La présente baisse d’activité sur ce blogue vous est présentée par monster.ca qui en plus de “livrer la marchandise” à laquelle ils prétendent, du moins dans un cas comme le mien, ont récemment créés ce que je considère être parmi les meilleures pubs que l’on voit à la télé ces jours-ci.
En tout cas, je peux vous dire qu’elles venaient me hanter régulièrement et douloureusement tout au long de ces derniers mois passés branché à la blogosphère d’ici et aux chaînes d’info continues de la grosse nation d’à côté… plutôt que de m’affairer à chercher du boulot.
Celle-ci venait particulièrement me chercher dans mes moments les plus sombre:
Et celle-ci, à mon avis, est tout simplement géniale :
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Non, je ne me suis pas encore trouvé quelque chose, mais Dieu que le monde a changé depuis la dernière fois que j’ai eu à chercher activement du boulot! Entre aujourd’hui et il y a douze ans, c’est comme si… euh… douze ans s’étaient écoulés!… Enfin, c’est impressionant quand on pense qu’entretemps, il y a eu Internet.
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Je suis finalement passé à l’acte un jeudi matin que la plupart des gens (moi-inclus maintenant) auraient alors qualifié d’«après-midi».
Cela faisait des mois que je procrastinais à me mettre à la rédaction à neuf d’un C.V., acte devenu nécessaire par la ridicule désuétude du dernier, datant de huit ans auparavant, qui n’avait plus aucun lien avec le monde dans lequel mes compétences, acquises depuis, me permettent maintenant de me lancer et qui ne pouvait donc même plus me servir de base pour la rédaction du nouveau. Ne sachant par où commencer, je me suis dit: “Allons voir les ressources sur un site comme Monster, ils ont surement un outil quelconque et/ou des exemples”.
Pas la plus conviviale des interfaces, mais fonctionelle; tout ce que je m’attendais à y trouver, incluant des formulaires standardisés et des tutoriels remplis de conseils utiles, y était. Et en début de soirée, vers 23 heures, j’avais complété, en remplissant les bons champs, une “première ébauche” d’un nouveau C.V. et je me sentais tout réconforté de le savoir sain et sauf dans la base de données sécurisée d’un serveur commercial distant. [Gotta love that free market]
Vers minuit, j’avais rafistolé une façon de l’exporter vers un format Word qui avait de l’allure et j’en ai envoyé une copie pour “première révision” à… eh oui, j’ai presque honte de le dire, à ma mère. Heh. Puis, avant de quitter le site pour passer à autre chose, je me suis dit: “Autant en emporte le vent, Alea Jacta Est, put your mouth where the money is” …et j’ai cliqué sur le bouton fatidique: “Afficher publiquement le C.V. (consultable par les employeurs)” …et je suis passé à autres choses.
C’était dans la soirée du jeudi 24 avril.
Dès le lendemain, alors que je m’éforçais à corriger les fautes et à mieux rafistoler le C.V., les courriels commencaient déjà à rentrer ainsi que les appels, que je laissais s’accumuler dans la boîte vocale. Je ne m’attendais tout simplement pas à ce que ça parte si vite!
Le lundi midi suivant (le vrai midi, cette fois) je vous écrivais ceci après avoir répondu à tous les messages accumulés le vendredi précédent et ce matin-là.
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Nous sommes aujourd’hui une semaine plus tard et au fil des rencontres et des entretiens, j’ai appris plusieurs choses…
Entre autre, que le ralentissement économique ne semble pas beaucoup affecter la demande pour mes compétences… “Quand on est contraint par les circonstances à faire plus avec moins on a toujours besoin d’un informaticien de plus pour nous aider.” me dit quelqu’un.
Qu’il y a une pénurie de gens avec précisément mon expertise (la programmation “.net” en Windows) …en France! Et qu’on est prêt à beaucoup pour m’y envoyer. (Vive les société hiérarchisées et leurs systèmes économiques rigides et si bien planifiés d’en haut… qu’ils ont ensuite besoin de p’tits smattes comme moi pour les dépanner!)
Aussi, j’ai appris qu’il y a des gens qui gagnent carrément leur vie à rechercher des emplois pour des types comme moi… ou plutôt, à trouver des types comme moi pour des employeurs qui cherchent des types comme moi et qui sont prêts à payer quelqu’un pour faire la recherche. En fait, ce sont d’abord et surtout ces gens qui ont cherché à me contacter sur Monster.
C’est sûr, je pourrais me passer d’eux et faire affaire directement avec les employeurs, mais pour ça, il faudrait que je fasse le même travail de débroussaillage qu’eux et à moi seul, c’est beaucoup temps et d’energies dépensés pour beaucoup de fausses pistes potentielles. C’est beaucoup plus efficace pour moi, comme c’est le cas actuellement, d’avoir une demi-douzaine de “chasseurs de têtes” qui font simultanément le travail à ma place… pour ne laisser passer que les offres qui satisfont autant à mes exigences qu’à celles de l’employeur. Tout le monde y trouve son compte et moi, je me retrouve depuis une semaine à passer tout mon temps à gérer les offres …au point de laisser de côté celles qui m’attirent moins, même si elle m’attirent, pour ne poursuivre que les plus intéressantes …faute de temps!
Je sais que cette situation ne durera pas éternellement, mais pour l’instant je trouve tout cela ahurissant!
Et tout ce que je trouve à dire de politique en ces temps où je me concentre nécessairement davantage sur mon sort personnel que celui de ma collectivité c’est:
God save the free market! (and the Internet)











Zed Blog dit:
Chanceux, va… Oui, je sais, mauvais mot! :)))
Je suis assez persuadée qu’on s’arracherait mes compétences en Australie. J’avais mes cages de voyage pour chats toutes ahcetées, c’était mon rêve, l’Australie (faune, flore et mes chamsp d’intérêt). Jusqu’à ce que j’aprenne que les animaux y passent presque six mois en quarantaine. Deux jours c’est trop pour mes amours poilus, donc pour moi.
Hé! C’est ici que je reste. Que le meilleur te trouve, Alain! Zed ;-)
Zed Blog dit:
Ah la-la… Je viens de voir, enfin, les vidéos et tout lire, relire.
Toute ma vie j’ai cherché de l’emploi, même quand j’en avais un plus sûr. Juste une réponse, c’est un miracle. On n’est pas dans le même domaine. De toute manière dans mon domane, on ne peut gagner sa vie que très exceptionnellement. Mais dans le domane où je travaille à salaire, c’est la précarité à vie.
Et non, Monster ne s’occupe malheureusement pas des professions dites libérales. Ce serait super.
Où tu en es, côté recherche, par ce beau dimanche?
Alain B. dit:
Je comprends très bien ton point de vue. J’ai moi aussi étudié et commencé dans un domaine où on ne gagne que très exceptionnellement sa vie (le théâtre) pour me retrouver à travailler à salaire dans un domaine de précarité à vie (les boîtes de sondages)… C’est pour ça que je suis si émerveillé par ma situation actuelle, je n’ai jamais vécu ça.
Tu sais, ce n’est que par le plus pur hasard (et sans réelle ambition) que j’ai commencé à m’enseigner l’informatique à l’âge de 28 ans… au départ, ce n’était qu’un passe temps me permettant de faire des trucs amusants avec mon ordi… Une obsession personnelle et temporaire comme tant d’autre avant et depuis. Je n’avait vraiment aucune idée qu’à terme, ça transformerait ma vie à ce point.
Aujourd’hui, j’ai l’impression d’appartenir à une espèce de guilde spécialisé, un peu comme au moyen âge. Une toute nouvelle classe spéciale d’individus, gardiens d’une connaissance secrète dont les puissants ne peuvent se passer.
Une guilde de gens qui travaillent dans l’ombre mais qui est devenue essentielle, névralgique même, au fonctionnement de ce royaume d’élites cravatées qui mene notre monde… qui tentent par tous moyens de nous soudoyer et à qui on réussit à imposer nos conditions.
C’est le retour du balancier. Les jocks et les hot-shots qui riaient de nous au secondaire et qui sont devenus les élites cravatées d’aujourd’hui sont maintenant à notre mercie. Mua ha ha ha!
C’est la revanche des nerds!!!
;)
Alain B. dit:
Ah oui, et pour répondre à ta question, toujours rien de final, mais des trucs en développement… j’ai slaqué un peu jeudi et vendredi, j’aurais pas dû (des appels qui auraient dû être retournés ne l’ont pas été) je vais devoir me reprendre demain.
Mais l’expérience des deux dernière semaines m’a tellement donné confiance… que je ne suis plus à me chercher un job à tout prix, mais plutôt à essayer de choisir un job qui me plaira.
Et je l’avoue, c’est assez merveilleux.
Nouveau chapitre - Le Petit Émerillon dit:
[...] est enfin [...]