2008/09/10

Jacques Brassard est un néo-con (bis)

Je prend une petite pause de mes angoisses électorales pour ajouter mon grain de sel à toutes les réactions au texte de l’ex-ministre péquiste Jacques Brassard qui vilipende le Bloc pour son gauchisme à tout rompre. Bon. J’avoue qu’il y a une thèse valide à élaborer pour démontrer que les véléités progressistes du Bloc coincident largement avec celles du NPD… mais ce n’est pas M. Brassard et son hyperbole qui l’élabore.

D’ailleurs, ma plus grande surprise dans toute cette histoire (autre que ma découverte, il y a plusieurs mois, de l’étendu du néo-conservatisme primaire de M. Brassard) est la crédibilité qu’on donne encore à cet homme qui s’acharne depuis quelques années dans ces chroniques à se faire le peroquet des “talking-points” d’une idéologie aussi discréditée que le néo-conservatisme. Désolé, mais pour un adepte des sphères idéo-politiques états-uniennes comme moi, les idées véhiculées dans les textes de Jacques Brassard sont d’un d’un manque d’originalité qui frôle le plagiat. Je ne sais pas comment le dire en français, mais his stuff is just pure neo-con hackery.

La tête à Papineau (qui était silencieuse depuis juin) reprend sa plume pour nous le rappeler et moi, je termine en reproduisant le commentaire que son billet m’a inspiré:

Moi aussi ça m’a surpis initialement quand je suis tombé sur les chroniques de l’ex-ministre péquiste.

Il faut le dire haut et fort, Jacques Brassard est un néo-conservateur en règle. Un des seuls à qui l’on peut réellement coller cette étiquette qu’on lance beaucoup trop librement de façon péjorative et vide de sens à quiconque penche à droite (l’autre jour, j’ai entendu Dion traiter Harper de néo-conservateur… quelle absurdité!)

Le néo-conservatisme est une idéologie précise et bien définie qui est loin d’englober toute la droite… elle se préoccupe surtout de relations internationales et est beaucoup moins idéologique quant à l’agenda domestique… ce sont d’ailleurs d’anciens gauchistes qui trouvaient que la gauche était trop généreuse avec les régimes totalitaires à saveur gauchiste qui a donné naissance à ce courant de pensée au début des anées 80. 

C’est aussi une idéologie qui se retrouve largement discrédité depuis le fiasco de la guerre d’Iraq… son projet fétiche.

C’est pourquoi j’ai été si surpris de voir M. Brassard répéter si assiduement les formules et les arguments épuisés du néo-conservatisme.

À tel point que j’en suis à me demander s’il existerait une relation entre cet homme et l’American Enterprise Institute, le Think-Tank principal de cette idéologie.

Il faudrait bien lui demander un jour.

Monsieur Brassard, existe-t-il une relation quelconque entre vous et l’American Enterprise Institute? Pourquoi vos chroniques sont-elles toujours si parfaitement alignées avec les idées véhiculées par cet organisme?


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4 commentaires sur “Jacques Brassard est un néo-con (bis)”


  1. Citation de la semaine - Le Petit Émerillon dit:

    [...] est livré avec finesse qu’en se vautrant dans l’hyperbole comme aime à le faire Jacques Brassard. Mais qu’est-ce que j’en sais? C’est Brassard qui fait la manchette, pas Facal. [...]


  2. Pourquoi j’aime bien mon député fédéral - Le Petit Émerillon dit:

    [...] sujet de départ est la sortie de l’ex-ministre péquiste Jacques Brassard contre le Bloc [...]


  3. sombrekarma dit:

    Honnêtement, Jacques Brassar est assez lucide dans ses Chronique. Même si je ne partages pas tous les points qu’il apporte, sa vision est differente de ce qui est propagé au Québec. Pour avoir une société équilibrée, ça prends des courant de pensé de gauche ou de droite. Au Québec, la droite a été enterrée. Le résultat, est une province qui est dans les derniers rang au niveau nord-américain, tant a son taux d’emplois, qu’a la richesse qu’il crée. Nous avons une bureaucratie énorme et inneficace. Quand on sait dque seulement que 50% du budget accordée a la santée va au soint au patient, on s’entend qu’un ménage s’impose.

    Les concervateurs ne sont pas le diable en passant. C’est beaucoup mieux pur le Québec d’avoir un gouvernement fédéral qui prends moin de place, qui gaspille moin d’argent, et qui laisse aux provinces d’imposer et d’avoir les programes qui leur convient.


  4. Alain B. dit:

    sombrekarma,

    Vous serez surpris d’apprendre que je suis parfaitement d’accord avec vous sur presque tous les points. Je n’attaque pas tant les positions de Brassard sur le plan domestique. Mais ses positions sur la guerre en Iraq, le réchauffement climatique, l’appui indéfectible à Israël, et une volonté de croire toute utilisation de la force par l’occident justifiée de façon trenscendentale… Il n’est pas lucide du tout. Il adhère à une idéologie qui est complètement discréditée par les faits sur le terrain et refuse de voir raison. Cela ruine sa crédibilté lorsqu’il dit des choses sensées.

    Je préfère Facal

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