2008/11/18

Exceptionellement, je suis d’accord avec QS cette fois

La première proposition émanant de Québec Solidaire à atteindre mon radar (pas très fixé sur ce parti) depuis sa formation avec laquelle je suis d’accord.

Pas tout, évidemment. Juste la première partie où l’on parle de retirer les subventions aux écoles privées pour les réinvestir du côté public. Je n’ai rien contre l’initiative privée (au contraire, je trouve qu’on ne fait pas assez de place à cette sphère dans ma société), mais soit on est privé ou on l’est pas. J’ai toujours trouvé scandalisant que ces institutions se ramassent à la fois avec le beurre et l’argent du beurre.


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4 commentaires sur “Exceptionellement, je suis d’accord avec QS cette fois”


  1. Gilles Laplante dit:

    Étant donné la piètre qualité de l’enseignement au publique, ce serait encore détériorer plus la qualité de nos diplômés. Cependant je serais d’accord avec une telle mesure si on accordait des crédits d’impôts aux parents qui envoient leurs enfants au privé.


  2. Yvan St-Pierre dit:

    Je suis d’accord avec Gilles. L’argent dépensé aujourd’hui par les parents qui n’auraient pas les moyens d’envoyer leurs enfants dans des écoles privées non-subventionnées ne serait plus disponible pour le secteur public, qui devrait néanmoins supporter la totalité des coûts.

    Par contre, le problème avec les crédits d’impôts, c’est qu’il s’agit d’une forme régressive de soutien de l’État, puisque ça favorise les gens qui paient déjà des taux marginaux plus élevés. Ceci dit, je serais assez favorable à une position qui exigerait plutôt des écoles subventionnées qu’elles acceptent d’intégrer des pourcentages comparables à l’école publique d’enfants avec des difficultés particulières par exemple. De ce côté, je pense qu’il y a un équilibre à retrouver.

    Alain, baille de wé, je te dois un pichet sauf erreur. Va bien falloir s’organiser quelque chose.


  3. Alain B. dit:

    Si je comprend votre point de vue, Gilles, selon vous ce serait mieux que le système soit 100% privé… Je préfère m’attarder à des façons de rendre le système public plus …compétitif.

    Encore une fois… je ne vois pas en quoi c’est l’affaire de l’état de subventionner (par des crédits d’impôt ou autres) l’initiative privée.

    Je ne suis pas certain de suivre ton raisonnement Yvan, mais clairement tu es un policy wonk plus calé que moi, Es-tu entrain de dire que l’argent dépensé par les parents qui envoient leurs enfants au privé est disponible au public? Je suis confus.

    Pour le pichet… Non. Il n’y a pas d’erreur. Obama est le président désigné à ce que je sache, non? Et McCain n’est toujours qu’un sénateur. ;)

    Je te reviens là-dessus sous peu.


  4. Yvan St-Pierre dit:

    Alain, je te simplifie ça rapido. Le parent A paie ses impôts et envoie son flo au public, les parents B et C paient leurs impôts mais ils paient aussi des frais de scolarité pour leurs enfants qu’ils envoient plutôt au privé. Ces frais ne couvrent qu’une partie de l’éducation de leurs enfants puisque l’État se charge du reste par le biais d’une subvention.

    Maintenant, tu fais élire QS et l’État retire sa subvention et l’injecte dans le réseau public. Rien ne change du point de vue du parent A. Pour le parent C, qui décide de maintenir son enfant au privé parce qu’il juge en avoir les moyens, les frais de scolarité augmentent sensiblement. Mais le parent B juge cette augmentation trop élevée, alors il envoie son enfant au public, et peut maintenant dépenser à d’autres fins l’argent qui serait allé aux frais de scolarité. Sauf qu’il couvrait une partie des coûts d’éducation de son enfant, cet argent-là, et il risque maintenant de servir à des voyages, des télés au plasma, des rénovations, etc. Est-ce que ça aide à dissiper un peu la confusion.

    Un des problème majeurs des idéologies économiques radicales c’est cette espèce de coupure quasi-métaphysique entre le public et le privé. Ça ne tient pas debout ça, ce n’est pas ou bien l’un, ou bien l’autre, la bonne question, c’est quel est le meilleur mix, tout simplement, une question d’ajustement de la recette. Mais bon, on aime ça les gros contrastes, le noir et le blanc, c’est plus facile à gérer pour nos neurones. Ça veut pas dire que c’est toujours winner pour autant.

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