Avez vous vu la “performance” de Josée Verner à l’émission électorale de Patrice Roy ce soir? C’était la première fois que j’ai eu l’occasion de vraiment la voir en action. J’avais entendu des trucs pas très flatteur à son sujet, mais j’avais classé cela dans le dossier de notre mauvaise foi naturelle envers les politiciens. (Pour ma part, j’ai généralement plus de sympathie pour leur position… que je considère invariablement tragique.) Mais là, je comprend.
C’était ahurissant. Le sujet était évidemment les coupures conservatrices aux programmes de soutien aux artistes. Mais presque chacune de ses interventions ne faisait que démontrer sa totale absence de maîtrise des sujets qu’elle traitait… À un certain moment, pour éviter de répondre à une question pointue elle a simplement détourné l’attention en lançant que du temps des libéraux, le financement de la culture nous a donné le scandale des commandites. C’était complètement hors-sujet et ç’aurait été presque triste si ce n’était pas si… révoltant.
Malheureusement, un bogue informatique a fait en sorte que j’ai bâclé la vidéo et le fichier d’origine n’existe plus. Je n’ai donc pas réussi à l’ajouter à ma collection YouTube. (Grrr, pourquoi RDI rediffuse tant d’émissions la nuit, mais pas celle là? Et pourquoi n’est elle pas disponible sur le web? Je répète: Grrr.) J’aurais voulu l’exposer ici comme un autre exemple de notre droite politique québécoise qui n’est tout simplement pas ready for prime time (ou du moins pour un sympathisant potentiel comme moi).
Mais le comble, l’endroit où j’ai pété ma coche et me suis mis à engueuler ma télé, fait la clip au bulletin de nouvelles ce soir: Mme Verner nous fait une annonce inattendu que le programme de soutien et de promotion des artistes à l’étranger dont l’élimination par son ministère fait tant controverse ici (avec raison, la culture est un des endroits importants où je brise avec les idées conservatrices, le changement climatique en est une autre) sera remplacé par un tout nouveau programme “plus efficace” qui sera annoncé “le plus tôt possible”.
Mais lorsqu’on lui demande d’élaborer, de faire l’annonce tout de suite ou d’en donner des détails, elle refuse: “Pas en campagne électorale”, nous dit-elle.
Quoi?
Mais à quoi ça sert une campagne électorale si ce n’est pour dépecer les visées des programmes et initiatives proposés?
Et si l’intention derrière la coupure du programme était simplement de le remplacer par un autre dit “plus efficace” (et je suis bien prêt à croire qu’un tel programme méritait réforme) on nous l’aurait annoncé de cette façon dès le départ. Il se serait agi d’une “réforme”, pas d’une “coupure”.
Non, mais… c’est pas sérieux comme truc.
Ça sent pue l’improvisation.











