ses constructions symboliques.

Parce que sitôt que l’on admet que “nous étions canadiens”…

Comme dit Durivage: On s’en sortira jamais.

Vous savez les amis, moi, la souveraineté, je ne suis pas contre. Comme je l’ai souvent dit, j’appuie toute initiative qui donne plus d’autonomie au seul état pleinement sous le contrôle de la nation francophone d’Amérique canadienne-française, incluant la souveraineté nationale de cet état. C’est juste que je vois plein de trucs qu’on pourrait faire pour aider à la consolidation et à l’épanouissement de cette nation qu’on ne s’entend déjà pas pour faire et je ne vois pas en quoi on va s’entendre davantage entre nous le lendemain d’une souveraineté du Québec.

Et puis pour moi, le Québec, c’est un état, ce n’est pas ma nation.

Ma nation à moi, celle que mes ancêtres ont bâtie, contre vents et marée… et glace… et bayonette anglaise… celle qui crie son droit d’exister depuis quatre siècles… celle dont il est question dans les chansons que l’on chante encore dans les soirées du jour de l’an par chez nous, c’est la nation canadienne (française). C’est à cette nation là que je souhaite donner un état souverain.

La feuille d'érable - La bonne chanson

J’vous l’jure les amis. Si les souverainistes/nationalistes réussissait à re-fonder leur projet dans l’autre sens… en disant que la “province of Quebec” est un nom qui nous a été imposé pour nous priver de notre sentiment d’identité nationale et nous marginaliser, voire nous ghettoiser, autour de notre ville fondatrice, que l’on rejette donc l’appellation de québécois, que la nation canadienne-française est LA nation canadienne originale et qu’un Canada qui ne fait pas une juste place à sa nation fondatrice… et je ne parle pas ici de “bilinguisme officiel”, mais d’un statut spécial et privilégié accordé à la langue française partout au Canada et d’une reconnaissance (lire statut spécial et privilégié) du rôle que joue l’état québécois en tant que patrie principale de la langue et de la culture de cette nation fondatrice et essentielle au caractère français de l’Amérique… sans cette reconnaissance donc, la nation canadienne-française considérera que le Canada est un échec et sortira la province of Quebec de la fédération pour créer la République libre du Canada-français (Le vrai Canada; les autres c’est la fédération du Canada anglophone, dira le borné) et s’occuper elle-même de son destin. Vous faites ce que vous voulez, ROC, mais nous on fonde notre propre état libre et on rapatrie tous nos symboles… NOTRE langue… NOTRE feuille d’érable… NOTRE castor… NOS rocheuses… Euh… oups!… Ok, j’pense que j’me trompe de disque là, là…

Je sais, je rêve en couleur… j’en fume du bon… mais je maintiens que pour qu’un projet qui vise à consolider l’avenir de cette nation francophone nord-américaine soit vraiment porteur, rassembleur et ca