Archives du 4 June 2008

2008/06/04 20:36

L’incompréhensible acharnement d’Hillary Clinton (suite …et fin?)

Ouf! De justesse…

Clinton to Endorse Obama on Friday - NYTimes.com

On dit que c’est son équipage qui lui a forcé la main.


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2008/06/04 16:50

L’incompréhensible acharnement d’Hillary Clinton

Ce matin, j’ai hésité entre publier cette vidéo (trouvée chez Sullivan - Il avait lancé un “concours“) en y mettant un titre du genre “Bye Bye Hillary”… ou prendre la première phrase de la chronique d’aujourd’hui de la toujours cinglante Maureen Dowd…

Whoever said that after denial comes acceptance hadn’t met the Clintons.

…et d’en faire ma “Citation de la semaine”.

Il me semblait que je ne pouvais faire les deux… c’eut été contradictoire.

Aussi contradictoire que ce qui semble se passer à l’intérieur du camp Clinton.

Il y a quelque chose de… sombre dans les agirs de Clinton depuis hier soir.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé de son discours à elle dans mon billet de ce matin. C’est que je suis troublé par sa teneur. (Je ne suis pas le seul, j’y viens)

Ça faisait près d’une demi-heure que les médias avaient annoncé qu’Obama avait atteint la majorité absolue et était maintenant le “candidat présumé” quand elle s’est présentée pour faire son discours. Et pourtant elle n’a jamais concédé la victoire. Tout au plus, elle l’a félicité pour sa course. Aucune grâce.

(Au moment où j’écris elle n’a toujours pas concédé la victoire.)

Elle fut présentée comme “le prochain président des États-Unis”. Elle a annoncé que les électeurs du South Dakota qui venait de lui donner la victoire avait eu “le dernier mot”. Ceci alors qu’il restait encore 20 minutes avant que les bureaux de scrutin du Montana (le véritable “dernier état”, qu’Obama a gagné) ferment. Elle a finalement livré une variante de son même discours habituel.

En plus, et c’est là que c’est troublant, l’évenement se tenait dans un gymnase situé au deuxième sous-sol d’un campus urbain new-yorkais, où il n’avait aucune reception cellulaire et de contact avec le monde extérieur. Façon planifiée de s’assurer que les gens dans la salle ne saurait pas que les médias avait annoncé pour Obama et maintenir une atmoshère de victoire? La question se pose. En tout cas, c’est cynique en ta…

Je vous disait que j’ai été troublé par ces évenements. Je ne suis pas seul.

Je revenais d’une entrevue (ça n’a pas bien été) en début d’après-midi et en ouvrant ma télé à MSNBC pour voir où tout cela en était, je suis tombé sur Hillary Rosen, une amie de longue date des Clintons (qui n’était pas à l’emploi de la campagne) et une tête parlante à la télé qui prenait régulièrement la défense de Mme Clinton tout au long de la course.

Aujour’dhui, elle publie ceci dans le Huffington Post: I Am Not a Bargaining Chip, I Am a Democrat. Un texte où elle exprime sa profonde déception devant la façon dont se comporte sa vieille amie qui tente de se servir de ses “18 millions de votes” pour se “positioner”.

Je vous livre la fin:

She had an opportunity to soar and unite. She had a chance to surprise her party and the nation after the day-long denials about expecting any concession and send Obama off on the campaign trail of the general election with the best possible platform. I wrote before how she had a chance for her “Al Gore moment.” And if she had done so, the whole country ALL would be talking today about how great she is and give her her due.

Instead she left her supporters empty, Obama’s angry, and party leaders trashing her. She said she was stepping back to think about her options. She is waiting to figure out how she would “use” her 18 million voters.

But not my vote. I will enthusiastically support Barack Obama’s campaign. Because I am not a bargaining chip. I am a Democrat.

Le plus frappant, c’est de voir l’expression de grave et sincère déception dans le visage de Mme Rosen… Elle est clairement sidérée.

Ensuite, voici Chuck Rangel, un puissant congressman de New York, un de ces vieux loups à la tête du parti qui ont été là toute ma vie, qui a endossé Mme Clinton depuis le début (comme toute la délegation de l’état de New York, c’est entendu) et était un de ses subrogés (surrogates) et plus forts supporters tout au long de la campagne…

Lui aussi dit ouvertement qu’il ne comprend pas. Il va jusqu’à se plaindre de ne pas pouvoir endosser Obama, étant donnée la postion actuelle de sa candidate.

Ouch.

Il y a un jeu, un étrange rituel américain qu’on appelle le ”chicken” (vous l’avez surement déjà vu dans les films) où deux voitures foncent l’une vers l’autre et celui qui vire perd.

Depuis plusieurs semaines, Mme Clinton joue au chicken dans sa Pinto face au Mac Truck d’Obama et tout le monde le savait. Le drame, le suspens et l’intérêt venait de voir jusqu’où elle irait avant de virer. Après quoi tout le monde l’aurait félicitée pour son courage et sa tenacité.

Je me demande si elle n’a pas raté sa dernière chance.

J’ai plutôt l’impression que la collision vient de commencer.

Ça sera pas beau.


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2008/06/04 07:34

La générale est lancée

Hier, ce n’était pas seulement la fin des primaires… et le (presque) adieu d’Hillary… c’était surtout le lancement de la générale.

McCain en a profité pour lancer sa campagne officielle… remarquez le joli nouveau background vert… et le slogan (A Leader We Can Believe In) “piqué” à Obama (celui d’Obama est “Change We Can Believe In”) jolie touche, n’est-ce pas?

Comparez les discours, surtout les portions où ils s’attaquent, et faites vos jeux. 

McCain…

Le discours fut universellement mitraillé par la blogosphère… même ses supporters s’inquiètent.

Et maintenent, Obama…

Et il a tenu cet évenement dans l’endroit précis où les républicains tiendront leur congrès de nomination en août. Il a des couilles, ce jeune homme.

Pour ma part, si j’ai à parier, je mets mon argent sur le jeune.


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