2008/02/27 15:07

L’homme en colère est en colère

Et décide cette fois de s’en prendre au Petit Émerillon.

Youpi!!! Yay!!! Un blogueur m’attaque… Je suis si content! Depuis le temps que j’attendais que ça m’arrive… il faut dire que c’est pas évident avec un style aussi peu belliqueux et ouvert aux idées de tout le monde comme le mien. Mais on peut toujours compter sur les petits étroits d’esprits pour s’insurger contre la pensée qui dépasse leur capacité d’entendement. Ça aurait été plus intéressant si ça avait été quelqu’un dont je respecte la capacité à résonner, mais… oh well… beggers can’t be choosers.

Je n’ai lu son attaque envers mois qu’en diagonale (je suis présentement occupé par des choses plus importante que les divagations de Louis) mais il semble qu’il s’en prenne à mon manque de contenu et au fait qu’il m’arrive de me servir de ma seconde langue maternelle.

Je vous promet que sitôt que j’aurai le temps, j’irai la lire dans le détail et y répondrai plus en détail (si ça vaut la peine… on parle de Louis, après-tout.)

En attendant, je vous invite à fureter quelques billets qui donne une idée du blogue:
(Non mais quel honneur tu me fais, Louis)

M. Harper me souhaite personnellement une bonne année… en septembre

Le voile de la peur

Soixante-Cinq pour Cent

Le dûr chemin de la marginalité.

Imam Omar Koné: A Star is Born

Suis-je « de droite? »

Présence du Français: Agir d’une position de force

Enflure de la semaine

Mon deux minutes à la commission Bouchard-Taylor

L’Église et nous

Mgr Ouellet et ma mauvaise langue

L’Église et moi

L’Église et nous (suite)

La religion dans laquelle j’ai grandi

Ou encore, visitez les archives.

À bientôt.


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8 commentaires sur “L’homme en colère est en colère”


  1. M. Bergeron dit:

    Je suis l’évolution de ce débat d’un oeuil plutôt distrait, mais ce que j’ai remarqué est que l’insulte est vite sorti faute de l’argument raisonné des deux côtés (pas vous, Alain, je parle ici de Louis et ses partisans et d’Angryfrenchguy qui emploie les mots homo, tapette et pédé pour dénoncer Louis, qui est clairement hétérosexuel). Mais ce qui surgit dans mon esprit dans ce débat, et c’est un point que je n’ai pas vu d’autres faire c’est que si l’on pense qu’une majorité donnée (en ce cas, les franco-québécois) a le droit d’imposer à une minorité la langue qu’elle doit utiliser, alors pourquoi la majorité canadienne de langue anglaise n’a pas le même droit de vous imposer l’usage de l’anglais? Mon point est simplement qu’en démocratie libérale (au sens états-unien du mot) il faut des freins (des checks and balances comme nous disons ici) pour protéger la minorité des tendances revenchardes de la majorité. Je suis pour la promotion de la langue française, mais je suis contre l’imposition par l’état. S’il y a coercition qu’elle soit faite par le peuple directement et non par l’état, et qu’elle soit modérée et constructive et non revancharde et méprisante. Le but est de faire les nouveaux arrivants vouloir se joindre à la majorité québécoise francophone, non de les pousser dans les bras des Quebec-bashers, n’est-ce pas?

    Mon très humble avis.

    Michael


  2. Sgt Scott dit:

    Alain,

    Je ne me suis même pas donné la peine de lire les insultes de Louis car une fois de plus ça prouve ses propres limites aux débats, à l’ouverture et au “constructivisme”.

    Ensuite, du peu que j’ai lu (3-4 lignes), il s’attaque aussi au fait que tu (et plusieurs autres aussi) fais souvent que relater les débats ou info. pertinentes que l’on peut trouver sur la blogosphère ou sur le Net en général. À ton sujet, il relie bien sur le tout avec les derniers événements de vos accrochages sur son blogue. Mais bon, s’il n’est encore pas capable de voir que de transmettre de l’info. pertinentes sans nécessairement y participer est aussi positif pour la démocratie et l’éducation et bien ça confirme encore ce que je disais dans le premier paragraphe de ce commentaire.


  3. La droite perd son plus grand intellectuel - Le Petit Émerillon dit:

    [...] à laquelle j’appartiens. …Et sur la grosse nation d’à coté  < L’homme en colère est en colère [...]


  4. Stéphane W. dit:

    Ça c’est du référencement gratuit efficace ça !!!!!!
    Je crois que je vais m’en prendre à cet homme en colère aussi !


  5. Alain B. dit:

    Micheal,

    Je partage entièrement votre pensée quant à la coercition… mais il y a tout de même quelques bémoles à faire. Nous avons établi ici, depuis longtemps, le droit d’ingérance de l’état dans le domaine de la langue. L’obligation pour les enfants de parents qui n’ont pas été éduqué en anglais au canada d’aller à l’école française et l’obligation pour tout commerce de détail et toute une autre gamme d’entitées privées d’offrir des services en français découlent d’une loi de l’état qui fut instaurée dans mon enfance, sans elle nous étions cuits, même la majorité des anglophones ici reconnaissent ce fait.


  6. M. Bergeron dit:

    Alain,

    Oui, je connais la loi 101 et son histoire houleuse. En éducation c’est une chose l’école publique est après tout publique, donc une institution de l’état et je ne vois rien de mauvais d’éduquer les petits dans la langue de l’état dans les écoles de l’état. Moi, je serais allé plus loin avec cette loi en interdisant le système scolaire public anglais. Je pense que deux systèmes scolaires gaspillent les ressources de l’état et est ségrégationiste. Pour les affaires, je ne sais pas si c’est gagnable cette guerre-là. Oui, les travailleurs francophones ont le droit de travailler dans leur langue (les anglophones aussi, je n’aime pas citer Dick Cheney, mais la liberté veut dire la liberté pour tous, n’est-ce pas?), mais il me semble que l’anglais est inévitable dans certaines circonstances. Mon point, c’était que l’état ne peut pas forcer les gens anglo ou allophones de parler français, mais le peuple peut le faire nécessaire de connaître le français pour se débrouiller en société, de gagner de l’argent par le poids du nombre de consommateurs francophones qui iraient ailleurs dépenser leur argent si le service n’est pas offert en français. On vote avec son portefeuille.


  7. Alain B. dit:

    Je comprends bien la distinction que vous faîtes entre les obligations de l’état et la sphère privé (c’est un principe de départ pour moi aussi… bien que je sois prêt à des concessions si on fait la démonstration du bénéfice et de l’acceptaion de la collectivité) Il s’agit en effet, au niveau du privé d’un terrain dangereux qui peut mener facilement à une spirale descendante d’opression… mais c’est, je crois, la corde raide sur laquelle nous n’avons d’autre choix que de marcher. (C’est pourquoi je trouve Louis dangereux, il risque de nous faire perdre l’équilibre.)

    J’aime bien votre idée quant a l’élimination du système public anglophone… en autant qu’on permette un système privé… ce fut proné par plusieurs (encore aujourd’hui) but there’s principle and then there’s politics. C’eut été politiquement invivable d’aller aussi loin… cela aurait créé de réelles tensions dans la rue et une mentalité de guerre à finir.

    En terminant (et vous me voyez le plus surpris du monde de prendre sa défense) mais si on épure le style confus et méchant de Louis, on s’appercois que ce qu’il essaie de dire est exactement ce que vous dites, c’est à dire que c’est le peuple… la population plus que l’état… qui doit imposer le français sur son territoire. Et c’est exactement ce qu’il croit faire en dénoncant publiquement notre utilisation de l’Anglais comme étant une trahison de ce principe.

    Il n’a pas compris que l’expansion du français ne passe pas par l’élimination de l’Anglais (une action totalement contre-productive, à mon avis) mais plutôt par une valorisation de la francitude nord-américaine.

    Mais bon. Je ne remets pas en question ses bonnes intentions. Je dis seulement que l’attitude qu’il exhibe fait plus de tort que de bien à sa propre cause.


  8. M. Bergeron dit:

    Alain,

    Oui, tout à fait d’accord avec vous quant à l’attitude exhibée par Louis, ça nuit à la cause. Pour moi, là où il dérape, c’est quand il parle de son milieu de travail et qu’il essaie d’imposer le français au client, ce n’est pas sa place, et si j’étais son employeur je le terminerais sur-le-champ. Mais, comme consommateur il a tout à fait raison d’insister d’être servi en français. Et dans la vie privée, on a le droit de ne jamais parler anglais, c’est la liberté de choix.

    Je vous entends que l’élimination du système scolaire public anglais aurait soulevé le coeur de la communauté anglaise, mais je dois me demander quand même pourquoi vous, francophones, êtes obligés de payer ce système. S’ils veulent leur propre système, qu’ils le paient! Ce n’est que juste.

    En tout cas, très bonne discussion. Comme toujours un plaisir de vous lire et d’échanger des idées avec vous. Merci.

    Michael

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