2008/05/15 19:07

Une pensée comme ça…

bataille des plaines d'abraham

Je me tape un doc à PBS sur les “French-Indian Wars” que nous on appelle généralent “La conquête”… mais qui pour eux, est seulement le prologue de la révolution qui donne naissance à leur nation.

Une pensée me vient à l’esprit.

Mettons que nous avions gagné… disons que les Anglais nous avaient pas envahis…

Aujourd’hui, ne serions nous pas encore une colonie de la France administré de Paris. Serions nous plus “indépendants”.

Quelle sorte de “nation” cela ferait-il de nous?

Comme je dis, une pensée comme ça.


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12 commentaires sur “Une pensée comme ça…”


  1. Zed Blog dit:

    Justement aujourd’hui, je parlais de comment les Français avaient écrasé les autochtones en arrivant ici, de comment à leur tour ils avaient été écrasés, en relation avec la Fêtes des Patriotes.

    Lundi, pas mal de nonos vont fêter la morte reine en se tenant bien droit, et ici, bien courbés, comme c’est l’habitude, enocre pour plusieurs. Ohhhhhh Canada… territoire géographique. J’ai même entendu des gens qui cassaient le français parler de la fête DU dollar! Hihihihihi! Alors qu’on sait bien qu’ici, l’argent, c’est péché dans la tête, encore…

    Pour la colonie française, cela me semble contraire à la tendance au retrait de la France de ses colonies, non?

    Non, mais bonnnn, tu vois c’que j’veux direuh…

    Si tu ne me réponds pas, les gens vont commencer à penser que c’est un blogue perso entre toi et moi car à droite, il y que mon nom depuis un bon bout, là. Hihihihihihihihihi!

    Zed :D


  2. Alain B. dit:

    C’est vrai qu’on ne commente plus beaucoup chez moi…

    Snif! Snif!

    Heureusement, y’a toi! :))


  3. Zed Blog dit:

    Ne le dis pas au proprio du blogue, mais j’ai tout arrangé; j’ai mis tout le monde à la porte. Chhhhut!

    Hihihihihi! Chez moi, la danse, c’est dema… euh… (2 h 40…) programmé pour plus tard aujourd’hui.

    Je suis passé de Loco à tes nouvelles-silence un bon nombre de fois aujourd’hui.

    À +, toi qui fais certainement dodo.


  4. Renart L'éveillé dit:

    Qu’est-ce qui te fait penser que la France serait encore notre patronne? Je ne comprends pas…


  5. Alain B. dit:

    Ce n’est qu’un exercice de la pensée… mais si j’ai à me faire un scénario de fiction historique… basée sur l’histoire et les courants idéologiques de France après 1768, je ne vois pas à quel moment elle aurait accepté de nous laisser partir.

    Mais je suis ouvert et curieux d’entendre des scénarios plausibles.

    Une chose me semble certaine… toute tentative de déclarer notre indépendance de Paris dans le contexte des 18e et 19e siecles… aurait été confronté à une répression militaire comparable (ou pire) à ce que les Anglais ont fait en 1837-38.


  6. Renart L'éveillé dit:

    Je ne suis vraiment un expert en histoire, mais je crois que la fin du colonialisme est inscrite dans l’évolution normale des peuples. Tant qu’à gager avec aucune chance de gagner ou perdre, peut-être que cela serait arrivé un peu plus tard…


  7. Alain B. dit:

    Oui, mais… nous étions la seule colonie “de peuplement” de cet empire colonial. Pas les conquis, mais les envahisseurs…

    Aurions nous même eu le réflexe de vouloir notre indépendance… n’aurions nous pas conservé notre lien identitaire à la “métroplole”?

    Aujourd’hui, ne serions nous pas plutôt des “Français”?


  8. Renart L'éveillé dit:

    Y’a trop de “si” pour ma petite tête… ;)


  9. Arnolds S. dit:

    Bonjour Alain,

    “les “French-Indian Wars” que nous on appelle généralement “La conquête”… mais qui pour eux, est seulement le prologue de la révolution qui donne naissance à leur nation.

    Ce sont les anglo-américains qui ont la juste perspective des choses sur ce fait historique.

    Il faut savoir que la “French-Indian War” n’était elle-même qu’un élément d’une plus grande guerre qui opposait les deux méga-puissances de l’époque, la France et l’Angleterre. Cette guerre doit être vue comme à peu près la première guerre mondiale. Elle se déroulait même jusqu’en Inde, en fait. La Bataille des Plaines d’Abraham ne sera, somme toute, qu’une bataille relativement mineure dans un grand conflit qui se déroulera largement au-dessus de nos têtes de paysans-coureurs des bois.

    Les nationalistes québécois ont grossièrement exagéré, amplifié et déformé les conséquences et la signification de cette bataille. Ils ont transformé un banal fait historique en un mélodrame national qui traverse les époques.

    Quand j’entends parler de “conquête”… ça me fait rager! Quelle fausseté!! C’est la France, un royaume alors corrompu et pourri jusqu’à la moëlle qui a perdu cette guerre. C’est la France qui a abandonné son “peuple” au Canada. Nous, nous avons continué à faire ce que nous avions à faire.

    Pour les français hexagonaux de l’époque, nous n’étions déjà plus des vrais français, car nous étions devenus un nouveau peuple, le peuple “canadien” (… ou canayen); la triste réalité est que nous ne comptions déjà plus pour grand chose aux yeux du royaume. Ils le savaient, nous le savions.

    Pour les anglais, nous étions vus comme les “remnants of the french people in Canada”, des “remnants” peu cultivés, fêtards et appelés à disparaître tôt ou tard.

    Le peuple canadien, quant à lui, n’a jamais été conquis et ne le sera probablement jamais, à moins que les “souverainistes-péquistes” ne réussissent dans leur grande entreprise de démolition de notre réelle identité nationale.

    Notre peuple a découvert et habité l’Amérique du Nord au grand complet, sa mission est là et personne ne l’a jamais restreint à une seule province du Dominion, le Quebec. Mes propres aïeux ont voyagé à travers l’Amérique et ont fondé plusires villages en Saskatchewan et dans le nord de l’Alberta, ils ont fondé Mobile, Alabama, et plusieurs paroisses en Louisiane. Ils étaient là aussi lors de la première expédition à Chicago. Le Québec, c’est petit, l’Amérique c’est grand.

    Une pensée me vient à l’esprit. Mettons que nous avions gagné… disons que les Anglais nous avaient pas envahis… Aujourd’hui, ne serions nous pas encore une colonie de la France administré de Paris. Serions nous plus “indépendants”. Quelle sorte de “nation” cela ferait-il de nous?

    Alain, ce serait la CATASTROPHE. Les français sont un peuple intolérant, revanchard et exploiteur. Je remercie la grâce divine à chaque jour d’avoir mis les britanniques à la tête de ce continent. Les français de l’époque n’avaient plus la vision, l’énergie et la force morale pour faire émerger une nouvelle civilisation dans ce nouveau continent d’Amérique.

    Quant à nous, les canayens, nous sommes un peuple nomade, ni français, ni anglais,…un cas très spécial dans l’histoire de l’Humanité. Ce qui avait à arriver devait arriver, et c’est bien arrivé.


  10. Zed Blog dit:

    Je déteste l’utilisation de l’article défini pluriel (LES) devant des noms de personnes, de groupes (les hommes, les femmes, les gais, les…, ça me fait vomir) ou de nationalités.

    Le Québec EST une nation. Le Canada est un territoire géographique, dont, faut-il le rappeler, les frontières avec les États-Unis ne sont toujours pas reconnues pour plusieurs (à voir) de ses nations autochtones, dont les Mohawks.

    Le fédéralisme est une option économique et politique (donc idéologique) de gestion de plusieurs nations partageant un territoire. Pour ma part, ce n’est pas l’option que je choisis surtout qe je trouve qu’elle ne fonctionne pas et ne semble pas inclure le mot « respect » dans son lexique.

    Je considère normal de poser son identité clairement et d’être autonome afin de choisir ses partenaires. Il en va d’un pays comme d’un individu, là-dessus.

    À partir de là, ce n’est plus le même discours. Ce ne sont plus les mêmes rapports.

    Mais le but n’est pas l’identité. L’identité est un passage obligé. Il en va d’un pays, encore ici, comme d’un individu.

    Je pense comme Alain, que l’indépendance du Québec comme fin en soi, n’a pas d’allure. En fait, c’est aussi immature qu’un/e adolescent/e qui a pense que quand il aura 18 ans, sa vie sera couronnée là. Juste là.

    C’est ce que propose Québec Solidaire : l’indépendance comme moyen et non comme fin en soi. Mais quand on a une tâche assi importante à accomplir, à mettre derrière soi une fois pour toute, il ne s’agit pas de diviser les votes. Et Québec Solidaire m’a beaucoup déçue pour tant de raisons.

    Ciel, Alain, quand j’ai enfin une chance d’accéder à tn blogue, je lis tout ce que je peux.

    Zed


  11. Arnolds S. dit:

    Je déteste l’utilisation de l’article défini pluriel (LES) devant des noms de personnes, de groupes (les hommes, les femmes, les gais, les…, ça me fait vomir) ou de nationalités.

    ??? Pourquoi? Je ne suis pas certain de voir où se situe le problème.

    Par contre, dire que “JE SUIS un homme” ou “JE SUIS blanc” est là une grave erreur logique: cela revient à confondre les notions d’appartenance et d”"essence” et d’appartenance avec l’identité. Je ne suis pas “blanc” mais j’appartiens à la race blanche, je ne suis pas catholique (…exemple) mais je pratique et j’appartiens à la religion catholique.

    De mëme, dire que “JE SUIS québécois” est une erreur aussi grave: je demeure au Qc, je possède la citoyenneté québécoise mais tout cela ne définit pas mon essence individuelle; celle-ci se situe à un autre niveau.

    Enfin, tout cela est très philosophique….

    Le fédéralisme est une option économique et politique (donc idéologique) de gestion de plusieurs nations partageant un territoire

    ??

    Le fédéralisme est un système d’organisation politique. Il n’a rien d’idéologique.

    Le Québec EST une nation.

    Sur quoi te bases-tu pour définir ce qu’est une nation?

    Le Québec n’est encore qu’une grosse province dans le Dominion britannique. Comment peut-on accepter de se définir à partir d’une entité politique (la province de Québec) qui a été créée par la Couronne britannique?? C’est un non-sens logique. Ce qui existait avant, et c’est ce qui nous définit réellement, c’était le Canada et ses habitants, les ‘canayens’.

    Notre vraie nation, notre communauté historique, culturelle, spirituelle et linguistique, c’est la nation canadienne française d’Amérique.


  12. Philippe David dit:

    J’ai déjà fait ce petit exercice sur d’autres blogues. La France n’a pas une très bonne feuille de route comme puissance coloniale. Si nous n’étions pas passé au mains de l’Empire Brittanique, La France aurait probablement continué de nous exploiter comme colonie, principalement pour nos matière premières, sans grande volonté du développement ou de l’émancipation des colons, comme pour toutes ses autres colonies. Il est possible que nous serions encore citoyens français à l’heure actuelle, ou si nous avions acquis l’indépendance, ç’aurait probablement été par les armes. La plupart des ex-colonies françaises ne sont pas des démocraties, mais des régimes totalitaires, les chances sont assez fortes que nous vivions sous un dictateur.

    En fait, n’en déplaise aux souverainistes, il est probable que la conquête nous aie laissé en bien meilleure position qu’autrement. Quelque chose à ruminer en cette Journée des Patriotes…

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