Alexis St-Gelais a qualifié la chose de “retournement spectaculaire” et il est bien vrai qu’on est en mesure de se demander comment il se fait qu’un blogueur qu’on qualifie de centre-droit, qui vente lui-même ses sympathies libertariennes et éconocentrophiles et qui s’auto-proclame disciple d’un conservatisme modéré inspiré d’Edmund Burke et du “conservatisme du doute” d’Andrew Sullivan a pu soudainement proclamer, en plein milieu d’une élection fédérale, son appui pour le parti la plus à gauche (à gauche même des verts) de l’échiquier.
C’est une bonne question et dans l’espoir de conserver une poussière de crédibilité, je vais tenter d’y répondre.
Tout d’abord je tiens à préciser que malgré les apparances, il ne fut jamais question pour moi de donner mon appui aux conservateurs. Tout au plus, je disais que je ne craignais pas leur règne (d’apparance inévitable) autant que mes amis progressistes. Mon dilemme, le conflit intérieur sincère que je vivais (que je vis encore) venait du fait que j’étais déchiré entre un vote qui confirmerait potentiellement la seule victoire à laquelle je peux m’accrocher dans ma hargne historique envers les libéraux fédéraux qui est entièrement liée à leur rôle dans le conflit constitutionnel et identitaire canadien et un vote (et un appui vocal) pour le candidat du seul parti qui proposait la plateforme la plus près de mon idéal platonicien que j’aie vue de toute ma vie, c’est à dire le candidat de ces même libéraux fédéraux qui sont le bouc émissaire de mes frustrations identitaires depuis tant d’années.
C’est pourquoi j’étais si déchiré et je trainais tant à me déclarer.
Plusieurs facteurs qui ont crystalisés ma décision au moment où elle s’est produite…
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Mais il est tard et je m’éternise… Et comme je n’ai pas encore vraiment répondu à la question “pourquoi le NPD” et que j’y tiens, je tenterai de vous livrer la/les réponse/s dans une série à venir. Sauf que vous connaissez mon inconstance chronique avec ce genre de promesse. On verra…











