Archives du mois de April 2009

2009/04/30 11:11

Lettre ouverte du jour: Go TGV Go!!!

Dans La Tribune de Sherbrooke aujourd’hui:

Le Québec va prospérer le jour ou il va prendre la décision de se concentrer sur le grand triangle Montréal-Boston-Washington-Chicago. Le Québec va prospérer lorsqu’il va se concentrer sur son commerce nord-sud, d’abord vers les États-Unis, puis vers l’Amérique du Sud.

Le train à grande vitesse doit partir de Montréal et relier New York en priorité. Il doit aussi y avoir un embranchement à Albany qui reliera Boston en passant par Springfield au Massachusetts. On pourrait même revoir le lien proposé à l’époque entre Montréal- Burlington-Manchester-Boston.

Le train Québec-Windsor n’aura jamais l’attrait d’un lien nord-sud pour Montréal, la démographie et la richesse collective allant de soi. Québec et Ottawa ne doivent pas prioriser cet axe. Il serait suicidaire au plan économique et même touristique de penser qu’il y aurait un avantage à réaliser ce projet.

La Nouvelle-Angleterre c’est 15 millions de personnes à deux pas de chez nous et New York métropolitain c’est 20 millions de personnes. Dois-je vraiment vous sortir les chiffres de l’Ontario? D’ailleurs pourquoi le lien naturel nord-sud existe-t-il entre Vancouver-Seattle et Portland, mais que nous, ici, nous devrions prioriser l’axe est-ouest?

N’allez surtout pas croire que je suis un séparatiste convaincu qui veut briser le Canada, loin de là. Toronto et Windsor pourront bien créer leurs liens eux aussi s’ils le souhaitent avec le sud. Non, en fait, je vois même le Québec comme leader canadien du commerce avec les États-Unis. Et j’en rajoute même en voyant le Québec comme principale porte d’entrée des Européens en mal d’Amérique, qu’ils soient commerçants ou touristes.

Lire en entier.

Le Petit Émerillon appuie sans réserves.


Billets similaires

2009/04/29 16:11

Image du jour

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais cette image viens me chercher… Peut-être parce que l’exploration spatiale est ma première passion d’enfant. Peut-être parce que j’ai dévoloppé une croyance quasi-spirituelle que l’humanité est une manifestation de la vie se donnant les moyens de se répandre au-delà du globe… Peut-être parce que mon premier maître-à-penser idéologique était un auteur de science fiction

Peut-être aussi juste parce que c’est une belle photo.

[Source: whitehouse.gov]


Billets similaires

2009/04/29 12:46

Comment céder le terrain à ses adversaires

Ta-Nehisi Coates, blogueur progressiste “de gauche”, commente la réaction républicaine au départ d’Arlen Specter:

Michael Steele’s statement on Arlen Specter deserves a hard look:

Some in the Republican Party are happy about this. I am not. Let’s be honest-Senator Specter didn’t leave the GOP based on principles of any kind. He left to further his personal political interests because he knew that he was going to lose a Republican primary due to his left-wing voting record. Republicans look forward to beating Sen. Specter in 2010, assuming the Democrats don’t do it first.

This is an amazing statement when you think about it. Steele is basically arguing that the left-wing stretches from from Dennis Kucinich to Arlen Specter. That’s quite the big tent–and it’s being pitched by the head of the Republican party. It’s based on the notion that you can just say “liberal,” “socialist,” “lefty” 100 times and then say “Vote for me!” I know a lot of us think people are that stupid, but they aren’t. And they especially aren’t in these times.

En d’autres mots, à force de taxer de gauchiste et d’étatiste tout ce qui déroge le moindrement peu de la pureté idéologique étroite à laquelle ils s’accrochent, les républicains/conservateurs élargissent par défaut l’espace disponnible à la coalition adverse.

Après 30 ans d’ascendance (pour le mouvement conservateur américain), c’est un peu normal… C’est le lot de tout mouvement de commencer en ayant quelque chose d’important à dire et de finir dans le sectarisme étroit de l’idéal original… Les idéaux ne se réalisent jamais pleinement dans le réel (c’est là un principe central du conservatisme selon moi), une fois qu’ils ont fait tout le chemin possible, les mouvements qui les portent deviennent superflus et ceux qui préferent la pureté de l’idéal au résultat forcément mitigé et incomplet de son application sont condamné à s’ossifier dans le dogmatisme, la répétition et le rituel (saint marché délivrez nous de l’état).

Ce que je ne comprend pas, c’est que notre mouvement conservateur naissant bien à nous (qui a selon moi, au niveau de la société québécoise, quelque chose d’important à dire) semble déterminé à sauter l’étape de l’ascendance pour tout de suite passer à l’étape stérile du refuge platonicien.

C’est pas très “winner”.

Note: Le dernier lien ne fait pas référence au billet de Brian, mais au commentaire d’un lecteur.


Billets similaires

2009/04/29 00:56

La balade de la grippe du porc

La dernière de Jonathan Mann:

Je suis devenu un gros fan depuis qu’on me l’a fait découvrir. Ma préférée (plus onirique et salée… au point d’être banie sur YouTube) est ici.


Billets similaires

2009/04/28 14:12

Course à la chefferie de l’ADQ: Le Petit Émerillon se mouille

Je dois dire que je ressent un intérêt particulier ces temps-ci à observer l’évolution des forces vives de notre mouvance conservatrice… surtout depuis qu’elle ne peut plus compter sur papa Mario pour lui donner forme. C’est pourquoi je trouve la course à la chefferie de l’ADQ d’un grand intérêt. Ce sera le point focal autour duquel ces forces vont s’organiser au cours des prochains mois et je crois que le résultat sera déterminant quant aux chances de survie et d’expansion du parti qui les rassemble.

Ce n’est pas dans mes habitudes, j’ai plutôt tendance à préférer le confort de ma prétendue indépendance, mais je vous avoue que dans cette course j’ai un parti pris assez marqué pour un candidat. Et donc, bien que je ne soit pas membre de l’ADQ et que je n’ai pas vraiment l’intention de le devenir, je vous annonce tout de suite mes couleurs:

C’est avec un certain enthousiasme et espoir que j’entend appuyer dans cet espace la candidature de Gilles Taillon à la chefferie de l’ADQ.

J’avais l’intention de donner quelques explications mais le temps file et je dois retourner travailler… Les explications et les arguments viendront graduellement au cours des prochaines semaines.

Pour l’instant je dirai simplement que pour le “conservateur d’extrème-centre” que je suis, il me semble l’homme de la situation.

Hmmm… J’aurais voulu afficher une bannière ou quelque truc du genre mais le site du candidat n’en contient pas et je n’ ai pas le temps d’en fabriquer une de mon cru… En souhaitant que l’équipe du “candidat de l’économie” aient la présence d’esprit de remédier à cet …oubli.


Billets similaires

2009/04/28 14:11

Et la spirale d’auto-destruction se poursuit

Le sénateur républicain modéré Arlen Specter de Pennsylvanie vient d’annoncer qu’il passe chez les démocrates citant le radicalisme grandissant de son parti:

“Since my election in 1980, as part of the Reagan Big Tent, the Republican Party has moved far to the right. Last year, more than 200,000 Republicans in Pennsylvania changed their registration to become Democrats,” Mr. Specter said in a statement released in the early afternoon. “I now find my political philosophy more in line with Democrats than Republicans.” He said he has experienced a change of heart since the response to his vote for the stimulus legislation. “Since then, I have traveled the State, talked to Republican leaders and office-holders and my supporters and I have carefully examined public opinion,” his statement said. “It has become clear to me that the stimulus vote caused a schism which makes our differences irreconcilable. On this state of the record, I am unwilling to have my twenty-nine year Senate record judged by the Pennsylvania Republican primary electorate.”

Olympia Snowe du Maine, l’autre modérée du parti au sénat commente:

But Senator Olympia Snowe of Maine, who also supported the Obama administration’s economic stimulus legislation, said Mr. Specter’s decision reflected the increasingly inhospitable climate in the Republican party for moderates. “On the national level of the Republican Party, we haven’t certainly heard warm, encouraging words about how they view moderates, either you are with us or against us,” Ms. Snowe said. She said national Republican leaders were not grasping that “political diversity makes a party stronger and ultimately we are heading to having the smallest political tent in history for any political party the way things are unfolding.”

J’espère que les conservateurs d’ici prennent des notes.


Billets similaires

2009/04/26 18:02

Mon problème avec le “mouvement” conservateur

L’autre jour je vous exposais ma confusion face au fait, relevé par le blogue Les Bleus, que le Bloc avait voté contre ce projet de loi visant à modifier le code criminel “afin de prévoir une peine d’emprisonnement minimale de cinq ans pour l’infraction de traite de personnes âgées de moins de dix-huit ans”. Comme je l’ai dit, ce n’est pas qu’une telle loi me tienne à coeur (au contraire, je crois qu’une telle loi est purement symbolique et n’aura aucun impact sur le problème auquel elle a la prétension de s’adresser), c’est juste que je n’arrivais pas à me figurer quelle possible justification pouvait être citée pour s’y opposer. Comment peut-on être contre la vertu?

La réponse me vint via cet entretien radiophonique du 93,3 FM (à Québec) avec Réal Ménard, critique du Bloc en matière de justice, qu’Audrey a publié chez Les Bleus. Si j’ai bien compris, en gros, le Bloc s’oppose au principe des sentences minimales et préfère faire confiance au juges qui auraient déjà toute la latitude nécessaire avec les dispositions du code criminel actuel pour livrer des sentences adéquates tenant compte de “circonstances agravantes” comme le fait que la victime soit un enfant. De plus, nous apprend-t-on, il n’y a eu que deux causes dans notre histoire auxquelles cette loi aurait pu s’appliquer. Pas assez, selon le Bloc, pour que la jurisprudence révèle un problème à régler avec une telle loi. Donc, finalement, le Bloc a refusé de voter pour une loi inutile.

Comme je suis d’accord que cette loi est tout à fait inutile, je ne trouve pas grand chose à redire… sauf que selon moi, c’est justement à ces moments là qu’il faut laisser gagner la frange conservatrice qui tient à ce genre de chose… pour mieux les battre quand ça compte. Comme avec leurs plans déments et dangereux de traiter les mineurs comme des adultes. Et puis, 5 ans… tsé? Me semble que c’est pas exagérer… difficile d’imaginer que laissé à lui-même, un juge en donnerait moins.

Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler (dit-il, après trois paragraphes). Ceci est mon premier contact avec la fameuse “talk-radio” de la région de Québec dont j’entend si souvent parler et qu’on dit centrale au “mouvement” conservateur qui s’y développe.

Je ne suis pas impressionné.

Les amateurs de ce genre de radio pouront me traiter d’élitiste montréalais déconecté du “vrai monde” se permetant de juger du haut de sa tour d’ivoire radio-canadienne et ils auront probablement raison. Mais en tant qu’élitiste montréalais déconecté du “vrai monde” dans sa tour d’ivoire radio-canadienne qui s’auto-proclame conservateur, je me permet de leur faire la leçon.

Tout au long de l’entretien, les animateurs nous font bien comprendre ce qui motive l’appui à de tels projets de lois. Une part de la population (qui inclue les animateurs, dont je ne remet pas en question la bonne foi) semble convaincue que le système de justice est infesté de juges laxistes dont l’idéologie progressiste-libérale les pousse à considérer les criminels comme des victimes et à distribuer des “sentences bonbon”.

Bon. Je ne dis pas que ce genre de juge n’existe pas, comme dans tout, il y en a des bons et des mauvais, mais on est loin d’un problème généralisé et outre les anecdotes auxquelles certaines personnes s’attachent, la réalité est que le système fonctionne très bien en ce qui a trait à tenir les criminels violents à l’ecart de la société… surtout lorsqu’on se compare aux autres.

Pouvez-vous me nommer les pays dans lesquels vous vous sentiriez plus en sécurité (et aussi libre) qu’ici? (Selon moi, il y en a, mais la liste est courte)

Mais là où je suis vraiment tombé en bas de ma chaise, c’est à la 13e minute lorsqu’un des animateurs lance l’énormité suivante:

Quoi?

Voilà une des choses les plus anti-conservatrices qu’on puisse dire à mon sens.

Je n’en reviens tout simplement pas. Comment peut on se dire conservateur et avoir si peu de compréhension de la nature des institutions sur lesquelles sont fondé notre société?

Les juges ont le devoir de représenter la loi, point final. Qui est au dessus des juges? La loi et rien d’autre. Si un juge “représente” la société, il le fait strictement a travers le prisme de ses lois et jamais, jamais de “ce qu’elle pense”. Un juge a même le devoir de faire fi de ce que la société “pense” afin d’appliquer la loi de la manière la plus impartiale possible.

Un des principes les plus fondamentaux et les plus durement arrachés qui fait que notre société vaut la peine d’être défendue est le suivant: Nous sommes gouvernés par des lois, pas par des hommes.

Le jour où les juges se mettent à juger en fonction de l’opinion populaire est le jour où nous cessons d’être une société de droit et que nous commencons à vivre sous la tyranie populaire. Ce qui n’est pas si pire que ça, tant qu’on se ferme la gueule et qu’on s’assure de ne parler que pour dire comme tout le monde. Plusieurs chinois vous diront que c’est mieux comme ça (même Jackie Chan)

Mon problème avec le “mouvement” conservateur est que lorsque je regarde de près, je n’y vois pas grand chose de réellement conservateur. J’y vois plutôt un populisme radical nourrit d’un certain ressentiment envers une élite qu’on blâme parfois à tort, parfois à raison pour le sentiment d’insécurité que nous impose la modernité (et qui est pourtant tellement moins pire que celui qui régnait avant).

Ceci dit, ce ressentiment est réel… et bien que souvent dirigé vers les mauvaises cibles, il n’en demeure pas moins légitime sur plusieurs plans. Nous l’ignorons ou le regardons de haut (comme je le fais) à notre péril.

Mais si j’ai un conseil à donner à ceux qui veulent consolider les forces vives de ce ressentiment en un “mouvement” conservateur capable d’influencer, voir même de prendre le pouvoir, ce serait le suivant: Un jour il faudra arrêter de vivre dans vos tripes et commencer à réfléchir. Aucun mouvement n’a de chance d’avoir de réel succès s’il ne réussit pas à transcender le ressentiment et la passion qui l’anime pour les asseoir sur des bases philosophiques et intellectuelles solides. (Et ça, ça veut dire, entre autre, ne pas répendre des énormités comme “les juges sont sensé représenter ce que la population pense”.)

Autrement tout ce qu’on réussit à créer, c’est un feu de paille… 

Et de grâce, cessez de prendre votre inspiration chez vos homologues du sud, ils ont fait leur temps… ils viennent juste de tout gâcher et ont aujourd’hui encore moins de crédibilité que d’idées constructives à proposer. Ils sont en plein processus d’auto-destruction… et sont voués à une longue traversée du désert. Pourquoi les suivre?

Si vous cherchez les assises d’un conservatisme qui a déjà commencé à réfléchir sérieusement aux défis du 21e siècle, mieux vaut de regarder ce qui se trame au pays de la Reine… 


Billets similaires

2009/04/26 02:53

R.I.P. Bea Arthur

Bea Arthur

J’apprend à l’instant que Beatrice “Bea” Arthur viens de s’éteindre à l’age de 86 ans.

Pour les plus jeunes, elle jouait Dorothy dans les Golden Girls (diffusé ici en français sous le nom Carré de dames). Mais pour moi, cette grande dame à la voix grave est parmi mes premiers souvenirs télévisuels…  De 1972 à 1978 elle jouait Maude dans le sitcom du même nom. J’étais trop jeune pour comprendre, ce n’était vraiment pas une émission pour enfants (au contraire), mais on me dit que j’étais omnubilé par elle. Il y avait quelque chose dans sa présence qui fascinait mon esprit d’enfant. Puis, quelque part au début des années 80 j’ai attrapé la série en reprises quotidiennes et je l’ai suivi assidument.

Maude est une émission qui a marquée son époque, elle racontait les péripéties d’une femme dans la quartantaine qui ne s’en laissait pas imposer. Vivant avec son 4e mari, sa fille divorcée et son petit-fils, c’est un des premiers personnages de femme forte et indépendante qu’on a pu voir à la télé américaine. L’émission traitait des tous les sujets les plus controversés de l’époque, avortement, alcoolisme, drogues, politique, religion, infidélité, etc… le tout dans le format du sitcom. Elle a grandement participé à faire évoluer la cause du féminisme dans la conscience populaire de l’époque.

Pour ma part, elle a contribué de façon importante à l’éveil de ma conscience sociale et sa mort est loin de me laisser indifférent… May she rest in peace.


Billets similaires

2009/04/25 19:41

Résistance

Je suis généralement, en ce qui a trait aux technologie de l’information, ce qu’on appelle un “early adopter”. Étant informaticien, j’essaie de me tenir à l’affut de tout ce qui se fait de nouveau et me considère apte à évaluer une nouvelle technologie avant qu’elle devienne “grand public”.

Twitter est une exception.

Dès le départ, je n’y ai pas vu d’intérêt. 140 caractères, pfff… déjà que la concision n’est pas mon fort… en plus que cette limite est plus contraignate en français qu’en anglais où les mots sont plus courts. Et il y a mon aversion personnelle pour ce dialecte écrit qu’est le clavardois.

Ça ne poignera jamais chez nous, me suis-je dit.

Hé hé… de toute mes prédictions face à une nouvelle technologie, je ne crois pas m’être déjà gouré si spéctaculairement.

Ceci dit, même si ça commence plutôt à s’apparenter à de l’entêtement egotique, je continue à résister. Je ne n’ai jamais encore même visité le site.

Mais quand c’est rendu que le Bloc s’en sert pour solliciter des questions à poser en chambre. Quand je ne pleux plus naviguer 5 minutes sans croiser le foutu oiseau ou le logo. Quand même mon copain Renart, s’y met

Je commence à me sentir comme un vieux réactionnaire accorché à un passé révolu… Cue la voix de viellard: “Dans mon temps… on avait encore des pensées privées!”

Je résiste… je résiste…

Mais pour combien de temps?


Billets similaires

2009/04/24 13:35

Le rôle de l’état

Vincent Geloso trouve que l’idée que “l’État doit intervenir avec force pour régler la crise, pour améliorer les choses et pour sauver la situation” est une drôle d’hypothèse. Si le problème vient d’un échec du marché, dit-il, qu’est-ce qui nous dit qu’un échec de l’État est moins probable?

Il pose la questions suivante:

…pourquoi (en admettant l’idée admise que le marché est ”mauvais”) le gouvernement devient l’acteur de facto qui peut se substituer plus efficacement au marché. Le fonctionnaire, le politicien et le bureaucrate ne sont pas des acteurs angéliques qui sont dépourvus d’intérêts propres. Pourquoi devraient-t-ils être supérieurs au marché? Je vous pose la question…

Ce à quoi je répond:

Pourquoi est-ce obligé d’être un choix binaire? Ne peut-on pas postuler que le libre-marché a ses vertus et ses périls et qu’il en va de même pour le l’État. Que les vertus du libre-marché s’adressent justement aux périls de l’État et vice versa? Pourquoi ne peuvent-ils pas être complémentaire?

Le truc est de trouver le bon “mix” selon les circonstances… et de reconnaitre que les circonstances changent toujours et que le “mix” doit constament être ajusté.

Les institutions et règles du jeu qui sous-tendent le libre-marché et la croissance ne sont pas une constante universelle qui émerge d’elle même. Elles ont évolué dans le contexte d’un état nation fort. Je dirais même que nous n’avons pas d’exemple historique d’une économie à forte croissance (tel qu’on l’entend aujourd’hui) en dehors d’un état-nation moderne fort.

Là-dessus je cède la parole à des gens plus savants que moi. Take it away Will and Lew:

Oui, l’État peut mal fonctionner et être une entrave au progrès, mais aucun progrès collectif n’est possible sans lui (combiné à un libre-marché en santé). L’idée est qu’il faut toujours continuer à se forcer pour trouver moyen de le faire fonctionner mieux.

The idea isn’t more government, It’s better government.

Le dialogue entier est ici. Il s’agit d’une conversation fascinante sur la nature de la croissance, du mérite et de l’inégalité. Ça faisait un bout que je cherchais une excuse pour la ploguer.


Billets similaires

2009/04/24 09:18

Citation de la semaine II

“On a déjà été capables de bâtir les plus gros barrages du monde pis maintenant, on est même pu capable de bâtir un hopital, ça va mal en estie.” Biz du groupe Loco Locass en entrevue à Christianne Charette ce matin.


Billets similaires

2009/04/23 18:01

Canadian biligualism is a sham (II)

Chantal Hébert:

Cette décision de la Cour fédérale, qui rappelle le gouvernement fédéral au sujet du rapatriement du jeune Khadr de la prison de Guantanamo est disponible seulement en anglais mais elle devrait être une lecture obligatoire pour quiconque a à coeur le respect de la règle de droit au Canada.

(l’emphase est de moi)

Ceci dit, le jugement en vaut la peine si vous lisez l’anglais.


Billets similaires

2009/04/23 15:11

Quelqu’un peut-il m’expliquer…

…en quoi ce projet de loi visant à modifier le code criminel “afin de prévoir une peine d’emprisonnement minimale de cinq ans pour l’infraction de traite de personnes âgées de moins de dix-huit ans” va à l’encontre des intérêts du Québec dont la défense est la soi-disante raison d’être du BQ?

J’apprend aujourd’hui via Marc Nadeau du blogue Les Bleus (dont j’ai l’intention de parler plus en détail dans un futur billet, pour l’instant je note que ce site me donne enfin espoir qu’un conservatisme moderne, dynamique et cohérent est possible chez nous tout en me faisant réaliser que j’aurai toujours trop de sympathies progressistes pour adhérer à quelconque mouvement qui s’auto-proclamme “conservateur” ou “de droite” malgré les fondements burkeiens de ma pensée)… je disais donc que ce blogue m’apprend aujourd’hui que ce projet de loi est passé au vote hier et que le Bloc est le seul parti à s’y être (quasi-)unanimement opposé (je reviendrai sur le “quasi”).

Je veux bien croire que le Bloc a des raisons légitimes de s’y opposer, mais je n’arrive tout simplement pas à me les figurer.

Ce n’est pas que je croie qu’on ait besoin d’une telle loi, ni même qu’elle fera quelque différence que se soit pour atténuer le problème du trafic humain, c’est juste que c’est le genre de loi qui me semble ne causer aucun tort tout en rassurant les partisans conservateurs qui y tiennent qu’ils ont contribués à améliorer le pays. Et comme je m’oppose passionément à plusieurs aspects des politiques conservatrices sur la criminalité, je suis toujours prêt à leur donner un os à ronger afin d’empêcher qu’ils se radicalisent davantage.

C’est le genre de truc où je me dis qu’on ne peut pas être contre la vertu.

Sauf qu’il semble que le Bloc le soit.

Le truc qui me rend le plus perplexe, c’est qu’un député bloquiste a brisé les rangs pour voter en faveur du projet de loi et que ce député est Maria Mourani pour qui j’ai beaucoup de respect et qui me semble posséder une plus grande expertise que ses collègues sur le sujet.

Donc je suis confus. Quelqu’un peut-il m’informer de la justification évoqué par le Bloc pour son opposition? Ainsi que celle de Mme Mourani pour avoir dérogé à la discipline de son parti?


Billets similaires

2009/04/22 23:59

Quand la science et la politique essaient de se parler

…ce n’est pas toujours beau.


Billets similaires

2009/04/22 20:08

Citation de la semaine

I love the Internet. Can you imagine what those thugs would have gotten away with without it?

C’est Andrew Sullivan qui commente le clip qui suit où un internaute met en musique un extrait du mémo (à Radio-Can aujourd’hui on disait “note de service”) de l’avocat Jay Bybee (aujourd’hui juge) détaillant les “justifications légales” des techniques permises pour l’interrogation de suspect terroristes sous l’administration Bush:

God bless the Internet.

Ajout 21h50: Je viens de faire un tour sur le site du gars qui a produit le clip (son nom est Jonathan Mann) et c’est vrai, il écrit et publie une chanson par jour, tous les jours. Bon. Elle ne sont pas toutes géniales… mais quand même, une toune par jour, faut le faire! Et on y trouve quand-même certains bijoux. Comme cette ode à l’économiste Paul Krugman pour laquelle il s’est fait remarqué dernierment, celle-ci sur les “zombie banks” (on voit bien l’influence Krugman) est vraiment pas pire non-plus… ou encore celle-ci sur la criminalisation du cannabis.

Un blogue politico-social… en chanson!

Je me répète: God bless the Internet!


Billets similaires

2009/04/22 00:58

Blogues: dictateurs et parasites

Ceci est une réaction à ce billet de Louis Préfontaine, dit L’Électron Libre, qui se plaint d’un blogueur en particulier et d’un style de blogue en général qui lui “tape royalement sur les nerfs” et qu’il nomme le “blogue parasite”

Avant tout je tiens à souligner que Louis critique le blogueur sans le nommer. (”pour ne pas le stigmatiser” dit-il)… En tant que lecteur, je trouve cela infiniment frustrant et prétentieux de sa part. Il présente à ses lecteurs le travail d’un autre blogueur comme “parasitique” sans nous donner accès à la source. Désolé, mais selon moi, dans l’univers de sérieuse réflexion et discussion auquel il semble aspirer, cela est tout à fait inacceptable, ça ne se fait pas. “Oser se mouiller et assumer ses opinions”, comme il enjoint l’objet de sa critique à le faire, c’est aussi se soumettre au désaccord potentiel de ses lecteurs en leur donnant accès à des exemples de ce que l’on critique afin qu’ils puissent former leur propre opinion. Autrement, ça suggère un certain manque de courage intellectuel.

Mais bon. Comme je ne sais pas de qui il parle je ne peux que commenter l’idée que je me fait du style de blogue qu’il décrit.

Mon problème est que plusieurs des traits qu’il décrit comme indigne d’un blogue qui se respecte sont soit des traits que je recherche chez certains en tant qu’amateur de blogues, soit des traits auxquels j’aspire moi-même en tant que blogueur.

Si j’avais vraiment le temps de m’y consacrer comme je voudrais (c’est-à-dire du matin au soir, ce qui est très, très loin d’être le cas… soupir), la majorité du contenu de ce blogue serait du genre qu’il déplore: concis, rapide, fréquent, collé sur l’actualité, commentant et liant vers tout ce que je croise d’intéressant dans la sphère… tout en étant traversé d’une ligne directrice qui exposerait à la longue les fondements de ma pensée (toute confuse et contradictoire soit-elle). Ce qui n’empecherait pas pour autant l’occasionnel billet plus étoffé lorsque l’inspiration ou le besoin se fait sentir.

C’est justement un des aspects que j’apprécie le plus de ce pionnier de la blogosphère qu’est Andrew Sullivan. En plus d’exposer une pensée politique qui résonne souvent profondément avec la mienne, avec son style hyperactif sans pareil (souvent plus de trente billets par jour), il agit aussi comme agrégateur de tout ce qui se dit et de tout ce qui vaux la peine d’être lu dans la sphère idéo-politique américaine. C’est un service d’une grande valeur pour moi qui est intéressé, ouvert et curieux de tout ce qui se dit d’un bout à l’autre du spectre idéologique.

En fait, c’est ce que je trouve le plus frustrant du fait que Louis ne nomme pas le blogueur en question. C’est que j’aimerais bien trouver quelques blogueurs d’ici qui rempliraient la même fonction et celui dont il parle me semble un bon candidat.

Mais là où je trouve qu’il se goure le plus, c’est lorsqu’il souligne ceci:

Pose beaucoup de questions mais possède rarement même l’ébauche d’une réponse. Il pose beaucoup de question, mais il ne cherche pas à y répondre.  Poser une question, ça permet de laisser les autres tenter d’y répondre.  Bref, encore une fois, on prospère sur l’énergie créatrice d’autrui.  Poser une question et émettre ensuite une hypothèse sérieuse basée sur un discours articulé, voilà qui est hors de question pour le blogueur-parasite.

Mes amis, le jour où j’aurai le sentiment d’avoir plus de réponses à vous offrir que de questions à vous poser, sera le jour où j’arrêterai de bloguer et de lire des blogues. Je n’y verrai plus l’intérêt.

Ma motivation principale dans la blogosphère est justement de poser des questions afin de nourrir ma réflexion. Et rien ne la nourrit mieux que les rares fois où j’arrive à poser une question qui provoque une discussion ou qui fait réagir dans les commentaires. C’est à ces moments (aussi rares soit-ils) je trouve que mon blogue a sa raison d’être au delà de l’outil de masturbation intellectuelle personnel qu’il est la plupart du temps.

Cela fait-il de moi un parasite?

Peut-être.

C’est drôle, mais c’est quelque chose que j’ai l’impression de ne croiser que dans notre petite sphère à nous… Il semble que certains de mes compatriotes blogueurs ont une idée plutôt arretée de ce qui constitue ou non un “vrai” blogue… et se donne l’autorité de dicter la formule aux autres et de condamner ceux qui dérogent.

C’est une attitude face à la sphère qui me semble plutôt… dictatoriale.

Mettons les choses au clair: Un blogue est un site Web auquel on ajoute du contenu à intervalle plus ou moins régulier (sans remplacer le contenu précédent) présenté sous forme chronologique inverse.

C’est tout. Rien d’autre.

Il n’y a strictement aucun critère au niveau du contenu qu’on y met. (Ni même, n’en déplaise à mon ami Renart qui insiste souvent là dessus, au niveau de l’interactivité avec le lecteur) Aucune exigence de “Réfléchir, se questionner, philosopher, faire des enquêtes” comme le voudrait Louis. On y met ce qu’on veut (que ce soit des dissertations savantes ou des photos montrant l’evolution quotidienne de l’ongle de son gros orteil) et on attire vers nous ceux que ça interesse, point. Personne n’est forcé de consulter ce qui ne l’interesse pas.

Mais ce n’est pas vraiment l’approche de ce blogueur qui irrite Louis. Si on lit comme il faut, on peut aisément déceler la vraie cause de sa frustration:

Le blogueur en question est plus polulaire que lui.

Pauvre Louis, qu’un agrégateur hyperactif attire plus de monde qu’un penseur profond est tout à fait dans l’ordre des choses, ce me semble. Ils offrent un service différent, l’un est un point de départ pour se rendre aux autres. Il me semble que c’est évident.

La chose qu’il faut comprendre, c’est que l’un ne peut vivre sans l’autre. Sans le penseur, l’agrégateur n’a plus personne vers qui pointer et sans l’aggrégateur champion du réseautage, personne ne trouve le penseur.

Tu me gratte le dos, je te gratte le tiens.

Quoi? Croyais-tu que la sphère serait différente du “monde réel”? Mon pauvre, les deux sont peuplés d’humains.


Billets similaires

2009/04/21 15:23

L’énormité la plus sidérante qu’il m’a été donnée de lire de toute ma vie

…est la dernière phrase plus qu’orwellienne du paragraphe suivant extrait du texte d’un apologiste des politiques de torture de l’administration Bush qui écrit dans le Washington Post aujourd’hui:

Critics claim that enhanced techniques do not produce good intelligence because people will say anything to get the techniques to stop. But the memos note that, “as Abu Zubaydah himself explained with respect to enhanced techniques, ‘brothers who are captured and interrogated are permitted by Allah to provide information when they believe they have reached the limit of their ability to withhold it in the face of psychological and physical hardship.” In other words, the terrorists are called by their faith to resist as far as they can — and once they have done so, they are free to tell everything they know. This is because of their belief that “Islam will ultimately dominate the world and that this victory is inevitable.” The job of the interrogator is to safely help the terrorist do his duty to Allah, so he then feels liberated to speak freely.

(L’emphase est de moi) 

Je répète, c’est trop gros:

“The job of the interrogator is to safely help the terrorist do his duty to Allah, so he then feels liberated to speak freely.”

En français: 

“Le travail de l’interrogateur consiste a aider le terroriste, de façon sécuritaire, à remplir son devoir [de résistance à l'interrrogation] envers Allah, afin qu’il puisse enfin se sentir libre de parler.”

C’est beau, hein? Presque… poétique. Il ne s’agissait donc pas d’interrogations et de torture, mais plutôt de “libérations” spirituelles…

Il ne reste plus qu’a rebaptiser la CIA du nom de Ministère de l’Amour.

Entre les dystopies proposées par George Orwell et Aldous Huxley à l’aube de l’ère post-moderne, j’ai toujours trouvé Le meilleur des mondes (Brave New World) de Huxley plus plausible (et probable) que la vision d’Orwell.

Mais je vous avoue que jamais Orwell ne m’a semblé aussi concret et pertinent que depuis jeudi dernier.

Je sais, je me répète, mais je ne peux m’enlever ce passage de la tête:

He gazed up at the enormous face. Forty years it had taken him to learn what kind of smile was hidden beneath the dark moustache. O cruel, needless misunderstanding! O stubborn, self-willed exile from the loving breast! Two gin-scented tears trickled down the sides of his nose. But it was all right, everything was all right, the struggle was finished. He had won the victory over himself. He loved Big Brother.


Billets similaires

2009/04/21 11:39

Rire et torture

Pour ceux qui en ont marre de voir ce clip de John Stewart (inaccessible à partir du Canada) cité un peu partout dans la sphère américaine aujourd’hui et qui voudraient bien y jeter un coup d’oeil, c’est ici.

(Vraiment, je trouve Hétu pas fort d’avoir publié un clip auquel 95% de ses lecteurs n’ont pas accès)


Billets similaires

2009/04/21 00:43

Le pardon et l’ironie

“People need freedom; but they also need the goal for which they can renounce it.” -Roger Scruton.

Il s’agit là d’une citation dont j’ai l’intention de me souvenir.

Ça vient de ce texte qui, je l’avoue, viens de donner des forces à mon conservateur intérieur dans la discussion passionnée qui n’a cesse entre lui et le progressiste post-moderne qui partage, parfois houleusement, le même espace mental.

Il s’agit d’une réflexion sur la civilisation occidentale et l’Islam. Je n’achète pas tout, j’ai de sérieux problèmes avec certains jugements portés sur la “pensée islamique” dans son ensemble. Mais je crois que ce texte touche à des questions fondamentales auxquelles l’occident aurait avantage à réfléchir plus sérieusement (quitte à en tirer d’autres conclusions que celles de l’auteur)

Forgiveness and irony lie at the heart of our civilization. They are what we have to be most proud of, and our principal means to disarm our enemies. They underlie our conception of citizenship as founded in consent. And they are expressed in our conception of law as a means to resolve conflicts by discovering the just solution to them. It is not often realized that this conception of law has little in common with Muslim sharia, which is regarded as a system of commands issued by God and not capable of, or in need of, further justification.

Que vous soyez d’accord ou non avec ce qui y est avancé, je vous promet (enfin j’espère) que vous y trouverez matière à approfondir votre réflexion.


Billets similaires

2009/04/20 16:20

4/20

Une tradition récente veux qu’aujourd’hui soit la journée internationale du cannabis. Je vais peut-être en surprendre parmi ceux qui me connaissent, mais mes sentiments sont très ambigus à l’idée d’une légalization/libéralisation tous azimuts de cette substance. L’idée de voir naître une industrie dédiée au marketing de la mari (inévitablement dirigée de façon subtile envers les jeunes) me rend très inconfortable.

Officiellement, j’appuie la décriminalisation. C’est à dire de continuer à faire du cannabis un produit interdit de commerce, seulement que ce soit une infraction qui ne relève pas du code criminel.

Mais même là… des fois je me demande si la prohibition n’est pas quand-même une meilleure solution… quitte à ce qu’elle soit appliquée différement.

Je n’avance rien de conclusif, mais regardons la chose de la façon suivante: On cite souvent la prohibition de l’alcool au début du siècle dernier comme un exemple d’échec qui n’a servi qu’à créer un système de distribution illicite et criminel. Conclusion: prohibition = augmentation de la criminalité.

Ce n’est pas faux, evidemment. Mais une chose est sûre, la denrée prohibée étant moins accessible dû à l’effort demandé pour s’en procurer, beaucoup moins d’alcool fut consommé pendant cette période. Dans cette perspective, je fais la spéculation suivante: Aujourd’hui nous savons que la consommation d’alcool est souvent un facteur important dans les incidents de violence conjugale et domestique. Malheureusement, on ne tenait pas de statistiques sur ce genre de crime à cette époque. C’était quelque chose qu’on tolérait où qu’on préférait ignorer. Mais je serais très curieux de savoir à quel point ce genre de violence a dinimué pendant la prohibition… et je me dis que dans l’hypothèse d’une baisse substantielle, j’aurais peine à déterminer quel est le plus grand des maux: Une augmentation de la violence entre éléments criminalisés dûe à la prohibition ou une tolérance de la violence domestique liée à une trop grande disponibilité de l’alcool?

Tout ça pour dire que mon idée est loin d’être aussi tranchée qu’elle l’a déjà été.

Mais toutes ces considérations volent en éclat lorsque je croise des témoignages personnels comme celui-ci.

(Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis fondu en larmes)

Et quant à appliquer tout ce que je viens de dire au sujet de l’alcool à la mari, je vous laisse sur cette citation d’un ex-policier qui a écrit sur le sujet récemment:

Over the past four years I’ve asked police officers throughout the U.S. (and in Canada) two questions. When’s the last time you had to fight someone under the influence of marijuana? (I’m talking marijuana only, not pot plus a six-pack or a fifth of tequila.) My colleagues pause, they reflect. Their eyes widen as they realize that in their five or fifteen or thirty years on the job they have never had to fight a marijuana user. I then ask: When’s the last time you had to fight a drunk? They look at their watches.

Mais, sérieusement les amis, toute cette diatribe n’est qu’une excuse pour vous diriger vers ce texte qui m’a tant ému.


Billets similaires