Archives du mois de June 2008

2008/06/05 22:37

Comment se débarrasser des médias

Elle est bonne celle là.

Je reviens d’un souper chez mon père (Je suis allé l’aider à installer sa clim en prévision de la vague de chaleur qui s’en vient - Youpi! C’est enfin l’été.) et ma télé, qui était restée allumée (sans son) à MSNBC (je sais, je suis terrible, je détruis la planète) affiche un gros “Breaking News” avec une image en coin d’une jolie maison huppée dont j’aimerais bien avoir assez de culture pour vous nommer le style… l’image est verte, du type qu’on voit au travers d’un filtre infra rouge.

Je me dis, bon, ça y’est, un drame de violence quelconque… et les médias sont campés à l’extérieur de la maison, en direct, à faire du bla bla ignorant en attendant de nouveaux développements. Soupir. Only in America.

Puis, je vois le sous titre qui dit: “Andrea Mitchell reporting on Clinton”… Quoi?… Clinton dans le contexte d’une veille médiatique? Que se passe-t-il?

Je mets le son et j’apprends qu’Obama s’apprête à avoir une rencontre “secrète” avec Clinton chez elle, dans sa maison de Washignton D.C.

Personne ne semble vraiment savoir ce qui se passe… Est-il déjà là? S’en vient-il? La rencontre a-t-elle déjà eu lieu?

Je recule la trame pour voir si je peux comprendre ce qui se passe.

Voici ce que j’apprends: Obama et Clinton ont passé un beau sapin aux médias.

La meute de presse qui accompagne Obama se sont rendus dans l’avion qui devait l’emmener je ne sais où, ils ont attendu… et attendu… puis l’avion a décollé.

Et Obama n’y était pas.

À la dernière minute, avant perdre le service de blackberry (qui est interdit après le décolage), quelques journalistes ont pu avertir leurs collegues terrestres de la situation.

Ceux-ci ont pu se faire confirmer par la campagne Obama (et celle de Clinton) qu’en effet, les deux avait planifié une rencontre… et qu’elle se tiendrait chez Mme Clinton.

Il ont voulu éviter le cirque, mais n’ont pas réussi. Tout le monde est maintenant campé chez elle à attendre de voir ce qui se passe.

Sauf que…

Au moment ou je vous écrit, CNN (qui est aussi campé chez elle) confirme qu’on croit que la rencontre à déjà eu eu lieu… mais pas chez Mme Clinton.

Ils ont réussi à se créer un moment privé pour discuter à l’abri des yeux du monde… pendant que les médias courent dans toutes les directions comme des poules sans têtes.

Chapeau.


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2008/06/05 15:50

Vous avez trente ans pour mourir

Only in America:

Allez à un match de baseball mineur et gagnez…

Des funérailles!

Le cerceuil, la cérémonie, le lot, le kit au complet.

La catche? Le certificat expire dans trente ans.

Heh. 


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2008/06/05 01:03

Pauvre McCain

Il n’y a pas que la blogosphère qui a descendu le discours de McCain hier.

Les grands médias s’en sont aussi chargé… même Fox.

Brutal.


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2008/06/04 20:36

L’incompréhensible acharnement d’Hillary Clinton (suite …et fin?)

Ouf! De justesse…

Clinton to Endorse Obama on Friday - NYTimes.com

On dit que c’est son équipage qui lui a forcé la main.


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2008/06/04 16:50

L’incompréhensible acharnement d’Hillary Clinton

Ce matin, j’ai hésité entre publier cette vidéo (trouvée chez Sullivan - Il avait lancé un “concours“) en y mettant un titre du genre “Bye Bye Hillary”… ou prendre la première phrase de la chronique d’aujourd’hui de la toujours cinglante Maureen Dowd…

Whoever said that after denial comes acceptance hadn’t met the Clintons.

…et d’en faire ma “Citation de la semaine”.

Il me semblait que je ne pouvais faire les deux… c’eut été contradictoire.

Aussi contradictoire que ce qui semble se passer à l’intérieur du camp Clinton.

Il y a quelque chose de… sombre dans les agirs de Clinton depuis hier soir.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé de son discours à elle dans mon billet de ce matin. C’est que je suis troublé par sa teneur. (Je ne suis pas le seul, j’y viens)

Ça faisait près d’une demi-heure que les médias avaient annoncé qu’Obama avait atteint la majorité absolue et était maintenant le “candidat présumé” quand elle s’est présentée pour faire son discours. Et pourtant elle n’a jamais concédé la victoire. Tout au plus, elle l’a félicité pour sa course. Aucune grâce.

(Au moment où j’écris elle n’a toujours pas concédé la victoire.)

Elle fut présentée comme “le prochain président des États-Unis”. Elle a annoncé que les électeurs du South Dakota qui venait de lui donner la victoire avait eu “le dernier mot”. Ceci alors qu’il restait encore 20 minutes avant que les bureaux de scrutin du Montana (le véritable “dernier état”, qu’Obama a gagné) ferment. Elle a finalement livré une variante de son même discours habituel.

En plus, et c’est là que c’est troublant, l’évenement se tenait dans un gymnase situé au deuxième sous-sol d’un campus urbain new-yorkais, où il n’avait aucune reception cellulaire et de contact avec le monde extérieur. Façon planifiée de s’assurer que les gens dans la salle ne saurait pas que les médias avait annoncé pour Obama et maintenir une atmoshère de victoire? La question se pose. En tout cas, c’est cynique en ta…

Je vous disait que j’ai été troublé par ces évenements. Je ne suis pas seul.

Je revenais d’une entrevue (ça n’a pas bien été) en début d’après-midi et en ouvrant ma télé à MSNBC pour voir où tout cela en était, je suis tombé sur Hillary Rosen, une amie de longue date des Clintons (qui n’était pas à l’emploi de la campagne) et une tête parlante à la télé qui prenait régulièrement la défense de Mme Clinton tout au long de la course.

Aujour’dhui, elle publie ceci dans le Huffington Post: I Am Not a Bargaining Chip, I Am a Democrat. Un texte où elle exprime sa profonde déception devant la façon dont se comporte sa vieille amie qui tente de se servir de ses “18 millions de votes” pour se “positioner”.

Je vous livre la fin:

She had an opportunity to soar and unite. She had a chance to surprise her party and the nation after the day-long denials about expecting any concession and send Obama off on the campaign trail of the general election with the best possible platform. I wrote before how she had a chance for her “Al Gore moment.” And if she had done so, the whole country ALL would be talking today about how great she is and give her her due.

Instead she left her supporters empty, Obama’s angry, and party leaders trashing her. She said she was stepping back to think about her options. She is waiting to figure out how she would “use” her 18 million voters.

But not my vote. I will enthusiastically support Barack Obama’s campaign. Because I am not a bargaining chip. I am a Democrat.

Le plus frappant, c’est de voir l’expression de grave et sincère déception dans le visage de Mme Rosen… Elle est clairement sidérée.

Ensuite, voici Chuck Rangel, un puissant congressman de New York, un de ces vieux loups à la tête du parti qui ont été là toute ma vie, qui a endossé Mme Clinton depuis le début (comme toute la délegation de l’état de New York, c’est entendu) et était un de ses subrogés (surrogates) et plus forts supporters tout au long de la campagne…

Lui aussi dit ouvertement qu’il ne comprend pas. Il va jusqu’à se plaindre de ne pas pouvoir endosser Obama, étant donnée la postion actuelle de sa candidate.

Ouch.

Il y a un jeu, un étrange rituel américain qu’on appelle le ”chicken” (vous l’avez surement déjà vu dans les films) où deux voitures foncent l’une vers l’autre et celui qui vire perd.

Depuis plusieurs semaines, Mme Clinton joue au chicken dans sa Pinto face au Mac Truck d’Obama et tout le monde le savait. Le drame, le suspens et l’intérêt venait de voir jusqu’où elle irait avant de virer. Après quoi tout le monde l’aurait félicitée pour son courage et sa tenacité.

Je me demande si elle n’a pas raté sa dernière chance.

J’ai plutôt l’impression que la collision vient de commencer.

Ça sera pas beau.


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2008/06/04 07:34

La générale est lancée

Hier, ce n’était pas seulement la fin des primaires… et le (presque) adieu d’Hillary… c’était surtout le lancement de la générale.

McCain en a profité pour lancer sa campagne officielle… remarquez le joli nouveau background vert… et le slogan (A Leader We Can Believe In) “piqué” à Obama (celui d’Obama est “Change We Can Believe In”) jolie touche, n’est-ce pas?

Comparez les discours, surtout les portions où ils s’attaquent, et faites vos jeux. 

McCain…

Le discours fut universellement mitraillé par la blogosphère… même ses supporters s’inquiètent.

Et maintenent, Obama…

Et il a tenu cet évenement dans l’endroit précis où les républicains tiendront leur congrès de nomination en août. Il a des couilles, ce jeune homme.

Pour ma part, si j’ai à parier, je mets mon argent sur le jeune.


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2008/06/03 19:43

Enfin la fin

Ça y’est. Aujoud’hui, le parti démocrate vit ses deux derniers concours des primaires. C’est la première fois depuis les années 70 qu’une telle course se rend jusqu’à la fin comme ça sans qu’un candidat ait atteint la majorité absolue des voies. Après ce soir, Obama les aura.

Je sais, ça fait déjà quelques semaines qu’on sait que Clinton n’avait plus aucune chance… et les préliminaires de la campagne Obama-McCain sont déjà bien entamés. Mais Clinton était toujours là… à foutre la pagaille… à dire qu’elle est mieux placée qu’Obama pour battre McCain en novembre et à jouer avec les règles et les perceptions pour redéfinir les conditions de la victoire. Après ce soir, tout cela sera fini. Obama aura officiellement atteint les 2118 délégués nécessaire à la majorité absolue.

Je ne pensais pas que ce serait le cas, mais je me surprend à être très excité.

Le ballet médiatique de la journée est fascinant. De nouveaux superdélégués se se déclarent sans cesse pour Obama depuis ce matin. (Dernier gros nom: Jimmy Carter.) Ce matin il manquait une trentaine de délégués à Obama, à l’heure ou je vous écrit il lui en manque 12. Il a déjà plus de superdélégués que ça dans sa poche et pourrait les sortir tout de suite et déclarer la victoire, mais l’idée est de laisser l’électorat d’aujourd’hui fournir le moment de victoire… ça évite l’arrière-goût des smoke filled rooms d’entan.

Du coté Clinton, l’AP annoncait ce matin qu’elle planifiait de concéder lors de son discours de ce soir. Ce qui fut sitôt explicitement nié par Clinton. La question de la jounée: Concedera? Concedera pas? Ce soir? Demain? Quand?

Quoi qu’il en soit, tout le monde s’entend pour dire qu’ils savent “de source sure” qu’elle concedera sous peu.

L’autre question: Comment et à quel moment saurons nous qu’il a franchi la barre? C’est la job des médias… mais il n’y a pas de précédent, de règle ou d’entente sur la façon de procéder. Pour ma part, je serai branché sur MSNBC comme toujours, mais c’est surement CNN qui aura le dernier mot. J’ai hâte de voir comment ça va se passer.

Le plan de match et la teneur des discours de ce soir dépend encore de tellement d’éléments qui peuvent se produire dans les quelques heures qui reste… c’est tout à fait passionnant.

Je pourrait vous en parler encore et encore… mais je crois que je vais simplement absorber le moment.

Je vous laisse sur cette idée que Chris Matthews lance à qui mieux mieux ce soir.

Imaginez, les États-Unis d’Amérique s’apprètent à nommer un candidat sérieux à la présidence qui est issu d’une minorité visible, un noir par dessus le marché, la minorité visible la plus marquée par les préjugés négatifs de tout l’occident… et dont le père vient d’un autre pays, une autre culture.

C’est une première dans tout l’occident. (Le seul autre exemple auquel on peut se référer est Alberto Fujimori au Pérou, mais les Japonais de l’époque ne souffraient pas des mêmes préjugés que les noirs, bien au contraire)

C’est historique.


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2008/06/03 16:51

L’état “pathétique” de la pensée conservatrice ces jours-ci (re-pub avec ajouts)

David Brooks, le “conservateur de service” du New York Times dans sa cronique d’aujourd’hui:

I’ve spent the past few years trying to find conservative experts to provide remedies for middle-class economic anxiety. Let me tell you, the state of free-market thinking on this subject is pathetic. There are a few creative thinkers (most of them under 30), but for the most part, McCain is forced to run in an intellectual void.

Traduction:

Cela fait maintenant quelques années que je fais le tour des experts conservateurs à la recherche de ceux qui ont des solutions à proposer pour remédier l’anxiété économique de la classe moyenne. Laissez-moi vous dire, l’état actuel de la pensée fondée sur le libre-marché à ce sujet est pathétique. On trouve quelques penseurs créatifs (la plupart on moins de trente ans), mais de façon générale, McCain doit faire campagne dans un vide intellectuel.

Découvrez un de ces jeunes “penseurs créatifs” dont parle Brooks ici.

Il s’agit de Reihan Salam, co-auteur avec son ami Ross Douthat d’un ouvrage, Grand New Party: How Republicans Can Win the Working Class and Save the American Dream, à paraître sous peu, qui fait beaucoup jaser ces temps-ci dans les milieux branchés de la droite américaine (soupir, à quand le jour où je pourrai parler d’une droite “branchée” québécoise?) et qui porte sur les façons de réformer le parti républicain et l’idéologie conservatrice qui le sous-tend pour le rendre pertinent aux défis du 21e siècle plutôt qu’à ceux des années 70, comme c’est le cas actuellement.

Tout comme moi, Reihan est convaincu que le parti républican doit absolument perdre les prochaines élections de la façon la plus abjecte possible afin qu’il acquiert la volonté de se réformer. Sinon, c’est la décrépitude actuelle qui se poursuivra.

L’heure est au renouvellement… la vieille garde devra s’y faire si elle souhaite un jour retrouver les rennes du pouvoir.


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2008/06/03 07:44

L’état “pathétique” de la pensée conservatrice ces jours-ci

Ce billet a été modifié et republié ici


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2008/06/03 01:31

Si pas “canadien-français”, alors quoi?

Le sociologue et ancien sous-ministre de Camille Laurin, Guy Rocher, dénonce les conclusions du rapport BouchTay comme étant un “un malheureux retour en arrière“. Il s’en prend plus particulièrement au retour à l’expression “canadien-français”.

Sa critique semble plutôt axée sur le concept de l’interculturalisme qu’il considère comme étant, à toutes fins pratiques, une version maquillée du multiculturalisme de Trudeau… On dirait, d’ailleurs que c’est surtout dans ce contexte que l’expression “canadien-français” pose problème.

Devant un pays qui niait les visées nationales de sa culture et de son Histoire en la fondant parmi les autres cultures qui forment ce grand bassin multiculturel post-nationaliste que se veut le Canada d’après l’empire, le peuple canadien-français du Québec à répondu répondu NON! Nous refusons d’être une sous-culture dans notre propre pays. Cela représente pour nous, la voie de l’assimilation. Nous sommes une culture nationale, une culture fondatrice. Puisque le Canada voit les canadiens-français comme une culture non-nationale nous rejetons la conception de cette culure. Dorénavant nous sommes québécois. Car seul le Québec peut et veut donner cet aspect national à notre culture.

Cela donne aujourd’hui “la nation québécoise”

Très bien. Je comprend. J’aurais préféré qu’on continue à se battre pour l’aspect national de la culture canadienne-française plutôt que d’abandonner aux Anglais la signification de ce terme, mais je comprend que c’était probablement nécessaire pour sortir des vices logiques et arguments circulaires sans fin découlant du fait que ce pays qui ne nous reconnais plus porte notre nom. Et probablement inévitable étant donné le grand sentiment de renouveau et d’affranchissent qui dominait la planète pendant les années soixante.

Mais aujourd’hui, ça pose un problème… un problème que je considère plus grave sur le plan identitaire… mais que je qualifierai ici de simple problème sémantique.

J’aimerais poser une question sérieuse à ceux qui n’aime pas le terme “canadien-français” et aussi à ceux qui ont répondu “je suis québécois, un point c’est tout” à mon petit sondage.

Disons que j’ai un Franco-ontarien et un Québécois…

Pour rendre l’exemple plus clair, disons qu’ils portent tous deux un nom typiquement “québécois”… genre Desmarais.

C’est quoi le terme qui me permet de les identifier comme faisant partie de la même culture… la même Histoire… la même nation?

Les “Québécois, un point c’est tout” considèrent-ils que le Desmarais qui vit en Ontario (depuis plusieurs générations) fait maintenant partie d’une autre culture/nation?

S’il n’est pas québécois… et que vous n’êtes pas canadien-français…

Y a-t-il un lien qui vous unit?

Et comment le nomme-t-on?


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2008/06/02 23:46

Je n’ai jamais aimé écrire… mais j’aime être lu

Désolé de la petite pause, les amis.

En fait, j’ai beaucoup écrit ces derniers temps… j’essayais de répondre à plusieurs de vos (très excellents) commentaires, mais je ne cessais de me perdre dans de longues dissertations sans fin… qui n’ont pas été publiées, faute de pouvoir les terminer. Cela n’aide pas que j’écris très, très lentement… et qu’un texte du genre qui sort de la tête du blogueur moyen à la vitesse de la parole (ou pire, de la pensée) ne me vient pas si facilement. Même quand ça sort au plus vite, c’est comme écouter un déficient mental qui prend une éternité à compléter une phrase.

La vérité est que mon ordi est plein d’ébauches comme ça… des textes… des lancées qui, faute de s’être rendues à la fin, n’ont tout simplement pas été publiées. Les billets que vous lisez ici ont, sauf exception, tous été ecrits d’une traite… même les plus longs. C’est-à-dire qu’entre le moment où je m’assois avec l’idée d’écrire un billet et le moment où je clique sur “Publish”, je n’ai, à toutes fins pratiques, pas été interrompu (sauf pour boire, manger et aller au toilettes). Si je met un texte de coté, toutes les chances sont que je n’y reviendrai jamais…

Parfois il s’agit d’un texte ou d’un sujet qui me tient à coeur et j’essaie de me forcer à y revenir avant de me lancer dans un autre texte… Mais parce que, soudainement, ça devient quelque chose qu’il “faut” que je fasse (et qu’on ne me paie pas) cela déclenche mes pire mécanismes de procratination maladive…

Je reviens au texte… je continue à le travailler… et à ne pas aboutir. Et pendant ce temps, je m’empêche d’écrire autres choses… donc je ne publie pas. Cela devient un gros poids. Je me met à ignorer mon blogue… puis, avec le temps, toute ma vie “en ligne”…. jusqu’au moment où je me donne la permission de laisser tomber et de “passer à autre choses”.

C’est ce qui est arrivé avec vos commantaires récents.

Je tiens quand même à remercier Zed, Arnold, Yvan, Micheal, Renart et les autres pour m’avoir inspiré et/ou donné beaucoup de matière à réflexion… désolé de ne pas l’avoir partagée avec vous, mais le travail n’est pas complètement perdu, ces réflexions apparaitrons sous une forme ou une autre dans des billets subséquents.

Je veux surtout continuer à encourager les gens à commenter quand ça leur chante… je sais que je suis volage avec les réponses… mais vous nourrissez beaucoup le contenu d’éventuels billets… et cela m’est précieux.

Avant de terminer, je laisse la parole à Will Wilkinson qui à parlé de la procrastination d’une façon où je me suis bien reconnu récemment…

Il s’agit d’une conversation d’une heure avec Aaron Swartz, le jeune prodige qui a inventé le RSS à l’âge de 13 ans (oui, oui, celui que vous utilisez pour suivre vos blogues aujourd’hui) et plein d’autres trucs. Il est aussi question de l’arrière scène de Wikipédia et du fait que Google sait tout sur vous et ne semble pas avoir mis en place une politique pour protéger ces renseignements d’un employé “malicieux”. Vraiment fascinant.

L’entretien au complet est ici.


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