Archives du mois de September 2008

2008/09/24 21:55

Distraction de la semaine: Pilobolus

Leur site est ici.

Vive les artistes!


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2008/09/24 21:15

Citation de la semaine

“Despite corrections in the marketplace and instances of abuse, democratic capitalism is the best sytem ever devised.” -Georges W. Bush


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2008/09/22 23:47

Harper vient de me perdre

J’ai souvent dis que j’avais des sympathies conservatrices… je m’affuble moi même de cette étiquette… bien que je la définisse différemment de ce qu’on entend souvent en pensant à ceux qui s’en revendiquent (erronément, à mon avis) ces temps-ci.

Il y a des politiques qui me tiennent à coeur que seul ce parti porte en son sein… la mission en Afghanistan… la réhabilitation des dépenses militaires (après que des années de coupures du gouvernement Chrétien ait fait de notre appareil militaire une risée internationale)… la défense de notre souveraineté arctique (on traite souvent Harper de valet des américains, mais sur ce dossier, il est le seul à promettre de leur tenir tête et à poser des gestes concrets en ce sens)… le positionnement international du Canada comme puissance énergétique… une vision de l’histoire du pays qui commence avec Québec et le peuple français (croyez-moi, ce n’est pas banal du point de vue anglophone, je reproche aux canadiens anglais depuis toujours de ne pas avoir cette vision de l’histoire de leur pays d’où ils tirent pourtant tous les symboles nationaux autour desquels ils se rassemblent)… la valorisation de la responsabilité individuelle et familiale… pour en nommer quelques unes. La façon précise dont ces dossiers sont menés ne me plaît pas toujours, mais au moins, ils s’engagent à les mener.

Il y en a d’autres qui me posent de sérieux problèmes: Refus de reconnaître la gravité du défi des changements climatiques… Mépris pour le financement des arts (que je souhaiterais quand-même très différend de ce qu’il est)… désir d’imposer une hiérarchie de valeurs sociales et comportementales à l’ensemble de la société, incapacité à comprendre les sensibilités urbaines, allergie à l’homosexualité et surtout, surtout…

Cette obsession pour la répression criminelle envers les jeunes.

Comprenez moi bien, je ne suis pas contre la répression du crime (surtout violent) par les autorités, loin de là. C’est un élément essentiel à notre sécurité physique, notre liberté et notre bien-être collectif. Mais invariablement, à mon avis, mettre l’accent sur répression seule et à outrance, sans la jumeler à une approche compréhensive basé sur la prévention et la réhabilitation, comme on le fait au Québec, finit toujours par produire une insécurité plus grande que celle qu’elle cherche à atténuer. Et ce n’est pas comme s’il y avait matière idéologique à débattre ici. Les statistiques québécoises en contraste au reste du Canada depuis deux décennies démontrent de façon empirique que l’approche québécoise produit plus de sécurité.

Cet aspect de ce qui réunit les militants de ce parti a toujours été celui qui m’a fait le plus grincer des dents. Et à chaque fois qu’Ottawa parle de nous imposer un régime plus répressif (le droit criminel étant de leur juridiction), surtout lorsqu’il est question des jeunes, c’est là que mon sentiment souverainiste atteint son plus haut degré. Oui, je ferais la souveraineté pour cette raison bien plus que pour toute autre raison dite “identitaire”.

Et ce n’est nullement un sentiment de compassion pour les jeunes qui m’anime ici. (Bien que je dois admettre qu’une part de la charge émotive vient du fait que j’ai été moi-même un jeune “délinquant” urbain qui a fait plusieurs conneries (certaines graves) et que je me demande sincèrement si le membre productif de la société que je suis à l’âge adulte aurait même pu exister dans ce monde que les militants conservateurs imaginent)

Non. Ironiquement, mon raisonnement sur cette question est justement fondé sur mes principes conservateurs. En ce sens que je tiens par dessus tout à ma sécurité et à celle de ma société. Je la considère la condition préalable de ma liberté et celle de mes concitoyens. Et je suis convaincu, par des décennies de résultats concrets et mesurables, que l’imposition de mesures comme le premier ministre vient de proposer aujourd’hui pour animer sa base militante va en dégrader la qualité de façon substantielle.

Et voilà un prix que je ne suis tout simplement pas prêt à payer.

Je vous disait récemment que la perspective d’un gouvernement conservateur ne me dérangeait pas tant que ça.

Fini. Ils ont franchi la frontière de non-retour pour moi.

Je refuse de vivre dans un pays où un jeune de 14 ans peut être condamné à la prison a vie.



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2008/09/22 06:30

Changement de rythme

métronome

Ne soyez pas surpris si ça me prend plus de temps à répondre à vos commentaire que je ne le faisait depuis quelques jours. (Je retiens surtout celui d’Emmanuel qui a répondu avec force et conviction à mon dernier billet et avec de bons arguments qui méritent de s’y pencher davantage… j’y viendrai.)

Mais comme je l’ai déjà expliqué à quelques reprises (voir le lien à la fin du billet)… je vis depuis plus d’un an (et encore plus depuis janvier dernier) une situation qui m’a permis d’investir beaucoup de temps à remplir ce petit espace virtuel de mes pensées et mes obsessions.

Mais tout ça change aujourd’hui: Je commence un nouvel emploi à temps plein (je ne peux vous exprimer à quel point j’en suis heureux) et j’entend m’y dédier pleinement et faire mes preuves… Un rythme de bureau de type 9 à 5 est quelque chose que je n’ai pas vécu depuis plusieurs années (mon emploi précédent ne m’imposait pas cette rigidité) et je vous avoue que je n’ai aucune idée comment cela affectera le rythme et la teneur des publications de ce blogue, sauf pour vous dire que ces élément seront certainement affectés. Une chose est sûre, à-partir d’aujourd’hui, Le Petit Émerillon change de dimensions dans les priorités de son auteur.

Mais n’ayez crainte, je ne vous abandonne pas. J’entend bien continuer à publier et à échanger avec vous. Et j’ai espoir qu’avec une baisse de fréquence des interventions viendra une hausse dans la qualité… mais ce n’est qu’une vague intention, un espoir. Comme je n’ai jamais réussi jusqu’ici à atteindre le niveau de qualité auquel j’aspire… je ne sais pas.

Merci à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette aventure. En particulier à Renart L’éveillé qui m’a si bien accueilli à mes bébuts (avant qu’on s’apperçoivent qu’on étaient des vieux copains de cégep) et soutenu à certains (rares) moments où l’activité bloguale a minée mon moral.

Et comme je vous dis, ceci est loin d’être un adieu… 

C’est juste un nouveau chapitre.


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2008/09/21 19:32

Anti-démocratique ou de bonne guerre?

Mes excuses à toutes les vierges offensées de la démocratie, mais je n’arrive tout simplement pas à être scandalisé par ce truc. C’est d’une mauvaise foi crasseuse… et je n’achète pas du tout (l’argument financier est tout à fait ridicule). Mais ça me fait quand même sourire et je trouve que c’est tout à fait “de bonne guerre” comme coup d’éclat.

Pour être plus sérieux, l’accusation principale qu’on fait à cette pub serait qu’elle représente quelque chose “d’anti-démocratique” en niant le rôle légitime et important de l’opposition dans le système parlementaire d’héritage britannique.

Emmanuel Simard du blogue La tête à Papineau a écrit quelque chose de bien étoffé là-dessus.

Sauf que je rappellerais qu’une des composantes essentielles du concept “d’opposition loyale de sa majesté” dans le système parlementaire britannique est qu’elle puisse offrir une alternative au gouvernement. Sa capacité à garder le parti au pouvoir “honnête” dépend entièrement du fait qu’elle peut le remplacer s’il outrepasse la volonté populaire. Et en tant que parti régional dans un parlement national, ce n’est pas (et ce ne sera jamais) le cas du Bloc Québécois.

Dans ce sens, j’ajouterais même que c’est le Bloc qui introduit un élément “anti-démocratique” et corrupteur au système parlementaire. En excluant un nombre imporatant de sièges de toute possibilité d’atteindre le pouvoir, il rend beaucoup plus difficile le remplacement d’un mauvais gouvernement (que ce soit les libéraux dans le temps ou les conservateurs aujourd’hui). Ce qui permet au parti au pouvoir de se croire invincible et ainsi de s’adonner à toutes sortes d’exagérations et d’aberrations. Y aurait-il eu scandale des commandites si pendant toute cette période les libéraux avaient eu la chienne de se faire remplacer par une opposition unie? Je me permet d’en douter.

Et je suis désolé, mais il n’y a rien de foncièrement anti-démocratique à suggérer qu’on perd son temps à voter pour une opposition perpétuelle.

Non, les amis. C’est le Bloc qui fait mal à la démocratie et les électeurs de ce parti qui se plaindront du règne conservateur qui s’annonce n’auront qu’à se blamer car ce sont eux, plus que tout autre canadien, qui avaient le pouvoir de le prévenir.


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2008/09/21 17:13

Montée du conservatisme? Non. Désunion du progressime.

Ya Basta! Un blogue “libertaire” de gauche que je consulte à l’occasion exprime son désaroi et son incompréhension face à la “montée du conservatisme”:

À voir les sondages présentement: j’ai la douloureuse impression que la majorité des électeurs se crissent carrément de l’environnement, du droit à l’avortement, au nombre de morts afghanes et canadiennes causés par la guerre en Afghanistan, des coupures dans la culture…

Est-ce que je me trompe ? Ou cela n’est que le fruit d’une certaine ignorance ? Je me doute bien que plusieurs personnes ne votent qu’en fonction de leur nombril et de leur portefeuille. Mais est-ce que le cas pour tout le monde ? Sommes-nous rendus si égoïstes ?

J’ai tenté de laisser une réponse, mais elle semble se perdre dans l’éther, sans message de modération. Je ne le prend pas personnel, je suppose qu’il s’agit d’un détail technique, mais je me permet donc de la reproduire ici car je ne crois pas qu’il pose la bonne question et ça fait un bout que je souhaite aborder ce sujet ici.

Ma réponse:

Je ne me mettrai pas à monter une longue défense des idées conservatrices, même si je crois que plusieurs sont légitimes, réfléchies et loin d’être réactionnaires. J’aurais trop de préjugés injustes à défaire avant de pouvoir les faire comprendre ici.

Mais je veux seulement souligner que ton impression qu’une “majorité” d’électeurs appuient ces idées est tout a fait fausse. Il ne s’agit que d’une minorité. Une minorité unie, mais seulement une minorité.

Le problème est que les progressistes qui croient aux idées que tu énumères, largement majoritaires au sein de notre société, sont incapable de s’unir derrière un seul camp qui pourrait écraser les ambitions conservatrices.

Je te poserais donc la question d’une autre façon. Si les idées progressistes véhiculées ici sont si évidente de vérité, comment se fait-il qu’elles divisent la majorité qui y croit en quatre camps opposés? (NPD, Libéraux, Bloc, et Verts)

Et si les idées conservatrices sont si difficile à avaler, comment se fait-il qu’elles unissent un bloc substantiel de l’électorat?

Selon moi, on ne peut répondre adéquatement à la seconde question sans d’abord traiter de la première.


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2008/09/21 15:04

Image de la semaine

c/c à David Chrétien chez qui je l’ai piquée.


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2008/09/21 08:55

La vérité sur le financement de la culture

Il semble que ça soit le sujet chaud de la campagne chez nous… avec nos artistes qui s’en mêlent (de façon plutôt brillante, je l’avoue) et les un clamant ceci et cela pendant que les autres clament le contraire.

Par exemple, les conservateurs ne cessent de répéter qu’ils ont en réalité augmenté le budget dédié à la culture par rapport aux libéraux et que les programmes spécifiques qui ont été coupé l’ont été parce qu’ils ne passaient pas les révisions d’efficacité auquels ils ont soumis tous les programmes sans égard à leur nature.

Leurs opposants disent que c’est faux, que les programmes coupés l’ont été pour des raisons idéologiques… que les conservateurs méprisent l’idée même du financement des arts. Et que leurs déclarations pour justifier leurs actions ne sont que subterfuge et poudre aux yeux.

Qui dit vrai?

Un journaliste du Globe and Mail s’est penché sur la question et l’a épluchée de façon détaillé en fin de semaine et la réponse est… équivoque.

Selon ces informations remarquablement bien recherchées, il est vrai que le budget du ministère du patrimoine a augmenté légèrement pendant le règne des conservateurs… mais une des raisons principales pour cela serait une augmentation mandaté par les libéraux avant de perdre le pouvoir qui a pris effet la première année des conservateurs, avant leurs propres révisions budgétaires, mais qui tombe dans leur budget même si elle était déjà scédulée. (Vive les pratiques comptables byzantines!)

Donc, est-ce vrai que les conservateurs dépensent plus sur la culture que les libéraux l’ont fait précédemment?

Tout dépend de la façon dont on définit le mot “culture”.

Le ministère du patrimoine divise ses fonctions en deux catégories nommées, de façon poétiques comme seuls les fonctionnaires savent faire, SO1 et SO2.

SO1 comprend ce qu’on entend lorsqu’on pense au financent “des arts” (arts visuels, arts de la scène, télé, radio, cinéma, musique, etc…), SO2 comprend des choses qui s’applique a une définition plus large du concept de “culture” (les sports, le renforcement de “l’identité nationale”, promotion des langues officielles, etc…)

Depuis que les conservateurs sont aux commandes, le financement dédié aux activités de catégorie SO1 est passé de 817 million à 759 million, alors que celui dédié aux activités SO2 est passé de 568 million à 632 million. Lorsque les conservateurs sont arrivés, la part du budget du patrimoine dédiée au SO1 était de 59%. Aujourd’hui elle est de 54%. Si les conservateurs réussissent à conserver le pouvoir (chose certaine tant que les progressistes d’ici appuient le Bloc) cette part baissera encore davantage alors que les 45 million “économisés” par la coupure des programmes SO1 qui font présentement manchette seront transférés à des initiatives reliées aux olympiques et aux langiues officielles (SO2).

Donc lorsque M. Harper prétend que son gouvernement a augmenté le financement “à la culture”, il dit quelque chose qui ressemble à la vérité. Mais lorsqu’il dit qu’ils ont augmenté le financement “des arts” (et c’est comme ça qu’il l’a dit)…

Il ment.

Un sérieux coup de chapeau à MightyGodKing, mon blogueur culturel anglophone préféré (et un des rares canadiens anglais que je lis régulièrement) pour avoir porté ces faits à mon attention (le G&M ne fait pas partie de mon univers médiatique)… en espérant qu’il me pardonnera d’avoir plagié de larges sections de son billet pour livrer les mêmes idées dans “l’autre langue officielle”

Ajout: Oups. Le billet ne venait pas du grand MGK lui-même, mais de son invitée Karen de Say It With Pie dont certains billets sont aussi publié chez lui… Donc mon sérieux coup de chapeau va plutôt à elle… MGK, sans qui je n’aurait quand-même rien vu de tout cela, en reçoit un plus léger.


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2008/09/21 01:47

Verner sur le Web

La ministre du patrimoine Josée Verner semble avoir atteint une certaine notoriété (surtout négative) sur le Web ces derniers jours. Mon billet de jeudi dernier au sujet de sa prestation ahurissante à Radio-Can a reçu un nombre de clicks sans précédent pour le minuscule coin de la sphère que ce blogue occupe. La majorité venant de requêtes Google cherchant le plus souvent cette entrevue spécifique. Je suis certain que si Radio-Can avait publié l’extrait complet de sa performance sur leur site, mon billet n’aurait pas joui d’une telle attention (Merci Radio-Can).

Les gens du PC sont probablement à l’affut de tout cela, car Mme Verner semble avoir décidé de profiter de cette notoriété (et contrer son aspect négatif) en ouvrant son propre poste YouTube aujourd’hui.

Malheureusement, je ne crois pas qu’elle s’aide.



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2008/09/20 12:15

Distraction de la semaine: Les périls du mariage gai

Un californien, voulant profiter du jugement de la cour suprême de cet état avant le vote de novembre qui pourrait potentiellement changer la constitution californienne de façon à l’interdire de nouveau, se lamente des difficultés associées à l’entreprise:

I am twenty-nine, an attorney in a fast-paced megafirm, living in 1100 square feet of gentrified bliss, with enough mortgage and student loan debt to warrant my own government bailout.  The California Supreme Court has affirmed my right to a wedding registry at Neiman Marcus, but it feels a bit like an unfunded mandate.  How can I plan a day worthy of memorializing in oil paint before the November election?  Where is my gay reparations check to help me afford a stylist, a calligrapher, an artisinal cheesemaker, three albino virgins with a harp, a glitter-and-rainbow machine, a team of midget aerialists on wires to simulate Baroque puti, a Valentino gown for my mother-in-law, a liposcuptor and a phalanx of angry queens with clipboards and headsets shouting at their minions, “Damnit, Bruce, I said ‘CUE THE CHAMPAGNE FOUNTAIN!’  The champagne fountain was supposed to begin bubbling BEFORE the albinos started Canon in D!”  

This, then, is my groomzilla story:  How can I simultaneously meet the expectations of glamour coming from a society that fetishizes gay style, live up to the childhood memories of my mother’s wedding, and operate within the constraints of my budget, schedule, and fiancé’s patience? 

Sullivan, qui est passé à l’acte l’an dernier, répond:

Ask the straight people. That’s what we did. And ignore gay style. It’s so 20th century.

Ajout: Andrew Sullivan est un des premiers à avoir plaidé publiquement la cause du marriage gai d’un point de vue conservateur. Le voici s’adressant à une conférence de la University of California sur le sujet …en mai 1997.


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2008/09/19 21:58

L’effet Sarah Palin

Un feu de paille, on dirait:

Ce graphique montre pourquoi je suis si confiant d’une victoire Obama. Tout est possible, bien sûr. Mais en 2004, tout au long de la campagne, Kerry et Bush étaient côte-à-côte dans les sondages… l’écart entre les deux étant presque toujours en dessous de la marge d’erreur… mais toujours avec Kerry légerement sous Bush. Il y eut quelques moments d’exception, comme pour McCain ici, mais les résultats de l’élection furent le portrait fidèle du long terme des sondages. 

L’écart moyen ici est environs deux fois plus grand que celui de 2004.

Tirez-en vos propres conclusions.

Le graphique vient d’ici.


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2008/09/18 23:46

Josée Verner: les bras m’en tombent.

Avez vous vu la “performance” de Josée Verner à l’émission électorale de Patrice Roy ce soir? C’était la première fois que j’ai eu l’occasion de vraiment la voir en action. J’avais entendu des trucs pas très flatteur à son sujet, mais j’avais classé cela dans le dossier de notre mauvaise foi naturelle envers les politiciens. (Pour ma part, j’ai généralement plus de sympathie pour leur position… que je considère invariablement tragique.) Mais là, je comprend.

C’était ahurissant. Le sujet était évidemment les coupures conservatrices aux programmes de soutien aux artistes. Mais presque chacune de ses interventions ne faisait que démontrer sa totale absence de maîtrise des sujets qu’elle traitait… À un certain moment, pour éviter de répondre à une question pointue elle a simplement détourné l’attention en lançant que du temps des libéraux, le financement de la culture nous a donné le scandale des commandites. C’était complètement hors-sujet et ç’aurait été presque triste si ce n’était pas si… révoltant.

Malheureusement, un bogue informatique a fait en sorte que j’ai bâclé la vidéo et le fichier d’origine n’existe plus. Je n’ai donc pas réussi à l’ajouter à ma collection YouTube. (Grrr, pourquoi RDI rediffuse tant d’émissions la nuit, mais pas celle là? Et pourquoi n’est elle pas disponible sur le web? Je répète: Grrr.) J’aurais voulu l’exposer ici comme un autre exemple de notre droite politique québécoise qui n’est tout simplement pas ready for prime time (ou du moins pour un sympathisant potentiel comme moi).

Mais le comble, l’endroit où j’ai pété ma coche et me suis mis à engueuler ma télé, fait la clip au bulletin de nouvelles ce soir: Mme Verner nous fait une annonce inattendu que le programme de soutien et de promotion des artistes à l’étranger dont l’élimination par son ministère fait tant controverse ici (avec raison, la culture est un des endroits importants où je brise avec les idées conservatrices, le changement climatique en est une autre) sera remplacé par un tout nouveau programme “plus efficace” qui sera annoncé “le plus tôt possible”.

Mais lorsqu’on lui demande d’élaborer, de faire l’annonce tout de suite ou d’en donner des détails, elle refuse: “Pas en campagne électorale”, nous dit-elle.

Quoi?

Mais à quoi ça sert une campagne électorale si ce n’est pour dépecer les visées des programmes et initiatives proposés?

Et si l’intention derrière la coupure du programme était simplement de le remplacer par un autre dit “plus efficace” (et je suis bien prêt à croire qu’un tel programme méritait réforme) on nous l’aurait annoncé de cette façon dès le départ. Il se serait agi d’une “réforme”, pas d’une “coupure”.

Non, mais… c’est pas sérieux comme truc.

Ça sent pue l’improvisation.


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2008/09/18 22:04

Crise financière américaine: la position des candidats

Un résumé légèrement cynique, mais tout-à-fait juste, des réactions respectives des candidats à la présidence américaine à la crise financière qui se trame depuis un bout et qui semble avoir atteint un certain paroxysme depuis quelques jours:

Obama: We’re in this mess because the fundamentals are bad, and the fundamentals are bad because the Republicans have been ignoring ordinary working people and their needs. Most of what I think we should do is not particularly germane, and what is germane I don’t want to explain in too much detail because I’m worried I might get it wrong. I’m sticking to my platform.

McCain: We’re in this mess because a bunch of Wall Street hot shots got us into it, but they won’t dare to pull that stuff when I’m in the White House, because I survived five years in a POW camp. Do I look like the kind of guy who hangs around with a bunch of Wall Street sissies who buy their shirts at Thomas Pink? Not on your tintype girlie-girl. 

J’ai tellement aimé que je me permet de tenter une traduction:

Obama: Nous sommes dans ce pétrin parce que les fondements [de l'économie] vont mal et les fondements vont mal parce que les républicains ont ignoré les gens ordinaires et leurs besoins. La plus grande part de mes idées sur ce qu’on devrait faire n’est pas pertinente à la situation. Et je ne veux pas trop entrer dans le détail de la partie qui l’est car je crains que je pourrais me tromper. Je m’en tiens à mon programme.

McCain: Nous sommes dans ce pétrin parce qu’un paquet de hot shots de Wall Street nous y ont plongé. Mais ils n’oseront jamais jouer de tels jeux quand je serai dans la maison blanche parce que j’ai passé cinq ans dans un camp de prisonniers de guerre vietnamien. J’ai-tu l’air du genre de gars qui se tient avec un paquet de femelettes de Wall Street qui achètent leurs chemises chez Thomas Pink? Not on your tintype girlie-girl. 

(J’abdique pour la dernière phrase de McCain. Le prix de mon admiration infinie à celui qui me suggère une tradution adéquate.)

Il y a matière à désespérer de chacune des positions. Et je sais que ça se veut équitablement méchant d’un coté comme de l’autre. Mais même dans cette caricature, je préfère Obama. Son hésitation est signe, selon moi, d’une des deux qualités essentielles à cette approche conservatrice à l’exercice du pouvoir que je préconise (et que ceux qu’on appelle aujourd’hui “conservateurs”, surtout américains, ont abandonné en faveur d’un fondamentalisme dogmatique sur le plan domestique et d’un zèle missionnaire en relations internationales).

La qualité dont je parle?

La prudence

c/c à Megan McArdle

Arrière-pensée: Pis depuis quand que c’est les républicains qui blâment les méchants financiers de Wall Street? Pfff… It’s a brave new world out there.


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2008/09/12 20:19

M. Harper me souhaite (encore) personellement une bonne année… en septembre

Happy New Year! - L'Shana Tova U'Metuka!

L’an passé, ça a passé plutôt inapperçu… Cette année, par contre, en pleine période électorale, ça l’air que ça fait scandale. [Zut! Moi qui voulait pousser là-dessus pendant l'élection. Je me suis fait scoopé!] Mais, cher lecteurs, vous êtes au bon endroit car Le Petit Émerillon, toujours à l’affut des nouvelles tendances, était déjà sur le cas il ya un an!

Et cette année, même si je me suis fait scoopé par les grands médias. Je vais quand-même poursuivre car l’aspect qui m’irrite personnellement dans tout ça n’a pas été relevé dans l’article de Marissal.

Dans le fond, je ne suis pas scandalisé de recevoir ceci même si je ne suis pas juif. Ça m’ammuse. Et en tant que Montréalais qui a travaillé longtemps sur les lignes de front de l’industrie du sondage, puis dans des campagnes municipales, je n’ai pas d’illusions. Tenter de deviner la langue et l’origine des gens selon leur nom est une pratique courante et un instinct de survie dans la jungle montréalaise. Et je ne reprocherai pas aux partis de s’en servir… en gros, ça fonctionne bien.

En plus, ça me rapelle les cartes du temps des fêtes que ma grand-mère à Ottawa recevait du premier-ministre Jean Chrétien dans le temps. (Quoique dans son cas, je crois qu’elle les recevait en tant que militante et contributrice fidèle du PLC depuis des décennies.) Et je ne peux m’empêcher d’avoir un petit velour sur le coeur de recevoir ces cartes à mon tour de la part du premier ministre Stephen Harper… même si c’est pour une fête qui n’a rien à voir avec moi.

Quant au fait que le premier ministre se sert de ses privilèges de député pour envoyer de tels trucs à des communautés spécifiques et pas à d’autres (les gens qui sont ouvertement catholiques ont-ils reçus une carte de noël?)… je laisse les vierges offensées de ce monde se charger de dénoncer cela. Au fond, elles ont bien raison, mais je ne suis pas parmi elles.

Non. Laissez-moi vous montrer ce qui m’irrite.

Voici la carte que j’ai reçu l’an dernier:

carte du Yom Kipur de Stephen Harper

Et son verso:

carte du Yom Kipur de Stephen Harper et sa famille

Cette année, ils y sont allés avec un peu plus de classe (et d’argent), elle est venue dans une enveloppe:

lettre Rt. Hon. Stephen Harper, M.P. Calagary Southwest

Et voici la carte qu’elle contenait:

carte du Yom Kipur de Stephen Harper et sa famille

[Le verso est au haut du billet]

Moi ce qui m’insulte, c’est que je ne vois pas un seul mot de français dans tout ça.

La dernière fois, je l’ai tourné à la légère:

M. Harper (qui semble si bien me connaître qu’il sait que je suis parfait bilingue et qu’il n’a donc nullement besoin de communiquer avec moi en Français) m’offre à moi et à la famille que je souhaite tant mais qui, hélas, ne demeure encore que projet, les vœux suivants: …

Mais là je le dis sérieusement:

Coudonc, on est-ti au Canada icitte ou quoi? Tsé, le pays soi-disant bilingue?

C’est pas comme s’il n’y avait pas de juifs francophones ici. Ma voisine, une gentille veuve d’un certain âge est d’origine roumaine et est surtout francophone… et je suis certain, en me fiant à son nom, qu’elle a reçu la même chose. Et les gens qui tiennent l’épicerie cachère près de chez moi sont des juifs algériens francophones… Ils sont une minorité, certes, mais Côte-Des-Neiges est plein de juifs francophones. Un peu comme les francophones du Canada. Minoritaires, mais présents.

J’ai déjà entendu Stephen Harper dire qu’il considérait davantage le biliguisme comme une valeur personelle importante que comme une valeur institutionelle.

Eh bien moi je lui dis:

These cards dishonour the integrity of your values, sir.


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2008/09/12 14:29

Outremont: Une lutte à deux

Au début de l’élection, je vous livrais ma petite analyse de mon comté d’Outremont et j’ai dit ceci:

Quoiqu’il arrive, trois partis, le NPD, le PLC et le PC ont une chance raisonnable de remporter mon comté ce tour-ci… et un quatrième, le Bloc, ne rêve pas entièrement en couleur en croyant possiblement pouvoir se faufiler dans la mélée

Je me révise.

J’ai pris connaissance du candidat que les conservateurs présentent dans Outremont et clairement, ils n’y croient pas. (Quand-même, on est habitué à des ministrables ici.) La dernière fois, avec Gilles Duguay, ça démontraient qu’ils étaient prêts à y croire, mais pas cette fois-ci. J’imagine que le score de M. Duguay à la partielle eut l’effet d’une douche froide. Ceci dit, je souhaite bonne chance à M. Laloshi. Une campagne sur le terrain est une expérience extraordinaire. Et ça lui vaudra surement un bel avenir dans le parti.

Mais à Outremont, situation unique au Québec, la lutte est entre néo-démocrates et libéraux. Les conservateurs ne sont même pas dans la game et les anciens électeurs du Bloc sont maintenant au NPD… et songent aux libéraux!

Pfff… On est loin du Saguenay-Lac-St-Jean.

C’est comme si je vivais dans un autre pays.


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2008/09/12 00:22

La politique au pays des merveilles

Sarah Palin et la “Bush Doctrine” (politique, établie après le 11 septembre 2001 qui établie la “guerre préventive” comme outil dans la lutte au terrorisme)


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2008/09/11 19:32

La crainte des conservateurs fait mal à Mulcair

Hmmm… ça regarde mal pour Mulcair dans Outremont.

Je sais que c’est un échantillon infime, mais voilà la septième personne dans mon comté à qui je parle de l’élection et tous me chante à peu près le même refrain. Tous ont des sympathies souverainistes ou le sont franchement et ouvertement, tous sont de gauche à centre-gauche et tous (comme moi) ont voté pour Mulcair à la partielle de l’an dernier et jusqu’ici, planifiaient de le faire à nouveau.

Mais aujourd’hui, ils sont déchirés… ils hésitent. Ils n’en reviennent pas d’en être rendu là, mais la terreur que leur évoquent l’idée d’une majorité conservatrice leur inspirent tous le même raisonnement: la seule façon de l’empecher est de voter… Libéral.


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2008/09/11 14:21

Over the Top ou Sauve qui peut! Les conservateurs arrivent!

Mes sympathies conservatrices ne sont pas étrangères aux lecteurs réguliers de ce blogue… mais je suis un être complexe et paradoxal, j’ai aussi de fortes sympathies progressistes. Après tout, j’ai voté pour Thomas Mulcair l’an passé. Et bien que j’aie de la dificulté avec plusieurs de leurs propositions, j’aime bien Layton et les néo-démocrates, ils sont sympa… et ils ont le mérite d’avoir le coeur à la bonne place.

Mais là, je n’ai pu m’empêcher de m’exclafer de rire en voyant cette pub:

Le pire c’est que je suis convaincu que ça correspond assez fidèlement à l’hystérie anti-conservatrice qui habite l’imaginaire de mes amis progressistes (qui sont présentement en crise à savoir comment diriger leur vote pour empêcher une droite unie d’accéder au “vrai” pouvoir). Mais c’est la transition quand arrive Jack avec la lumière et la petite musique d’espoir et qui dit: “Un seul geste et tout ça peut s’arrêter”… vraiment c’était trop. J’ai poussé un bon rire bien gras (ça fait du bien). Ce n’est pas tant le fond que la forme qui m’a fait rire.

Quoique même sur le fond, c’est vrai que je suis en “crise existentielle” face à mon vote, mais je ne suis pas de ceux qui craint si fortement un scénario où l’autre, j’ai des préférences, mais je n’ai pas vraiment de dent contre une tendance où l’autre. Je crois sincèrement que notre société est assez flexible et résiliente pour supporter les fantasmes de n’importe quelle formation politique sans trop de dégâts. Quoiqu’il arrive, cette fois-ci, moi je vote pour quelque chose, pas contre quelque chose

Peut-être est-ce pour ça que cette pub m’apparaît si comique. Mais je suis curieux, à ceux qui partagent la vision des conservateurs véhiculée dans ces images (et vous êtes plusieurs, ce me semble) une telle pub est-elle efficace? Vous donne-t-elle envie d’abandonner le Bloc pour voter vos convictions?

En tous cas, moi je suis avec L’équilibriste. Un vote pour le Bloc c’est un vote pour les conservateurs. Pourquoi ne pas faire alliance avec le reste du pays et augmenter la députation d’un parti qui pourrait vraiment leur faire obstacle?


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2008/09/11 09:09

Nostalgie et strip-tease politique: Mon premier «X»

Cela fera la quatorzième fois (et demi) que je place un “x” sur un bulletin de niveau provincial ou fédéral… et je n’ai jamais été aussi angoissé par l’emplacement de ce “x”.

Ça n’intéresse probablement que moi… c’est certainement un exercise narcissique de ma part, mais avant de vous exposer le fond de mon angoisse, j’ai cru bon faire le parcours de mes votes passés.

Deuxième partie: Mon premier “X”

J’ai commencé en vous parlant de mon rendez-vous manqué avec l’élection fédérale (historique dans mon comté d’Outremont) de 1988. Il me faut donc attendre encore presque un an, jusqu’à l’élection provinciale du 25 septembre 1989, avant de pouvoir enfin voter pour la première fois.

Je suis à cette époque un fervant admirateur de Robert Bourrassa et je me considère parfaitement en ligne avec les positions du PLQ autant sur le plan des politiques socio-économiques que sur les questions d’identité nationale. Du coté du PQ, Parizeau et les “purs et durs” ont reprit le contrôle depuis peu et le parti se remet, après avoir mis la question de coté pendant plusieurs années, à parler de souveraineté… mais du bout des lèvres, car pour l’instant, le focus est surtout à dénoncer l’accord du Lac Meech comme étant nettement insuffisant, un attrappe-nigaud pour le Québec. Mais en gros, c’est une élection ennuyante car personne (même pas Parizeau) ne doute du résultat. Le PLQ s’en va vers un deuxième mandat et Parizeau n’a d’autre ambition que de repositionner le PQ pour des victoires futures… car pour l’instant, le vote ”nationaliste mou” dont il a besoin pour accéder au pouvoir est encore lourdement investi dans le concensus général antourant l’accord du Lac Meech et donc presque entierement acquis aux libéraux. En plus, mon comté n’a jamais envoyé autre chose qu’un libéral à Québec… mon député est d’ailleurs un “gros nom”… le ministre de l’industrie et du commerce (et futur maire de Montréal) Gérald Tremblay, alors…

Disons qu’on est loin de l’excitation générée par l’élection fédérale de l’année précédente.

C’est dans ce contexte que je me retrouve derrière l’isoloir pour la première fois de ma vie, prêt à accomplir mon devoir de citoyen le plus solennelle, celui d’exprimer mon choix quant à celui ou celle qui ira me représenter à l’assemblée nationale… Je m’en souviens comme si c’était arrivé aujourd’hui, je suis là derrière l’isoloir, je place mon bulletin de vote sur la table, je prends le petit crayon à mine qui s’y trouve et je fige… soudainement frappé par la futilité absolue du geste de donner un vote de plus à un candidat dont je sais très bien qu’il en aura plus que nécessaire et dont le parti est assuré d’un autre tour au pouvoir. Ça ne dure evidemment que quelques secondes, mais pour moi, sur le coup, ça semble une éternité… une éternité pendant laquelle au lieu de simplement mettre mon “x” à-côté du nom de “mon” candidat, je me trouve plutôt aux prises avec une réflexion qui ressemble à ce qui suit:

L’opposition à l’accord du Lac Meech commence à s’organiser au Canada-anglais depuis la sortie de Trudeau et elle se fait sur une base fédéraliste idéologique. Le parti que j’appuie est une coalition entre nationalistes fédéraliste qui tiennent à ce que le Québec puisse se développer librement à l’intérieur du Canada et des fédéralistes idéologiques qui sont satisfaits du document de ‘82.  Il ne faudrait pas que mon parti ait tellement confiance dans ses chances électorales qu’il se mettent à plier devant les fédéralistes endurcis et les mécontents du R.O.C… Mieux vaut une victoire serrée, avec les souverainistes aux trousses, de façon à garder la pression sur la défense de l’accord et des intérêts du Québec. Et puisqu’il n’y a aucune chance que le péquiste gagne…

Et sur ce, je place mon “x” à coté du nom du candidat du PQ.

Mon premier vote fut donc un “vote stratégique”.

Et j’avais raison, ce n’est pas comme si M. Tremblay avait besoin de moi pour conserver son siège. (Mais imaginez si 3 000 personnes de plus avaient pensé comme moi)

Outremont

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)
Majorité
Tremblay, Gerald (P.L.Q.) 11 774 49,90 2 964
Langevin, Marc (P.Q.) 8 810 37,34  
Bélanger, Mario (P.V.Q.) 1 893 8,02  
Loranger, Jean-Guy (N.P.D.Q.) 649 2,75  
Simard, Christian (P.I.) 168 0,71  
Chalifoux, Benoit (P.R.C.Q.) 136 0,58  
Dasylva, Claire (P.C.Q.) 64 0,27  
Filion, Yves (P.T.Q.) 52 0,22  
Rosner, Abe (P.M.L.Q.) 48 0,20  
Nombre total de bulletins valides : 23 594  (97,78 %)
Nombre total de bulletins rejetés : 536   (2,22 %)
Vote exercé : 24 130
Nombre total d’électeurs inscrits : 31 626
Taux de participation : 76,30 %

C’est ainsi que commence une longue tradition pour moi de traiter mon vote de façon plutôt cavalière lorsque je suis dans une “forteresse”.

Quant au résultats, Parizeau ne prend pas le pouvoir, mais il gagne son pari: Le PQ amélore considérablement son score par rapport à la raclée historique de ‘84 et dorénavant, il n’y a plus de doute, les souverainistes sont de retour en force. À noter aussi, l’apparition des “angryphones” en réaction à la loi 178, quatre candidats du Equality Party sont élus dans les comtés les plus anglophones de Montréal. Mais l’ironie de l’élection (et c’en est toute une) est que les deux chefs des grands partis sont battus dans leurs circonscriptions respectives… de pauvres backbenchers devront démissionner afin que les chefs puissent siéger à l’assemblée.

Et bien que rien de tout cela ne s’annonçait dans la campagne (ou si peu), sur le plan des batailles politiques, les prochaines années feront fortement contraste au calme relatif et aux accomplissements des quatre ou cinq années précédentes: La crise d’Oka. La défiance trudeauiste de Clyde Wells. L’affront de Sault-Ste-Marie. La mort de Meech. La naissance du Bloc Québécois. Les appuis à la souveraineté qui frôlent les 70%. Le rapport Allaire. La commission Bélanger-Campeau. Le départ fracassant de Mario Dumont et des jeunes libéraux. L’échec de la politique de la “chaise vide”. Le referendum de Charlottetown. La naissance de l’ADQ. La lutte à l’inflation menant à la crise des taux d’intérêts élevés menant à la crise des déficits et à la récession économique. L’effondrement des conservateurs… puis du PLQ. 

C’est dans un contexte bien différent que je placerai mon prochain “x”

À suivre.


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2008/09/11 00:14

Pourquoi j’aime bien mon député fédéral

Parce qu’il va à la télé et dit des trucs comme ça:

(Le sujet de départ est la sortie de l’ex-ministre péquiste Jacques Brassard contre le Bloc Québécois)

Il est fort mon député, non?

Sauf que ce n’est pas le vote “de gauche” qui a élu Mulcair à Outremont, c’est le vote nationaliste… Et ce n’est pas “Thomas Mulcair, candidat du NPD” qu’on a élu, mais plutôt “Thomas Mulcair, ex-ministre de l’environnement sous Charest ayant fait ses preuves d’intégrité en démissionnant pour une affaire de principe”.

Et il le sait très bien.


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