Un lecteur nommé Jack laisse un commentaire suggérant une idée qui, je l’avoue, ne me serait jamais passé par la tête. Selon Jack, Liza Frulla avancerait aussi la même idée: Afin de remédier à l’absence de représentation montréalaise dans son cabinet, Harper pourrait offrir un poste de ministre à… Thomas Mulcair!
L’hypothèse voudrait que le député à la vanité légendaire ne pourrait résister à la tentation et que ce serait un bon coup pour Harper qui réussirait ainsi à freiner le “momentum” néo-démoctrate à Montréal (qui est faible, mais bien réel).
Hé hé! J’avoue qu’une telle saga serait probablement fort divertissante à suivre d’un point de vue politique-spectacle (mon divertissement préféré), mais quoi qu’on dise au sujet de la vanité et vacuité personnelle de mon député il n’en demeure pas moins que l’homme possède un flair politique hors-pair.. il sait lire le terrain et surtoût, il sait se positionner.
Succomber à une telle tentation lui donnerait un peu de prestige et d’influence pour la durée du prochain mandat conservateur (pour le temps qu’il durera), mais après, à long-terme, ce serait le plus spectaculaire suicide politique.
Mérité ou pas, l’élément central qui définit Mulcair pour ses supporters d’Outremont est la profonde intégrité qu’on lui impute pour la façon dont il a démissionné du gouvernement Charest sur une question de principe. Et ses nombreux désaccords avec ses collègues libéraux lorsqu’il était ministre de l’environnement lui ont donné une aura de pureté dans ce dossier sur laquelle il surfe depuis. Cela éclipse tout autre élément troublant qu’on peut glaner en observant la longue carrière de l’homme. Et je suis convaincu qu’il en est très conscient.
Accepter une telle offre de la part d’un gouvernement détesté dans le comté (surtout par ses supporters)? Joindre le camp ennemi des principes d’environnement et d’intégrité auquelles on l’associe? Se joindre à une équipe dont les valeurs sont aux antipodes de celles de ces électeurs qui ne lui pardonnerait pas? Non. Les gens qui ont travaillé à l’élire seraient les premiers à manifester devant ses bureaux. Et ce blogue serait le premier à le dénoncer et continuerait à s’y acharner pendant la durée de son mandat. Il serait fini dans le comté. Il faudrait alors lui trouver un autre comté (on élit pas un conservateur dans le seul comté du Québec assez à gauche pour voter NPD… et même là, si Mulcair passait au conservateurs, je doute qu’un seul comté québécois ne voudrait du vendu sans crédibilité qu’il serait devenu aux yeux de tous) et Harper se retrouverait encore avec le même problème: pas de représentation à Montréal…
Mais j’avoue que ce serait tout de même divertissant.












Tout un chant du cygne pour Dion! - Le Petit Émerillon dit:
[...] Et j’aurai mon ministre après [...]