2008/10/31

Question aux blogueurs (et aux lecteurs de blogue)

Une de mes plus grandes difficultées depuis que j’essaie de bloguer (ironiquement pour quelqu’un qui prétend détester écrire) est de “faire court”. Bien qu’il soit infiniment flexible, le blogue n’est pas le médium idéal pour les longues dissertations (ou divagations) et je le constate aussi en tant que lecteur et consommateur.

Avec le temps, et surtout depuis que j’utilise Wordpress qui me montre constament où j’en suis pendant que j’écris, j’ai développé l’idée arbitraire que si je n’arrivais pas à dire ce que j’avais à dire en 500 mots ou moins, je ne méritais pas le titre de “blogueur”… et la superstition qu’au dessus de ça, je commence à perdre des lecteurs.

Comme je sais que la majorité de mes lecteurs sont d’autres blogueurs, je vous posent la question. Avez-vous développé un idéal à atteindre lorsque vous pondez un billet, soit en terme de structure ou de longueur? Si oui, quel sont vos “principes pour un bon billet”?

Je réalise que je vous demande de révéler vos secrets… mais ça me semble un sujet intéressant (pas seulement pour moi) et puis… je suis curieux.

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10 commentaires sur “Question aux blogueurs (et aux lecteurs de blogue)”


  1. Renart L'éveillé dit:

    Moi quand j’écris je me dis que si je suis trop clair, et que j’explique trop ma pensée, ça rallonge un texte assez rapidement! Mais ça a du bon pour la discussion, puisque l’incompréhension fait naître des questionnements… et c’est bon pour le dialogue!

    Imagine, pour Branchez-vous!, il faut que je tourne autour de 250 mots…


  2. Philippe David dit:

    J’avoue que je ne me suis jamais vraiment arrêté à ça. Je suppose que tout dépend du genre de billet qu’on veut produire. Je sais qu’il m’arrive de produire des billets assez verboses, surtout quand je veux discuter d’un sujet complexe. Ironiquement, c’est ce genre de billet qui semble attirer le plus de commentaires sur mon blogue. Je suppose que si tu arrive à accrocher le lecteur, la longueur du billet importe peu. L’important est d’aller chercher le lecteur.


  3. lutopium dit:

    Au début, plusieurs billets s’étendaient sur deux pages dans un logiciel de traitement de texte. Aujourd’hui, j’essaie de réduire mes billets à une page, ce qui représente à peu près 350 mots. Je suis cependant d’accord avec Philippe, certains sujets exigent des textes plus longs. Si le visiteur n’a pas le temps ou l’énergie pour le lire au complet, tant pis. Soit que le billet n’a pas attiré son attention, qu’il est mal écrit, insignifiant, ou quoi d’autre encore. Mais, comme plusieurs blogueurs l’ont déjà dit: il faut écrire pour son propre plaisir avant tout.

    Il y a des blogues où le dialogue s’installe bien; Chez Renart, chez Noisette… les échanges semblent toujours prendre forme. Il y a d’autres blogues où les commentaires et réactions sont rares. Y’a-t-il une recette? Je ne sais pas.

    Chez moi, je crois que c’est la constance qui a assuré un certain nombre de commentaires à chaque fois qu’un billet est publié. Je ne parle que de politique québécoise (et canadienne lorsqu’il y a des élections ou un sujet important qui touche les intérêts du Québec). Mais c’est souvent les mêmes visiteurs. Y’a des blogueurs qui ne viennent plus chez moi et je ne sais pas trop pourquoi… Peut-être les textes commencent-ils à être redondants!


  4. Alexis St-Gelais dit:

    Moi aussi je perds des lecteurs, ces temps-ci (en tout cas, je n’ai presque plus de commentaires). Peut-être ne s’agit-il que d’un passage à vide de la blogosphère.

    Je ne vise rien de particulier quand j’écris. Souvent, mes billets tournent autour de 800-1000 mots. C’est mal, je le sais, et je m’en repente… humblement! Je n’ai pas de patron particulier, et si ça peut en rebuter certains, je ne peux que hausser les épaules.


  5. Renart L'éveillé dit:

    En passant Alain, je m’abonne aux commentaires mais je ne reçois jamais les nouveaux…

    Comment je fonctionne, si je peux m’abonner, j’enlève l’onglet du blogue où j’ai laissé un commentaire. Sinon, je le garde pendant quelques temps pour lire la réponse et/ou la discussion qui s’en suit.

    Je me rends compte que j’ai manqué beaucoup de choses ici…


  6. PiLuc dit:

    Cela dépend de la raison pour laquelle on commence un blog, je suppose, et de l’auditoire auquel on le destine. Le plus souvent, si le but visé est l’augmentation du nombre de lecteurs et de la fréquence des réponses, la façon la plus simple d’y arriver est de raccourcir autant que possible ses textes et de s’exprimer sous la forme de slogans. Ce n’est pas une façon très gratifiante d’occuper son temps.

    Personnellement, je crois qu’un message “blog” ne devrait jamais idéalement dépasser une page, soit 500 mots. C’est la recette que j’applique actuellement. Une page suffit amplement à décrire un sujet, si on sait le circonscrire avec assez de précision: au besoin, on pourra faire autant d’articles que le sujet contient d’éléments qui méritent d’être traités. S’il est impossible de séparer un sujet en parties distinctes et s’il demande un développement plus long, c’est qu’alors le blog n’est pas un bon média pour l’aborder (à moins de n’écrire que pour soi ou pour un public averti), et il faut songer à investir d’autres lieux de réflexion: revues, forums publics, journaux, … Même les plus attentifs, au-delà d’une page, perdent l’intéret: c’est le réseau Internet qui est fait ainsi.


  7. Alain B. dit:

    Renart,

    De l’incompréhension naît le dialogue. J’aime bien l’approche. Peut-être est-ce à considérer pour un maniaque des parenthèses (qui en a toujours plus à dire) comme moi.

    Euh.. je ne comprend pas très bien le détail de ton second commentaire. Me dis-tu que l’abonnement RSS aux commentaires de mon site ne fonctionne pas?

    Philippe,

    C’est vrai que tu ficelles bien les longs textes, toi.

    Alexis,

    Ne t’en fait pas trop pour la perte de lecteurs… c’est toujours le cas pour les blogues “politiques” après une élection. Et puis, il y a les provinciales qui s’en viennent.

    Piluc,

    Tu confirmes en tout point ma pensée.

    Merci tout le monde. Très enrichissant.


  8. Renart L'éveillé dit:

    Je parle de l’abonnement par courriel, celui qu’on peut cocher en bas de la fenêtre de commentaire.


  9. Alain B. dit:

    Je vais vérifier cela.


  10. Aigo dit:

    Moi j’écris généralement long, il faut que je travaille la concision. Mais tout dépends du type de billet.
    Mes billets les plus long sont ceux que je publie dans la catégorie “Les Abysses et l’Abîme”, un roman publié en feuilleton que je destine uniquement à mes proches. Le billet type fait 1400 mots et les rares commentaires que j’ai eu sur la longueur étaient que ce n’était pas assez long. Mais il s’agit de fiction, un genre qui a ses propres règles.

    Mes chroniques historiques sont longues aussi, mais j’applique un standard semblable à ce que je trouve sur les blogs de vulgarisation scientifique (les blogs du Café des Sciences) ou économique (Rationalité limitée). Ça m’attire toutefois peu, voire pas de commentaires. Je pourrais peut-être découper mes chroniques en deux ou trois parties.

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