2008/03/04

“Arrêtons de nous flageller”

Je fouillais dans mes fonds de tirroirs, et j’ai trouvé cette ébauche de billet (daté du 24 septembre 2007) que j’avais l’intention de publier à mes tout débuts. Sérieusement, je crois qu’il s’agit de mon troisième ou quatrième billet, et le premier qui ne fut jamais terminé pour ensuite se perdre dans les méandres de mon esprit.

J’ai cru interessant de le terminer. La partie en jaune fut écrite ce soir. Le billet original finissait sûrement autrement dans ma tête, mais enfin, le voici:

Je regardais Il va y avoir du sport vendredi dernier et j’ai été frappé à quel point le discours d’un des participants résonnait avec celui que j’ai envi de tenir aux souverainistes. [Je n'ai jamais eu, ni n'ai, l'ambition d'être un écrivain, alors je prends mon inspiration où je peux]

Il s’agit ici d’un débat sur la question: Montréal est-elle une ville d’envergure? La participante en question, du coté des «oui», est Isabelle Hudon, présidente de la chambre de commerce du Montréal Métropolitain. Les autres détails sont ici. Vous pouvez voir le débat en entier ici. Le sujet me tient à coeur (et j’en aurais long à dire) mais n’est que périphérique à celui de ce billet.

Remplacez les termes “Montréal” et “Montréalais” par “Québec” et “Québécois”; “régions” par “Canada Anglais”; et l’idée de trous et de malpropreté par tout ce vous n’aimez pas est qui est de la faute du fédéral (et je dis ça sans sarcasme) … et vous avez l’essentiel de mon approche sur l’avenir de la nation.

Qu’on arrête de blamer les autres pis occupons nous de nos affaire… prenons nous en main. Fédéraliste? Non. Je me fous pas mal de la nation anglo-canadienne (et je le dis sans hostilité). Culturellement, je la trouve plus faible et fragile que la notre. Sans nous, ils n’ont pas beaucoup de bases solides pour se définir… mais ils ont commencé et je leur souhaite bonne chance… un jour, par contre, il faudra bien qu’ils se défassent de certains mythes sur lesquels elle est fondée, comme le bilinguisme, mais ça, c’est leur problème.

Pour ma part, c’est simplement que ça fait longtemps que j’ai compris que ce ne sont pas eux qui nous empêche d’avancer. Et que culturellement, sur le plan de l’identité, c’est nous qui avons le gros bout du baton.

Notre ennemi n’est pas externe à nous.

Il est à l’intérieur de nous.

Il s’apelle la peur.


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