2008/09/19 21:58

L’effet Sarah Palin

Un feu de paille, on dirait:

Ce graphique montre pourquoi je suis si confiant d’une victoire Obama. Tout est possible, bien sûr. Mais en 2004, tout au long de la campagne, Kerry et Bush étaient côte-à-côte dans les sondages… l’écart entre les deux étant presque toujours en dessous de la marge d’erreur… mais toujours avec Kerry légerement sous Bush. Il y eut quelques moments d’exception, comme pour McCain ici, mais les résultats de l’élection furent le portrait fidèle du long terme des sondages. 

L’écart moyen ici est environs deux fois plus grand que celui de 2004.

Tirez-en vos propres conclusions.

Le graphique vient d’ici.


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3 commentaires sur “L’effet Sarah Palin”


  1. Alexis St-Gelais dit:

    Je ne crains pas pour Obama, mais Sarah Palin demeure une singulière actrice du jeu électoral américain.

    Depuis qu’elle est là, entend-on encore parler de McCain? Mais où donc est passé le candidat à la présidence!? Avouez que, du point de vue de McCain, la popularité augmente peut-être mais la visibilité baisse de beaucoup. Si ce ticket était élu, on peut sérieusement se demander si Mme Palin saurait s’en tenir à ses fonctions sans tenter de jouer dans les plates-bandes du Président.

    L’autre aspect inquiétant, c’est que les Américains s’emballent et tombent sous le charme de cette femme aux valeurs bien éloignées des miennes. Il s’agit d’un reflet de la mentalité dominante dans bien des régions de ce pays et qui peut donner froid dans le dos. On aura beau dire, de toute façon, que les États-Unis sont un pays uni, quand on regarde la carte électorale de scrutin en scrutin, on se rend bien compte que les côtes Est et Ouest sont irréconciliables avec le Midwest et le Sud.


  2. Alain B. dit:

    Je ne suis pas certain qu’elle soit si formidable que ça. Ces derniers jours… surtout depuis l’entrevue avec Charlie Gibson de ABC… Palin est en chute libre.

    Le segment de la population qu’elle excite et qui la soutiendra coute que coute représente environs 30% de l’électorat. Les mêmes qui continuent à supporter Bush. Un bloc important certes, mais loin de représenter toute l’Amérique.

    Et il ne faut pas tomber dans le paneau du mythe des des divisions géographiques de l’Amérique… les soit-disant red states et blue states… Il s’agit plutôt d’une division urbaine-rurale qu’autre choses. La même qui se développe ici et qui existe aussi dans le Canada. Les états à population majoritairement rurale sont rouge et les états aux “mégapoles” sont bleu, mais chacun possède sa minorité substantielle de l’autre camp.

    Cette carte plus détaillé des présidentielles de 2004 (prise ici) démontre ce que je veux dire:

    Et même à l’intérieur de ce qu’on appelle l’Amérique rouge, il y a de sérieuse différences culturelles entre, par exemple, le Sud (plus conservateur et religieux) et le Mid-West (plus libertarien).


  3. lutopium dit:

    C’est ce que voulait l’équipe McCain: un effet. Je crois que c’était une bonne stratégie, un autre vice-président n’aurait peut-être pas provoqué une telle couverture médiatique. Ils savent très bien qu’ils jouent une carte fragile et que l’arrivée de Mme Palin ne représente pas nécessairement une victoire facile pour les républicains. Je parie qu’ils ont d’autres trucs dans leur manche, c’est loin le 5 novembre…

    Si Obama ne gagne pas les présidentielles, ça risque de compliquer la compréhension qu’on se fait de l’Amérique…

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