2007/12/02

Les commentaires

J’ai ignoré plusieurs commentaires depuis une dizaine de jours… Comme je vous l’ai dit ici, la bannière qui annoncait que je me concentrais sur une «Lettre ouverte à Mgr Ouellet» et que je ne réponderais donc pas à (la plupart) de vos commentaires afin d’éviter à mon esprit de «faire la girouette» n’est plus qu’une excuse éhonté pour continuer de les ignorer depuis que j’ai perdu toute prétention de travailler sur cette lettre.

Mais même en temps normal, je suis assez volage dans ce domaine. Je dirais même que j’ai une relation un peu tortueuse aux «commentaires». [Mais ne vous en faites pas trop pour moi, j'ai aussi une relation très tortueuse à l'écriture et pourtant... Il faut croire que je suis un peu masochiste.] La vérité est que j’en veux des commentaires… le plus possible!… Emmenez-en!!! Certains de mes meilleurs billets ont été écrit en réaction à vos commentaires. (Surtout toi Renart, tu es très apprécié. Tu as le don de toujours mettre le doigt sur la question qui me force à aller au bout de ma réflexion… et surtout (et c’est important), qui m’en donne envie.) Sauf qu’en même temps, il arrive que je me sente prisonnier du ping pong intellectuel provoqué par le fait de réagir en même temps à des commentaires sur plusieurs de mes billets en plus de suivre ce qui se passe sur les blogues où moi j’en laisse alors que j’ai trois ou quatre billets qui me travaillent l’esprit et que je sais que même sans ces distractions, je serai chanceux si je réussis à en pondre deux pendant qu’ils sont encore «dans l’air du moment». [Comment fais-tu, Renart?]

(Et je l’avoue franchement, il arrive que des commentaires m’envoie dans une direction où j’en aurait beaucoup à dire, mais je n’en ai tout simplement pas envie, soit parce que c’est quelque chose que j’ai déjà exploré à fond et que je sens que je j’ai plus rien à en retirer, ou encore simplement parce que la direction en question ne fait pas partie des trois ou quatre sujets de réflexions qui me travaillent et je ne peux m’y attaquer sans les mettre de coté.)

Cela aiderait si j’étais capable de faire dans la réaction rapide… mais ce n’est pas ma force. (Sauf quand je suis en ta…, Mistral a raison. Mais on peut pas tout le temps être en ta…, ça devient ennuyant) Je suis plutôt du genre à laisser l’idée mûrir pendant trois jours avant de commencer à pondre. Et même là, je ne suis pas de ceux pour qui ça sort à la vitesse de la pensée… c’est laborieux… et on dirait que plus je veux faire court, plus ça prend de temps. [Speaking of which, you're going to have to wrap this up soon]

Alors lorsque je recois un commentaire et qu’une réponse immédiate ne me vient pas à l’esprit, je remets à plus tard… j’attends… je laisse «mûrir»… puis, je culpabilise parce que je sais que j’aime bien qu’on réponde à mes commentaires quand j’en laisse chez les autres et je veux que les gens aiment à participer et reviennent souvent chez moi. Et je ne veux surtout pas qu’on se décourage de commenter… ça me nourrit tellement dans mes réflexions.

Enfin… Sachez que vos commentaires sont tous lus et appréciés… et que si vous ne recevez pas de réponse immédiate, ça va venir… Le fait que je publie beaucoup entre temps relève davantage d’un besoin névrosé de sortir certaines choses de ma tête avant de pouvoir m’y adresser comme il faut que d’une mauvaise volonté de ma part.

Donc voici le nouveau libellé de ma section commentaires:

Si vous ne recevez pas de réponse à votre commentaire, ne soyez pas offensés, soyez fiers. C’est que votre commentaire a provoqué une réflexion trop profonde en moi pour pouvoir y répondre en quelques phrases rapides.Ou alors c’est que je le trouve tellement insignifiant que je n’ai tout simplement pas envie d’y répondre.

Mais si vous avez si peu confiance en vous pour croire que vous appartenez à cette dernière catégorie, je ne peux rien faire pour vous, car j’ai plutôt tendance à voir les choses comme vous.

Sur ce, je vous laisse pour aller m’adresser aux commentaires que j’ai ignoré ces derniers jours… je sais que ce n’est probablement pas nécessaire, la plupart d’entre eux ayant été oubliés par leurs auteurs qui sont passés à autres choses…

Mais c’est le principe.

Non?


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2 commentaires sur “Les commentaires”


  1. La Longueuilloise dit:

    On a parlé de religion vous et moi il y a quelques jours. Entre-temps, j’ai réagi à une letre pas mal réactionnaire parue dans la Presse et, en allant voir la publication dont se récklamait l’auteur, j’y aui trouvé une affirmation pas tout à fait vraie, soit que c’est un «fait, outrageusement dénié depuis quarante ans, que le catholicisme est la religion traditionnelle du Canada français. S´il est vrai qu´une société nihiliste est une contradiction dans les termes, combattre le catholicisme signifie, chez nous, se mettre au service du nihilisme.»

    Alors j’ai répondu http://cestuncoupdebelette.blogspot.com/2007/12/dmenti-les-racines-protestantes-de-la.html. Mais j’imagine que je ne vous apprends rien…


  2. Renart L'éveillé dit:

    Comment je fais? Bonne question…

    Au départ, j’essaye d’être le plus concis possible, car c’est bien le règne de l’instantanée ici. Comme on le sait, les commentaires trop longs se doivent de devenir des billets alors il faut se retenir pour ne pas s’inonder soi-même ainsi de projets de billets.

    Je comprends très bien ton questionnement par rapport à ta propre pratique bloguale et je pourrais te donner un seul conseil : ne te formalise pas si tu crois que ta réflexion est incomplète, car la blogosphère est un système par couche (d’oignon — comme le titre du site Onion, justement…), et ne saurait donner instantanément le même résultat qu’un essai publié sur papier, par exemple. C’est bien l’aspect dialogique qui est intéressant ici : nous sommes comme un gros cerveau avec des hémisphères multiples.

Dites ce que vous pensez: