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Une tradition récente veux qu’aujourd’hui soit la journée internationale du cannabis. Je vais peut-être en surprendre parmi ceux qui me connaissent, mais mes sentiments sont très ambigus à l’idée d’une légalization/libéralisation tous azimuts de cette substance. L’idée de voir naître une industrie dédiée au marketing de la mari (inévitablement dirigée de façon subtile envers les jeunes) me rend très inconfortable.
Officiellement, j’appuie la décriminalisation. C’est à dire de continuer à faire du cannabis un produit interdit de commerce, seulement que ce soit une infraction qui ne relève pas du code criminel.
Mais même là… des fois je me demande si la prohibition n’est pas quand-même une meilleure solution… quitte à ce qu’elle soit appliquée différement.
Je n’avance rien de conclusif, mais regardons la chose de la façon suivante: On cite souvent la prohibition de l’alcool au début du siècle dernier comme un exemple d’échec qui n’a servi qu’à créer un système de distribution illicite et criminel. Conclusion: prohibition = augmentation de la criminalité.
Ce n’est pas faux, evidemment. Mais une chose est sûre, la denrée prohibée étant moins accessible dû à l’effort demandé pour s’en procurer, beaucoup moins d’alcool fut consommé pendant cette période. Dans cette perspective, je fais la spéculation suivante: Aujourd’hui nous savons que la consommation d’alcool est souvent un facteur important dans les incidents de violence conjugale et domestique. Malheureusement, on ne tenait pas de statistiques sur ce genre de crime à cette époque. C’était quelque chose qu’on tolérait où qu’on préférait ignorer. Mais je serais très curieux de savoir à quel point ce genre de violence a dinimué pendant la prohibition… et je me dis que dans l’hypothèse d’une baisse substantielle, j’aurais peine à déterminer quel est le plus grand des maux: Une augmentation de la violence entre éléments criminalisés dûe à la prohibition ou une tolérance de la violence domestique liée à une trop grande disponibilité de l’alcool?
Tout ça pour dire que mon idée est loin d’être aussi tranchée qu’elle l’a déjà été.
Mais toutes ces considérations volent en éclat lorsque je croise des témoignages personnels comme celui-ci.
(Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis fondu en larmes)
…
Et quant à appliquer tout ce que je viens de dire au sujet de l’alcool à la mari, je vous laisse sur cette citation d’un ex-policier qui a écrit sur le sujet récemment:
Over the past four years I’ve asked police officers throughout the U.S. (and in Canada) two questions. When’s the last time you had to fight someone under the influence of marijuana? (I’m talking marijuana only, not pot plus a six-pack or a fifth of tequila.) My colleagues pause, they reflect. Their eyes widen as they realize that in their five or fifteen or thirty years on the job they have never had to fight a marijuana user. I then ask: When’s the last time you had to fight a drunk? They look at their watches.
Mais, sérieusement les amis, toute cette diatribe n’est qu’une excuse pour vous diriger vers ce texte qui m’a tant ému.











