Tsé des fois quand le vieux mononc’ essaie d’adopter les modes d’expression de la jeune génération mais que ça marche pas pantoute?…
Voici la dernière tentative d’Hillary pour aller chercher les jeunes.
2008/02/11 16:02
Tsé des fois quand le vieux mononc’ essaie d’adopter les modes d’expression de la jeune génération mais que ça marche pas pantoute?…
Voici la dernière tentative d’Hillary pour aller chercher les jeunes.
2008/02/11 15:45
Tu sais que la joute est loin d’être gagné quand les purs et durs de ton parti se promènent avec des trucs comme ça.
Pfff! J’aimerais mieux être Stéphane Dion.
2008/02/11 15:15
Sullivan nous livre un papier dans lequel il explore à quel point George W. Bush est le principal auteur du succès de McCain, de l’émergence d’Obama et du déraillement graduel du scénario Clinton.
And Bush is also the reason, I would argue, that Hillary Clinton’s meticulously planned coronation as the next Democratic nominee came unstuck.
It came unstuck because the depth of the Democrats’ disgust with Bush required more than just partisan revenge. And in the glare of the campaign, the Clintons began to represent for many Democrats the kind of politics that Bush himself had mastered. They remembered that before Karl Rove there had been Dick Morris: political consultants skilled at dividing and polarising electorates to get their candidate a 51% victory. Would reelecting the Clintons be in some way an endorsement of continuing Bush-style politics?
If Bush had not so enraged and dispirited liberals, Clinton would have been fine as the next career politician running their machine. But Bush had become for this generation of Democrats what Nixon had become for a previous generation. And they wanted a revolution against him and all he represented. They wanted someone who had clearly opposed the Iraq war in the first place and would not foment a new one against Iran. They wanted someone who wouldn’t require translation by Washington professionals – but could instead inspire and rally the broader public.
En autres mots, Bush a réussi à tellement décourager et dégouter les américains que cela a éveillé quelque chose en eux qui a rendu possible (qui demandait) une candidature transformative comme celle d’Obama.
C’est croire qu’il faudrait presque le remercier.
2008/02/11 02:16
…et la mauvaise foi de la droite.
Notre ami le Dissident porte notre attention sur cet exercice du National Journal qui consiste à comparer les votes des différents sénateurs afin de les placer sur une échèle idéologique allant de libérale à conservatrice. Il se régale que le choix du sénateur le plus libéral tombe cette année sur nul autre que la coqueluche de l’heure, Barack Obama.
Et il se targue de noter, comme le font tous les faiseurs d’echo de la droite qui aime à le citer, que le National Journal est une publication “non-partisane”.
Personellement, je ne peux m’empêcher de trouver ça quand-même drôle qu’il y a quatre ans, cette publication “non-partisane” avait comme par hasard remis le même prix à nul autre que… John Kerry.
Avouez que ça adonnait bien, non?
Ah oui, et devinez qui arrive deuxième cette année… Eh oui, Hillary Clinton. Facile, hein? [Erratum: Oups, j'ai lu en diagonale, elle arrive 16e.]
…
Moi, si j’étais Bernie Sanders, le sénateur socialiste (non, je ne vous niaise pas) du Vermont, je les poursuivrais pour vol de réputation.
Quand-même, c’est pas sérieux leur truc.
2008/02/10 23:15
Les conservateurs américains réunis à la CPAC hier ont tenu un straw poll, une petite élection bidon qui n’est que sensé exprimer la préférence du groupe… (Je me souviens, au Cégep, on faisait la même chose avec des référendums sur la souveraineté, quel exercice futile)
Eh bien, après avoit vu tous les candidats défiler sur leur tribune, Romney qui leur a annoncé qu’il quittait la course, McCain qui a essayé d’acheter la paix avec eux et Huckabee qui… a été fidèle à lui-même, l’aile conservatrice a choisi… Romney.
In the straw poll vote, Romney got 35 percent and McCain 34 percent. Mike Huckabee and Rep. Ron Paul of Texas tied with 12 percent.
Pauvre McCain.
2008/02/10 22:37
Un concours de plus aujourd’hui. Le Maine (24 délégués)
Obama 59%
Clinton 41%
Comme d’habitude, impossible de connaître la division exacte des délégués pour l’instant. l’AP nous estimes ça à 13 pour Obama et 8 pour Clinton, avec 3 encore à décider.
…
Les victoires d’hier étaient attendues par tout le monde et n’ont pas changé le script des médias. (Celui qui dit qu’ils sont nez à nez et que ça va continuer comme ça.) Celle d’aujourd’hui aussi était attendue sauf que la marge surprend, on croyait (et les courses précédentes ont démontré) que Clinton était plus forte que cela dans le Nord-Est. Voilà qui suggère des modifs au script; le buzz va recommencer en faveur d’Obama.
Y a-t-il momentum?
2008/02/10 19:18
Ce matin, j’ai voulu vous offrir, cher lecteurs, l’information de la meilleure qualité possible, alors j’ai cherché à trouver le décompte de délégués le plus précis et compréhensif qui soit, afin de vous faire part de l’état réel de la course à l’investiture démocrate à la suite des concours d’hier.
Au bout de deux heures de recherches et vérifications assidues, non seulement je n’étais guerre plus avancé, mais j’avais complètement perdu confiance en la validité des chiffres que je vous ai déjà cité.
Mes amis, si vous cherchez à comprendre pourquoi il n’y a pas deux organismes médiatiques qui vous présentent les mêmes chiffres quand au décompte de délégués accumulés après toutes ces élections, de grâce… oubliez ça! Vous vous y penchez à vos risques et périls… croyez-moi, j’en reviens… quiconque s’aventure à essayer de comprendre dans le détail le système d’attribution des délégués du parti Démocrate met en péril sa santé mentale… Vous connaissez la maison qui rend fou dans Les 12 travaux d’Astérix? Même effet:
Non, sérieusement les amis, si vous tenez vraiment à vous exercer l’esprit, prenez un crayon et un papier et essayer de calculer la 32 512e décimale du chiffre pi. C’est plus facile… et plus éclairant.
Et surtout qu’intrépide blogueur que je suis, j’ai fait le travail pour vous. Les parts de santé mentale que j’y ai laissé sont non négligeables, mais j’ai l’habitude.
…
La raison principale pour laquelle personne ne peut donner de chiffres précis est que cinq jours plus tard, il est encore impossible de savoir à qui une bonne portion des délégués en jeu dans les 24 concours de mardi dernier ont été attribués!!! Par exemple, au Colorado (55 délégués) nous savons qu’Obama en a 19 contre 9 pour Clinton, mais il en reste encore 27 qui ne sont pas encore attribué. C’est comme ça dans une demi-douzaine d’états. Les explications sont aussi diverses et uniques que les états en question… Chaque état a ses propres règles à l’intérieur de paramètres nationaux aussi flexibles qu’il sont compliqués. Le tout étant le résultat d’un système dans lequel on a tellement pris l’habitude d’identifier le gagnant dans les premières étapes et qui à été tellement modifié en fonction du fait qu’il ne se rend jamais au bout depuis 40 ans qu’il n’est tout simplement pas équipé pour une lutte sérrée et dynamique comme celle-ci. Soudainement, les organisations de différents états se retrouvent à dépoussierer et appliquer des règles qui, au fil du temps, était devenues complètement académiques à ce stade-ci de la course. Le résultat n’est pas toujours clair, même pour ceux qui l’applique.
L’autre confusion viens du fait que presque tous les médias n’isolent pas les délégués commis acquis à chaque candidat et incluent dans leurs totaux une estrimation de l’appui du candidat parmi les superdélégués… Selon moi, c’est tout à fait irresponsable… j’élaborerai davantage la-dessus dans ma série de billets intitulés: Le cauchemar de Howard Dean qui commence ici. La chose à reteneir pour l’instant est que, quoiqu’on vous dise, la seule donnée qui compte dans la dymamique actuelle est le nombre de délégués commis (pledged delegates) acquis par chaque candidat. Ce que le médias nous présente sont des informations qui seraient utiles si nous étions, comme c’est le cas depuis 40 ans, devant une course déterminé par le momentum… Mais cette fois, ça semble ne pas être le cas et là, plus personne se sait comment lire une vrai chasse aux délégués.
…
Pour ce qui est de savoir qui est en tête, voici les chiffres bruts au moment où je vous écrit: Parmi les 34 courses qui ont déjà eu lieu, Obama a récolté 936 délégués et Clinton en a obtenu 896. Il reste encore 128 délégués qui n’ont pas été attribués. Tout le monde s’entend pour dire qu’une fois qu’il le seront, Obama aura une avance se situant entre 50 et 60 délégués sur sa rivale. Ensuite, il reste encore 1 257 délégués à aller chercher répartis sur 22 courses d’ici le début juin.
Ça en prend 2 025 pour décrocher la victoire.
Avantage: Obama (mais on est vraiment pas sorti du bois)
2008/02/09 23:46
Il y avait trois états en jeu aujourd’hui. Le Washington (78 délégués), le Nebraska (24 délégués) et cet echo d’un ancien pôle de la nation fracophone d’Amérique, la Louisiane (56 délégués).
Obama a tout raflé, un tour du du chapeau! En fait, si on veut être précis, on doit ajouter les U.S. Virgin Islands (3 délégués) qui a aussi été gagné par Obama.
Il y avait donc 161 délégués en jeu aujourd’hui. Comme d’habitude, nous ne connaitrons pas de décompte final des délégués avant demain, mais voici les résultats généraux:

Je n’ai pas de chiffres pour les Virgin Islands mais les médias l’ont déclaré pour Obama, la question est de savoir s’il obtiendra les trois délégués ou seulement deux. [Ajout: Il les a eu les trois! Est-ce que ça fait deux tours du chapeau?]
…
Quoi qu’on vous dise, il n’y a qu’un chiffre qui compte en ce moment dans toute cette histoire: Le décompte des délégués commis. Le reste n’est que spectacle. (Et quel spectacle!)
Ce matin le décompte en était à 861 pour Obama et 855 pour Clinton.
Chuck Todd, qui est pas pire dans ce genre de truc, nous dis que le décompte final ce soir fera passer l’avance d’obama de 6 à environs 60.
Avantage: Obama
…
Je reviendrai sur les républicains. Huck a planté McCain au Kansas, et à presque minuit, le Washington et la Louisiane sont encore trop serrés… pauvre McCain.
2008/02/09 22:31
Tout ce qu’il faut savoir sur le candidat Républicain
…et pourquoi il fait peur aux libertariens.
Je vous en ai déjà glissé un apperçu ici.
Il s’agit d’une conversation entre Will Wilkinson du très libertarien Cato Institute et Matt Welsh, rédacteur en chef du très libertarien Reason Magazine. Ce second est aussi une somité au sujet de McCain et l’auteur du livre McCain: Myth of a Maverick.
Ça dure une heure, mais c’est fascinant et divertissant [Pfff... En tous cas, pour des nerds comme moi] et à la fin, vous saurez décoder le John McCain que les journalistes nous présentent.
2008/02/09 20:02
Le chroniqueur du Los Angeles Times (et guidoune médiatique) Joel Stein nous fait part, dans un papier délicieux, de sa gêne profonde à ressentir ce qu’il ressent pour Obama. Après avoir longuement élaboré sur le fait qu’il est tombé sous le charme (“I want the man to hope all over me.”), il nous explique:
Still, I can’t help but feel incredibly embarrassed about my feelings. In the “Yes We Can” music video that will.i.am made of Obama’s Jan. 8 speech, I spotted Eric Christian Olsen, a very smart actor I know. (His line is “Yes we can.”) I called to see if he had gone all bobby-soxer for Obama, or if he was just shrewdly taking a part in a project that upped his Q rating.
Turns out Olsen not only contributed money, he volunteered in Iowa and California and made hundreds of calls. He also sent out a mass e-mail to his friends that contained these lines: “Nothing is more fundamentally powerful than how I felt when I met him. I stood, my hand embraced in his, and … I felt something … something that I can only describe as an overpowering sense of Hope.” That’s the gayest e-mail I’ve ever read, and I get notes from guys who’ve seen me on E!
Heh.
2008/02/09 17:13
Il y a quelques concours dans de petits états aujourd’hui. Entre autres, le Kansas qui tenait des caucus rébublicains. (Les démocrates l’on fait mardi dernier)
Nous connaissons maintenant le résultat, et Huckabee a gagné par une bonne marge.
Pauvre McCain… la greffe prend mal.
2008/02/09 16:56
Il me semble que quand on se prétend journaliste ou commentateur professionnel. On est sensé faire un petit effort pour rapporter les faits tels qu’ils sont au lieu de remplir les trous avec les fantasmes de son esprit. …Même dans son blogue.
Le journaliste de MSNBC qui a fait la bourde en question a été suspendu. Il n’a pas “perdu son emploi” comme le prétends, sans vérifier, M. Martineau.
2008/02/09 16:16
Ah non.
Mon réseau d’infos politiques préféré s’est mis dans la m… jeudi soir dernier, peu après 18h00, lorsque David Shuster (pauvre David) commenta une histoire sur le rôle de Chelsea Clinton dans la campagne de sa mère en posant la question de la façon suivante:
“…but doesn’t it seem like Chelsea’s sort of being pimped out in some weird sort of way?”
Ai-je besoin de traduire?
…
J’avoue que j’écoutais (d’une oreille distraite) MSNBC en direct au moment où c’est arrivé et qu’en ce qui me concerne, je n’ai pas bronché. Ça ne m’est pas passé par l’esprit une seule seconde que je venais d’entendre quelque chose d’inacceptable ou controversé. Rien de plus qu’une façon imagée de poser une question tout-à-fait légitime. (Vidéo ici)
Ce n’est que le lendemain soir à minuit, après avoir passé la journée à ne pas porter attention aux nouvelles, que je décide de me taper la reprise de Countdown, question de savoir ce que j’ai manqué, et que je tombe sur ceci:
Maintenant, j’apprend que la campagne Clinton menace de boycotter le réseau MSNBC. (et même peut-être NBC News au complet!)
Glp! J’espère que ça va se résorber… je ne veux pas être obligé de me tourner vers CNN (beurk!) pour entendre le spin des têtes parlantes clintoniennes!
…
Mais surtout, pauvre David… il est vraiment le bouc émissaire dans cette histoire. Malgré son explication du lendemain matin et ses excuses officielles 24 heures après l’incident, la campagne Clinton n’a pas laché prise et il fut “suspendu de ses fonction” peu après avoir livré ses excuses en ondes.
Le problème est que David Shuster est sensé faire parti du coté “journalistes sérieux” de l’équipe de MSNBC.
C’est ce qui permet aux Clinton (aux Clintons?) de s’en prendre au réseau en entier. Sauf qu’au moment de poser la question, il remplaçait l’animateur Tucker Carslon à l’émission qui porte son nom. Tucker est un chroniqueur coloré, reconnu pour son style irrévérencieux et ses opinions faisant nettement dans la droite libertarienne. Si Tucker avait été présent, il est fort probable qu’il aurait posé la question de la même façon (je parie d’ailleurs que la question était scripté par son équipe), sauf que venant de lui ça aurait tout simplement passé dans le beurre.
À tout le moins, la controverse aurait été les Clinton contre Tucker Carlson et non les Clinton contre MSNBC… et Tucker sait se défendre. Sauf que là, il reste silencieux et laisse son collègue Shuster avec le balon.
Pauvre David… il s’est jeté sur son épée au nom de l’équipe… en espérant que tout ça soit vite oublié.
2008/02/09 13:32
Pour ceux qui s’inquiète de l’effet d’une longue guerre de tranchée entre Clinton et Obama sur l’unité du parti Démocrate cet automne (et j’en suis), voici une statistique qui devrait rassurer:

Mais ça montre aussi à quel point le choix est déchirant pour l’âme d’un Démocrate.
Contrairement à la règle générale (et à la situation actuelle du Grand Ole Party), les Démocrates se retrouvent devant un choix qui n’arrive pas souvent en démocratie: Un choix entre deux candidats qu’on aime.
Avantage: Euh… les Démocrates?
2008/02/09 12:33
Après vous avoir livré Romney et McCain devant la CPAC, Je me suis dis que tant qu’à faire, aussi bien vous livrer la présentation de Huckabee qui prononçait son discours, dans lequel il jure de continuer la course, devant la conférence conservatrice ce matin.
Le contraste avec McCain, au niveau de l’accueil de la foule, est palpable.
C’est un discours de 30 minutes, mais il donne une excellente idée de l’état actuel du conservatisme américain; un mouvement épuisé qui a fait son temps… et qui n’a plus rien à voir avec le conservatisme de mon maître à bloguer, Andrew Sullivan, dont je me réclame en partie.
Ceux qui croient encore que ce qui est exprimé dans ce discours représente le mainstream de l’Amérique ont acheté la propagande de ce mouvement dont l’influence n’est vraiment plus ce qu’elle était.
Huckabee speaks at CPAC (1 of 2)
La seconde moitié du discours est ici.
…
Au cours des prochaines semaines, la chose à observer sera de voir si un mouvement anti-McCain cohérent s’organise afin de lui faire subir une cuisante défaite dans au moins un état. (Ça se discute déjà) Et surtout, il sera interessant de voir comment Huckabee surfe sur cette vague sans complètement ruiner ses chance de se faire nommer candidat à la vice-présidence.
2008/02/08 23:33
Selon Will Wilkinson, c’est une histoire d’ados.
2008/02/08 00:29
Apparement, on avait spécifiquement demandé à plusieurs reprises aux gens dans la salle de ne pas huer McCain. Le mot d’ordre étant “On ne veut pas donner ce spectacle aux démocrates”)
La greffe ne prendra peut-être pas après tout.
2008/02/07 20:19

Ceux qui connaissent l’ancien gouverneur du Vermont, Howard Dean, le connaissent surtout parce qu’il était le candidat démocrate anti-guerre qui semblait avoir le vent dans les voiles au début des primaires de 2004. Sa flambée instantanée (surtout causée par une enflure médiatique complètement injuste autour d’un cri de travers) fait maintenant partie du folklore politique américain.
Aujourd’hui, Dean est le chairman du Demotratic National Commitee ou DNC, la plus haute instance parmi les officiers du parti. (Chez nous, on dirait quelque chose du genre, président du conseil executif du parti.) Cela fait aussi de lui le responsable et président du congrès national démocrate qui se tiendra à Denver à la fin août. C’est là que se réuniront les délégués de chaque état afin de nommer le candidat démocrate à la présidence.
…
Pauvre Howard. Il ne doit pas très bien dormir ces jours-ci… un scénario commence à se dessiner autour de la course démocrate… un scénario d’une telle complexité que je ne pourrai vous l’exposer qu’en le le disséquant sur plusieurs billets… un scénario dont l’issue est si incertaine et si remplie d’embûches à chaque détour, si potentiellement explosif… qu’il fera tout en son pouvoir pour l’éviter.
Que craint Howard Dean plus que tout au monde? (Sauf une victoire républicaine…) Il craint que le congrès national démocrate s’ouvre, le 25 août prochain, sans qu’aucun des deux candidats n’ait réussi à obtenir le 50% plus un du total requis parmi les délégués commis.
Explications techniques: Le congrès qui nomme le candidat est constitué d’un total de 4 049 délégués. (Un candidat doit obtenir au moins 50% plus un des délégués, soit 2 025, pour décrocher la nomination.) De ce total, 3 253 sont des délégués commis, c’est à dire les délégués qui auront été sélectionnés dans chaque état tout au long du processus des primaires et des caucus et qui doivent se prononcer en faveur du candidat pour lequel ils ont été sélectionnés. Les autres 796 sont des délégués non-commis, communément appelés superdélégués. Les superdélégués sont composés des élus et officiers du parti et bien que plusieurs se déclarent publiquement en faveur d’un candidat ou un autre en l’endossant ou en faisant campagne pour lui, rien dans les règles ne lie leur vote à l’avance lors du congrès.
Il est donc possible et même probable, si la lutte continue à être aussi serrée, que la nomination se joue sur le plancher du congrès. (Comme ce fut le cas chez-nous, lors de la dernière course à la cheferie Libérale.)
En théorie, c’est ce qui est supposé arriver, le système fut pensé de cette façon…
Sauf que voilà, depuis que ce système fut pensé (dans sa forme actuelle), ça n’est jamais arrivé comme ça! un candidat a toujours réussi à obtenir la majorité absolue parmi les délégués commis avant de se rendre au congrès… Ce qui fait du congrès un géant pep rally où l’on couronne le candidat.
Pas cette fois-ci.
Mais pour vraiment comprendre ce qui fait perdre du sommeil à notre pauvre ami Howard, il faut commencer par remonter aux origines… aux évenements qui donnèrent naissance au système de primaires moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui… à un temps et à des évenements que les démocrates préféreraient oublier…
Il faut remonter à 1968.
(à suivre)