La grosse nation d'à coté - Archives

2009/04/28 14:11

Et la spirale d’auto-destruction se poursuit

Le sénateur républicain modéré Arlen Specter de Pennsylvanie vient d’annoncer qu’il passe chez les démocrates citant le radicalisme grandissant de son parti:

“Since my election in 1980, as part of the Reagan Big Tent, the Republican Party has moved far to the right. Last year, more than 200,000 Republicans in Pennsylvania changed their registration to become Democrats,” Mr. Specter said in a statement released in the early afternoon. “I now find my political philosophy more in line with Democrats than Republicans.” He said he has experienced a change of heart since the response to his vote for the stimulus legislation. “Since then, I have traveled the State, talked to Republican leaders and office-holders and my supporters and I have carefully examined public opinion,” his statement said. “It has become clear to me that the stimulus vote caused a schism which makes our differences irreconcilable. On this state of the record, I am unwilling to have my twenty-nine year Senate record judged by the Pennsylvania Republican primary electorate.”

Olympia Snowe du Maine, l’autre modérée du parti au sénat commente:

But Senator Olympia Snowe of Maine, who also supported the Obama administration’s economic stimulus legislation, said Mr. Specter’s decision reflected the increasingly inhospitable climate in the Republican party for moderates. “On the national level of the Republican Party, we haven’t certainly heard warm, encouraging words about how they view moderates, either you are with us or against us,” Ms. Snowe said. She said national Republican leaders were not grasping that “political diversity makes a party stronger and ultimately we are heading to having the smallest political tent in history for any political party the way things are unfolding.”

J’espère que les conservateurs d’ici prennent des notes.


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2009/04/26 02:53

R.I.P. Bea Arthur

Bea Arthur

J’apprend à l’instant que Beatrice “Bea” Arthur viens de s’éteindre à l’age de 86 ans.

Pour les plus jeunes, elle jouait Dorothy dans les Golden Girls (diffusé ici en français sous le nom Carré de dames). Mais pour moi, cette grande dame à la voix grave est parmi mes premiers souvenirs télévisuels…  De 1972 à 1978 elle jouait Maude dans le sitcom du même nom. J’étais trop jeune pour comprendre, ce n’était vraiment pas une émission pour enfants (au contraire), mais on me dit que j’étais omnubilé par elle. Il y avait quelque chose dans sa présence qui fascinait mon esprit d’enfant. Puis, quelque part au début des années 80 j’ai attrapé la série en reprises quotidiennes et je l’ai suivi assidument.

Maude est une émission qui a marquée son époque, elle racontait les péripéties d’une femme dans la quartantaine qui ne s’en laissait pas imposer. Vivant avec son 4e mari, sa fille divorcée et son petit-fils, c’est un des premiers personnages de femme forte et indépendante qu’on a pu voir à la télé américaine. L’émission traitait des tous les sujets les plus controversés de l’époque, avortement, alcoolisme, drogues, politique, religion, infidélité, etc… le tout dans le format du sitcom. Elle a grandement participé à faire évoluer la cause du féminisme dans la conscience populaire de l’époque.

Pour ma part, elle a contribué de façon importante à l’éveil de ma conscience sociale et sa mort est loin de me laisser indifférent… May she rest in peace.


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2009/03/26 15:59

Spleen politique

Allo? Coucou! Y’a quelqu’un?

Pfff… Ça fait un bout que je n’ai pas mis les pieds ici… et je vois que la poussière commence sérieusement à s’accumuler.

En fait, cela reflète bien l’état de ma pensée ces jours-ci au sujet de cette “nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens”… Elle est figée là, les yeux fixée sur son nombril et elle accumule la poussière.

J’ai peine à exprimer à quel point je suis découragé de la gouvernance québécoise dans presque tous ces aspects depuis quelques mois… une administration montréalaise sans vision… une caisse de dépôt sans direction… un gouvernement à Québec qui suinte le cynisme et qui pue la fin de règne alors que son mandat est à peine entammé… Un autre à Ottawa qui est clairement le contraire de ce que la nature des temps présent exige et qui oeuvre maintenant objectivement contre les francophones québécois et canadiens. Un gouvernement nocif dont nous avons pavé la route vers un autre mandat en se réfugiant dans notre nombrilisme insécure au lieu de prendre sérieusement l’avenir en main.

(Oui, je blâme principalement le Québec et son refus de se ranger derrière un parti “national” pour le fiasco gênant qu’est le règne conservateur actuel… et je m’inclus là-dedans)

Qu’est-il arrivé à ma nation? Celle qui qui a menée la parade de presque tous les progrès sociaux à l’échelle canadienne depuis les années 60? Je regarde la vacuité du “plan de relance” québécois et je me désole. Alors que le géant du sud s’apprète à investir massivement dans les infrastructures nécéssaire à l’économie du 21e siècle, nous n’avons rien de mieux à proposer que de mettre à niveau nos vieilles infrastructures négligées du 20e. (Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est parce que nous les avons laissé dépérir plus que les autres, c’est faux. Les ricains ont fait bien pire que nous avec les leurs et cela ne les empêchent pas de prendre de front leur réfection tout en batissant celles qui les guideront vers le monde de demain… Et nous? Sommes nous incapables de marcher et mâcher de la gomme en même temps?)

J’ai l’impression que nous sommes devenu un peuple réactionnaire… nous n’avons plus de vision… au lieu de proposer et discuter de pistes concrètes et novatrices aux défis qui se dessinent devant nous, nous nous réfugions dans les vieux patterns… nous recyclons les plans que nous avons élaborés il y a trente quarante ans pour faire face au défis de cette époque… Les souverainistes s’accroche à une stratégie morte 100 fois et à un rêve dont le sens est de moins en moins clair dans le paysage qui s’étale devant nous… et leurs adversaires agissent comme si la faiblesse de ce vieil idéal les dispensait de proposer une alternative… ils se contentent de gérer la petite popote au jour le jour… une formule qui fait inévitablement de la gouvernance un exercice en gestion de crises en série.

Il n’y a pas longtemps, j’entendais André Forcier dire, à Tout le monde en parle, quelque chose du genre qu’il avait l’impression que nous vivons actuellement une période de stagnation politique et culturelle semblable à celle de la “grande noirceur” duplessiste…

Force m’est d’admettre que je ne trouve pas de meilleure analogie.

En espérant que cela ne fait que présager une seconde révolution tranquille (dont j’avoue être incapable d’entrevoir la forme)… et surtoût que nous n’aurons pas à attendre un autre trente ans avant qu’elle se produise.

Allez les “millénaires”… je compte sur vous (pour me surpendre). Moi et les autres “X” avons manqué le bateau, je crois.


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2009/01/27 22:24

Tintin au grand écran

On aura tout vu. Hollywood se prépare à nous livrer sa version du jeune et intrépide reporter à la sexualité suspecte.

Steven Spielberg portera à l’écran Le Secret de La Licorne. Suivi de Peter Jackson (ce hobbit géant qui nous a livré Le seigneur des anneaux) qui réalisera la suite, Le Trésor de Rakham le Rouge

Quand j’étais petit, j’étais plus Astérix que Tintin…  mais j’avoue que Tintin par Spielberg et Jackson, ma curiosité est plus que piquée.


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2009/01/26 17:01

Le retour de la clarté

Symbolique du changement d’époque que nous vivons, l’ancienne baraque du prince des ténebres est de retour sur Google Maps.


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2009/01/20 12:07

Citation (historique) du jour… que dis-je?… de la nouvelle ère.

11:45: I am proud that future presidential historians will be reading this liveblog. What’s up presidential historians? Odd career choice you made, isn’t it?

Will Wilkinson


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2009/01/12 16:26

La fin d’un long cauchemar

L’intégrale de la dernière conférerence de presse du pire président de toute l’histoire des États-Unis…

Dernière occasion pour entretenir votre dégout et mépris pour cet homme… Car il ne nous reste plus qu’une semaine de haine facile envers un pouvoir qui nous déplait… après le 20 janvier, tout cela devient plus …compliqué.


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2008/12/22 16:07

Celebrity Culture Watch

Ça y est. La transformation est complète. La distinction entre la façon dont on couvre politique et divertissement est définitivement disparue.

Via Hétu


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2008/12/21 13:22

Les “Big Three” vous souhaitent de joyeuses fêtes

And three cheers for socialism!

Huzzah! Huzzah! Huzzah!

L’éconocentrophile en moi se dit: Tant qu’à faire, laissons donc ces compagnies merdiques faire faillite et divisons la subvention de 25 milliard entre les employés qui auront perdu leur emploi suite à ça… j’ai l’impression que le société s’en tirerait mieux comme ça qu’en essayant de maintenir en vie ces cadavres.

Trouvé chez Sullivan


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2008/08/22 14:37

Porno pour obamaniaques

Obama Porn

Vous savez les amis, je fais de sérieux efforts pour délaisser la politique américaine au profit des préoccupations dont mon blogue se targue. Mais j’avoue que ce sera difficile dans les jours à venir… avec le congrès à la nomination démocrate qui va dominer les images dans ma télé et la section (maintenant réduite) de ma page Google dédiée à la grosse nation d’à-côté… [Ces dernières semaines, j'ai multiplié par un facteur d'au moins cinq le volume de mes abonnements RSS à du contenu francophone.]

Et aujourd’hui, avec la veille au co-listier qui tient tout le monde en haleine, j’avoue que mon attention est plutôt portée de ce coté. (Et oui, je me suis moi-aussi inscrit à la liste de distribution du message texte qui est sensé l’annoncer au monde entier en même temps… [soupir] J’ai honte.)

Obama Porn

En attendant, voici une petite dose pour satisfaire ceux qui souffrent de dépendance à l’Obamanie de la part de la journaliste-vedette à l’emploi de Time, Karen Tumulty.

Un diaporama des meilleures photos prises tout au long de la (très) longue campagne qui à menée Obama jusqu’ici… avec narration par la journaliste parsemée d’extraits de discours de Celui Qui Inspire.

Bon trip.

Obama Porn


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2008/08/06 07:33

La belle et le vieux ridé aux cheveux blancs

Je sais que j’ai dis que je laissait les présidentielles de coté, mais je ne peux pas passer à-côté de celle-là sans vous en faire part.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, la semaine dernière a été dominée par les multiples controverses provoquées par cette pub de John McCain qui ridiculise la célébrité de Barack Obama en le comparant à Paris Hilton et Britney Spears:

Scandale!… Une homme noir subtilement associé à deux jeunes blanches!… Qu’essaie-t-on d’insinuer?… Une attaque raciale!? Etc… Etc… Tout le monde est hystérique… on commence même a y relever des symbole phalliques subliminaux. Comment osent-ils?!

Du côté du camp McCain, on se défend bien d’avoir voulu insinuer quoi que ce soit… on a, disent-ils, simplement voulu illustrer l’absence de contenu derrière la célébrité d’Obama en le comparant aux deux pires célébrités sans contenu de la culture ambiante. C’est la campagne Obama qui a la peau sensible et ne cesse à crier au racisme à la moindre attaque… Comment osent-ils?!

Le cirque reprend de plus belle… Cris et indignation… les accusation revolent de tous côtés… et moi, je bâille et je passe à autres choses.

Mais voilà qu’au beau milieu de toute cette cacophonie la petite Hilton se lève pour donner son avis:

Hé hé… You go, girl!

Cette jeune femme vient de monter d’un cran dans mon estime… ce qui ne la place toujours pas bien haut, mais quand-même.

c/c à Swampland

En terminant, je vous laisse sur un extrait de la chronique de ce matin de la toujours cinglante Maureen Dowd au sujet de l’aspect juvénile (voir aussi ici) de la campagne McCain ces derniers temps:

Even his own mother, the magical 96-year-old Roberta McCain, let slip that she thought the Paris Hilton-Britney Spears ad was “kinda stupid.”

McCain’s 2000 strategist, John Weaver, was equally blunt with Newsweek’s Jonathan Alter: “It’s hard to imagine America responding to ‘small ball’ when we have all these problems.”

Some of McCain’s old pals in the Senate are cringing at what they see as his soulless transformation into what he once scorned.

“John’s eaten up with envy,” said one. “His image of himself was always the handsome, celebrity flyboy.

“Now somebody else is the celebrity,” the colleague continued, while John looks in the mirror and sees his face marred by skin cancer and looks at the TV and sees his dashing self-image replaced by visions of William Frawley, with Letterman jokes about his membership in the ham radio club and adventures with wagon trains.

For McCain, being cool meant being a rogue, not a policy wonk; but Obama manages to be a cool College Bowl type, which must irk McCain, who liked to play up his bad-boy cool. Now the guy in the back of the class is shooting spitballs at the class pet and is coming off as more juvenile than daring.


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2008/08/05 08:19

Bush dans le rôle de… Batman?

Le dernier Batman a fait couler beaucoup d’encre dans les milieux idéo-politiques américains.

Du très sérieux Wall Street Journal qui s’en sert pour monter une défense de Bush et son administration post-11 septembre…

Jusqu’à deux de mes têtes-à-blogue (bloggingheads) préférées qui s’en servent pour livrer une analyse comparative sérieuse… sans trop se prendre au sérieux.

Heath Ledger as The Joker

Pour ma part, l’ex-aspirant comédien en moi vous recommande le film pour aucune autre raison que Heath Ledger qui livre une performance époustouflante dans le rôle du Joker. La force du film, pour moi, tient surtout dans ses scènes de dialogues. J’avoue qu’en comparaison, j’ai frôlé la somnolence pendant les hauts voltiges de cascades, d’explosions et de poursuites interminables (mais obligatoires dans ce genre de film). Dommage que c’était son chant du cygne. Nous avons perdu un acteur de très haut calibre.

Pour ce qui est de comparer Bush à Batman…

Je trouve beaucoup plus pertinent cet exercice, par la troupe de comiques Secret Pants, qui compare des citations de Bush à d’autres du Batman de la série télé des années soixante:


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2008/08/04 16:01

Coup de chapeau libertarien (ou introduction à Hayek)

Ces dernières semaines, pendant que la sphère (du moins celle qui passe par mon agrégateur) tournait au rythme des vacances, il y avait au moins quelques blogueurs qui ne chômaient pas. La section de mon iGoogle dédié à la “sphère d’ici” s’est vu envahie par les billets de Vincent Geloso (qui a tout retiré depuis pour mieux se reconcentrer) et par l’excellent travail de Philippe de Réalité Virtuelle qui nous livre depuis peu une série de textes et documents visant à exposer les fondements de la pensée libertarienne. Le plus récent étant cet entrevue avec l’économiste Milton Friedman.

Je tiens à lever mon chapeau à Philippe pour la qualité de ce récent travail… et je me permet d’y ajouter à ma façon en proposant cet entretien entre Will Wilkinson, un de ces jeunes penseurs libertariens qui m’impressionne (l’autre est Megan McArdle) et l’universitaire Bruce Caldwell, auteur d’une “biographie intellectuelle” de la pensée de Friedrich Hayek, un théoricien économique et social du 20e siècle très important dans le courant libertarien… En opposition à la pensée Keynsienne et donc longtemps conspué par les “bien pensants”, il vit une certaine réhabilitation dans les milieux académiques depuis une décennie.

Un incontournable qu’on soit “à gauche” ou “à droite”.

Un extrait:

Je vous recommande fortement la suite (34 minutes) qui est ici.

L’entretien intégral (de 62 minutes) est ici.


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2008/08/03 23:59

Calme américain, anxiété québécoise et le retour du goût d’écrire

Je sais, je ne publie pas beaucoup ces temps-ci. Que voulez-vous… c’est l’été.

En fait, c’est aussi surtout que je n’ai pas grand chose à dire…

La campagne présidentielle américaine commence enfin à se dérouler telle que mon esprit me dicte qu’elle se doit depuis le début (mis à part quelques moments de panique où j’ai failli perdre la foi…)

Malgré l’illusion d’une course dramatique et serrée que l’intérêt des médias (qui vivent un moment sans précédent du côté des cotes d’écoute de la couverture politique) dicte qu’ils continuent de nous présenter, la vague démocrate provoquée par le grand besoin de répudier le cauchemar de l’ère Bush est maintenant bien en place et (sauf cataclysme) absolument inévitable. La réhabilitation des États-Unis d’Amérique comme force positive et symbole d’espoir sur la scène internationale que plusieurs (dont Sullivan) prévoyaient sous Obama s’est entamée plus rapidement que je n’osais l’espérer.

L’inquiétude féroce qui m’habitait à ce moment-ci de l’année il y a quatre ans (alors qu’il m’aparaissait de plus en plus clair que Kerry se dirigeait vers une défaite qui n’était selon moi pas du tout inévitable et que je criais “God damn war heroes who turn into foolish old men!” dans mon salon) est complètement absente cette fois-ci. Le dernier vestige en fut cette ridicule hystérie dont j’ai été victime lors de l’interminable lutte à deux qu’est devenue la course à la candidature démocrate. Je dis ridicule car je soupçonne fortement que les mêmes forces que je décrit plus haut se seraient tout autant alignées sous Clinton et qu’à part un vague sentiment de déception à l’évanouissement du “rêve Obama”, mon sentiment présent au sujet de la dynamique américaine ne serait pas très différent.

Et pendant ce temps, juste pour me rassurer davantage, la campagne McCain (alias McThusalem) semble faire de son mieux pour nous livrer la reprise de Dole 96 que j’avais moi-même pressentie (et prédite lors d’un tac au tac avec l’Antagoniste en février dernier)

God bless war heroes who turn into foolish old men!

Du coté du sujet dont ce blogue a la prétention de se préoccuper, (”l’état de cette nation francophone d’Amérique à laquelle j’appartiens“) je dois vous avouer que, contrairement au paysage idéo-politique américain, mon silence sur ce front reflète plutôt un profond cafard.

Je suis complètement déprimé par l’état actuel du “nationalisme québécois”… reflété (entre autre) dans la petitesse et les mièvreries qui ont entourés les célébrations du 400e de Québec. Je suis presque autant déprimé par les réactions de vierges offensées (I’m shocked, shocked!) enfantines et totalement déplacées autour du choix d’un ex-Beatle comme clou de l’évènement que par le fait qu’il ne semble pas être venu à l’esprit du comité organisateur que le choix d’un chevalier britannique de sa très britannique Majesté que nos politiciens n’ont pas eu le courage d’inviter (ce qui me déprime encore plus, j’y viendrai) contrastait étrangement avec l’idée d’un évènement sensé célébrer 400 ans de présence francophone en Amérique… Céline n’était-elle pas disponible?

[Pour quelqu'un qui a commencé en disant n'avoir pas grand chose à dire, je m'aperçoit soudainement qu'en fait, j'en ai gros sur le coeur... mon silence à ce sujet reflète davantage un trop plein qu'un manque...]

Je pourrais encore continuer longtemps, mais je vais plutôt me retenir et éviter la montée le lait typique… J’essaierai plutôt d’encapsuler mes pensées de façon plus concise dans les jours qui viennent.

Je dois aussi me remettre à une lecture plus approfondie des évenements locaux (que je n’ai suivi que de très loin cet été) …maintenant que je peux dormir tranquille au sujet des présidentielles.

En plus que ça commence à sentir les élections à Ottawa…


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2008/07/25 15:47

La crise du crédit selon Megan McArdle

Ma libertarienne préférée:

 

Le papier de Brooks dont il est question est ici.

Le blogue de Megan est ici.

Voyez-la aussi régulièrement à bloggingheads.tv


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2008/07/22 10:44

Qui a dit qu’Obama était le candidat de gauche? (suite)

En tout cas, selon Fareed Zakaria, en affaires étrangères, Obama est le conservateur réaliste et McCain-Bush sont les idéalistes radicaux.

Obama never uses the soaring language of Bush’s freedom agenda, preferring instead to talk about enhancing people’s economic prospects, civil society and—his key word—”dignity.” He rejects Bush’s obsession with elections and political rights, and argues that people’s aspirations are broader and more basic—including food, shelter, jobs. “Once these aspirations are met,” he told The New York Times’s James Traub, “it opens up space for the kind of democratic regimes we want.” This is a view of democratic development that is slow, organic and incremental, usually held by conservatives.

Obama talks admiringly of men like Dean Acheson, George Kennan and Reinhold Niebuhr, all of whom were imbued with a sense of the limits of idealism and American power to transform the world. “In his view of history, in his respect for tradition, in his skepticism that the world can be changed any way but very, very slowly, Obama is deeply conservative,” wrote Larissa MacFarquhar in her profile of him for The New Yorker. “There are moments when he sounds almost Burkean. He distrusts abstractions, generalizations, extrapolations, projections. It’s not just that he thinks revolutions are unlikely: he values continuity and stability for their own sake, sometimes even more than he values change for the good.”


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2008/07/18 07:11

Dans les bas-fonds de l’Amérique rouge

Le pamphlet d’un politicien de comté. Non, ce n’est pas une blague; il l’a écrit lui-même.


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2008/05/19 02:09

Quand Dieu se mêle de politique étrangère

Suite à la forte impression m’a fait cet entretien bloggingheads ce matin, j’ai décidé de me retaper le film Charlie Wilson’s War en soirée (j’étais aussi allé le voir au cinéma lors de sa sortie en décembre dernier).

Pour les adeptes du BitTorrent, c’est par ici.

Charlie Wilson's WarComme oeuvre cinématographique, j’avoue que c’est plus ou moins raté… le film arrive mal à faire l’harmonie entre le sérieux de son sujet, la gravité des idées qu’il avance et le carcan stylistique de la comédie noire (maladroitement feydeau-esque par moments) qu’il tente de se donner… Disons qu’on est loin de Doctor Strangelove.

Mais bien que (outre la performance de Philip Seymore-Hoffman) nous ne soyons pas en présence d’une grande oeuvre cinématographique, il faut souligner que comme voyage à l’intérieur des méchanismes byzantins de la machine gouvernementale américaine… et comme chronique des événements improbables qui ont menés à la fin de la guerre froide tout en formant la genèse du “choc des civilisations” dans lequel Washington est présentement embourbé, nous sommes en présence d’un bijou.

Surtout qu’il ne s’agit pas vraiment d’une fiction.

Charlie Wilson's WarLe film raconte la vraie histoire (documentée et non niée par les intéressés) d’un congressman démocrate (et libertin) du Texas qui, grâce au fait qu’il se retrouve à siéger sur certains commités clés, dont un qui gère un budget militaire secret, réussit à mettre en place la plus grande opération clandestine de l’histoire; le financement et le support logistique aux rebelles de la guerre d’Afghanistan qui brisa le dos de l’Union soviétique… et créa les conditions qui donnèrent naissance à la gang à Ben Laden…

La chose fascinante est de voir comment un simple congressman, aidé d’une riche héritière ont pu accomplir tout ça… et à quel point la motivation religieuse de l’héritière (tout à fait en ligne avec la “cold war religion” dont il est question dans l’entretien qui m’a fait fait tant d’effet) démontre le rôle que le dangereux mélange de religion et d’idéologie qui s’est développé pour servir la guerre froide est venu joué dans la genèse des ”guerres religieuses” que nous vivons aujourd’hui. Ce qui frappe surtout c’est la naïveté des sincères bonnes intentions qui motivent les acteurs de cette tragédie… qui se poursuit aujourd’hui.

These things happened. They were glorious and they changed the world…
…and then we fucked up the end game.

- Charlie Wilson


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2008/05/18 18:47

Le culte du pouvoir

Je ne m’aiderai pas ici, tout grand défenseur de la religion-en-tant-que-véhicule-légitime-de-cheminement-spirituel-collectif que je suis, mais je suis tombé sur quelque chose aujourd’hui qui m’a pas mal sidéré.

Les coulisses et la scène du théâtre du pouvoir washingtonien seraient infiltrés par un réseau plus ou moins secret, fondé dans les années 30,  de fondamentalistes pseudo-chrétien dédié à l’exercice du pouvoir…

Un groupe qui se tient dans l’ombre mais qui ne nie pas son existence et qui réunit plusieurs power-brokers incluant des sénateurs et élus des deux partis, des généraux et des industriels… Un groupe qu’on appelle… tenez-vous bien…

The Family (La famille)

Jeff Sharlet - The Family Book Cover

Non, je ne vous niaise pas. 

Il s’agit d’une réelle et sincère pseudo-religion du pouvoir par et pour les puissants… qui a un impact sur les décisions émanant de la capitale… c’est complètement hallucinant.

Voici un extrait d’un entretien entre Will Wilkinson du Cato Institute et Jeff Sharlet, collaborateur au NYU Center for Religion and Media et auteur du livre The Family: The Secret Fundamentalism at the Heart of American Power qui décrit le fonctionnement et les fondements du groupe.

L’entretien au complet est ici.


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2008/05/16 12:57

Les apôtres de la peur

…ne savent plus sur quel pied danser.

Hier, j’ai eu un moment de pur schadenfreude en regardant Hardball avec Chris Matthews à MSNBC. Il est question du discours que Bush a donné hier matin en Israël, lors du 60e annivairsaire, où il compara l’idée [qui est aussi la politique du candidat démocrate] de “parler” à l’Iran à de l’appeasement, terme chargé qu’on applique généralement à tous ceux qui voulaient “pacifier” Hitler avant la seconde guerre mondiale et plus spécifiquement à ce qu’a fait Neville Chamberlain, le premier ministre de Grande Bretagne de l’époque.

Nous en somme à la partie “chearleaders” partisans de l’émission… les invités sont un bonze de marché régional dans l’univers de la “Talk-Radio” de droite et le président de Air-America Radio une radio de gauche qui a été créée en réponse à ce phénomène.

Pour quelqu’un qui désespère de voir à quel point l’hystérie du genre de celle que le gars de droite vomit ici semble avoir fonctionné et aidé à conserver Bush au pouvoir depuis depuis le 11 septembre… ça fait tellement du bien de voir leur ignorance exposée de cette façon.

“When you’re in a hole, stop digging”

Smells like desperation…

Le règne des apôtres de la peur tire à sa fin.


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