2008/11/25

Luc Picard, un souverainiste qui a compris

Je repense encore à la prestation de Luc Picard à TLMEP dimanche soir. Il a dit quelque chose du genre que oui, lui et un certain nombre de ses compatriotes tiennent très fort à faire du Québec un pays… mais que son objet de préoccupation principal était surtout la survie de cette culture à laquelle il appartient… et “pas seulement survivre, mais pour qu’elle puisse bien vivre…” a-t-il précisé… ou, comme le répète souvent ce blogue: la consolidation et l’épanouissement de cette culture. Pour lui, ça passe par le pays, mais il a rajouté, pour expliquer son récent appel à l’unité, que plusieurs de ses concitoyens ont la même préoccupation, mais croient sincèrement que cela peut se faire à l’intérieur du cadre canadien et qu’il se doit de respecter cela.

C’est un plaidoyer qui m’a beaucoup touché car, malgré les (trop) nombreuses tangentes de son auteur, c’est le message central que veut véhiculer ce blogue. Et j’étais très heureux d’enfin entendre un souverainiste convaincu tenir ce discours publiquement.

Je rêve d’une trève dans la “guerre civile pacifique” (comme l’a déjà qualifiée Bernard Landry) qui fait rage depuis 40 ans au sein de ma nation sur la seule question de la souveraineté du territoire québécois… Nous avons tous, fédéralistes et souverainistes (et autres “agnostiques” de la question comme moi) à coeur la consolidation et l’épanouissement de cette culture qui nous unit et nous définit. Quoiqu’il arrive, cet objectif ne devient possible que si l’on met de coté ce qui nous divise et qu’on se concentre à aller de l’avant avec ce qui nous unit. Je demeure convaincu qu’il y a toute une gamme de mesures concrètes sur lesquelles les deux camps pourraient s’entendre si on s’y mettait …et qu’aucun obstacle extérieur peut freiner la mise en oeuvre de ces mesures lorsqu’elles sont propulsées par une nation unie derrière une idée commune de son destin.

Et je demeure convaincu que la plus grande menace à l’avenir d’une nation francophone en Amérique n’est pas le fait que nous nageons dans un océan anglophone, mais plutôt (et surtout) le fait qu’un bras veut faire du crawl et l’autre, du papillon. Soit on se coordonne, soit on se noie.

Sur ce, je lève bien haut mon chapeau à M. Picard… un souverainiste de plus qui a compris.

Coup de chapeau d'Alain B.

(Maintenant si seulement le PQ pouvait se faire le porteur de ce message…)


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7 commentaires sur “Luc Picard, un souverainiste qui a compris”


  1. Aigo dit:

    Après tout, c’est le Parti Québécois, pas le Parti Souverainiste.


  2. Alain B. dit:

    Oh, que c’est joliment dit ça, Aigo. C’est une formule qui risque fort de trouver une place de choix dans mes conversations.
    Merci! :))


  3. Un débat à l’image de la campagne - Le Petit Émerillon dit:

    [...] m’a beaucoup plu… de la substance comme j’aime. Mais la question identitaire est mon dada, je ne m’en lasserai jamais. Et elle ne s’en ira [...]


  4. L’avenir du Québec - Le Petit Émerillon dit:

    [...] petit cri du coeur qui rappelle pourquoi j’ai démarré ce [...]


  5. M. Bergeron dit:

    Quel joli chat! Il/Elle s’appelle comment? Je suis un grand fan des félins!


  6. Alain B. dit:

    Ha ha! Heureux de vous retrouver Michael. Elle se nomme Ophélie. Elle est apparue sur mon balcon un 23 décembre il y a quelques années… et sitôt que j’ai ouvert la porte, elle m’a laissée savoir qu’elle habiterait ici dorénavant et que je ferais un serviteur adéquat. Je n’ai eu d’autre choix que d’obéir. ;)


  7. Patrick Bourgeois et les « ennemis » du Québec - Le Petit Émerillon dit:

    [...] Luc Picard, un souverainiste qui a compris [...]

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